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[CLOS] Ce qui se passe à Paris... reste à Paris. [Eva]
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Jean-Baptiste Lemoine
Ce qui se passe à Paris... reste à Paris.
>>> Premier post <<<

Ahhh Paris... cette capitale, notre ancien lieutenant ne l'avait jamais réellement aimé. Bon ce n'était clairement pas dans cette ville que l'homme avait grandi et fait ses armes. Il n'avait mis que quelques fois les pieds ici. Et il n'avait jamais regretté de ne pas l'avoir fait plus. Elle ne l'avait jamais fait rêver. Sans compter que finalement, elle lui faisait penser à Londres par quelques aspects. Et non, ce n'était donc pas pour le plaisir qu'il s'y retrouvait. Mais plutôt parce qu'il n'avait pas eu le choix.

On aurait pu croire que Jean-Baptiste prenait des vacances pour rentrer chez lui, retrouver un peu les siens, profiter de passer quelques temps dans ses Pyrénées qu'il aimait tant, mais non, ça, ce n'était qu'une bonne couverture, en fait, quand il prenait des vacances, c'était pour accomplir des contrats que d'autres lui offrait. Sous le coude. Qu'il ne pouvait guère refuser aussi, il fallait bien l'avouer.

Et cette fois-ci, il se retrouvait à devoir jouer au garde-du-corps pour quelques jours. Le contrat était venu de Noa de Santis, une femme à qui il pouvait rarement dire non. Tous les deux se rendaient pas mal de service, mais pour le coup, c'était lui qui lui devait une faveur, il n'avait donc pu que sauter dans un avion pour la France et rejoindre celle dont il devait assurer la protection. Pas 24 heures sur 24, heureusement, mais en tous les cas, dans les moments mondains. Eva Castelli pouvait potentiellement avoir quelques ennuis et la Dona préférait s'assurer que son séjour dans la capitale française se passerait sans accroc. L'avantage de prendre ce flic, c'était bien le fait qu'elle était assurée de sa loyauté et qu'en plus, il parlait parfaitement la langue du pays, alors pourquoi se priver?

Sans compter qu'on lui offrait le billet d'avion et qu'on lui permettait - quand même - de faire un détour, une fois le boulot terminé, par chez lui, pour bel et bien voir les siens. Autant faire d'une pierre, deux coups. Puisque Lemoine n'avait pas de problèmes avec sa famille, mis à part la distance qui les séparait.

Enfin pour l'instant, il devait se concentré sur son boulot, il avait peu dormi ces derniers temps, à cause d'une planque qui avait durée bien trop longtemps à son goût. Il devenait trop vieux pour ces conneries... Il devait vraiment avoir une sale gueule, mais il avait fait au mieux pour avoir l'air à peu près frais et dispo. Habillé dans son costume de pingouin pour la soirée, on aurait presque dit qu'il était un homme du monde... sans l'air affable et hypocrite que cela demandait. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Le nœud pap' le serrait et pour le coup, Rylee et l'équipe en général se serait bien foutu de sa gueule. Mais le costume était taillé sur mesure, il avait été installé dans sa chambre d'hôtel avant même qu'il n'arrive, une bonté de la part de la Sicilienne, qui ne laissait vraiment jamais rien au hasard. Terminant de fermer les boutons de manchettes, il passait le holster d'épaule qui contenait son arme privée, pour ce genre de job et la veste de costume par-dessus le tout. Rien n'était voyant, il se fondrait parfaitement dans la foule.

Jetant un dernier coup d'oeil à la glace en pied près de la prote, Lemoine estimait qu'il était présentable et il quittait sa chambre, pour rejoindre celle où se trouvait son contrat, Eva Castelli. Frappant alors à la porte, attendant qu'on lui ouvre. Ils se connaissaient de vue en tous les cas tous les deux.

- Madame Castelli? La voiture nous attend, vous êtes prête?

Il faisait ça dans les formes, professionnel. Après tout, c'était bien pour cela qu’il était payé non?

*En français dans le texte
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Eva Castelli

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Ce qui se passe à Paris reste à Paris
Lemoine and Castelli

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Castelli hurla de la salle de bain un : « C'est ouvert ! » tonique. Elle acheva rapidement de poser le Dior sur sa lèvre inférieure. Celui qu'elle avait subtilisé à la Dona. Elle prit un peu de recul et jaugea l'effet du maquillage. La couleur lui plaisait. Il était bien posé. Elle avait fait une formation auprès de maquilleuses professionnelles. Et elle tenait à ce que toutes ses employées sachent comment se mettre en valeur. La beauté était l'arme la plus facile à manier. Et elle ne tuait – a priori – personne.
Elle fit un trois quart de tour, pour vérifier s'il n'y avait pas trop de paillettes, sur le bas de sa nuque. Le gala de ce soir, était une vraie opportunité, pour son marché européenne. Eva ne laisserait rien au hasard, déterminée à tout gagner.
Elle sortie de la pièce pour accueillir Jean-Baptiste Lemoine. Ses yeux topazes le détaillant alors comme s'il était un top-modèle sous ses ordres. L'homme avait un charme. Mais, il n'en était rien. Il s'agissait de l'inspecteur chef Lemoine, policier corrompu, sous les ordres de la Médicis. « Je vous en prie. Appelez-moi Eva. » Bien entendu, elle n'était pas prête. La classe demandait du temps. Elle sourit au Français alors qu'elle passa devant lui pour aller vers sa valide. « Je termine. Posez-vous donc une minute. Vous avez l'air fatigué. Le taquina-elle gentiment. Ils étaient de la même génération. Mais, ils n'avaient pas les mêmes vies. Castelli était mieux armée pour faire front aux décalages horaires. Un bain chaud et une petite séance de plaisir solitaire faisaient toujours un très bon effet sur sa fatigue. Elle rangea d'ailleurs le vibro dans sa pochette, après s'être parfumée.
Le contenu de la valise était exposé au quatre vents dans la pièce. La tenue de voyage traînait sur le dos d'un fauteuil. De la marque, de la lingerie soignée, des chaussures hors de prix. Les ceintes où étaient accrochés des tailleurs et des robes. Eva aimait les belles choses. Elle avait choisi ce métier pour pouvoir se les offrir. Un ordinateur portable ronronnait sur la grande table. Les données de la bourse défilant en continu sur l'écran. Deux dossiers papiers étaient, eux, grands ouverts. La bouteille de scotch avait déjà été réquisitionnée pour les bonnes œuvres. « J'imagine que ce n'est pas la première fois que vous faites ça ? » Demanda l'Américaine en passant une boucle d'oreille élégante à son oreille. La pierre d’onyx s'associait très bien avec le vernis. Un noir de geai posé à la perfection. Elle hésita à lui proposer un verre. Mais alors, ils seraient vraiment en retard. Ils feraient cela plus tard.
Noa, lui avait imposé la présence de son homme de main, suite aux complications de London. Pour une fois la trafiquante avait protesté. A ses yeux il n'y avait pas de raison de s'alarmer. La prise d'otage avait été une erreur faite sous le coup de la panique. De plus, tant qu'à être sous « tutelle » elle aurait aimé avoir Brown avec elle. Un autre agent qu'elle connaissait un peu mieux que ce flic. Qui d'ailleurs lui paraissait tout aussi ravi qu'elle à l'idée de ces cinq jours partagés... Mais, c'était donc un défi. Castelli adorait relever des défis.
« Noa est excessive. Vous ne devriez pas avoir beaucoup de travail. » Comme pour chercher à le dérider un peu. Il avait un potentiel si seulement il souriait. Elle le regarda alors son reflet dans le miroir de plein pied. « Je serais sage. » Lui promit-elle en lui adressant un regard espiègle par son reflet. Elle était contente de cette robe. Un équilibre entre sobriété et séduction. Elle se promit de la porter une prochaine fois pour aller voir la Sicilienne. Elle en profiterait pour la convaincre de la lui enlever. Cette petit idée lui tira fugace un sourire érotique.
Eva chercha sa pochette des yeux. Elle la trouva sur la table et en profita pour éteindre le PC et ranger les papiers. Elle vérifia ensuite le contenu de la sacoche. Le spray au poivre était superflu. Le tampon et le préservatif cependant étaient des produits de première nécessité. Elle en distribuait souvent. Il n'y avait plus que le strict minimum pour la soirée. « Voilà. Je crois que c'est bon. » Annonça-t-elle en admirant une dernière fois sa chute de rein dans le miroir. Vraiment, elle avait bien fait de craquer. Eva attrapa la veste en cuire qu'elle avait sortie un peu plus tôt. Il faisait encore trop doux pour les fourrures ou les mentaux de mis-saison. De plus, elle aimait ne pas suivre les normes de la haute. Elle laissa l'homme leur ouvrir la porte et passa pour aller appeler un ascendeur, où elle pénétra la première. Elle étudia l'attitude du policier pendant ce court trajet. Elle se permit alors d'approcher et lui confia sa pochette, libérant ainsi ses mains, pour replacer son col de chemise froissé. « Jean. Je peux vous appeler Jean n'est-ce pas ? » Castelli lissait maintenant la veste du plat d'une main. « J'ai un proverbe que nous allons partager ensemble pendant ces quelques jours. « Ce qui se passe à Paris reste à Paris. » Ce qui veut dire, que sauf si je suis en danger de mort, la Dona n'a rien besoin de savoir. » Surtout pas que la belle avait en tête de voir l'un des plus gros trafiquant d'arme du continent. « Capiche ? » Acheva-t-elle d'un sourire satisfait. Elle lui décocha ensuite ce regard mis joueur mis félin qui disait qui en disait long sur le pourquoi de sa réussite professionnelle. De Santis avait ses moyens de préssions certes. Son amante n'en demeurait pas moins une intriguante de haut niveau.

Eva Castelli
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Dim 17 Mar - 18:59
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Jean-Baptiste Lemoine
Ce qui se passe à Paris... reste à Paris.
Puisqu'on l'invitait à entrer, l'inspecteur ne se faisait pas plus prier et poussait la porte de la chambre, pour s'engouffrer à l'intérieur. Il faisait attention de bien la refermer derrière lui et restait debout dans ce qui correspondait au hall d'entrée de la chambre. Il pouvait distinguer une grande partie de la pièce, plutôt en bordel, mais était-ce vraiment étonnant quand c'était une femme d'affaire avec l'habitude de voyager qui s'était installée là? Pas vraiment. La porte de la salle de bain à sa droite, était grande ouverte, il évitait d'y jeter un œil qui pourrait lui offrir la vue furtive d'un corps peu couvert. Il n'était pas là pour se rincer l'œil et ne souhaitait pas que celle qu'il devait protéger pense qu'il faisait partie de ces connards qui ne savaient pas se tenir.

Les mains dans le dos, il s'était plutôt mis dos à cette porte et la voyait sortir, presque prête mais pas encore... certaines personnes ne savaient ni être à l'heure, ni calculer correctement le temps que leur habillement leur prendrait. Mais il n'était pas là pour juger. De plus, si finalement, elle ne souhaitait pas aller à cette soirée, elle en avait le droit, après tout, elle était sa propre patronne. Elle faisait bien ce qu'elle voulait.

- Bien. Les désirs de ces dames étaient des ordres. Si elle souhaitait être appelée par son prénom, il ferait en sorte de s'en souvenir.

La petite taquinerie passait un peu au-dessus. En effet, il se sentait un peu fatigué, mais ce n'était pas pour autant qu'il ne pouvait pas tenir debout. JB était un professionnel, il ferait avec son manque de sommeil, même si ce dernier lui tapait déjà sur le crâne. Oui... il aurait pu faire une sieste, mais cela aurait été prendre le risque d'être encore plus cassé ensuite. Il dormirait demain matin.

- Ça devrait aller, merci. Fit-il pourtant aimable, avec un petit sourire.

Lemoine évitait de laisser son regard trop longtemps s'étendre sur la contemplation du champ de bataille qu'était cette chambre. En flic habitué, il analysait tout ce qu'il voyait, une mauvaise habitude dont il usait sans même s'en rendre compte. Voilà pourquoi il valait mieux qu'il se concentre sur le mur qui se trouvait face à lui ou la croûte que l'hôtel avait trouvé intéressant d'exposé dans cette pièce de vie. Mais la belle italienne attirait son attention en lui parlant, son regard se plantait dans celui du reflet.

- Vous imaginez bien.

Ce fût tout, il n'était pas vraiment là pour parler de son travail, encore moins de celui officieux qu'il faisait parfois. Mais il était rare qu'il se trouve à devoir jouer au garde-du-corps, il était même étonné que la Dona lui donne un nouveau contrat de cette sorte, quand il se souvenait de comment avait fini le dernier... bon ni la cliente, ni lui n'avaient été vraiment déçus, mais.. enfin... voilà.

L'homme remarquait la force des détails dans la tenue, le choix des bijoux, la pose du maquillage de la femme. Il n'était pas surpris, il savait qu'elle évoluait dans des sphères où charmer son monde était impératif. Mais il était impressionné de voir à quel point elle le maîtrisait. Lui n'était clairement pas de cette souche, il ne cherchait pas non plus à l'être.

Qu'elle trouve que la sicilienne était excessive, ne changerait pas le boulot qu'il devait faire ici. Peut-être avait-elle raison, peut-être avait-elle tort, il n'avait pas réellement son mot à dire. Il était payé pour la protéger, point. Qu'importe le pourquoi du comment, ce qui était impératif, c'était bien le fait qu'elle revienne en un morceau à son point de départ.

- Ça me facilitera grandement le travail, en effet. Lâcha-t-il pourtant, sur le ton de la conversation. Allez savoir s'il plaisantait ou pas... même si ses paroles comportaient quand même un fond de vérité. Si Castelli ne prenait pas de risque, ne sortait pas trop pendant ce séjour, il aurait une facilité à faire son job de façon exemplaire, mais tout ceci serait encore plus ennuyeux. Mais ne vous privez pas pour moi... je saurai m'adapter.

Il suivait des yeux les derniers mouvements de rangement de la dame, ils étaient, cette fois-ci, sur le départ. Notant que pour la prochaine fois, il pourrait voir à moins se presser... ou attendre derrière la porte. S'ils avaient été plus proches, il lui aurait sans doute fait une remarque pour son dernier coup d'oeil dans le miroir. Oui elle était magnifique, si c'était ça qu'elle se demandait. Quoi? Il n'était pas aveugle... ce n'était qu'une simple vérité. Lui ouvrant la porte tout en se décalant, il la laissait passer pour rejoindre l'ascenseur.

Entrant en second à l'intérieur, il appuya sur les boutons pour se retrouver au rez, les mains toujours dans le dos, une autre vieille habitude qu'il avait gardé de l'armée, la station repos venait naturellement, surtout dans ce genre de boulot. Il lui faudrait en prendre une autre parmi les convives, afin d'éviter d'attirer trop les regards sur lui. Se fondre dans la masse Lemoine... Ses mains vinrent automatiquement devant lui quand la belle lui donna sa pochette, lui faisant légèrement hausser un sourcil, tout en se demandant pourquoi elle faisait cela.

Ah bien évidement... il n'était pas correctement apprêté. Aucunement vexé pour un sous qu'elle se permette de remettre son col en place. Il hochait légèrement de la tête.

- Oui vous pouvez... il était plus habitué à JB, mais les anglophones utilisaient les deux façons. Jean étant toujours plus simple à prononcer que Jean-Baptiste. Il la fixait à nouveau, sa demande était... vous pensez vraiment que j'ai intérêt à mentir à cette femme? Il ne le ferait jamais. Le ripou savait parfaitement ce qu'il risquait si ça venait à se savoir. Mais je ne suis pas votre chaperon, ni son espion. Mon job s'est de vous protéger contre les menaces à votre encontre, c'est tout...

Tant que Castelli ne le mettait pas dans une sale situation par rapport à De Santis, tout devrait bien se passer. Il serait difficile pour l'italienne de trouver comment convaincre ce français de ne rien dire à la Dona, si cette dernière décidait de se mettre en danger délibérément, en se jetant dans la gueule du loup. Pour le reste, elle ferait bien ce qu'elle voudrait, il suivrait, en silence.

Les portes s'ouvraient sur ces bonnes paroles et JB rendait sa sacoche à la dame, pour sortir avant elle, allant lui ouvrir les portes, jusqu'à la voiture qui les attendait devant l'hôtel. Ils se retrouvaient dans un des quartiers chics de la ville Éternelle, la route ne serait pas longue, mais c'était le moyen le plus sûr pour se déplacer en ville. Il la laissait s'installer dans l'habitacle, pour ensuite se poser sur le siège passer.

- Au Louvre.

Ils avaient droit à un chauffeur et ce n'était pas plus mal. Cet employé connaissait mieux les rues de cette ville que lui. Il saurait comment se rendre au musée le plus rapidement possible. Le gala qu'ils rejoignaient s'y trouvait, JB avait déjà hâte de se retrouver coincé entre toutes ces vieilleries...

Qui disait gala, disait tapis rouge. Le français aurait adoré qu'ils passent par l'arrière, mais ce n'était pas le protocole... la voiture s'arrêtait donc devant l'entrée principale du bâtiment, photographes et autres chasseurs d'images attendaient la bave aux lèvres les stars attendues, Eva n'en était pas une, au moins passerait-elle sous les radars, mais quand même... le flic sortait rapidement, ouvrait à nouveau la portière pour la laisser sortir, se postant à ses côtés, naturellement, il marchait à son rythme, jusqu'à rejoindre l'intérieur où le calme ne régnait pas plus.

- Dois-je savoir certaines choses en particulier concernant les convives de cette soirée?

Eva était la plus à même de le mettre directement en garde contre ceux qui pourraient potentiellement lui poser un problème.

Encore une fois, Lemoine laissait son regard se porter sur l'endroit, trouvant les sorties de secours, tout en analysant l'endroit, prêt à toute intervention, les œuvres d'arts exposées n'auraient clairement pas le monopole de la soirée à ses yeux.

*En français dans le texte
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Eva Castelli

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Lemoine and Castelli

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Eva passa la seconde boucle de la paire avec un sourire un peu ironique. Jean-Baptiste venait de lui asséner trois réponses sur mesure et terriblement consensuelles. Elle avait à faire à employé sur mesure. Elle n'irait pas encore jusqu'à dire « brave petite soldat » car elle sentait tout de même un peu plus de complexité. Elle savait que la Dona l'avait choisi pour cela. Seulement, voilà, ce genre d'attitude avait plutôt tendance à la rendre malicieuse. « Alors ? Que voyez-vous Inspecteur ? » Questionna-t-elle en plaçant délicatement une mèche rebelle derrière son oreille droite. Elle chercha à nouveau le regard du Français dans le reflet. Les regards ne lui avait pas échappé. Elle était curieuse d'entendre les hypothèses d'un policier. Quelle image se forgeait-il de sa personne ?
Castelli trouva la montre bracelet, commença à la passer à son poignet gauche, avant de changer d'avis. L'alliage était élégant mais il n'allait pas avec le reste de la parure. Lemoine lui donnerait l'heure puisqu'il était là pour la nuit. « N’espères bien. » Approuva-t-elle amusée à la remarque polie. « Sage » dans le monde de Castelli signifiait plutôt : « Je me limiterais à vous faire quelques cheveux blancs » Plutôt qu'à se restreindre dans son champ d'action. Eva ne savait pas se priver. D'ailleurs, elle n'en avait la moindre envie. Elle était peut-être -un peu- désolée pour Jean, mais il allait devoir... s'adapter, en effet. Noa aurait peut-être du le prévenir.
Elle rangea son téléphone professionnel dans la poche de la veste. Les chances qu'elle en ait l'utilité dans la soirée était mince. Cependant, d'expérience, une trafiquante ne sortait pas sans un moyen de communication actif. Les précautions étaient de mises quand on marchait au milieu des loups. Elle le ressorti, désactiva le code, et le tendit au garde-du-corps en passant devant lui. « Entrez votre numéro de service. Ça pourra être utile. » Castelli était une personne que l'on peut qualifier de connectée. Elle avait très vite perçu le potentiel des nouvelles technologies. Son identité numérique était une pure création, une opération de communication digne des Cooks et autre manias du milieu.
L'intermed de l’ascenseur était parfait pour initier les prémices d'une complicité. Eva était une femme facile à satisfaire. Il suffisait de lui laisser son espace de liberté et elle pouvait devenir la partenaire la plus adorable. « Je ne parle pas de mentir mais de ne pas dire la vérité. Je suis certaine que vous comprenez la nuance, n'est-ce pas ? » Lui précisait-elle donc qu'ils soient d'accord. Elle concédait à écouter l'inquiétude de Noa. Elle n'allait pas en plus souffrir de commentaires sur ses activités. Les filles étaient d'accord sur le fait que leurs métiers respectifs étaient dépendant d'une confidentialité excessive. « Hum. » Se contenta la belle. Elle avait cette désagréable impression de passer dans le rang des « femmes à protéger ». Si cela touchait, dans l'aspect intime de sa relation avec la Sicilienne, ça agaçait aussi son tempérament indépendant. Une dualité qui allait probablement peser sur ce petit voyage. « Si nous devons cohabiter ce soir faites-moi plaisir... relâchez un peu ces épaules. » Demanda-elle en désignant la raideur de celles-ci. « On dirait un officier qui attend d'aller au piquet. » Eva reprit ensuite sa sacoche et la glissa sous son bras gauche. Une cigarette n'aurait pas été de refus. Mais, elle doutait que Mister Lemoine ralentisse la cadence. Elle suivit la cadence, prenant la peine de saluer le majordome en service d'un sourire. Eva traitait les subalternes et les divers ouvriers avec respect. Elle avait conscience de leur place et surtout de leur grande utilité. Ils devenaient très rapidement les meilleurs alliés en cas de... complications, d'imprévus, de coups de folies divers.
Castelli s'arrêta devant la voiture de location affrétée. Son regard détailla la carrosserie avec convoitise. Un sourire félin se dessina lentement sur son visage. Au moins, elle serait escortée avec élégance. Une petite compensation qu'elle appréciait à sa juste valeur. Elle attendit que Jean lui ouvre la porte de ce sésame et s'avança tranquillement. Elle s’essaya d'abord sur le rebord du siège, de bais, plaquant ses jambes l'une contre l'autre, avant de coulisser avec élégance. En plus de la mode, Eva avait intégré l'étiquette. Elle était entrée dans son rôle au moment où ils avaient franchi les portes de l’Hôtel.
La pochette posée sur ses cuisses la trafiquante adressa un sourire au chauffeur par le rétroviseur. Charmeuse, elle savait comment d'un regard retenir l'attention et marquer les esprits. Plus particulièrement les esprits masculins, qu'elle appréciait de pouvoir manipuler selon ses besoins. Elle laissa le Français gérer le trajet et profita du temps du trajet pour revoir sa stratégie. Les cibles étaient nombreuses. Tapant le portable contre sa cuisse au rythme de ses pensées, Eva contemplait la ville grise. Elle aimait Paris. La ville des Lumières, des Révolutionnaires et des Romantiques avait de quoi la séduire. Mais ce qu'elle préférait c'était bien entendu ses musées. Celui où ils se rendaient était son premier coup de cœur.
Elle sentit l'ambiance nocturne changer à mesure qu'il en approchait. Lentement, son esprit et son corps se mettaient dans un état de concentration intense. Dans quelques secondes, Castelli entrerait dans une cage aux lions. C'était le genre d'arène où une erreur pouvait coûter une carrière, voire bien plus. Elle inspira silencieusement, pendant que Lemoine fit le tour du véhicule, pour lui ouvrir. Elle sortie, à la lumière des flashs. Assez indifférente à cette folie médiatique, l'Américaine se posta prés de son allié forcé pour évaluer la scène. Un sourire de prédatrice la trahit une seconde.
Puis, elle leur donna le pas. « Ils sont tous riches, paranoïaques et prêts à tout pour obtenir ce qu'ils veulent. N'en sous-estimez aucun. La plupart n'hésites pas à éliminer la concurrence au sens propre. Laissez traîner votre oreille. Si vous entendez parler de l’Égypte dites-le moi. Si vous voyez un Turc venir dans notre direction éloignez-moi. » Eva ralentit le pas, elle s'arrêta dans le grand hall central. « Et si je tiens ma coupe de la main gauche... c'est qu'il me faut une diversion. » Improvisa-t-elle, en comprenant que cette contrainte partagée pouvait devenir un atout de choix. Elle eu un regard joueur. Voilà qui allait le maintenir en éveil.
Sur ces bonnes paroles Castelli attrapa une coupe de champagne, de sa main droite, et pénétra dans la fausse de son pas félin. Sa silhouette se fondait presque dans le décor. Même si l'assurance de son pas rendait les quelques femmes présentes légèrement fades. D'un regard, elle sélectionna sa première proie de la soirée. Un Prince Arabe qu'elle savait férus de Botticelli et d'arme blanches du XI siècle. Parfait. Elle avait les deux.



Eva Castelli
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Jean-Baptiste Lemoine
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Qu'importe que ses réponses lui plaisent ou pas. Il n'était pas là pour lui plaire et la charmer, mais bien pour la protéger. Surtout que là, JB n'était pas en état de tenir une conversation polie trop longtemps. Il espérait que cette soirée ne s'éterniserait pas trop longtemps, mais il savait pertinemment qu'il rêvait. La question de la dame lui fit hausser légèrement un sourcil. Il n'avait pas été discret et elle te testait... bien joué le français. Il avait intérêt à s'améliorer pour la suite quand même.

- Mmm... une femme qui sait ce qu'elle veut.

Réponse conventionnelle à n'en pas douter. Mais une partie était vraie. Il aurait pu rajouter, matérielle sans doute un peu, sans chaînes et fière de ce qu'elle est. Mais voudrait-elle vraiment l'entendre? Peut-être.

- Libre et sans scrupule, n'est-ce pas?

Il l'observait se décider pour ses bijoux, se disant que jamais il ne prenait autant de temps pour s'habiller. Lui il passait son futal sans réfléchir, le premier t-shirt qui traînait par terre, un pull, son blouson et il partait en avalant son café en deux minutes, montre en main. A quoi bon faire plus? Bon là, il devait faire un effort, mais le costume trois pièces n'avait pas eu droit à autant d'égard que cette femme en mettait pour elle.

Lemoine était payé, il était donc prêt à fermer sa gueule et suivre cette femme, jusqu'en Enfer s'il le fallait. C'était une habitude, pour lui, de s'adapter à son environnement. Il faisait cela depuis qu'il était entré dans l'armée. Elle verrait bien vite qu'elle finirait par oublier sa présence, à force. Il serait son ombre.

Sa main s'ouvrait pour accueillir le téléphone, ce n'était pas plus stupide. Il faisait en sorte d'être le premier de son répertoire, pour le joindre le plus rapidement et facilement possible. Il lui rendait l'appareil, sans plus attendre.

Le flic comprenait la nuance, il n'aimait pourtant pas devoir cacher des choses à De Santis. Mais comme il l'avait dit à Eva, il n'était là que pour la protéger. Parce que personne n'avait demandé à ce qu'il fasse un rapport à la fin du séjour. Noa était juste plus rassurée que quelqu'un surveillait ses arrières. C'était bien tout, pour le reste, la Dona estimait que cette amante était une grande fille, qui savait ce qu'elle faisait et qui avait tout autant les épaules pour prendre ses responsabilités.

- Je n'ai pas de rapport à rendre sur vos activités... Eva. Lâcha-t-il alors pour clore le débat.

Si elle voulait sa liberté, il faudrait qu'elle pose sur la table plus que ce qu'avait mis la Dona pour voir l'inspecteur la protéger. Mais même si elle y arrivait, il ne prendrait sans doute pas le risque de se mettre à dos la Sicilienne. Il était certes un mercenaire, mais pas un mercenaire suicidaire. Pour le coup, la première à avoir poser l'argent sur la table, gagnait la mise et il ne lui ferait pas de coup bas. Eva devra donc s'y faire.

- J'ferai de mon mieux... tout en bougeant un peu les épaules.

S'il était aussi raide, c'était la faute au costume qu'il portait. Il avait vraiment l'impression d'être engoncé dans les habits. Même s'ils lui allaient parfaitement. C'était vraiment loin d'être son style. Il évitait au mieux ce genre de truc, même son costard militaire ne lui avait jamais convenu.

Lemoine marchait au pas, en fait, il s'était mis à la vitesse de la dame, même si elle pouvait avoir l'impression qu'il dirigeait, ce n'était pas le cas. Elle était la patronne. Si d'un coup elle décidait de ne pas aller à ce gala et faire autre chose, quitte à retourner dans sa chambre, il n'aurait rien à dire. La laissant s'installer, il fermait la porte une fois fait pour prendre sa propre place.

Entrer dans la cage aux lions faisait monter son adrénaline, un pied sur le tapis rouge et sa fatigue s'envolait tout aussi rapidement. C'était ainsi que l’inspecteur gérait le plus souvent les moments de faiblesses. Les shots d'adrénaline étaient parfais pour cela. Il savait qu'il dormirait bien ensuite. Restant près de sa protégée, ses yeux continuaient d'analyser la situation, se moquant bien des photographes qui tentaient d'avoir la photo parfaite à vendre une fortune aux tabloïds. Il faisait en sorte de ne pas apparaître dessus de façon à ce que l'on le reconnaisse.

Son attention était alors toute donnée à Castelli quand cette dernière lui donna ses indications. Aucun doute sur le fait qu'ils entraient dans un panier de crabe. C'était plutôt les détails qui l’intéressaient. Égypte noté. Turc enregistré. Main gauche, faire preuve de talent de comédien. Il devrait s'en sortir.

- Noté.

En effet, il resterait bien éveillé, au taquet et aux aguets. Ne manquant pas la petite œillade de la femme. Que cela l'amuse était toujours un plus. Au moins elle se faisait à sa présence obligatoire. Jean-Baptiste n'en était pas plus dérangé que cela. L'observant se diriger vers un homme, lui se déplaçait tranquillement parmi les convives, il devait tenter de ne pas faire trop garde-du-corps justement. On lui tendait un verre de champagne, qu'il acceptait, sans pour autant y toucher. L'esprit clair était la chose primordiale dans ce métier. Mais ça lui offrait la possibilité d'avoir les mains occupées.

Arrivant près du buffet, il gardait le verre dans une main et attrapait quelques grains de raisins qu'il avalait non sans plaisir. Il avait l'impression de ne pas avoir mangé depuis des lustres. Encore un contrecoup de cette saloperie de jetlag. A ses côtés, une femme l'aborda en français, curieuse de savoir qui il était. Restant le plus vague possible, il réussissait à éloigner finalement la fouineuse, pour reprendre ses déplacements parmi les convives. Sans rarement avoir quitté des yeux son contrat.

De loin, il apercevait un type qui ne semblait pas non plus la quitter du regard... autant dire que cela ne lui plaisait guère. Quand cet inconnu amorça un mouvement pour s'approcher d'Eva. JB se trouvait déjà sur son chemin et avec une certaine candeur, se laissait bousculer le bras, que le champagne atterrisse plus sur la chemise du coupable que celle du flic.

- Oh, je suis désolé... fit-il penaud, assez fort pour qu'elle l'entende et puisse analyser la situation. Si ce type ne lui revenait pas, Lemoine ferait en sorte de lui prendre suffisamment son attention pour qu'elle puisse se déplacer en toute tranquillité.

Il se faisait engueuler comme du poisson pourri, mais ne semblait pas plus emmerdé que cela. Bon... fallait aussi dire qu'il ne comprenait clairement pas le chinois. Sa main se levait pour demander à un serveur une serviette afin de réparer les dégâts, si possibilité de réparer il y avait.

*En français dans le texte
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Eva Castelli

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N’es-ce pas ? N’est-ce pas. Cette question -rhétorique- resta en suspend. Derrière le sourire de Castelli se trouvait un mental inflexible. En fait, aussi inflexible que celui de la mafieuse, à une différence près : leurs priorités. Les seuls scrupules qu’elle avait concernaient… En fait, non. Elle n’en avait pas. Ou en tous cas ils n’étaient pas assez forts pour stopper ses décisions ou l’empêcher de dormir. Eva se battait avec les armes à sa disposition.
Au même titre que l’équipe de Lemoine n’est-ce pas ? Eva avait fait ses recherches pendant le vol. Un coup de fil et elle avait appris, avec ironie, que Jean et Rylee étaient partenaires de travail. Avec un peu de recul elle entrevit une logique sous-jacente. La présence de l’Agent Byrd, au soir de son arrestation avait été aussi fortuite que productive. Son supérieur s’avérerait peut-être tout aussi utile.
Elle lui sourit, tranquille. Jugeant leurs chances de réussites dans cette collaboration. Le professionnalisme de cet homme lui suffisait amplement pour aborder la soirée avec calme.
« Oui. » Consentit l’Américaine en fixant son air de loup mal léché. Porter un costume n’était pas aussi évident que le montraient les médias. Il y avait un art et une manière d’endosser un rôle. Exactement comme le comédien qui joue sur les planches. « Vous n’avez qu’à imaginer que c’est une mission d’infiltration. » Lui suggéra-t-elle pour l’encourager. Elle devinait une finesse derrière cette attitude bourrine. Aussi ne la trompait-il pas sur ses capacités.
Les galas à Paris n’ont bien souvent que deux finalités: commercer et se montrer. Sous couvert d’hommagesa à l’Art, les renards se rassemblaient pour parlementer. C’était entre deux petits fours que se décidaient les échanges financiers les plus importants. En une poignée d’heures des transactions s’opéraient dans le monde entier. La Castelli profitait d’une notoriété internationale ici, dans l’un et l’autre des versant du métier.
D’ailleurs on ne lui demanda pas son nom ou le carton d’invitation. Jean-Luc Martinez arriva pour l’accueillir dans le hall du bâtiment. Depuis sa nomination au poste de président-directeur, ils avaient tous les deux entamé une charmante collaboration franco-américaine. Eva caressa son ego par quelques phrases sur mesure. Maîtresse dans l’art de séduire ces personnalités narcissiques. Une fois le conservateur reparti, elle s’attarda quelques secondes de plus à proximité de Jean: « Et n’oubliez pas de vous amuser un peu. » De ce ton taquin.
La conversation avec le prospecteur d’Al-Qassemi était veloutée. En moins de dix ans les Emirats avaient investi des sommes astronomiques dans le monde de l’Art. Ils avaient eu un peu de mal à accepter de travailler avec une femme. Mais, quand Castelli leur avait apporté sur un plateau, des tablettes encyclopédiques prétendument détruites par un éboulement, ils avaient compris.
Ce n’était pas le cas à chaque fois. Ce que convoitait les clients étaient parfois -souvent- en la possession d’autres. La belle exerçait alors précisément son art du trafic. Un objet, comme un vase impérial de la Dynastie Liu, disparaissait dans une fouille de Xianfgen pour se retrouver sur le manteau de cheminée d’un riche diplomate péruvien à Edimbourg. Pour cela il fallait voir l’Art comme un bien précieux de… l’Humanité. Eva transversa sa coupe d’une main à l’autre, tout en s'excusant poliment auprès de son interlocuteur.
Jao Wang erratique, mince, pincé, attrapa une serviette sur le plateau d’argent avec le regard noir. - « Idiot. » Répondit-il dans la même langue. « Ca ira. Poussez-vous. » D’un mouvement de menton, le mafieux envoya son homme à la suite de l’Américaine. Celle-ci se dirigeait vers une porte arrière. Taillé comme un rugbyman, avec la démarche sereine et le visage fermé, il n’était pas là pour profiter de la rétrospective du peintre Autrichien Egon Schiele.
Poussant la porte du dos de son épaule Eva saisit son téléphone pour pianoter. Elle rangea l’appareil dans la pochette et avisa deux portes closes. Elle ouvrit la porte en métal de gauche, pour prendre la direction de la sortie. Plus que la peur, la colère bouillonnait dans son cerveau. Wang avait dû soudoyer les organisateurs pour ne pas apparaître sur les listes. Il avait fait le coup en 2013 à Madrid. Le fourbe.
La belle poussa une troisième porte, et vérifie la signalétique, sans ralentir la cadence. Il est vrai que le Louvre était aménagé tout en longueur. Elle inspecta ses arrières d’un coup d’oeil par dessus son épaule. Le garde-du-corps apparu par le hublot de la dernière porte passée. Il avait fait vite. Castelli bifurqua sur la droite et tenta d’ouvrir un bureau. Un verrou électronique en bloquait évidemment l’accès. La rage de la négociante redoubla dans un italien haut en couleur. « Incompétents! Je savais que j'aurais me méfier de ce petit nouveau. Zut ! » Maugréa-t-elle pour elle-même.
Elle tenta la manoeuvre avec une porte de l’autre côté du couloir. Celle-ci cédant Eva pénétra dans la salle et s'accroupit en la refermant… à clef. La fugitive avança silencieusement dans la pièce. Arrivée au fond, elle se redressa pour défaire le loquet d’une fenêtre. Par chance le système était obsolète. Le vent s'engouffra. La réception se faisait au niveau de la chaussée et Castelli avait astucieusement bifurqué à l’ouest, côté quai. Elle coinça sa pochette entre les dents pour escalader le rebord en pierre. Bénis soient les séances de yoga, et les nuits acrobatiques, qui préservent la souplesse. Accroupie, Eva tient son sac et sauta sur le pavé parisien, après avoir retiré ses talons. Ce n’était pas le moment de fouler une cheville.
Elle étudia les environs pour se repérer, tout en activant la géolocalisation du téléphone. En descendant le long du quai Mitterrand elle tomberait sur le métro. La trafiquante passa rapidement ses chaussures, sous un bras et se mit en action, tout en informant Lemoine de sa position. « Saleté. Il va me gâcher mon séjour. » Maudit-elle, encore, son adversaire, en cherchant le numéro de la rue des yeux. Un sourire se dessina sur ses lèvres voyant un trompe l’oeil sur le mur. Paris, ses trafiquants et ses faux-semblants, les surprendront toujours.
Dix minutes plus tard Eva se présenta au point de rendez-vous improvisé. La dopamine éclaircit ses yeux. Elle interpella le mercenaire : « J’ai du improviser. » Elle demanda rapidement une cigarette à un homme posté à deux mètres de là. L'heure était grave. Un échange rapide et l’Américaine arriva en recrachant une bouffée. « Jao Wang dirige la mafia de Pékin. Il a mis ma tête à prix. » Une affaire de nacre, de broches royales et bien sûr de vase impérial, les avaient fâchés. « Au moins vous n’aurez pas à faire le pingouin. » Conclu-t-elle, elle posa le bâton au coin de ses lèvres et réclama le veston en mimant le mouvement de ses mains libérées. « Donnez. » Elle enfila le vêtement qui transforma instantanément son allure. Plus question de soirée mondaine pour cette nuit. Quant à l’hôtel la réservation était à son nom propre. Le secteur serait bientôt dangereux. Heureusement que ce n'était pas la première fois qu'elle devait faire face à ces gens-là.
« Vous aimez le poisson ? » Demanda-t-elle tout en continuant une métamorphose. Les bijoux disparaissaient dans les poches. Eva ôta le pique qui retenait sa coiffure. Une masse capillaire s’en libéra. Ils voulaient la guerre. Bien ! Il ne serait pas dit que Castelli tremblerait. Si retraite il y avait ce sera avec panache. Elle avança pour héler un taxi. La voiture ralentie. « Avenue de Versaille ? » Le chauffeur acquiesça. « Allez venez. Je nous offre le dîner. » Déclara la dame en ouvrant la portière, avec le sourire en coin de celle qui n'a pas dit son dernier mot.

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Jean-Baptiste Lemoine
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Jean-Baptiste n'était pas homme à juger. Surtout pas les activités de cette femme. Après tout, il n'était pas plus blanc qu'elle, il serait bien mal venu de venir se permettre de lui faire une quelconque morale. De toutes les façons, il n'était pas là pour ça, mais bien pour s'assurer qu'elle reviendrait en un morceau aux états. C'était tout ce que lui avait demandé Castelli et il s'y emploierait, il ne voulait pas subir le courroux de cette Dona. Et que cette vendeuse d'art soit libre et sans scrupules et bien... tant mieux. Elle le lui confirmait, prouvant ainsi qu'il ne s'était pas trompé sur le constat qu'il avait pu faire. Contrairement à elle, il ne s'était pas plus renseigné que le dossier qu'on lui avait remis. Il n'avait pas besoin de trop en savoir sur elle, juste le minimum syndical. Ses ennemis se montreraient très vite et si Eva était intelligente, elle lui ferait rapidement le topo de la situation, pour éviter de se retrouver mal à pris...

Il la regarda en haussant très légèrement un sourcil, alors qu'elle tentait de lui donner un conseil de comment s'y prendre. Imaginer... ouais aussi facile à dire qu'à faire, n'est-ce pas? Même en infiltration il n'était pas à l'aise en costard. C'était comme ça, mais il finissait toujours par se détendre, d'une certaine façon, l'adrénaline d'entrer sur le ring, comme elle, le mettait dans d'autres dispositions et il oubliait finalement l'inconfort du costume qu'il portait.

- Je saurai gérer, ne vous inquiétez pas pour moi.

Professionnel jusqu'au bout des ongles. Ce n'était pas un habit qui allait l'empêcher de faire son travail et il le lui démontrerait très rapidement, la dernière remarque avant d'entrer dans l'arène, ne manqua pas de lui faire secouer la tête. Ouais, il s'amuserait une fois qu'il ne serait plus en service. Donc quand ce contrat de protection se terminerait. Enfin... il passait outre et gardait donc un oeil sur la belle blonde, tout en surveillant les alentours.

Le chinois le tuait du regard, pourtant, il restait tranquille, bien que jouant l'homme navré, au mieux. Il remarqua du coin de l'oeil que Castelli mettait réellement les voiles. Bien, cela voulait dire que l'homme qu'il venait d'empêcher d'approcher était un très potentiel danger. Ce qui changeait bien la donne. Heureusement qu'il l'avait vu venir donc... prenant le temps de s'excuser encore platement, il permettait à la fugitive de mettre les voiles rapidement et loin. Quand le chinois eut fini de réussir à faire partir ce maladroit de français, sa cible n'était déjà plus présente.

Quant à JB, pour faire bonne figure, il restait encore un peu à la réception, jetant un rapide coup d'oeil à son portable, avant de quitter les lieux sans se faire remarquer. Le visage un peu fermé, il rejoignait le lieu de rendez-vous, pour voir apparaître l'italienne au coin de la rue. Son regard brun la suivait, sans la lâcher une seule seconde. Il était rassuré de la voir là, mais pas mal mécontent aussi de ne pas avoir été plus rapidement mis au parfum. Qu'elle filerait ainsi, en cas de danger extrême.

- Et m'en parler avant, ça aurait pu être utile, non? J'aurai sans doute pu le voir arriver plus vite et nous faire partir sans même qu'il ne vous aperçoive...

Oui c'était un reproche, mais il n'avait pas vraiment pu faire correctement son travail et de Santis ne lui avait rien dit à propos de cette mafia chinoise, autant dire que soit elle ne le savait pas, soit elle les laissait vraiment se démerder.

- Le séjour est donc annulé? Tout en enlevant son veston, pour le poser sur les épaules de Castelli Mettant à découvert l'arme qu'il portait sur lui. Il la décrochait du holster d'épaule, pour venir la glisser sous la chemise. Reboutonnant son veston sur la matière en cuir qui avait tenu l'arme. Mieux valait rester un poil discret. Ou vous tenez quand même à prendre le risque de le croiser à nouveau?

Lemoine savait qu'il allait devoir se renseigner et très sérieusement sur ce Jao Wang. Savoir ce qu'ils risquaient tous les deux. Retourner à l'hôtel lui semblait un poil stupide et il réfléchissait déjà à un plan de secours. La question de la dame le déconcerta un instant, elle ne semblait pas plus inquiète que cela.

- Vous croyez vraiment que c'est le moment? La fixant tout en fronçant les sourcils, alors qu'un taxi s'arrêtait déjà leur niveau et qu'elle s'y engouffrait pour quitter l'endroit où ils se trouvaient. Bien entendu, JB sautait à sa suite, pas prêt à la lâcher aussi facilement. Et après manger? Puisqu'elle semblait savoir ce qu'elle faisait, il était curieux de voir comment elle envisageait la suite.

*En français dans le texte
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Eva Castelli

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L'agressivité du Français effaça tout de suite le sourire d'Eva. Elle l'observa, tandis qu'elle se rapprochait, n'appréciant clairement pas le ton de reproche utilisé. Ni le sous-entendu que le propos faisait planer. Elle considérait avoir agit au mieux face à l'imprévu.
« Il n'était pas sensé être présent. » Rétroqua donc t-elle un peu sèchement. Le comportement de l'agent ne lui plaisait pas. Castelli était spontanée, oui, mais pas stupide. Elle savait que sa sécurité était une donnée indispensable pour faire son métier. Elle la prenait à cœur et faisait les choses correctement. Ce n'était pas ce type d'information qu'Eva dissimulerait -à dessein en plus- à l'homme chargé de sa protection. « Si j'avais pu le savoir vous auriez été le premier averti Jean. » Moucha-t-elle Lemoine, vexée.
La belle avala une bouffée de fumée en toisant l'homme. Il optait pour la solution de n'importe quel garde-du-corps face à une menace. Castelli savait que l'instinct du policier allait difficilement se faire à sa réponse. Pour autant la décision était prise. « [color:513f=#bluff] Non. » Et donner la victoire à ce petit trafiquant du dimanche ? Ce serait laminer en fond une part de sa réputation dans le milieu. Eva ne voulait pas, et ne pouvait pas, laisser cela arriver.
Une fois dans l'habitacle la belle attrapa son téléphone portable. « Ensuite ? » Une expression féline habilla son visage. Elle sourit. « Ensuite, nous irons faire des emplettes. » Dit-elle dans un français avec accent, alors que le taxi se embraillait vers le pont. A cette heure-ci, ils ne mettraient pas beaucoup de temps pour rejoindre la Porte de Versailles. Une chance. Eva se pencha en avant pour repréciser une adresse au conducteur toujours en Français. De part ce métier elle avait une base dans au moins six langues étrangères. En plus d'être une parfaite bilingue en Anglais et en Italien de part ses origines. Elle acheva le second message et rangea l'appareil dans la pochette, puis croisa ses jambes avec une élégance automatique.
Le vent de panique devint une bise. Castelli était déçue de ne pas assister au gala. Elle allait pourtant prendre les aléas avec philosophie. C'était ainsi qu'elle fonctionnait. Ce qui ne lui réussissait pas mal puisqu'elle était encore là et bien là. Avec décontraction, elle posa une main sur le genou de Lemoine. « Détendez-vous Jean. Ce n'est pas la première fois que cela arrive et ce ne sera pas la dernière. Tout va très bien se passer. Nous allons juste modifier notre programme. » Paris regorge de tellement de lieux où faire des affaires qu'il est impossible de s'y ennuyer. De plus Castelli maîtrisait beaucoup plus le territoire européen que son adversaire. Elle était à son avantage ici. Il suffisait de faire un peu plus attention.
Eva monta sa main sur la cuisse du policier pour la tapoter. « Vous allez voir. Je vais vous faire découvrir une facette de cette ville dont vous n'avez même pas idée. » L'encouragea-t-elle en retirant tranquillement sa main. Ses yeux bleus étaient un rien taquin. « Me faites-vous confiance ? » Demanda-t-elle son sourire maintenant au coin des lèvres. Joueuse, de fait, car Eva savait qu'il ne pouvait pas encore répondre à la positive en toute honnêteté. Ils se connaissaient à peine. Mais, à présent le Français devenait un complice. Elle ne lui en voulait déjà plus. Au moins ainsi comprenait-il pourquoi De Santis lui avait confié un tel contrat. Personne ne pouvait réellement empêcher cette sulfureuse intrigante de faire ce qu'elle avait envie de faire.
Le paysage urbain retenu soudain l'attention de l'Italienne. Les lumières de Paris le soir étaient belles. La capitale donnait l'impression d'être enchantée. Comme si chaque nuit elle se paraît pour être l'héroïne d'un conte sans fin. Eva, en amatrice de la beauté, ne pu qu'un savourer le charme. Son profil tourné vers la rue elle murmura complice « Regardez Jean. Regardez comme c'est beau. » Elle attira son attention, d'une main sur son genoux et resta ainsi statique, fascinée.
Ce fût une double vibration, en provenance de la pochette, qui coupa la blonde de sa contemplation rêveuse. Après quelques secondes supplémentaires de rêvasserie elle pris connaissance du message. Un sourire confirma une bonne nouvelle. Comme elle s'y attendait ce cher Eliott avait toujours une place pour sa dénicheuse de parchemins préférée.
« Jean.... ne la prévenez pas encore. Après dîner. Entendu ? » Négocia-t-elle en se faisant la plus calme et ouverte possible. Car elle savait que Noa avait une entrevue importante ce jour-là. Il était inutile de l'informer immédiatement et prendre le risque de la perturber. « Nous ferons ça après avoir dîner. Entendu ? »
Le véhicule entama un ralentissement. Ils arrivaient à destination. Ici les rues étaient moins larges et plus bondées. Garé contre un trottoir le chauffeur attendit. « Allez-y. Ce sera ajouté à la note. » Le rassura Eva en baissant la poignée interne de la portière. Elle sortie et se posta devant la façade en pierre de l'ancien hôtel particulier parisien. Un néon jaune à la typographie datée informait les passants. « Chez Eliott ».
Castelli, pochette sous le bras, mains dans les poches, s'avança vers l'entrée du restaurant. Elle commença à pousser la porte. L'endroit encore plein. L'animation du lieu était très différente de celle du Louvre, moins furtive, plus vive. Un homme arriva rapidement vers le duo. Il les salua d'un hochement de chef et les conduisit jusqu'à une arrière salle. La pièce était plus calme, avec des airs de fumoir art-déco. Eva lança un sourire à JB. « C'est une réception beaucoup moins conventionnelle. » Ici les tables étaient rondes, les dessous de verres en or, les plats faits des mets les plus rares. Les murs étaient totalement couverts de bibliothèques où étaient juchés autant de manuscrits que d'objets d'Art de toutes les époques.


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Jean-Baptiste Lemoine
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Si le séjour commençait ainsi, pas dit qu'ils fassent long feu tous les deux. La façon de parler de Lemoine ne plaisait pas à Castelli et il s'en rendit compte au regard qu'elle lui lança et à sa tentative de le moucher. Sa mâchoire se crispa légèrement, alors qu'il la fixait avec un regard tout aussi noir. Il savait que cette situation aurait pu être évitée, si seulement elle l'avait clairement mis au parfum de tout.

- Je vous ai pourtant demandé de me faire un topo des gens à éviter. Ça incluait aussi ceux que vous pensiez ne pas voir là, Eva. Grognant un peu. C'est mon boulot de décider si les informations que vous me donnez me seront utiles ou pas. Car oui, c'était à lui de faire le tri, c'était lui qui s'occupait de sa sécurité. Vous me direz toutes les menaces qui pèsent sur votre tête, que je puisse gérer la prochaine fois...

Ce n’était pas un ordre, mais une vraie demande. Il ne pouvait pas travailler dans ces conditions sinon. Heureusement qu'il avait eu l'oeil et le bon ce soir. Allez savoir comment tout ceci se serait terminé sinon. Mais la dame semblait déjà loin de ces problématiques. Elle moucha cette fois-ci le français, en parlant d'emplettes. Était-elle vraiment sérieuse? Il la fixait tout en fronçant les sourcils.

- Vraiment?

S'installant à ses côtés, JB se frotta la barbe, surpris un instant du contact physique peu prévu. Ce n'était pas son genre - enfin tout dépendait qui était la personne à protéger - d'être tactile ou que l'on le soit avec lui. Si elle voulait qu'il se détende, elle ferait mieux de ne pas se mettre dans les ennuis dès la première soirée... même s'il savait que ce n'était pas sa faute, mais il ne pouvait pas s'empêcher de se dire que s'il avait su... enfin, on ne changeait pas le passé, l'important était de se concentrer sur le présent.

- Si vous le dites... il était bien obligé de suivre ses envies à elle, mais il serait sans doute encore plus au taquet.

Parce que rien ne prouvait que les chinois allaient lâcher l'affaire aussi facilement. Ils pouvaient potentiellement leur tomber dessus à tous les coins de rues, maintenant qu'ils savaient qu'elle était bel et bien présente dans la capitale française... ce séjour n'allait définitivement plus être de tout repos. La main qui remontait le long de sa cuisse aurait pu le mettre mal à l'aise dans d'autre circonstance, pour le coup, il était encore trop concentré sur ce qui venait de se passer, pour avoir l'esprit dérangé par des pensées qui n'avaient pas lieu d'être.

- ... si je devais être honnête, non.

Ce n'était pas trop son genre de mâcher ses mots ou de tourner autour du pot, il ne la connaissait pas. Il ne savait pas trop comment elle allait réagir sur la suite du séjour et où elle pouvait bien l'emmener à l'instant alors... lui faire confiance et découvrir des facettes de cette ville qu'il ne connaîtrait pas... ça ne lui vendait pas du rêve.

Lemoine se passait une main dans les cheveux, avant de s'appuyer plus fermement contre la portière se trouvant de son côté, laissant le silence planer dans l'habitacle. Le conducteur devait croire que ce couple d'étrangers venaient de passer une mauvaise soirée, il n'avait pas tout à fait tort. Son regard s'attarda sur les lueurs de la ville, sans pour autant les trouver aussi magnifique qu'Eva. Il se demanda même ce qu'elle pouvait trouver à cette capitale, usée, polluée, sale... Paris faisait toujours rêver ceux qui avaient encore l'âme romantique ou la voyaient comme étant LA ville pour cela. Ou alors il fallait y avoir vécu toute sa vie pour l'aimer, lui qui était un gamin de la montagne, n'avait guère d'appréciation pour elle.

Le flic restait silencieux et revenait sur sa propre contemplation de la ville, réfléchissant à la suite. Il faudrait aller chercher leurs affaires, trouver un autre hôtel. Si possible planqué, protégé. Trouver des informations, faire bouger son réseau sur le sol européen et chez eux, pour voir ce qu'il pourrait faire contre Wang. S'il y avait quelque chose à faire, bien entendu. Son prénom prononcé, il tourna à nouveau la tête en direction de Castelli.

- Je vous ai dit que je n'avais pas de rapport à faire sur ce que nous faisions ici... c'est aussi valable pour ce genre de... problème.

De Santis ne voulait pas savoir ce que faisait Eva, elle voulait être certaine qu'elle serait protégée par quelqu’un de compétant. Ensuite, elle faisait bien ce qu'elle voulait de sa vie. JB n'était pas un agent envoyé en sous-marin pour la surveiller. Il espérait ne plus avoir à le lui dire et qu'elle enregistrait pour de bon l'information, avant de sortir, en observant autour d'eux, cherchant à comprendre où ils se trouvaient et surtout, ce qu'ils allaient faire, mis à part manger.

Se calant sur le pas de la dame, il la suivait donc jusqu'à l'hôtel particulier. Il notait donc que cela pouvait être une planque pour dormir cette nuit. Il comprit rapidement qu'ils étaient attendus et que ce n'était pas la première fois qu'elle venait ici, surtout quand ils se retrouvèrent dans une arrière salle. Observant l'endroit, il haussa légèrement un sourcil. Voilà un monde qu'il ne connaissait pas.

- En effet...

On les amenait à une table, les chaises étaient tirées pour qu'ils s'assoient et sans même qu'ils ne le demandent, on leur versait déjà un verre. Il posa sa main sur ce dernier ne souhaitant pas boire d'alcool, voulant garder l'esprit vif, car quoi qu'en disait Castelli, il était toujours en service. De l'eau suffirait.

- Où sommes-nous?

Autant en apprendre d'avantage sur cet endroit plutôt surprenant et loin de ce qu'il connaissait habituellement.

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« Ah vous voulez une liste. » Synthétisa simplement la négociatrice. Son regard se teinta d'un peu d'ironie. Ce n'était pas tant qu'elle se moquait. Elle appréciait le professionnalisme du Français. Mais Eva continuait de trouver tout cela disproportionné. Elle n'avait pas l'habitude d'une protection aussi rapprochée. Cela n'allait pas tout à fait -en fait pas du tout- avec son esprit de liberté. Et elle sentait, que Jean-Baptiste allait d'autant plus faire la guerre à ses envies, maintenant que Wang se trouvait dans l'équation. « Je vais vous faire une liste. En échange vous voulez bien enlever ce méchant air de votre visage ? » Le chercha-t-elle. Qu'un mercenaire soit à ses trousses ne lui ferait pas changer son mode opératoire. La Mort viendra de toute façon sans attendre leur permission. Castelli ne passerait pas le temps qu'il lui reste à surveiller son ombre.
Voir le Français décontenancé l'amusa. « Eh bien oui vraiment. Je ne vais pas me laisser intimider par le premier tueur venu. Et vous non plus, n'est-ce pas ? » Fit-elle assez sûr de ce qu'elle avance. Les prérogatives de cette équipe d'intervention devait un peu ressembler à ce qu'il vivait à Londres City. Eva était certaine que tout allait bien se passer pour eux. Son intuition le lui disait. Elle avait une excellente intuition.
Dans le silence de la voiture les dangers furent encore plus distancés. L'occasion de parler dans le calme. « Bien sûr que vous le devez. Je ne suis pas votre compagne, ou votre employeur. Allez-y. » Le poussa-t-elle une fois encore. Eva appréciait la franchise. Elle aimait que les gens lui donnent le fond de leur pensée. Ainsi, elle était à même de réagir correctement. Là, elle n'était pas dupe. Le Inspecteur n'aimait pas la tournure de la soirée. « Vous pouvez me dire ce que vous avez sur le cœur. » Continua-t-elle d'un ton taquin. Donc tout à fait disposée à entendre les récriminations Française. Surtout si cela évitait d'enraciner de la mauvaise humeur ou des reproches entre eux. Castelli ne se voyait pas comme irréprochable. Elle ne l'était pas et ne cherchait pas à l'être. « Dites-moi que je vous agace. Sortez-le. Ça vous fera du bien vous verrez. » Les ennuis ont souvent du mal à s'installer dans la vie de cette femme. Elle était passés par plusieurs drames personnels. Depuis, elle n'avait plus du tout envie de perdre temps et énergie avec des choses négatives.
La blonde perçu d'ailleurs une petite touche d'agacement dans la réponse du policier. Elle ne su dire quoi de l'étonnement ou du soulagement fût le plus fort. Ceci dit, puisque le sujet paraissant très clair elle se contenta d'hocher du chef. « Merveilleux. » Avant qu'ils arrivent.
Les dernières tensions, dans le dos de la négociatrice, disparurent au moment où ils furent escortés par le maître d'hôtel. La belle retrouva tout son aplomb habituel. En terrain connu et protégé, elle pu définitivement rire de inconvenance. L'un dans l'autre cette menace amenait des nouvelles perspectives pour le séjour. Lemoine aurait eu tout à gagner à faire la même chose. Enfin, elle n'allait pas -trop- insister.
Elle retrouva sa tenue de gala, avant de prendre place, à la table ronde. La salle était assez vide pour le moment. La clientèle de cet endroit avait des horaires hors normes. De toute façon la restauration ici se faisait en continue. Il y avait deux équipes pour assurer le service. Tout était prévu. Eva scruta les silhouettes des autres personnes présentes. Assez curieuse de savoir qui se trouvait à Paris en ce moment. Elle reconnue deux ou trois visages. Elle plongea ses yeux bleus dans ceux de Jean. « Dans un endroit sûr. » Castelli sourit avant de boire un peu. Comme elle savait que cette réponse ne serait pas suffisante pour un enquêteur elle expliqua : « Un sanctuaire des hors-la-loi. Il existe depuis plus d'un siècle. Ici les guerres s'arrêtent. » Eliott Eirik, propriétaire de cet hôtel, était une personnalité mystérieuse. Il avait ouvert cet endroit sans raison apparente. Cependant, le fait était-là. Tous les criminels de la planète ont droit à une chambre. Il n'y a que deux règles à respecter. Ils doivent mettre leurs règlement de compte de côté. Et lui offrir un bouquin avant repartir. « Dire que j'ai failli prendre l'édition de Woolf avec moi. J'aurai du suivre mon intuition. Ça ne fait rien. Je sais où l'on trouvera ce qu'il faut. » Souligna la trafiquante, en croisant ses jambes sous la table. « Eliott est fana de livres. » Informa-t-elle.
Elle adressa un regard à l'une des serveuses. Celle-ci approcha presque tout de suite. L'uniforme allait bien au personnel. « Une carafe d'eau... Mélanie s'il te plaît. » Dit la belle, après avoir pris connaissance du nom sur le badge en argent.
« Je vous conseille de prendre un abonnement ici. Avec votre réseau vous aurez sûrement un prix. » Eh bien voilà, le corrompu se voyait offert un des bijoux parisiens les plus secret du milieu. En fait, il pouvait remercier sa protégée. Eva lui balança un sourire un peu plus provocateur. Elle tendit son verre pour porter un toast à la santé de Lemoine. Elle se renfonça ensuite dans le fond du fauteuil. Une posture nonchalante, détendue, qui rappela celle des félins. Rien ne semblait pouvoir l'effrayer. « Ça n'a rien à voir avec le Luxor ici. Vous allez voir. Je suis sûre que vous allez aimer. » Grâce au quelques messages préalables Castelli savait que leurs chambres officielles se faisaient vider en ce moment même. Wang pouvait remonter la piste. Elle serait froide dans quelques minutes. L'avantage d'être dans les petits papiers du Nordique. Tel qu'il se faisait appeler.
Verre posé sur le ventre Eva sourit un peu plus. Ses yeux clairs scrutèrent les gestes de son vis-à-vis. Comme ils le font avec tous les êtres humains sur lesquels ils décident de s'attarder. « Je vous propose un accord. Entre nous. On s'en tient au plan que j'ai en tête. Je vous libère une journée plus tôt. Comme ça je peux passer par Londres avant de rentrer. Tout le monde est gagnant. Ça vous va ? » Car la cible Londonienne refuserait de la faire entrer avec quelqu'un d'autre.
Elle accepta le menu que « Mélanie » leur tendit à chacun. Mais ne le regarda pas. Elle se contenta de dire. « Je prendrais comme Monsieur. » La pupille luit alors un peu plus de malice.



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Jean-Baptiste Lemoine
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Une liste serait en effet très utile au français. Il pourrait ainsi faire des recherches sur les noms inscrits et trouver des tactiques pour chacun. C'était ainsi qu'il procédait. Certes, il aurait dû le faire avant, mais tout était allé très vite, il n'avait pas eu le temps de grand-chose, mis à part signer le contrat et faire sa valise. Il voyait bien qu'Eva, tout comme lui, n'était pas franchement ravie, mais c'était ainsi. Ils allaient devoir s'en accommoder l'un comme l'autre, jusqu'à la fin du séjour. Ils finiraient par se supporter... ou pas. Au moins acceptait-elle la requête. JB tenta de perdre son air de molosse, difficilement.

- Merci.

Il savait se montrer reconnaissant, ce n'était pas un enfoiré de mauvaise foi, qui appréciait se montrer désagréable avec les gens qu'ils protégeaient. Cela démontrait juste qu'il pouvait réellement être inquiet et qu'il prenait son travail à coeur. Ou alors était-ce la peur de devoir rendre des comptes à quelqu'un comme de Santis? Peut-être un peu des deux, sans doute.

Castelli voulait qu'il se montre honnête, il venait de l'être, il lui avait dit que pour le moment il ne lui faisait pas confiance, sans pour autant développer le pourquoi. Mais la raison pouvait être comprise sans un mot, ils ne se connaissaient pas tous les deux. L'homme ne savait pas encore de quoi la femme était capable et il pouvait craindre qu'elle continue à mener sa vie comme elle l'entendait, en se moquant bien du danger qui planait sur cette ville. Surtout que son ennemi s'était présenté. Bref, il soupira légèrement, tout en se frottant la barbe, secouant la tête.

- Le jour où vous m'agacerez, ne vous en faites pas, je vous le dirai sans détour. Portant son regard sombre sur elle. Et croyez bien que si vous foncez tête baissée et yeux fermés dans la gueule du loup, vous allez plus que m'agacer.

Ce n'était pas une mise en garde, elle allait bien faire ce qu'elle voulait, il le savait. Mais au moins, la femme saurait dans quel état elle mettra son garde du corps, si elle n'en faisait vraiment qu'à sa tête en faisait fi de sa sécurité. Il espérait sans doute, un peu, qu'elle prenne le temps de l'écouter, parfois.

- J'espère que nous trouverons le moyen de... nous entendre.

Il n'enterrait pas la hache de guerre, puisqu'il n'y en avait pas de déterrée à la base. Mais le français souhaitait que ce séjour se passe quand même au mieux, pour les deux. Si elle le mettait sur les rotules, simplement pour nager à contre-courant, ils n'auraient rien de bénéfique à retirer de cette relation. Maintenant qu'elle semblait avoir intégré et compris qu'il n'était pas un espion envoyé pour la surveiller, peut-être que les choses se passeraient mieux.

S'installant à la table, assez silencieux, observant toujours autour de lui, il écouta alors les explications de son interlocutrice sur le lieu où il se trouvait. Un sanctuaire pour les hors-la-loi et lui, représentant de cette fameuse loi, pouvait y entrer sans risquer de se faire flinguer? Voilà qui était surprenant. Certes, il n'était pas tout blanc, il avait cet "avantage" d'avoir un pied sur la ligne, mais quand même. Pourtant, il ne fit aucune remarque.

- J'ai cru remarqué en voyant les murs recouvert d'étagères oui. Fronçant légèrement les sourcils. Un... abonnement? Il y a d'autres hôtels de ce genre?

Puisqu'Eva aimait titiller la curiosité du flic, voilà qu'elle allait être servie. Si des planques pareilles existaient un peu partout, il comprenait plus rapidement pourquoi certains de ses suspects disparaissaient comme par magie des radars. Ce n'était peut-être pas une bonne idée que l'italienne en dise trop à son vis-à-vis, ce dernier bossait quand même, encore et toujours pour le gouvernement. Et pour lui, bien sûr, accessoirement. Allez savoir ce qu'il pouvait faire avec de pareilles informations.

Une main posée sur le verre d'eau qu'on lui remplissait, il le faisait tourner très lentement, étudiant tout autant son contrat qu'elle ne le faisait avec lui de son côté. Deux félins tranquilles, découvrant l'autre. Il finissait par enlever son nœud papillon qu'il rangeait dans la poche de son pantalon, ouvrant un bouton de sa chemise pour être plus à l'aise, puisqu'il avait l'impression que dans ce restaurant, ce n'était pas l'habillement qui importait le plus.

- Nous verrons.

Lemoine n'était pas du genre à se faire de fausse idée, il préférait voir avant de juger. Pour le moment, il était encore en période d'étude. La suite du séjour lui dirait si cet endroit vaudrait la peine, ou non. Il mit légèrement la tête sur le côté à la proposition d'Eva. Se disant qu'elle n'en ratait jamais une. Comme il le lui avait dit un peu plus tôt dans la soirée, elle était femme qui savait parfaitement ce qu'elle voulait et mettait les moyens pour.

- Et me faire écorcher vif parce que vous pourriez avoir un problème? Prenant une longue gorgée de son verre, s'enfonçant un peu plus à son tour dans son siège, sans pour autant arrêter d'avoir ses sens en alerte. Bien essayé.

Autant dire que la marchande d'art n'allait pas se débarrasser de cet inspecteur aussi facilement et rapidement qu'elle pouvait l'espérer. Peut-être qu'au fil des jours, il comprendrait qu'il pouvait lui offrir ce dernier jour, mais pour l'instant, c'était bel et bien, hors de question. Il remercia la jeune femme qui lui tendait la carte et parcourait déjà le menu, entendant les paroles de celle qui était assise face à lui.

- Nous prendrons le saumon braisé, merci. Puisqu'elle avait parlé de poisson... rendant la carte avec un sourire poli. Avant que son attention ne revienne vite sur la "star" de la soirée. Quel est la suite du plan, alors?

Pas de temps à perdre, il préférait être mis au courant de ce qui l'attendait pour la suite de la soirée, puisqu’elle avait parlé d'aller faire des emplettes...

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« Sans détours. Sans atours. Sans recours. » Entonna la Castelli non sans humour. Consciente de la position inconfortable de l'agent, Même si elle ne le montrait pas assez depuis le début de leur partenariat. La belle tentait de lui faire voir la situation d'un autre angle de vue. Il y a toujours du bon à prendre du recul devant les « tracasseries ».
Le Français a néanmoins besoin d'être apaisé. Eva, subtile, se met au diapason, pour donner la réponse attendue. « Si je fonce dans la gueule « du loup » ce sera avec un masque de protection et une carabine... chargée bien sûre. » En réalité elle n'aime pas tirer à l'arme à feu. Le principe de blesser ou de tuer, ne va pas avec sa philosophie de vie. Elle aime la vie. La vie dans toutes ses forces et ses farces aussi. Mais enfin, elle sait le faire. Si sa survie se retrouverait en jeu elle ferait sauter les canines de n'importe quel animal sauvage. « Cela vous rassure ? » Le questionna-t-elle en ayant effacé la malice de ses yeux. Trêve de plaisanterie tout de même. Sous ses dehors joviaux la belle Italienne est tout à fait consciente de ce qui se passe. Qu'il la croit. Elle n'a pas envie de finir entre les mains d'un Chinois en colère ou d'un Français fâché. Tout ce qu'elle désir c'est avancer.
D'ailleurs, c'est ce qu'ils finissent par se dire une fois dans la voiture. Comme deux adultes qu'ils sont. « Mais moi aussi Jean. » Déclara donc t-elle sur le ton de l'évidence. Toutes ses taquineries en étaient des preuves répétées. Si la Castelli avait décidé de prendre Lemoine en mouche elle ne serait pas ainsi avec lui. Pas du tout même.
Ils eurent droit à une table confortable. L'Italienne apprécia l'attention de leur hôte et en fit la remarque au service. Elle appréciait que l'on flatte son ego, tout en sachant que rien n'est gratuit. Elle est la première à le rappeler à tout à chacun. Une négociatrice comme elle voyait le monde comme un réseau illimité de transactions. Ce en quoi elle ne se trompe pas. La seule exception, qui pour elle est la véritable générosité, se trouve dans l'amour. Un don inestimable et qu'Eva n'a jamais cherché à estimer. Elle le donne et l'accepte avec l'honnêteté des passionnés. Ce n'est pas un point qu'elle songe à discuter avec son cher protecteur. Elle doute qu'il y entende quoique ce soit.
Elle se pencha alors lentement vers ce Français. Elle chercha a capter son regard et lui sourit. « Ne vous en faites pas. J'ai précisé votre particularité. » Bien entendu, Eva sait que ce lieu n'est pas, disons, le plus approprié pour un policier. Enfin, Lemoine est un flexible. Il y a quelques corrompus dans les listes d'abonnés. Elle le sait. De plus, Odin a promit sa protection. Ce qui veut dire qu'ils sont tranquilles. « Je ne veux pas avoir votre mort sur la conscience. Vous êtes entre de bonnes mains ici. »
Bien sûr elle l'appâta. C'est aussi une partie de son travail à elle. Jean-Baptiste travaille pour le compte de la Médicis. Noa n'est pas la seule qui peut avoir besoin d'un bleu. Autant que toutes les parties aient leurs chances. « Oui. » Pour en savoir plus l'homme devra, soit signer le papier officiel, soit trouver Eliott et lui poser directement ses questions. Castelli n'allait pas offrir des informations de cette qualité à un agent-double. A moins que tous les deux se mettent d'accord. Rien n'est gratuit. Tout se monnaye. Ce n'est pas elle qui va le lui apprendre. Il est bien payé pour être assit à cette table ce soir. « Il y a des brochures à l'entrée. » Le taquina-elle pour la forme.
La tactique d'échappé échoua tout de suite. Ce qui ne pu prendre la belle de court. Elle consentit à répondre d'un sourire. Ça n'était rien. Un non un soir peut devenir un « oui » au matin. Elle en fait l'expérience régulièrement que ce soit en public ou en privé d'ailleurs. « Oh non... Je crois que les Siciliens sont plus des amateurs de la pendaison par les pieds. » Lui expliqua-t-elle avec une dérision pétillante. « Enfin c'est ce que j'ai entendu dire. » D'un air de fausse innocence.
Aucun d'eux ne perdait le nord de vue. C'en est presque risible. Eva qui cherche à s'envoler. JB qui voudrait piloter l'avion. « Jean vous êtes impatient ! » Ria-t-elle franchement. L'aspect militaire de l'homme la faisait tantôt grincer des dents et tantôt sourire. « Ça peut bien attendre la fin de ce dîner que nous avons mérité vous comme moi. » Le somma-t-elle avec énergie. Eva alla donner un petit coup de pied joueur contre celui du Inspecteur. « Détendez-vous un peu que diable. Il n'y a rien qui ne nous presse plus. Il faut savoir apprécier le moment. Surtout quand on a des vies comme les nôtres. » Rétorqua-t-elle. « De toute façon, je ne peux pas vous répondre tout de suit. Il me manque encore une information. Elle ne devrait plus tarder. Alors respirez un bon coup et profitez de votre... eau. Autrement je vais devoir me charger de trouver une façon de vous détendre. » Ajouta-t-elle en portant le verre de vin vers sa bouche. Une pure et simple provocation dont la Castelli se faisait souvent une spécialiste. Elle ramena tranquillement ses jambes vers elle et les croisa.
Ses doigts caressaient distraitement le verre à vin. Ses pensées flottent alors, de Paris à Wang, à De Santis à son face-à-face.
« Qu'est-ce que vous aimez Jean ? » A par les accords frauduleux et l'argent qui en découle. Bien entendu Eva aurait pu faire un sous-entendu. Mais pas cette fois, elle a envie d'en savoir un peu plus sur ce cinquantenaire au regard si sérieux.

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Jean-Baptiste notait donc qu'Eva n'était pas du genre à prendre ombrage longtemps des problématiques, vu l'humour qu'elle tentait de mettre dans leur conversation. Ce qui ne tirait pas grand-chose au français, qui espérait quand même qu'elle comprenait les dangers que son manque d'information pouvait apporter... enfin... il ne répondit rien et l'écouta lui faire comprendre qu'elle saurait se défendre, si elle devait aller au feu. Il l'observait un instant silencieux, se demandant si cela le rassurait réellement. Elle lui avait demandée d'être honnête...

- Non pas vraiment. Parce que je ne sais pas de quoi vos adversaires sont capables, ni vous d'ailleurs.

Pour le moment, elle lui donnait plus l'impression d'être une tête brûlée qui se moquait bien des conséquences qu'autre chose. En tous les cas, en ce qui concernait ce qu'il venait de se passer. Qu'elle attende que JB mette cela derrière lui, pour le moment, c'était trop demandé. Mais ça viendrait, quand il aura l'impression qu'ils sont réellement en sécurité.

Au moins voulaient-ils tous les deux la même chose. Il fallait donc qu'ils travaillent là-dessus. La confiance et le respect devait être mutuel. Même si ni l'un, ni l'autre, n'avaient réellement envie de se retrouver coincés ensemble. Si Eva avait accepté la proposition de la Médicis c'était bien qu'elle estimait que cela pouvait être utile, non? Ils finiraient bien par trouver un terrain d'entente.

Peu à peu, les épaules du français relâchait lentement la pression. Il sentait que dans cet endroit, il n'avait rien à craindre, ou en tous les cas, moins à craindre. Autant garder ses sens en alerte, mais avoir l'air plus décontracté qu'il ne l'était.

- Bien... observant autour de lui un instant. Je n'aimerai pas non plus avoir ma mort sur la conscience... lâcha-t-il avec un peu plus de légèreté.

Décidément, elle titillait sa curiosité, pour ensuite ne pas lui donner plus d'information. Des brochures... bien sûr. Il lui répondait d'un petit sourire pincé, avant de prendre sur lui et de ronger son frein. Il se renseignerait une fois qu'il aurait un peu de temps à consacrer à cela. mais tout ceci le rendait quand même curieux.

- Pendaison ou écorchement, tout cela finit par en revenir à la même chose et je n'y tiens pas. Vous m'aurez sur le dos, jusqu'à la fin de mon contrat.

Au pire, si elle ne voulait pas l'avoir dans les pattes pour son fameux rendez-vous londonien, elle pouvait toujours le déplacer. Lemoine ferait le nombre de jour décidés, pas un de plus. Parce qu'il avait bien compris que Castelli avait besoin de sa liberté et il ne voulait pas non plus s'imposer, une fois que plus rien ne l'y obligerait. Une marque comme une autre de compréhension et de respect, vis-à-vis d'elle, mais c'était tout ce qu'il pouvait faire.

Le flic haussait légèrement un sourcil alors qu'il se faisait traiter d'impatient. Non, il prenait les devants, il voulait anticiper. C'était ça son travail, il fallait qu'elle le comprenne. S'il pouvait visualiser les lieux dans lesquels elle voulait se rendre, avant qu'ils n'y bougent, leur donnerait une avance sur les autres.

- Je ne suis p... le coup de pied ne le fit pas terminer sa phrase, de toutes les façons, elle reprenait sans lui laisser le temps de répondre. Au moins l'amusait-il, si l'on pouvait dire que c'était une chance. Il prit une grande inspiration et tenta donc d'arrêter de penser comme un homme en mission de protéger quelqu'un. Mais ce n'était pas si aisé que cela. Trouver une façon de le détendre... elle aurait bien du courage, quand il était en mode boulot, il était difficile de le faire voir autre chose. Bien, bien....

Sa main faisait lentement tourner le verre sur la table. Un sourcil se haussa de nouveau, alors qu'il redressait son regard sur son interlocutrice, il s'était un instant perdu dans la contemplation de son verre.

- Mmm? Haussant les épaules. Ce qui est simple.

En voilà qui était une réponse qui ouvrait la conversation. Mais JB n'était pas du genre à se dévoiler comme ça aussi facilement, surtout face à quelqu'un qu'il ne connaissait pas. On posait un verre de whisky devant lui.

- Je n'ai rien commandé...
- Cadeau de la maison.

Lemoine fronçait légèrement les sourcils, avant de porter son attention sur Eva, pour savoir si la commande venait d'elle. Il n'aimait pas plus boire des verres dont il ne connaissait pas la provenance, encore moins dans un endroit qu'il ne connaissait pas.

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Qui peut savoir de quoi l'être humain est capable ? D'autant plus un être humain qui a été corrompu par le pouvoir... La Castelli, elle même ne peut le dire exactement. Elle a assisté à des scénes dangereuses. Il sait surprendre. Même quand on pense cela impossible. C’est ce qui le rend attirant. Eva aimait cette richesse d’inventivité chez l’Homme. les hommes l’ont souvent déçue. Beaucoup trop convaincus qu’ils sont de leurs petits pouvoirs. C’en est fatiguant même à la longue. Mais il restait des bonnes surprises. La magie de l’imprévisible. Elle la retrouvait d’ailleurs à travers l’Art. Cependant, cette épicurienne doutait que Jean-Baptiste goûte à son petit élan de philosophie. Un sourire amusé ourle sa bouche aux réflexes espiègles. Elle ne dirait rien encore pour ne pas échauder ce joli matou.
Les “Maisons” d’Odin étaient en place depuis fort longtemps. Les réfugiés de toutes les natures se retrouvaient dans ces casas. Eva se disait parfois qu’elle ferait de très bonnes enchères sur ces sites privés. C’était l’assurance dit trouver le “beau monde”. Elle ne pensait pas aux riches. Mais à tous ces connaisseurs. « Ah bien, voilà nous avons un objectif commun. Ce n’est pas si mal. Allez disons que c’est un début. » S’amusa-t-elle. Elle observa Lemoine du coin de l’oeil. La féline qui attend de voir la réaction d’une proie. Ou proie disons plutôt un objet de curiosité. Mais, il fût bien difficile à déchiffrer ce Français. Il était hermétique comme le maton que l’on teste.
La formulation de JB : “ Sur le dos…”
Il n’y avait pas de raison à rester tendu comme un arc. A moins que ce soit un autre arc que celui de Robin Hoods. Une pensée quelque peu grivoise traversa l’esprit de cette adepte des plaisirs charnels. Le danger, s’il se présentait ici, aurait droit à une réception dans les formes. Eliott n’est pas un homme qui se laisse surprendre. Wang était dans son collimateur. Il s’en était confié à la belle. C’était à demi mot pendant l’une de ces charmantes soirées en coin de feu. « Merci! J’apprécie. »
Les yeux d’Eva se plissent. Elle aimait bien la réponse de JB. Cela lui correspondait d’ailleurs assez.Elle croisa tranquillement ses jambes l’une sur l’autre. Cette fois sans chercher à infirmer ou confirmer un rapprochement entre eux. Il n’y avait aucun jeu à forcer l’autre dans son inclinaison. La marchandeuse était, ainsi, elle marchandait.
L’intervention de leur hôte était à prévoir. L’Italienne observa donc la scène sans s’en émouvoir. Elle adorait l’esprit farceur de ce vieux roublard. Il lui avait, tant et tant résisté que chacun avait provoqué et gagné le respect de l’autre. Croisant l’expression méfiante de Jean, elle s’en défendit tout de suite. « Ne me regardez pas comme ça, Jean. Je n’y suis pour rien.» Elle lui sourit, moins joueuse une seconde. « C’est sa façon de vous souhaiter la bienvenue je suppose.» Pour appuyer le dire, Castelli se pencha légèrement pour saisir son propre verre. « Si j’étais vous, je ne prendrais pas le risque de le vexer. Trempez au moins les lèvres. » D’autant que le cuisinère ne se moquait jamais de sa clientèle dans ce domaine. Où que l’on se retrouve sur le globe la nourriture était bonne. C’était bien plus qu’un label.
Une mélodie flottait dans la pièce. L’air de musique était un classique de la musique classique tout justement. Eva en recherchait le titre tout en contemplant son protecteur. Elle avait son verre posé sur sa cuisse. La nonchalance transformait lentement mais sûrement sa physionomie. La sensualité naturelle dont elle était dotée s’exprimait sous des traits plus félin. On l’imaginait -à part égale- mener ou suivre dans les jeux de l’amour et du hasard.
« Pas d’alliance. » Nota-t-elle à voix intelligible, tout en désignant l’annuair gauche de l'Enquêteur. Elle aimait jouer aux devinettes. « Il ne doit pas être aisé de retenir un vieux loup solitaire comme vous. » Nul besoin d’être vieux pour être insaisissable. Castelli était plus jeune. Elle avait éconduit indifféremment hommes et femmes qui aurait voulu l’emprisonner dans une alliance. Ne trouvait grâce à ses yeux que la Sicilienne pour une affaire un peu plus suivie. Sans doute parce que Noa De Santis ne se laissait pas posséder elle non plus. Pas totalement. Eva caressa le verre, comme elle caressait la ligne de la machoir de l’un de ces charmants prédateurs. Elle entrouvrit les lèvres pour parler. Un sourire coquin flotta sur son visage.
Elle fût interrompue par l’entrée du serveur qui déposa un feuilleté aux légumes sous leurs nez. « On dirait que le Loup Blanc vous aime! » Ria la belle. Elle s’avança sur le bord du fauteuil. Son pied haut s’adossa au genou de son vis-à-vis. « Jao Wang n’est pas le plus dangereux en liesse. Votre ville, par exemple abrite de fameux spécimens. Je ne parle pas que du trafic que j'entretiens. » L'affaire ratée n'était pas dûe à une erreur de la part de la Castelli. Seulement l'ennemi devenait plus... coriace.
Un léger courant d'air arrive sur leur droite. La porte des cuisines s'entrebaya. Deux secondes à peine mais ce fût assez pour qu'Eva identifie une silhouette familière. Elle plaqua les piques de sa fourchette sur le dessus du feuilleté et le découpa d'un geste plutôt élégant. « Hum. Je sens que ce séjour va être riche en rebondissements.!
» Déclara-t-elle en partageant un regard empli de dérision.



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Jean-Baptiste Lemoine
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Si Jean-Baptiste pouvait aussi savoir jouer sur les mots et les formulations, les double-sens, voir même les sens cachés. Pour le coup, ça n'en était rien. Il était à prendre au premier degré. Car comme il l'avait dit à son interlocutrice, il ne la connaissait pas, il ne savait pas de quoi elle était capable. Alors pour le moment, il était plus en période d'observation et tenterait de se mettre au diapason avec elle, mais qu'elle ne lui fasse pas le coup du Louvre tous les soirs, cela pourrait finir par le fatiguer un tant soit peu. La prochaine fois, il prévoira avec elle, le plan de sortie, s'ils avaient besoin d'en avoir un. Bien que le garde du corps se doutait que ce serait ce à quoi il devra penser pour chacun des événements que cette femme voudra rejoindre. Au moins, il pouvait maintenant se préparer à cela. C'était déjà un pion de moins perdu face aux adversaires. Qui semblaient être en nombre... encore...

- Il faut bien commencer quelque part, oui.

Ils allaient peut-être finir par trouver un terrain d'entente tous les deux. Lemoine savait à quel point c'était important. Il lui faudrait sans doute faire des efforts, se montrer moins fermé, mais il fallait bien avouer que tout ceci l'avait un peu échaudé. Il lui fallait le temps de remettre ses plans en place, pour retrouver un félin plus tranquille.

En tous les cas, le verre ne venait pas de l'italienne, il haussa légèrement un sourcil en remarquant que tout ceci l'amusait quand même. Elle savait de qui venait ce verre, il comprit donc que leur hôte se faisait ainsi connaître.

- Il ne fait pas bon de le vexer?

Ses yeux se posant un instant sur le verre, alors que la personne qui le lui avait apporté s'était volatilisée aussi rapidement qu'elle était apparue. Sa main attrapa donc le cadeau offert, en guise de... paix? Et il trempa ses lèvres dans le liquide, puisqu'on lui disait de le faire. Il n'en fût pas pour autant déçu, le whisky était excellent. Il aurait pu continuer de déguster sa boisson en silence, mais Eva se fit à nouveau entendre, une fine observatrice, intéressée peut-être? Vu tous les sous-entendus lancés depuis le début de la soirée, il pouvait légitimement se poser la question.

- En effet, mais je ne suis pas le seul autour de cette table à apprécier ma liberté.

Comme elle le pensait, pas besoin d'être un vieux solitaire pour l'apprécier, cette solitude et la liberté qu'elle apportait. Bon, parfois, une chatte câline cassait un peu ce besoin d'être seul et ce n'était pas désagréable, mais ce n'était pas demain qu'ils verraient à faire un bout de chemin côte à côte. Ça ne leur correspondait pas.

JB ne manquait pas les différentes expressions de son interlocutrice et il se demandait ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Elle était sans doute prête à vouloir le bousculer un peu, voir comment il aurait pu réagir à des questions sans doute plus privées, mais elle fût coupée dans son élan. On leur amenait, à nouveau, quelque chose qui n'avait pas été commandé au départ. Ce qui ne manquait pas de surprendre le français, mais il était sans doute le seul dans cet état. Castelli quant à elle, prenait tout cela avec le sourire.

- Pourtant je n'ai rien fait pour être apprécié... suis-je à son goût?

D'une façon comme une autre, Lemoine menait aussi de son côté des petits interrogatoires pour en savoir plus, sur elle, sur leur hôte, sur l'endroit où ils se trouvaient. Car si ces "hôtels" pouvaient servir ses intérêts, autant mener sa petite enquête, l'air de rien. Enfin, le loup était déjà dans la bergerie... quoi que... qui était le loup et le mouton dans l'histoire? Bonne question.

- Je n'ai jamais dit que Londres était un havre de paix où il fait bon vivre... attrapant ses couverts, l'ayant laissé manger la première. Pourquoi me dites-vous cela? Vous avez aussi votre tête mise à prix là-bas? Ce qui ne serait pas étonnant, vu ce qu'il s'y passait souvent.

Il goûtait au plat, tranquille, n'ayant sans doute pas le palais de sa vis-à-vis, mais il pouvait dire que ce n'était pas mauvais. Bien loin de là même. Il avait sans doute rarement manger quelque chose d'aussi... raffiné. Il n'était pas homme à se rendre dans des restaurants grand luxe pour sa pitance, il était plutôt client des petits diners pas loin du commissariat, voir même de Mojo. Rien de recherché, mais qui nourrissait suffisamment.

- Évitez seulement de me faire avoir plus de cheveux blancs que j'en ai déjà? Mmm?

Allez savoir s'il mettait un peu de dérision, à son tour, dans ses propos. Mais il était certains que notre flic en congé, ne serait pas contre ne pas avoir à courir tous les jours. Paris n'était quand même pas Londres!

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
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