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[CLOS] Cette habitude de tout foutre en l'air... [ZAC]
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Jean-Baptiste Lemoine
Cette habitude de tout foutre en l'air... <<< [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Jean-Baptiste avait à peine mis le nez hors de sa péniche, qu'il recevait l'appel quelque peu agacé d'une femme. On lui apprenait que Zac n'avait toujours pas montré sa gueule pour ramasser son gamin et qu'il commençait à sérieusement faire chier à déconner comme ça. Le chef d'équipe lâchait un soupire, alors qu'il terminait de passer la manche de son blouson, faisant comprendre qu'il allait voir ce que foutait son homme. Il avait bien vu que ça n'allait pas très bien en ce moment, mais de là à ce que Sanders reprenne les mauvaises habitudes... voilà quelque chose qui ne plaisait guère au Français. Il avait une certaine affection pour ce mec, parce qu'il avait toujours été à ses côtés quand les choses n'allaient pas, il l'avait sorti d'un certain nombre de merde, mais il avait toujours tendance à s'y foutre à nouveau, presque avec plaisir. Il avait presque espérer que la venue d'un enfant allait poser un peu ce chien fou, mais ça avait été plus que naïf de sa part.

Il avait accepté d'être le parrain de Matt' et se retrouvait plus souvent que prévu avec le môme dans les pattes. Pas que cela le dérangeait vraiment, il aimait le gosse mais.. c'était au père de faire son boulot. Surtout les weekends, c'était bien évidement, toujours dans ces moments, où tout pouvait partir en cacahuète. Il rassurait alors Meg et montait dans sa voiture pour rejoindre le lieu de vie du membre de son équipe. Les traits un peu tirés, lui qui avait cru pouvoir avoir un jour de repos, il lui fallait toujours devoir prendre en main les problèmes des membres de son équipe. Et puis, mieux valait aller voir ce qui arrivait à Zac. Autant il pouvait s'être mis une mine de la mort et comater encore, autant, il pouvait avoir fait pire, ou il pouvait lui être arrivé un truc. Ce ne serait pas étonnant dans leur métier, alors mieux valait contrôler.

Arrivé au pied de l'immeuble, JB parquait son véhicule et allait monter les escaliers quatre à quatre, mains dans les poches, avant de voir s'il apercevait Sanders à travers les fenêtres de l'appart' sans succès. Il frappait donc quelques coups à la porte. Mais après quelques minutes d'attentes, après un regard à droite et à gauche, il balançait un coup de pied bien senti pour l'ouvrir sans plus attendre. L'avantage de faire partie d'une équipe d'intervention de longue date... une porte n'était plus réellement un obstacle pour lui.

Les rideaux étaient fermés, l'appartement restait ainsi dans l'ombre, une odeur peut agréable flottait dans l'air, mais ce n'était pas celle d'un corps en décomposition, ce qui était déjà une bonne nouvelle. Bien entendu, la clope froide imprégnait les murs. Une moue marquait les traits du chef d'équipe, Zac ne faisait pas attention, même pour son gosse. Il marchait lentement, pour éviter d'écraser ce qui se trouvait sur le sol, tout en observant aux alentours, c'était vraiment le bordel dans l'appart', pas de trace de lutte pour autant, quand il ouvrit la porte de la chambre du maître des lieux, ce dernier n'y était pas, il continuait jusqu'au salon, Sanders y comatait à moitié, sur la table, la poudre blanche ne laissait pas trop de doute à Lemoine... il grogna légèrement et s'approchait lentement de son homme, pour le secouer en posant une main sur son épaule.

- Zac? Zac!

Si ce con retombait en chute libre, ils avaient pas fini de se faire un sang d'encre... il lui tapotait la joue pour le faire revenir dans le monde des conscients. Il n'allait clairement pas être tendre avec lui...

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
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Zac Sanders

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Toujours tout foutre en l'air...
Jean-Baptiste & Zac

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La porte cède sous l’impact du coup de frappe de Lemoine. Ce n’est pas du hyper solide. Un bâtiment des années cinquante dont une partie est réservée pour les fonctionnaires de la ville. Junior est venu là, quand son van est tombé en rade pour de bon. Ça va faire sept ans qu’il est installé ici. « Installé » c’est un bien grand mot. Il n’a pas pris ça super au sérieux. La sédentarisation ne lui réussit pas encore. La preuve, il a dû m’y inviter trois ou quatre fois, à tout casser. Il n’y passe pas énormément de temps. Soit il est au Bureau, soit il est sur le terrain. Exactement comme vous en fait.
Sauf dans les périodes dites « down ». Là on peut être sûre qu’il va s’enfermer dans le terrier et ne plus mettre le nez dehors. Dépendamment de son état ça peut être de trois jours à un mois.

Je me souviens de la première fois que tu as fait le coup, alors que tu étais en couple. Meg et toi venez d’annoncer la grossesse. Ça a du te faire un pète au casque (un autre). Parce qu’après ça tu t’es cassé « en randonnée » pendant quinze jours.
Impossible de te joindre, de savoir où tu étais. Ça a mis tout le monde sur les nerfs. Ça tu sais mettre les gens sur les nerfs. Surtout quand plus rien ne compte que toi. Il y a des excuses, après, à chaque fois. Mais c’est comme si la spirale est plus forte que toi. Je ne sais pas d’où ça te viens.

La cam’ fournie par Darren est de qualité. Meilleure que celle que vous avez piquée au Mexicain l’an dernier. Avec l’argent mis dedans il y a de quoi tenir un siège de six mois.
Junior a pour habitude de ne pas faire les choses à moitié. Il y a un mec avec la face défiguré qui l’a appris à ses dépends sur le ring l’autre soir. Parce qu'évidemment, aller au club de flight, sous psychotropes c’est le bon plan. Il a –en plus du reste- une côte fêlée du côté gauche. Allez voir la toubib ? Pourquoi faire ? Monsieur est plus fort que tout le monde.

Il n’entend pas que quelqu’un vient d’entrer dans la chambre. Il est parti beaucoup trop loin. Les molécules sont entrées. Le cerveau réagit avec l’extrémité du manque. Sanders est un toxicomane. Il n’est pas un mauvais garçon dans le fond. Il a fait les mauvaises rencontres une fois. Mais, une fois ça suffit.
La chambre n’a pas dû être aérée depuis trois semaines. Même chose pour toutes les pièces. Combien de fois, je suis passé par chez toi, pour faire le minimum syndical et remplir ton frigo ? Je ne devrais pas le faire. Mais Meg s’est lassée d’être la mère de deux gamins. Si personne ne fait rien, tu penserais à manger un jour sur deux.

A voir l’état du salon il y aurait clairement besoin d’un ménage de fond. La vaisselle sale qui s’entasse dans les coins. Les cartons de bouffe indienne ouverts et moitié consommé qui s’entassent sur les meubles. Le cliché va jusque qu’avec le magazine Playboy abandonné pas loin du canapé. Zac… chéri, Playboy c’est pour les pré ados ou les vieux cons.
Le téléphone portable est quelque part dans la pièce. Il est en mode silencieux ou mieux déchargé. Ils pouvaient bien appeler tant qu’ils voulaient. Se couper du monde c’est la première étape pour une bonne grosse descente aux enfers.

Il est sur le canapé. Il porte le même jeans que quand il a quitté le service vendredi soir. Le sweat est roulé en boule un peu plus loin. La bouteille de vodka vide roule sur la table basse. Quel tableau… Drogue, alcool, de quoi faire d’autant plus faire perdre la notion du temps. Ce qui explique aussi l’état de mon propre estomac depuis vingt-quatre heures.

JB merci d’être venu… encore. Tu sais, cette fois, ce n’est pas vraiment de sa faute. J’étais dans le même état (ou presque) quand on nous a annoncé que l’équipage de son bateau s’est perdu en mer.

« JB ? … Qu’est-ce que tu fous là ? » A la troisième tape, Zac se redresse. Il recule contre l’agression par réflexe. Grogne-t-il le Grizzly qu’on sort de sa sieste. Il se passe le dos de la main sous le nez et il renifle. Des grains remontent dans ses muqueuses. Une partie de la poudre a glissé sur son torse. La poudre se mêle à ses poils. Elle fait encore effet sur son organisme.

Sanders cherche un paquet de cigarettes sur la table. Il tâte au ralenti et avec un équilibre très incertain. Il en trouve enfin une, pliée, mais qui n’est pas cassée. Il cherche de quoi allumer. Sur ses phalanges restent les traces de coups. Derrières les vaisseaux sanguins qui ont explosés il y a une angoisse abyssale.

« Tiens vas-y poses toi. » Propose-il en coinçant la clope au coin de sa bouche. Il soulève son corps épuisé pour faire une place sur un coussin défoncé.





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17th Mars 2019, 19:15
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Jean-Baptiste Lemoine
Cette habitude de tout foutre en l'air... JB détestait voir Zac dans cet état. Ça pouvait avoir tendance à le foutre dans un état de nerf et d'énervement qu'on lui connaissait peu. Mais il avait en horreur de voir ce mec plongé sans réfléchir dans les pires des emmerdes. Il savait combien c'était difficile de sortir un camé de sa routine. Et puis, il fallait le protéger. Faire en sorte que ça ne se voit pas, que ça ne se sache pas. Car si les supérieurs finissaient par en avoir vent... c'était fini de la carrière de Sanders. Mais quand il était comme ça, est-ce qu'il en avait encore quelque chose à foutre? Il donnait toujours cette impression que tout lui passait au-dessus. Il se moquait bien de la suite de sa vie... alors qu'il avait un gosse, en plus du reste. Ça pouvait donner de quoi sentir son sang bouillir, au moins un peu... surtout parce que le français se sentait responsable. Non pas de la chute de Junior dans la drogue, mais de lui, tout simplement. Il ne voulait que le meilleur pour lui et si parfois il y avait des hauts, les bas étaient conséquents.

Que l'autre grogne parce qu'on le dérangeait, ne fit que tirer une vague moue au supérieur, qui manqua de lui en coller une, direct dans la face, pour le remettre sur ses pieds plus rapidement. Il remarquait les poings blessés. Comprenait très bien ce qu'il s'était passé. Ce n'était pas la première fois. Il avait intérêt à ne pas lui gueuler dessus tout de suite.

- Qu'est-ce que je fous là à ton avis? T'avais pas ton môme de garde ce weekend des fois? Fit-il dans le même grognement, le laissant se redresser, alors qu'il allait déjà ouvrir en grand quelques vitres, pour aérer la pièce, qui puait et pas que le renfermé. Tu réponds pas à ton téléphone, tu laisses tout le monde dans l'expectative, fallait bien venir s'assurer que tu t'étais pas fait descendre.

Lemoine observait son homme se mouvoir tout en se frottant le haut du nez de deux doigts, son téléphone dans une main, prêt à rassurer la mère de son filleul. Au moins, son père n'était pas mort. Mais il aurait pu ne pas en être loin, vu ce qui traînait dans le salon. Drogue et alcool....

- Putain tu fais chier Zac...

Non, il n'avait pas envie de se poser. Non il n'était pas là pour discuter le bout de gras avec Sanders. Mais il était bien là pour lui mettre le coup de bottes qu'il lui manquait depuis quelques temps. Il le voyait glisser sur la pente dangereuse du laisser-aller. L'inquiétude n'était pas une excuse pour replonger aussi facilement.

- T'en as pris combien? Le fixant d'un regard noir. C'est qui ton fournisseur?

Parce que notre homme n'aurait clairement aucun problème à retrouver le dealer et à lui faire la tête au carré. Quitte à l'envoyer à l'hosto plus que nécessaire. Ils le savaient pourtant, que Sanders était interdit de vente, tous les dealers, ou presque, du coin avaient été mis… « au courant ». Si la directive n’était pas respectée le retour de bâton pouvait être violent. Si en plus, il apprenait que c'était l'autre connard d'écossais qu'il avait eu en garde à vue quelques jours plus tôt... pas de doute qu'il se ferait un plaisir de lui pourrir la vie profondément et très longtemps.

- Lève-toi, t'as besoin d'une douche...

Le lieutenant ne s'était pas arrêté de bouger, la poubelle avait été mise au coin de la table et tout ce qui s'y trouvait s'y retrouvait balancé. Pas de doute qu'il allait chercher la planque où était posée la drogue, s'il en restait, pour s'en débarrasser. Qu'importe la thune que Zac avait pu mettre dedans. Cette merde ne resterait pas à sa portée. Il allait l'empêcher de descendre plus loin, quitte à ce qu'ils se battent. Tout ça, il le faisait pour lui.

L'envie de l'insulter était belle et bien présente, il allait plutôt lui faire couler l'eau dans la douche, ne lui laissant pas la possibilité de dire quoi que ce soit, revenant dans le salon, il lui attrapait la clope et l'aidait à se mettre debout.

- Ça a réglé tous tes problèmes? Grogna-t-il, même s'il posait la question, elle était plus rhétorique qu'autre chose. Parce qu'il savait que ça ne faisait qu'empirer la situation. Il le foutait sous le jet d'eau, après lui avoir viré son jeans, sans lui demander son autorisation. Vu l'état dans lequel il était de toutes les façons...

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17th Mars 2019, 19:25
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Le patatras de la réalité en plein de la figure. C'est très loin de ce que tu avais en tête en sniffant la ligne. Tu réceptionne mal tout ce qui se passe. Surtout quand tu n'as pas envie de capter ce qui se passe. Là tout ce que tu peux te dire c'est que tu voudrais finir ton tripe tranquille. Sans personne pour venir t’emmerder.

« Quoi mon môme encore... » Marmonne-t-il plus ou moins conscient que en effet, généralement le week-end c'est lui qui a le môme. Même pas 48h par semaine. Ça va. Ce n'est pas le plus contraignant. « Mon môme. C'est celui de Meg aussi. » Avec la mauvaise fois du fautif.

Il faut bien avoué que votre séparation n'a pas « tasser les choses » comme c'était prévu à la base. Entre Megara et toi c'est souvent la guerre. Cela irait sûrement mieux si tu acceptais de parler. Avoir une vraie conversation d'adultes. Elle court aprés ça. Je n'ais pas le cœur à la décourager. Ça crève tellement les yeux que rien n'est fini. Mais tu ne veux pas en parler. Tu ne veux pas le voir.

Enfermé dans l'obscurité depuis un moment Sanders se sent agressé par la lumière extérieure. Il lève son avant-bras pour protéger ses yeux explosés. Un Vampire parmi les siens. Le teint cireux et les cernes ne lui rendent pas hommage.
Pendant ce temps la voix de Jean-Baptiste résonne dans la pièce. Il parle trop vite, pour que le cerveau ait le temps, d'assimiler les informations. Il est question de son téléphone. Un mot clef que Zac capte. Son regard s'attarde sur une zone du salon. Le dernier endroit où il aurait pu poser l'objet. Mais en fait, il s'en foue un peu. Il voulait se faire son speed en paix.

« Descendre par qui ? » La perplexité soudaine lui donne un semblant de lucidité. Une seconde tout juste, le temps que la question s'évapore avec le reste. La colère de JB ne le touche pas. Junior est à des milliers de nœuds de là. L'entendre jurer en Français le fait rire. Un rire gras chargé des excès des dernières 48 heures. Lemoine donne des leçons de Français à son cadet depuis des années. Sanders n'est pas con. Mais c'est un élève délitant. Tantôt studieux, tantôt rebelle, difficile de progresser en profondeur.

« Je sais poaa. » Trois lignes. Quatre... ? A partir d'un moment compter devient superflue. Il n'y a plus que l'effet qui compte vraiment. La pression sanguine, les synapses qui s'ouvrent, le plaisir, un tas de réactions que Zac a attendu depuis plus de cinq ans. Mais ça, aucun de ses proches n'est prêt à l'entendre. Même quand on arrête la drogue on arrête pas vraiment en fait. « Je sais pas, j' te dis. Arrête avec tes questions là ! C'est bon ! » Donner son dealer et fermer la porte à la matière première ? Zac se tape un tripe. Il aime ça. Il en reveut. Il reprend. Et il reste conscient de la base. Pour que cela puisse continuer Darren doit le fournir. Donc pas question de faire la balance.

L'agitation de Jean-Baptiste te met dans une posture désagréable. Ça tu balises. S'abandonner à ses démons les plus intimes. Les petits plaisirs solitaires du frère malheureux. C'est facile. Avec cette présence, vivante et exigeante dans le salon c'est maintenant impossible. Mais voilà, tu fais le con. Tu tentes de faire de la résistance, il s'enfonce dans le canapé pour fumer.

« Putain JB arrête de t'agiter comme ça. Tu me donnes envie de gerber. » Confus Junior associe son chef à sa coéquipière. Byrd qui s'est mis sur son dos pour qu'il parle de l'affaire. Ça va vite dans son crâne chaotique. Tout à coup, il se sent oppressé. Acculé. Avec la sensation de se retrouver dix ans en arrière. De quoi donner encore plus le vertige.

Le bruit de l'eau dans la salle de bain provoque un autre éclat de rire chez Sanders. Il se sent comme quand il était adolescent et que son père arrivait à son retour des soirées de fête. Coupable mais effronté comme le pire des gosses. Avec le sourire et la tête à claques assortie.
Il profite que le lieutenant soit loin pour choper un des sachets et le coincer entre les coussins du canapé.

« Hey !! » Il cri, protestataire, quand Jean lui arrache sa cigarette. Le tabac est la moins grave de ses dépendances. Je ne pense pas que ce soit rassurant. Une seconde, par vengeance puérile, il pense à s'en allumer une neuve. Mais, il n'a pas le choix que de suivre les ordres du chef. Ce qui est bien. *Tu vois Iza quelque part toi ?* est la pensée noire qui le traverse. Il passe son bras lourd à la nuque du Français. Il a l'impression d'être un handicapé. Tout ce qu'il arrive à penser pour l'instant c'est qu'il a envie de pisser.

Je crois qu'on peut parler de pathétisme Jean. Clairement.

L'eau est froide. Tu tremble. Ton corps est contracté pour lutter contre le froid. Tes côtes sont un peu saillantes. Un autre signe que tu ne te ménage pas assez. Il y a des bleus sur ton dos. Visiblement tu as fait plusieurs combats.
La douche a l'effet d'une claque. L'effet planant se dissipe un peu. Alors, lentement, tu réalises, tu te rends compte de la scène. Un hoquet secoue des épaules raides.





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Zac Sanders
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17th Mars 2019, 19:45
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Jean-Baptiste Lemoine
Cette habitude de tout foutre en l'air...
Ce genre de réponse de la part de Zac, donnait des envies de meurtre à JB. Bon c'était sans doute un peu exagéré mais il n'avait vraiment pas la patience pour ce genre de connerie. Ils s'étaient déjà battus là-dessus. Le plus jeune avait promis à son aîné de faire attention, à combien de réunion étaient-ils allés ensemble. Depuis combien de temps le français se retrouvait à faire la béquille pour lui? Il ne comptait plus, il n'avait jamais compté en fait. Mais le voir foutre en l'air tout ce travail qu'ils avaient eu du mal à obtenir le mettait légèrement hors de lui. Surtout que Zac n'était pas tout seul, il avait des responsabilités. Qu'il le veuille ou non, il était père. Mais même ça, ça ne le gardait pas sur le droit chemin. Alors oui, parfois, notre inspecteur avait envie de lui foutre son poing dans la gueule. Mais seulement un sourcil se haussa, en même temps que sa mâchoire se crispait quelque peu, quand même, signe d'une profonde exaspération.

- Bien sûr qu'il est de vous deux, mais c'était ton tour de le garder et tu préfères te mettre la misère plutôt que de penser deux minutes à lui. Tu me fais honte parfois, à penser qu'à ta PUTAIN de gueule!

Lemoine voyait bien que son interlocuteur ne tiquait que sur quelques mots clés. Il ne manqua pas de soupirer à nouveau profondément, alors qu'il nettoyait de façon rapide et sans se poser de question le bordel qui pouvait se trouver dans les parages, tout en aérant la pièce.

- Va savoir, une ponte de la mafia comme un petit con que tu serais allé emmerder pour le plaisir... on sait jamais avec tes conneries.

Oh non, il n'avait pas dans l'idée de vouloir lui passer quoi que ce soit ou de le ménager. Puisque Zac avait décidé de jouer aux cons, il serait traité de cette façon. Pourquoi prendre des pincettes, quand il n'y avait aucun effort fourni en retour? On pouvait vouloir l'aider, mais il ne fallait pas que l'autre croit que parce que tout n'était pas rose dans sa vie, on lui passerait tout... bien au contraire. Parce que ce n'était pas la première fois que cela arrivait. Trouver des excuses, une fois, ok, deux fois... passe encore mais plus? C'était vraiment que l'autre cherchait à se faire taper sur les doigts.

Il se gratta vivement la barbe alors que les réponses de Sanders ne lui convenait clairement pas et pour éviter de faire un geste qu'il regretterait sans doute plus tard. Le fait qu'il se soit trouvé de la poudre pouvait le mettre hors de lui, mais il garderait son envie de faire sauter quelques molaires pour le dealer qui avait passé outre l'interdiction. Que son subordonné lui donne le nom ou pas, le français était suffisamment bon enquêteur pour finir par lui mettre la main dessus et ça allait très clairement chauffer.

- Non c'est pas bon! T'as vu l'état dans lequel t'es?! Le levant de force, qu'il le veuille ou non, que ça le fasse rire, qu'il joue au gamin rebelle, le plus vieux n'en avait cure. Ouais ouais, gerber ce serait un bon début... grogna-t-il alors qu'il prenait tout son poids sur la nuque et le tenait fermement par une hanche, pour l'amener à la salle de bain. La remarque sur la frangine lui fit hausser à nouveau un sourcil. Elle ne serait pas capable de supporter ton bordel... et ta connerie!

Bien sûr qu'elle n'était pas là.

- Et tu penses pouvoir l'aider ainsi? T'as l'esprit tellement embrouillé que tu serais capable de te faire mal tout seul... bien joué.

On l'avait dit, JB n'était pas tellement en état de vouloir soutenir son homme... là il avait juste envie qu'il ouvre les yeux et se rende compte de ce qu'il venait de faire. Ce n'était pas ainsi qu'il l'aiderait au mieux sans doute, mais on ne pouvait pas toujours demander au leader de la Strike Team de porter des gangs. Parfois, lui aussi atteignait les limites de sa patience. Et de l'équipe, il était celui qui en avait sans doute le plus.

D'un mouvement, il mettait Sanders sous le jet d'eau. Il avait fait en sorte qu'elle ne soit pas glaciale non plus, il ne voulait pas le rendre malade, mais si cela pouvait lui remettre un peu les idées en place... il semblait que ce soit le cas d'ailleurs. Son regard d'un coup était moins embrumé, JB le maintenait à peu près debout, se trempant aussi de ce fait, mais ce n'était qu'un problème secondaire. Il remarqua alors que les émotions risquaient de prendre le pas sur son ami.

- Ça va aller Junior... d'une voix plus calme et plus douce, ouais il pouvait passer de l'un à l'autre avec une facilité assez déconcertante mais parfois... c'était la situation qui l'exigeait.

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20th Mars 2019, 14:29
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« Oh ! Ça va ! J'ai capté ! Pas besoin de gueuler ! » Beugle Sanders encore plus fort que son chef.
La colère de JB déteint sur lui par mimétisme. Bien qu'il n'est pas en état pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette dispute, il en sent les effets sur son humeur. Lui qui était peinard dans son coin, sans rien demander à personne.

Le tapage traverse peu à peu les murs. Les hurlements que vous poussez brise la quiétude de la fin de semaine. Le voisinage se met à écouter ce qui se passe à l'étage. Le couple de petits vieux du premier se met à commenter ouvertement. Depuis que sa dame la quitté l'Inspecteur ne tient pas la barre. Il n'y a qu'à voir dans quel état il rentre au petit matin. « Si ce n'est pas malheureux... »
Et ils y vont de la critique des Autorités et du service de l'Ordre. Eh bien oui, comment au juste font-ils le recrutement des jeunes maintenant ?

« C'est ça. » Ricanes-tu devenant narquois. Tu te penches en culbuto pour essayer d'attraper une canette à moitié pleine. Mais, Lemoine est plus vif que toi et la retire de sous ton nez. Tu ne débat pas. En réalité il n'y a pas de soif. Tu es plein. C'est juste pour ne pas perdre la face devant Jean-Baptiste que tu agit comme ça. C'est ça le plus idiot. Si au moins ça t'indiffères vraiment. Mais non, le pire, c'est que ce qu'ils pensent de toi compte. Ce que je penses de toi comptes. Espèce de crétin va. « J'suis pas con non plus. J' sais qui faut éviter. » D'autant que le bon vieux Luke regarde pas mal dans votre direction depuis quelques temps.

Sur ces peu de pas vers la douche Zac s'appui sur toi JB. Il se repose sur toi. Parce que toi tu lui en as donné le droit. T'es le seul mec sur cette bon dieu d'île dont il voudrait ressentir la fierté dans le regard. Le Père de substitution sans que vous l'ayez demandé l'un ou l'autre.
Bien sûr papa pourrait faire quelque-chose. Mais papa est en train de sillonner le pays tout entier à ma recherche. Il ne peut pas faire les deux nous sauver tous les deux en même temps. Alors, ce n'est pas juste, mais ça repose sur vous Marlon, Rylee et toi.

« Ca m'aide. Je vois les choses... » Un faux pas fait basculer son corps en avant. Il est à un cheveux de tomber vers l'avant. Un haut de cœur lui bouscule la poitrine. Il régurgite avec peine. Mais la bile reste dans l'estomac pour le moment. Une suée monte et lui trempe les omoplates. « Y a la pizza qui passe pas... » Non, ce n’est pas la pizza qui ne passe pas. C’est tout le reste.

Dans le couloir, un vieux piètine dans le couloir pour venir voir ce qui se passe. Il trottine animé par une curiosité un peu mal placée. La porte d'entrée de l'appartement est encore ouverte. Elle donne sur le patio d'où monte les derniers relents du renfermé. L'ancien fonctionnaire fronce du nez. Il se met une main devant le visage.

- « [color:b423=#green] Faut-il appeler les pompiers ? Mr Sanders ? Quelqu'un ? » Qu'il hélle d'une voix chevrotante en résistant à l'envie d'aller plus loin.

Il y a coup sur coup, le début du dégrisement et l'épuisement qui se conjuguent. Ça peut ressembler à un coup de massue sur les épaules. Zac a les jambes qui tremblent. Il flageole lentement. Chancelant, tandis que tous les excès des semaines viennent de rattraper dans un double galop. Les insomnies, les repas sautés, la drogue, les combats, ont finalement raison de son entêtement de loup.
Les fils de fer qui tiennent Junior en marche son coupé, un à un. Alors, tout en se tenant à Jean-Baptiste comme à une bouée, ll glisse centimètres par centimètres jusqu'à toucher le carrelage de la cabine de douche. Il s'écrase lui même un pied, dans une position étrange de pantin désarticulé. C’est dans le grotesque.
Les doigts toujours bien accrochés au bras de son allié. Il s'y cramponne avec une sorte d'épuisement désespéré. Il renonce à la fierté, à la colère. La peur est la seule émotion encore présente dans ses tripes.

« Non ça peut pas aller. J'sais pas où est Iza. J'la... J'la retrouve pas JB. » 29 jours de recherches. Pas le moindre signe de moi, nul part. La veille, il a eu maman au téléphone. Elle avait cette voix dure. Celle qu'elle avait chaque fois qu'elle n'était pas satisfaite. Zac avait eu 15 ans à nouveau. Même notre mère était à des milliers de kilomètres, elle lui avait fait baisser les yeux. D'ailleurs que pouvait-il rétorquer. Elle avait raison. Il était inspecteur. Cela faisait plus de dix ans qu'il travaille pour l'une des plus prestigieuse agence du globe. Malgré cela, il n'arrivait pas à retrouver sa sœur ? A quoi cela servait-il ? L’échec lui collait à la peau.  « ... j'ai besoin d'aide. » Pleure-t-il d'une voix si basse qu'on peinait à l'entendre. Mais, enfin, oui enfin, un premier pas était fait. Celui que Rylee l'avait poussé à faire il y avait trois semaines de ça déjà.





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Jean-Baptiste Lemoine
Cette habitude de tout foutre en l'air...
Le regard noir de Jean-Baptiste voulait tout dire. Bien sûr qu'il avait besoin de gueuler, bien sûr qu'il fallait réagir comme il le faisait. La pente descendante que venait de prendre Zac, allait bien l'amener à une mauvaise fin. Et notre ami se refusait catégoriquement à ce que cela arrive. Il avait déjà perdu un membre de la Strike, il n'en perdrait pas deux. Alors s'il fallait coller des claques à Junior pour qu'il arrête de jouer au con. Il le ferait, quitte à avoir les mains en sang à force. Mais jamais il ne le laisserait tomber au fond du trou. Il se mordait légèrement l'intérieur de la joue pour ne pas exploser plus. Vu l'état dans lequel était Sanders, il ne pourrait de toutes les façons pas comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette conversation qu'ils avaient entamée.

- T'as capté? Vraiment? Laisse-moi avoir un doute...

Difficile d'agir en totale neutralité face à un mec qu'on aime profondément, qui fait le con. Surtout que JB ne sait pas pourquoi il part en vrille comme ça. Il a bien vu que c'était tendu dans l'équipe. que Zac avait une dent contre Rylee, que cette dernière ne manquait pas de le foutre dans les cordes à chaque fois mais aucun des deux ne voulaient l'ouvrir face à lui. Mais était-ce vraiment que cela? Une mésentente entre les deux équipiers qui mettait Junior sur cette voie? Il doutait que ce soit aussi simple et pour une "futilité" pareille.

- Ouais bien sûr, dans cet état, je suis certains que tu sais encore réfléchir correctement. Le raille-t-il.

En effet, Zac n'est pas con, en temps normal. Mais là, rien n'est normal. Vu tout ce qu'il s'est enfilé, il serait capable d'aller cracher à la gueule d'une ponte de la mafia, tout en ricanant comme il le fait si bien face à lui à cet instant. Voilà pourquoi JB se permet de lui dire le fond de sa pensée. L'alcool et la drogue, rien de pire pour devenir l'homme le plus con de la planète. L'important, maintenant, c'était de le faire sortir de cet état, le rendre un peu plus vif.

Le plus jeune peut totalement se poser sur son chef d'équipe, Lemoine a toujours été le pilier central, il s'est donné ce rôle et le soutient à la vie à la mort. Qu'importe les conneries de son subordonné, il sera toujours dans les parages pour lui tirer les oreilles et le remettre sur la bonne voie. Même si cela lui demande beaucoup, à lui aussi. Secouant la tête aux conneries que pouvait lui sortir Junior, il le maintien avec plus de fermeté alors que ce dernier manqua de les foutres tous les deux par terre, à force de ne pas savoir marcher correctement.

- Bah voyons, t'es même plus capable de mettre un pied devant l'autre, alors je vais te croire quand tu dis que ça te permet de voir les choses. La vie en rose, puis la descente aux enfers, super plan, bravo. Grognait-il entre ses dents. Qu'est-ce qu'il pouvait détester cette dépendance à la drogue qu'avait Sanders. Ça ne m’étonnerait pas, surtout si elle traine là depuis des semaines...

L'eau à cet effet purificateur, qui réveil un peu plus sérieusement le drogué. Le français le retient comme il le peut, alors que Zac dégringole physiquement dans la douche, pour se retrouver assis dedans, il le laisse le tenir, lui pose une main sur l'épaule, tente de le faire s'installer plus confortablement au moins. Il peut lire toute la détresse de son interlocuteur. Il y a quelque chose de grave qui se passe. Chose dont il semble vouloir taire la provenance. Comme s'il avait peur d'en dire plus à son chef et ami. Ce qui pourrait finir par devenir vexant à force. Concentré sur lui, le chef d'équipe n'a pas entendu qu'un voisin trop curieux avait décidé de se mêler des affaires du jeune flic.

- Hey... alors que les barrières explosaient les unes après les autres. Les larmes de Junior pouvaient très clairement l'inquiéter. Qu'il parle d'Iza comme ça, certes il ne l'avait pas croisé depuis quelques temps, mais ne s'en était pas inquiété plus que temps. Sachant que la demoiselle aimait bien parfois aller fouiner dans d'autres coins que Londres. Qu'est-ce qui se passe? S'accroupissant à sa hauteur, posant une main sur sa nuque, pour l'attirer un peu contre lui, frottant vivement son bras, dans une attitude protectrice et plutôt paternel. Je suis là pour t'aider Zac.

Et il ferait tout pour, comme il l'avait toujours fait.

*En français dans le texte
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Zac Sanders

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Cette habitude de Toujours tout foutre en l'air...
Jean-Baptiste & Zac

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La pente raide sur laquelle Sanders glisse ces derniers jours est peut-être même plus dangereuse que celle que vous arpentés à quatre dans le boulot. Parce que le danger ne vient pas de son environnement. Il vient de lui. Il est la cause du problème et sa résolution en même temps. Enfin si l'on un peu plus juste on peut dire que je suis la cause.
Zac se connaît mieux qu'il ne veut bien le dire.

« Tu devrais pas... » Balbutie alors notre cher camé, s'arrêtant à mis chemin dans sa phrase, le temps de retrouver un équilibre. En temps normal il est véloce. Il tient debout, il est agile. Vous le voyez pendant les OP. Il se démerde bien. Il a cette puissance nerveuse du félin.
C'est impressionnant, comme une simple réaction chimique dans le cerveau, peut faire planter tout le système. « Mettre en doute un collègue... » Qu’il marmonne. « C’est moche. » Alors… si c’est ça Junior, s’il n’y a pas de défaillance, ni de honte, pour quoi as-tu planté Matt deux fois de suite ? Hein ? Pourquoi ne pas être allé le chercher chez sa mère comme c’était convenu ? Pour faire ce qu’un père est sensé faire ?

Sous l'épaisse couche de mauvaise fois qui te protège de la réalité Zac, je sais que tu sais. Qu'en effet c'est une connerie sans nom que tu as fait d'aller chercher de le dope chez ce petit Écossais. Ils finiront par remonter le filon. Ca aussi tu en as pris le risque en reprenant ce foutu chemin. Que le trio se mette en chasse d’un petit trafiquant.
Tu sais que Megara va t'en vouloir à mort pour avoir choisi cette « solution ». Tu sais aussi que c'est beaucoup demander à Jean-Baptiste encore une fois. Tu connais ton supérieur, non ? Il en va en faire une affaire personnelle. Ça t'arrange bien que ce soit lui et pas le Tank qui ait débarqué ce matin. Devant Lynch tu te serais senti encore différent.

« Mais non tu captes pas... » Mais le système digestif de Junior pris le pas sur toutes les autres commandes. Monofonctionnalité. Il ne peut pas en demander plus. « J'sais pas... » Marmonne-t-il, davantage concentré pour ne pas rendre ce qui lui reste sur le parquet. Les Wcs sont dans un état catastrophique après deux aller retour fatales. On vous épargne l’état du matelas.

Une fois sous l'eau fraîche la digue commence à trembler. Zac n'a pas eu de contact avec une douche depuis plusieurs jours.

« Elle a disparu JB. » Soulagé d'avoir un roc sur lequel s'amarrer Zac tangue vers le Français.
Il se laisse tomber contre cette force sûre et imperturbable. Il le tient par le bras maladroitement et puis par la nuque. Il s’y tient fort. La boule au ventre se resserre. Il les barricades qui contiennent l’angoisse fraternelles se baissent. « Personne ne l’a vue… trois semaines.   » Un reniflement remonte. Il laisse les larmes s’écouler.

Devant ses yeux reviennent les images de mon appartement. Les plantes qui sont mortes de soif. La poussière qui s’accumule dans les coins. La messagerie du fixe qui clignote en rouge. Il y avait dessus plus d’une trentaine de messages. Dont les dix derniers viennent directement de l’autre continent. Le comte a laissé le tout dernier. Le courrier entassé dans la boîte aux lettres. Tout était là pour crier mon absence.
Il n’avait pas eu besoin de plus pour comprendre.

« Téléphone hors service. » Donc pas de localisation GPS possible. Non pas de sauvetage instantané pour moi. Il faut que j’attende -sagement- que mes sauveurs remontent la piste.

« Mr. Sanders ? » Ah. Le voisin est entré. Courbé comme une feuille séchée au soleil. Les lunettes rondes lui donne un petit air de bibliothécaire des années 80.  Il lorgne le chaos du salon comme on regarde un programme de Télé-Réalité. Ce même regard affamé d’histoires. Il capte enfin le bruit de l’eau de la douche. « Nous avons entendu du bruit... » Georgette, l’épouse depuis 62 ans, est dans le couloir. Elle s’imagine ce qu’elle va pouvoir raconter à Jane, quand elle viendra prendre le thé plus tard dans l’après-midi. Les rumeurs sur le policier sont donc vraies. C’est un drogué ! Les êtres humains sont plein, ils sont remplis de petitesses. Les pauvres… Ceux-là ils sont pirs que les autres. Non ?

« Le voisin... » Oui. Pour ce qui est du voisinage c'est mort Zac. Mais bon, plus tard.





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Zac Sanders
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2nd Avril 2019, 21:40
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Jean-Baptiste Lemoine
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Dans d'autres circonstances, peut-être que JB aurait été moins cassant, voire moins cynique envers son collègue. Surtout quand ce dernier lui faisait remarquer que ce n’était pas cool de remettre ses capacités en doute. Mais pour le coup, il estimait être parfaitement dans son bon droit de lui balancer tout cela à la gueule. De toutes les façons, est-ce que Sanders captait réellement tout ce qu'il lui disait? Est-ce qu'il s'en souviendrait? Vu son état, le Français avait des doutes. Et il détestait le voir dans cet état, lui qui croyait que cette saloperie était derrière eux, Zac les faisait replonger. Il n'avait pensé qu'à lui, ce qui était toujours le cas dans ces conditions, mais il n'y avait pas que lui. Il avait un fils, Meg, la team. Pourquoi est-ce que rien ne l'avait arrêté? Cela remettait parfois en doute les convictions de Lemoine. Parce que si même eux, n'étaient pas capable de le retenir, à quel point ce gamin tenait-il à eux? Pourtant, il continuait à lui faire une confiance aveugle, en tous les cas, sur le terrain. Mais avec cette nouvelle descente... cette confiance pouvait un peu se morceler. S'il ne pouvait pas compter sur lui... c'était risquer de se faire trouer la peau en opération.

- Tu viens de t'enfiler de la merde, j'ai bien le droit de douter de tes capacités à réfléchir, Junior. Lâcha l'aîné sur un ton froid et colérique même.

Sérieusement, toute cette situation lui foutait les nerfs en boule. Comme s'ils avaient besoin de ça. En plus du reste. Et vu le boulot que ça avait été de le sortir de là. Mais quel petit con, sérieux! Même quand il apprendrait le pourquoi de cet état, cela ne ferait pas baisser sa colère de le voir reprendre de la drogue. Il estimerait même sûrement, que c'était encore moins une excuse et bonne en plus de cela.

- Ouais c'est ça, j’comprends pas...

Enfin, pour le moment, il l'aidait surtout à rester à peu près debout, jusqu'à la douche. Bien entendu, la détresse de Zac le touchait profondément, il l'écoutait lui parler, fronçant les sourcils. Comprenant que l'affaire pouvait être grave. Et ne comprenant pas pourquoi il ne lui avait rien dit avant. Pourquoi il avait préféré se mettre la tête à l'envers, plutôt que de prendre le parti d'expliquer les choses! Tentant, finalement de prendre sur lui, il continuait doucement à lui frottait le bras, laissant son subordonné s'accrocher à lui, comme à une bouée. Même si Lemoine aurait clairement préféré qu'il s'écroule dans ses bras, mais pas après l'avoir retrouvé drogué et saoulé jusqu'à la moelle.

- Pourquoi tu m'en as pas parlé avant? Trois semaines... on aurait pu t'aider.

C'était quoi ce délire de vouloir faire cavalier seul? Pour le coup, le chef d'équipe ne comprenait pas pourquoi il n'était pas venu le voir, il était évident que JB aurait fait des pieds et des mains pour l'aider, pour retrouver Iza au plus vite. Trois semaines... il avait pu s'en passer des choses. La piste pouvait être totalement froide au jour d'aujourd'hui. Elle pouvait être morte aussi... mais le flic garda tout cela pour lui et releva un bras pour rajouter un peu d'eau chaude, vu que Sanders reprenait un peu ses esprits. La voix inconnue se fit alors entendre, un voisin donc... Jean-Baptiste soupira un instant, il ne manquait plus que cela.

- Reste ici, lave-toi un peu, je vais m'en occuper.

Lemoine s'assurait que son homme s'en sortirait seul, puis se relevait lentement, faisant craquer ses articulations dans le mouvement, avant de rejoindre le hall, un fin sourire aux lèvres.

- Je peux vous aider, monsieur...? Inspecteur Lemoine, je suis un collègue. Montrant sa plaque. Monsieur Sanders vous remercie de vous être inquiété. En fait, il le poussait déjà vers la sortie, sans lui laisser réellement le temps de réfléchir. Tout va bien. Ce n'était pas le moment de laisser voir le bordel que Zac avait foutu dans son appartement. Les voisins pouvaient devenir des gens bien trop curieux.

Encore une bonne chose de vivre sur un bateau.

*En français dans le texte
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5th Avril 2019, 13:06
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Zac Sanders

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Pourquoi ? Oui, pourquoi agir seul et dans l'ombre Sanders ? Voilà une question tout à fait légitime. Une question que Rylee t'a posée aussi quand tu as lâché le morceau. Depuis douze ans vous traversez tout ensemble. Vous êtes liés. Les quatre doigts d'une même main. Toi tu t'ais désolidarisé d'eux. Un peu comme tu t'es désolidarisé de moi depuis quelques années.
Est-ce que ce serait pour ressembler à ton grand modèle ? Lemoine le vieux loup solitaire et indépendant jusqu'à la moelle. Je ne suis pas certaine qu'il y ait de ça ce coup ci. Mon hypothèse -c'est dommage que l'on n'ait pas l'occasion d'en parler ensemble JB- c'est qu'il n'a pas pris le temps de réfléchir à l'équipe cette fois. Ma disparition l'a brutalement ramener à son « autre » famille.

« Je... » Tu ? Qu'est ce que tu  Zac ? « Ma sœur. Ma... ma resp... Ma responsabilité. » On y revient. Voilà ce qu'il a sorti mot pour mot à Byrd l'autre soir. C'est la phrase qu'il a imprimé au fer blanc dans son esprit.
Parce que c'est ce qu'on nous a dit pendant toute notre vie. « Vous devez veiller l'un sur l'autre. Toujours, oui, toujours protéger l'autre. Quand quelqu'un a leur parcours sous les yeux, il peut douter de l'efficacité de la méthode. Zac n'a pas réussi à tenir un foyer stable. Moi, Izaline, je n'ai pas cherché à en fonder un.

Ce n'est pas le moment de lui sortir les stat' JB. Autant que l'on le sache il ne captera rien. S'il comprend ça va seulement l'enfoncer encore plus dans la vase. Les chiffres il les connaît de toute façon. Il sait que passé la barre des trois jours...
Mais enfin, non, je ne suis pas encore morte.

Le voisin du dessus s'impose dans le décor.

« Oh, Ah, bonjour... Inspecteur... » Le mari de Georgette remonte la paire de lunette pour bien voir la plaque du policier. Il n'en a pas vu souvent dans sa vie de ces symboles de l'autorité. Dans son bureau d'agent comptable du trésor public il n'y avait pas de troubles. Il pince la barrette de sa lunette en se redressant. Il papillonne des yeux en voyant ce barbu se rapprocher. « Il n'avait pas l'air content. » Mais de sa position Mr Blackwood ne voit aucune trace de son voisin. Il sent la pression silencieuse de l'Inspecteur. Ça ne l'empêche pas de faire un peu de résistance. En plus d'être un curieux monsieur est aussi un élu de la résidence Tant qu'à être entré dans l'antre de ce sauvage il va en profiter pour laisser un message. Au moins, cette fois, il sera sûre que Sanders l'aura reçu. Ça sera donc plus facile de le prendre en faute. Si... « Vous lui rappelez que la réunion du Syndic' est la semaine prochaine. Il faudrait qu'il vienne cette fois. Vraiment. » Ayant reculé, pas après pas, le vieux se retrouve sur le seuil. Même si le Français sourit il comprend où est son intérêt pour le moment. Et son intérêt est de se retirer. Prendre la poudre d'escampette comme dit le Roger. « Bon eh bien au revoir. » A la revoyure Mr Blackwood.

Dans l'interlude Junior n'a pratiquement pas bougé. Si. Il s'est adossé au verre de la cabine. Il se tient la tête à deux mains. On dirait un mec de la Shoah tellement il a fondu en peu de temps. Sec comme un nœud de chêne. Honnêtement ça n'a rien de beau et ce n'est pas rassurant. Le jet d'eau chaud arrive directement sur ses épaules. La pression de l'eau, la chaleur, rougit la peau du dos.
Ça ne cache pas complètement les marques des derniers rounds. Nessmith a été forcée de le virer de son bar l'autre soir. On l'avait pas vue aussi déchaîné depuis... depuis l'enterrement du cinquième mousquetaire. A l'occasion chef, parle avec Mayra. S'il y en a une qui peut dire l'état de Zac en ce moment c'est elle.

« T'es pas morte. Non. Je sais que t'es pas morte... » Sanders marmonne dans sa barbe. Cela peut faire penser à un schizophrène. Le psychiatre du Bureau a déjà signaler un déséquilibre mental chez cet agent. Il a frôlé la mise à pied pour comportement violent au moins deux fois. Il y a eu des mise en garde pour défiance de la hiérarchie aussi. Lemoine est l'unique homme à détenir une autorité sur lui. N'en déplaise à Clayton. « Je vais te retrouver. JB va nous aider. On va te retrouver. » Il s'adresse à quelqu'un. En l'occurrence cette femme portée disparue.
Lentement, son corps commence à se contracter sur lui-même, cherchant à s'enfoncer dans la matière pour disparaître à son tour.





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Zac Sanders
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Jean-Baptiste Lemoine
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Alors là.... en voilà une excuse des plus bidons. Il était sérieux le Zac, là? Sa responsabilité? Jean-Baptiste aurait pu lui foutre une claque à l'arrière de la tête. Un raisonnement pareil... voilà longtemps qu'il n'avait pas entendu cela. Junior avait parfois des façons de faire qui le déroutait totalement. Pourtant, il savait qu'il pouvait compter sur la team. Que c'était ensemble qu'ils réussissaient le mieux. Seul, contre un ennemi inconnu... sérieusement... qu'est-ce qu'il croyait réussir? Mis à part ce qu'ils étaient en train de vivre en ce moment? Une rechute dans la drogue. Bravo Sanders... mais même si JB avait la mâchoire un peu crispée par cette réponse et toutes ces pensées qui traversaient son esprit, il garda son calme. Et décida, qu'il n'avait rien à gagner à enfoncer encore plus son subordonné. L'état dans lequel était ce dernier, démontrait bien qu'il savait qu'il avait merdé, et pas qu'un peu. Il aurait quand même pu venir chercher de l'aide.

- Zac...... ok... ok.

Mieux valait ne pas enfoncer le clou. Après tout, il était là pour l'aider. Et la première chose, était de lui faire remonter la pente. Suffisamment rapidement, pour qu'ils puissent se mettre au travail. Iza devenait une priorité dans l'esprit de Lemoine. Pour elle d'abord, pour Zac ensuite. Mais il ferait tout ce qui était en son pouvoir, pour la retrouver. Même si pour cela, il fallait devoir aller secouer tous les rats du milieu, même s'il lui fallait aller pousser la porte de De Santis, pour lui demander de l'aide. C'était ça l'esprit Strike Team, faire tout ce qui était en son possible, quand l'un des leurs avaient des problèmes.

Premier emmerdement à régler. Le voisin. Le français faisait donc bonne figure, il empêchait le vieil homme de venir trop loin dans l'appartement, il le faisait reculer, gentiment, mais sûrement. C'était bien les pires, les mecs dans ce genre. Pas de doute que Zac allait finir par se taper une vraie mauvaise réputation dans son immeuble. Ce qui n'allait pas aider, surtout, ce dont il devait s'assurer, c'était que personne ne mentionne la drogue. Enfin, il n'y avait aucune preuve et les dires d'un vieux qui aimait les drames, pouvaient ne pas être pris au sérieux par les collègues. Au pire du pire... JB serait prêt à lui pourrir sa réputation, si cela devait sauver les miches de Sanders. On ne le dira jamais assez, notre vieux loup était prêt à beaucoup pour sa meute.

- Nous avons une enquête difficile oui. Lâcha-t-il quand même, sur le ton de la conversation, tout en donnant une information qui pourrait potentiellement nourrir la curiosité de son interlocuteur. Comme si, aussi, il lui donnait un peu d'importance. Je lui transmettrai le message, mais vous savez, avec notre travail, les horaires ne sont pas si flexibles. Fit-il pour excuser son jeune collègue. Il fera de son mieux pour être présent. Promit-il. Au pire, il mettrait un coup de pied à Sanders, que ce dernier fasse ce qu'il devait. Bonne journée, monsieur. Avec son plus beau sourire, charmant et sympathique.

Puis le français fermait la porte et revenait vers Junior, qui parlait tout seul. Décidément... Il lui posait doucement une main sur la tête. Son état l'inquiétait, vraiment. Il savait que les jumeaux avaient des liens spécifiques, que c'était une relation qu'il ne pouvait comprendre, mais que si cette histoire partait sur la mauvaise pente, la vraie, ils auraient bien du mal à rattraper celui qui survivrait.

- Oui, on va la retrouver Zac, je te le promets.

Rien n'était jamais dit en l'air avec Lemoine. Il attrapait un savon et le plantait dans les mains de son homme. Il était temps qu'il se reprenne, que ses esprits reviennent, qu'il soit au taquet. Dans le bon sens du terme.

- Allez, Junior, fais-moi le plaisir de te rendre visible. C'est pas ainsi qu'on va s'en sortir. J'te laisse 20 minutes pour te refaire une beauté, tu me rejoins dans la cuisine ensuite.

Le chef d'équipe venait de donner un ordre, qui ne souffrirait pas d'une contradiction. Puis il laissait le mec dans sa douche, pour aller chercher la poubelle, afin de faire le tour du salon et des différentes pièces. Il ramassait les déchets, jetait sans réfléchir, fouillait pour trouver la came, qu'il ferait disparaître rapidement. Puis quand l'ordre régna un peu plus sérieusement dans l'appartement, il se rendait dans la cuisine, trouvait de quoi préparer un vrai petit déjeuner à Zac et faisait cuir des œufs, alors qu'il l'entendait arriver.

- Le café est prêt, si tu me mettais au jus maintenant?

Parce que pour comprendre ce qu'il s'était passé, pour trouver ce qu'il fallait faire, il avait maintenant besoin que Zac se mette à table, et lui donne tout ce qu'il avait comme information.

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Zac Sanders

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Merci Jean-Baptiste gardes cette priorité en tête : me retrouver. C'est pas mal. Non vraiment... parce que je dois dire que ça commence à être UN PEU LONG le chapitre journaliste séquestrée. Sans vouloir faire de drama, ou de ramener tout à ma petite personne... ça commence à sentir mauvais tout ça.
Et encore, j'ai la chance d'avoir bien été entraîné par papa maman pour résister à l'oppresseur. Enfin, « chance », tu vois le principe.


Mr Blackwood est donc congédié par le supérieur de l'agent Sanders. Il n'empêchera pas néanmoins une rumeur de se répandre à partir de l'instant où il quittera l'étage. Les conséquences de ce dimanche matin se verront plus tard. Quand les plus suspicieux auront fait leur réunion Bridge du mercredi et craché leur venin à qui mieux mieux.
Pour l'heure...

Il suffit d'une main sur l'épaule pour rappeler cette âme parmi les vivants. Zac redresse brusquement la tête vers son aîné. Un loup sauvage qui se retrouve sous le regard de l'Alpha.
Avec un temps de décalage, il regarde l'objet posé dans le creux de sa paume. Il écoute la voix du Français. Peu à peu les éléments prennent un sens dans son esprit. Très bien, on lui donne le mode d'emploi. Une marche à suivre. Cela tombe bien car l'esprit de cet homme est bien trop épuisé pour entreprendre une action par lui-même.

« Tu pars pas ! » Les liens logiques ne lui viennent plus tout de suite. Le lâché prise c'est fait à tous les niveaux du cerveau. Aussi le café et les 20 minutes ne trouvent pas leur cohérence.
Fort heureusement le corps posséde ses propres batteries. Avec un mouvement automatique le pain de savon est plaqué sur le torse maladif. Une chorégraphie saccadé débute sous le jet d'eau. Un ballet des mains et des bras qui est très loin de ceux que sa mère l'enmenait voir au Royal Opera House.

Dommage que je ne sois pas là pour t'aider à la recherche JB. Je suis la mieux placée pour retrouver ce que Zac cache. C'est comme un jeu sans fin entre lui et moi. Ça a toujours rendu Megara un peu jalouse. Mais c'est comme ça. Il y a des choses qu'on ne partage qu'avec certains.
Pendant ta fouille est-ce que tu retrouves ce paquet emballé ? Celui qu'il a mit dans sa commode depuis l'année dernière ? Celui qu'il a préparé pour sa femme et qu'il n'a jamais eu le cran de lui offrir. Ouais. Il y en a des trucs qu'il a en suspend.


La douche n'a pas fait de miracle. Cependant l'homme est propre. Il a enfiler un caleçon, un jogging complet. Un vétement gris, délavé par les années, qui sert probablement pour les journées à l'appartement. Junior nage dedans. Son métabolisme est déréglé. Entre le tabac, la drogue, le stress, il a perdu pas loin de dix kilos.
Il entre pieds traînant sur le sol. Il tire une chaise avec un énergie fluctuante. Il s'y pose et sent une substance collante venir déranger la plante de son pied nu. Il se penche alors pour voir la trace de ce qui a du être une tâche de lait sur le sol.

« [color=#990000] Damia, une de ses collègues m'a appelé y a deux semaines. Iza ne s'est pas présentée à la réunion de la rédaction, alors qu'elle devait y défendre l'article sur lequel elle bossait depuis deux mois. Elle a essayé de la joindre. Rien. Elle est allée chez elle. Rien non plus. Le gardien lui a dit qu'il ne l'avait pas vu depuis des jours. Impossible de trouver sa voiture nulle part dans le quartier. Alors, elle m'a contacté.[color] » Junior s'arrête. Il doit gérer un coup de poignard dans sa cervelle. D'autant que l'odeur de la cuisson lui retourne l'estomac.
Il se décale pour tirer sur la poigné d'un tiroir latéral à la table. Il y trouve un tube d'aspirine. Il fourre trois cachets dans le creux de sa main, les gobe et fait passer en vidant un tiers du mug de café.

« J'ai fais les mêmes étapes qu'elle. Je suis allée à l'appart. J'ai fouillé son PC. Y avait rien. Pas de voyage prévu dans son planning avant mai. J'ai appelé les parents pareil. La dernière fois qu'ils l'ont vu c'était à noël. J'ai demandé à Sean de tracer son portable nada. Aucun signal de la puce.
» L'énumération des échecs provoque une tension chez le policier. Il sait pourquoi. La suite n'est pas plus encourageante. C'est pour ça qu'il a atteint un seuil de découragement. Aussi parce que les siens l’ont mis face à son incompétence la veille au soir.

« Sa carte de crédit n'a pas été activée depuis 24 jours. » Or l'argent est un élément indispensable. Tout agent le sait. S'il n'y a aucune activité, d'aucune sorte, alors... « Personne ne l'a vue. Personne ne sait sur quoi elle était entrain de bosser. J'arrive pas à craquer sa putain de cléf de sauvegarde. » De quoi tout foutre en l'air, en effet.





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Jean-Baptiste Lemoine
Cette habitude de tout foutre en l'air...
JB suivait du regard le voisin, pour s'assurer qu'il dégage pour de bon, gardant bien entendu son petit sourire, pour ne pas avoir droit encore à des commentaires désagréables de la part de cet homme. Ils en avaient suffisamment à longueur de journée, pour ne pas en demander plus. La porte se refermait donc sur le dos du curieux qui disparaissait au bout du couloir, pour que le chef d'équipe retourne à sa préoccupation première. Zac.

Il lui tapotait doucement la joue, alors que ce dernier le retenait dans un élan presque de désespoir, de peur de le voir disparaître. Ce n'était clairement pas ce qu'il avait prévu. Alors il le rassurait, assez paternellement finalement, avec un sourire, un vrai, au coin des lèvres.

- Je vais juste préparer de quoi te remettre en forme, t'inquiète Zac.

Il le laissait ensuite tranquille. Qu'il se prépare comme un grand. Pas besoin que ce dernier ne vienne aussi brillant qu'un sous neuf. Mais si déjà il pouvait avoir l'air un poil plus propre, ce serait toujours ça de prit. Alors que le français prenait une gorgée de son café, son protégé débarquait. Il avait toujours une sale gueule, mais il était devenu un peu plus présentable. Enfin, si on oubliait de remarquer la perte de poids, qui n'était pas la cause d'un régime, une légère moue marqua les traits de Lemoine, si Sanders continuait comme ça, c'était sa santé qu'il allait mettre en danger, alors silencieusement, il lui posait une assiette sous le nez. Que cela lui donne envie de vomir, ne le vexait pas, c'était toujours la même chose. Mais le plus jeune pouvait se douter que son aîné risquait bien le forcer à avaler quelque chose. Il ne pourrait faire quoi que ce soit, sans prendre des forces.

Tout en jouant au père de substitution, l'inspecteur chef écoutait avec attention les informations que lui donnait son subordonné. Plus il en saurait et mieux il pourrait voir ce qu'il y avait à faire, sur quelle piste partir. C'était en effet inquiétant qu'Iza ne se présente pas à des réunions aussi importantes. Sa collègue avait bien fait de prévenir le jumeau, même si ce dernier avait eu la mauvaise idée de ne pas transmettre l'information plus loin.

- La voiture à un GPS?

Parfois, il suffisait de peu. Sans doute que Zac y avait pensé mais... parfois, sous le coup du stress, on oubliait les bases. Sans compter qu'en plus, Jean-Baptiste faisait son boulot. Il ouvrait des pistes, quitte à les refermer directement après, mais cela permettait de voir où se rendre. Surtout qu'il avait quelques semaines de retard sur l'affaire pour le coup... le flic se posait à côté de son équipier, les assiettes devant eux, les mugs de café à nouveau rempli. Mieux valait que le jeune se shoot à l'aspirine, qu'à quelque chose de plus fort. Voilà pourquoi il ne disait rien.

- Mange un peu.

Même si cela pouvait paraître comme un conseil, c'était presque un ordre en fait. Qu'il le sente ou pas, JB ne lui laissait pas le choix. Tandis qu'il jouait un peu avec les œufs brouillés dans sa propre assiette, parce qu'accompagner quelqu'un qu'on obligeait à faire quelque chose qu'il ne voulait pas, pouvait potentiellement l'inciter à le faire, quand même.

- Hum... t'as vraiment aucune idée de son enquête? Elle n'en a parlé vraiment à personne? Tu ne connais peut-être pas tout son entourage. Marquant un petit temps, alors qu'il se grattait la barbe. En pleine réflexion. Je connais un bon hacker, tout est crackable, quand on sait comment faire. Tu l'as ici? Mange d'abord... lui rappelant qu'il n'avait pas intérêt à lever son cul de la chaise sur laquelle il était assis. Je peux aller la chercher, si tu me dis où elle est.

Et oui, il ne laisserait clairement pas faire ce qu'il voulait. Il avait assez merdé pour le moment. Il fallait sauver sa frangine et ce n'était pas avec un mec à côté de ses pompes qu'ils pourraient y arriver. Sanders devait se remettre en état, être prêt à tout ce qui pourrait arriver. Même si son chef espérait que la frangine allait... allait quoi. Tant qu'elle respirait encore, tout ne serait pas perdu. Il leur suffisait d'un petit indice. Un simple petit indice. Et mieux valait rester optimiste, même si tout jouait contre eux.

- On va la retrouver Zac. Lâcha-t-il alors pour le rassurer, d'une voix assurée, posant sa main sur sa nuque, comme si JB tentait de lui donner un peu de sa force.

Avec Marlon et Rylee sur le coup, tout était encore possible.

*En français dans le texte
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La scène qui se déroule à présent dans la cuisine du jeune homme a au bas mot trois semaines de retard. C’est à présent à quatre individus forçonés de tenter de réparer les pots déjà cassé. Ce qui ne se présent pas comme étant une affaire de routine. Une affaire de routine même un frère angoissé l’aurait résolu en moins d’une semaine.

« Nop. Désactivé par un de ses potes après l’histoire de l'Éthiopien. » Fulmine tant qu’il peut fulminer dans son état actuel. Il invoque une affaire vieille de deux/trois ans. La disparue n’en est pas à son premier problème avec des personnes peu recommandable.
L’Ethiopien étant un érotoman malade jusqu’au dernier grain de sa cervelle qui l’a harcelée pendant des mois. Une courte enquête avait permit de découvrir que ce fou n’en était pas à son premier cas. L’autre fille avait finie étranglée et noyée dans la Manche. La Strike s’était chargée de mettre l’homme hors d’état de nuire. « J’ai vérifié. Ses cousins sont toujours au trou. Ils en ont pour six ans minimum. » Au ton employé l’agent ne laissait cachait pas de mystère sur ses intentions concernant ces deux individus.

Zac déteste être forcé à quoique ce soit. Même si c’est pour son bien. Il ferait peut-être plus d’effort pour le bien de ses proches. Mais autrement, quand sa seule vie est dans l’équation, il est inutile de le brusquer.
Je ne veux pas ruiner tes espoirs JB. Mais regarde, il a déjà envie de repousser l’assiette.


« Elle n’en parle pas à beaucoup de monde pour pas se faire piquer les idées. » Les tactiques protectrices des journalistes et leurs mauvais côtés. Ils se retrouvent en plein dedans. « P’ eut être Meg... » Zac le dit sans une grande conviction dans la voix.
Il ne semble pas non plus très heureux d’amener le nom de son ex-compagne dans la conversation. Il reconnaît ainsi à demi-mot la vérité. La meilleure amie d’enfance de sa soeur ne sait pas encore qu’elle a disparu. La rétention d’information à donc été jusqu’à ce niveau. Les raisons, les justifications, le responsable est prêt à les dires. Cependant, il semble préserver le moindre de ses efforts et attend qu’on l’accule pour réagir. « Elle a deux trois potes journalistes. Mais son tous en reportage dans d'autres pays. J'arrive pas à les avoir... » La mine du flic s'assombrit. Le rapport n'est pas brillant du tout. Le sort, s'il y en a un paraît s'acharné sur lui. Chaque fois qu'il trouve un indice ceux sont deux pistes qui se referment en contrepartie. Lui qui est croyant, et qui ne dort plus, commence à se dire qu'il s'agit d'une rébribution divine. Le Seigneur a peut-être bien fini par rattraper ses deux Enfants terribles. Qui peut le dire ?

« Un qui est meilleur que Sean ? » Questionne le jumeau sans dénier regarder les oeufs, trop jaune et laiteux pour que sa vue le supporte. Il est suffisamment éveillé pour avoir accès à ses modes de réflexions les plus primaires. Il lorgne son supérieur avec un scepticisme apparent. Ce n’est pas quelque-chose qui est dirigé contre l’individu en lui-même. C’est plutôt la manifestation de ce découragement écrasant que connaît tout enquêteur au cours de sa carrière. « Dans le bureau. Tiroir de droite, en haut. » Il enserre la anse du mug de café et l’apporte jusqu’à ses lèvres totalement banches d’être déshydratées. La boisson chaude fait du bien à son corps. Il sent le liquide qui circule en lui. La saveur amer sur la langue cache le goût de cendre qui s'est enraciné depuis la vieille.

La phrase toute faite. Celle que vous dites aux familles, aux proches des victimes, même quand vous savez que ce n’est pas vrai. Même quand c’est totalement faux et que l’espoir se résume en un bout de peau de chagrin.

« Ouais. Je sais qu'on va la retrouver. Parce que si ce n'est pas le cas. Je ne sais pas ce que je vais faire JB. Je ne sais vraiment pas. Et ça me foue les jetons. J'te jure que ça me foue les jetons. Tu comprends ? » Lui dit-il la voix de plus en plus basse. Il repousse doucement l'assiette. Il attrape un paquet de cigarette qui traîne pas loin. Au fond, ce dont Zac a peur c'est de voir qu'il est sur le point de baisser les bras. Ses mains s'agitent de spasmes de fatigue nerveuse. Il se racle la gorge. Il tousse comme un tuberculeux fatigué. A quand le repos du petit guerrier...





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Jean-Baptiste Lemoine
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Que Zac n'ait rien dit aussi longtemps, rendait quand même assez perplexe son supérieur. Il ne comprenait pas complètement pourquoi. Ok, il estimait que c'était sa responsabilité, mais quand même. Il savait qu'il pouvait totalement compter sur son équipe. Que la Strike Team était là pour les autres, qu'ils auraient gagnés du temps et de l'espérance, s'il avait bien voulu se mettre à table. Mais ce n'était pas le moment de lui passer un savon. Pas aujourd'hui. Quand ils retrouveraient la frangine, parce qu'ils la retrouveraient morte ou vive, là, Jean-Baptiste ne se gênerait pas de faire part de tout ce qu'il pensait à ce petit con. Il les mettait dans la merde, il mettait sa frangine encore plus en danger et qui sait, il avait tout fait pour que les chances de la retrouver encore en vie de plus en plus minces. Les informations qu'il donnait, Lemoine les écoutait et les enregistrait avec précision, une moue quelque peu contrariée passait un instant sur ses traits, alors qu'il comprenait qu'il serait impossible de la repérée grâce à sa voiture.

Izaline aussi, aurait droit à une remontrance de la part de ce vieux loup. Parce qu'elle avait tout fait de travers. Combien de fois lui avait-il dit de faire attention, de dire les choses, ou en tous les cas, de laisser des indices compréhensibles, pour tout le monde? Il n'avait pas compté, mais un sacré paquet de fois. Elle n'en avait fait qu'à sa tête. Comme d'habitude, comme son frère finalement. Ils n'étaient pas des jumeaux pour rien tous les deux. De quoi faire avoir encore plus de cheveux blancs avant l'heure, à notre français. Français qui continuait de pousser son jeune collègue à manger, à se nourrir, parce qu'il devait reprendre des forces. Ce n'était pas ainsi qu'il ferait quoi que ce soit de bien.

- Ok. Fût bien tout ce qu'il avait à répondre à tout cela.

Meg'... voilà un autre truc dans la vie de Sanders, qui n'était pas évident. Et si ses problèmes avec son ex, l'empêchait de prendre sur lui pour sauver sa sœur... l'inspecteur se pinçait doucement l'arête du nez, marquant quelque peu sa frustration, ce n'était vraiment pas une situation facile et rien ne semblait être lumineux pour eux. Ce qui était plutôt inquiétant. Mais il savait aussi que s'il se laissait aller comme son homme à cette table... tout espoir disparaîtrait complètement et il ne pouvait guère se le permettre, rien que pour Iza.

- Donc on a rien quoi...

Il se redressait tranquillement, les deux mains posées à plat sur la table, pour aller chercher la fameuse clé. Il était temps qu'un pro se mette sur cet ordinateur à débloquer. Un léger signe de la tête, démontrait que oui, il connaissait meilleur que Sean, parce que Sean était dans la police, avait des barrières. Lui, il connaissait des gens qui se moquaient bien des lois et qui n'avaient aucun problème à aller se balader là où il ne fallait pas. Mais notre homme ne donnait pas toujours tous ses contacts à ses équipiers. Simplement parce qu'il fallait garder quelques jokers dans ses manches. Certes, ils se disaient tout, mais leurs contacts, leurs indics', ils en gardaient parfois le secret. Pour que toutes les informations ne tombent pas entre de mauvaises mains, si par hasard, l'un d'eux se faisait choper.

- Je vais chercher ça, mange, Zac. Ça devenait un ordre à force.

JB allait donc ouvrir le fameux tiroir et en ressortait la fameuse clé, qu'il glissait dans la poche de son blouson, pour revenir ensuite à la cuisine, il remettait l'assiette devant le nez de son subordonné, il fallait qu'il mange. Oh, il se doutait bien, aussi, que si cet homme perdait sa sœur, ils auraient droit à un pétage de câble dans les règles de l'art, ce que ne souhaitait clairement pas le chef d'équipe. Voilà pourquoi, aussi, il allait tout mettre en œuvre pour la retrouver, quitte à remuer ciel et terre s'il le fallait.

- Je comprends. Il lui prenait les clopes et les posait sur un coin de la table. Mais là, j'ai besoin de toi, frais et dispo, Zac. C'est pas dans cet état que tu vas faire du bon boulot et tu le sais. Une fois que tu auras avaler ton assiette et crois-moi j’vais pas te lâcher jusqu'à ce que ce soit fait. Tu vas aller au pieu et dormir, te reposer, ensuite on reprend les recherches. A notre manière, tous ensemble. Marquant un petit temps, tout en le fixant. Non, t'as pas le choix. Ne lui laissant même pas la peine de répondre quoi que ce soit. Alors ne m’oblige pas à te faire faire les trucs de force. C'était pour son bien qu'il le faisait, il l'avait déjà fait, Zac devait se souvenir que Jean-Baptiste rigolait zéro dans ce genre de moment.

Tandis qu'il reprendrait des forces, Lemoine passerait à la vitesse supérieur, contactant la team d'abord, son hacker ensuite. Chaque minute, chaque seconde comptait. Il le savait, ils le savaient tous les deux. Mais un homme reposé, en valait dix. Et c'était de ça dont ils avaient besoin, pour mener à bien ce sauvetage.

*En français dans le texte
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