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[CLOS] Londres et ses ... surprises ! / JB Lemoine
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Eva Castelli
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Tessier Laure
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FACE IDENTITY : Noemie Watts
IDENTITE : Laure Tessier
GROUPE : L P
RANG : /
AGE :39 ans
ETAT CIVIL : Divorcée avec un fils
PROFESSION : Décoratrice
ETAT DE SANTE : Bon !
LIENS : Eva Castelli Employeur. JB Lemoine ex-amant.



Laure sortait de la séance du matin, un peu rêveuse, alors elle s'était dit alors qu'elle ne voulait pas rentrer tout de suite. Le temps était assez doux, le vent s'était un peu calmé et même si le ciel était gris, cela faisait du bien de voir le jour. Elle n'avait rien de prévu pour la suite de la journée. C'était le premier dimanche sans cartons à déballer. Bientôt, elle pourrait organiser une petite soirée dans ses nouveaux pénates. Donc notre amie s'était tout simplement laissée faire par le hasard. Cela faisait maintenant trois semaines qu'elle se trouvait sur Londres. Le temps passait beaucoup trop vite ! Elle n'avait pas encore eu le temps de faire le tour de la capitale. La ville était très différente de son souvenir de jeunesse. Ce qui n'était pas déplaisant en soi. C'était plutôt intriguant, curieux. Pour l'instant, elle s'était concentrée sur les quartiers avec des bâtiments architecturaux, les musées, les salles d'expositions. Mais ce matin, Laure avait une envie de flâner.

Bigben sonnait midi au moment où elle approchait de Westminster. Elle se souvenait de cette photographie très frappante qu'elle avait vue dans une revue il y avait quelques années de cela. Le palais royal paré de drapés noirs pendant le deuil des héritiers d'Elisabeth II. Cela avait une élégance étonnante. La mort de cette grande Reine avait marqué le monde entier, ainsi que semblait-il, la fin d'une époque. Laure avait senti les changements de façon directe par le métier de Charles. La sphère diplomatique était durement impactée par les décisions politiques des six dernières années. Lauretta devait bien reconnaître qu'elle était soulagée de ne plus être dans ce petit monde mondain menacé.

Un fish and chips dans les mains notre Française reprenait sa promenade sans hâte. Elle abandonne les rues touristiques pour les rues calmes. Elle n'avait pas de plan sur elle. Quand elle avait le choix Lauretta appréciait de se perdre pour mieux se retrouver. Ce fût précisément ce qui se passa un peu plus tard. Plutôt que de demandait son chemin elle continuait avec obstination joyeuse à s'enfoncer dans les rues. D'une rue à une autre elle découvrait le cœur de la citée, celle des Londoniens. Des fragrances d'épices dans l'air, qu'elle connaissait bien, lui happait les sens et la pensée. Elle débouchait finalement, sur une petite place, où un restaurant indien était ouvert.

Attirée par l'hindou et les couleurs de la façade Laure décidait d'aller voir de plus près. Elle avait pour le continent indien un amour particulier. C'était là où elle avait vécu sa plus belle expérience en tant qu'expatriée. L'idée l'avait même caressée d'y revenir après le divorce. Mais cela l'aurait trop éloignée de ses parents vieillissants et d'Hugo. Avec un salut rituel, notre blonde cherchait les formules pour saluer le chef. Ils commençaient joyeusement à converser tous les deux. Ils avaient l'air tous les deux contents que quelqu'un d'autre connaisse le pays. Laure acceptait donc volontiers le lassi proposé. Elle engageait un pas vif vers une table libre lorsqu'une silhouette arrêtait son regard.

« Jean ? Haha ! Jean Lemoine ! Non, ce n'est pas vrai ! » Le corps de Laure avait changé de direction. Elle avait fait un pas vers la table où se trouvait un homme brun. La petite cinquantaine, il portait la barbe, un blouson, des lunettes noir. Le style et surtout la voix ne pouvait pas tromper la Française. Elle connaissait cet homme ! C’était une bonne, une étonnante, surprise. Un sourire heureux et un peu malicieux aux lèvres, elle se présentait naturellement. « Laure ! Laure Tessier... l'été... sur la côte. Ça remonte à loin haha !Tu te souviens ? Ça alors ! » Dit-elle d'une voix légèrement rêveuse, tandis que d'agréables souvenirs remontent à la surface. Ils ne dataient pas d'hier. Mais ils étaient plutôt présents maintenant. Elle se souvenait bien de l'été en question. C'était au moment où elle allait quitter l'école du Louvres. Oui, Laure avait adoré ces quelques semaines de soleil et de plaisirs. D’ailleurs, ils s’étaient quittés avec le sourire! Chacun avait repris sa route. Emportée par l'enthousiasme de cette rencontre inattendue elle oubliait la boisson indienne. Elle avait envie de savoir ! « Qu'est-ce que tu deviens ? Je peux ? » Demanda-t-elle en tirant déjà la chaise vide pour s'y poser. Avant d'aller lui faire une bise décomplexée. Elle déposait un sac sur la chaise voisine et faisait glisser sans manteau de laine de ses épaules. Des boucles blondes lâches, retombent sur ses clavicules à nues, par la coupe de la robe. Un collier sautoir se nichait contre sa poitrine. Ses yeux clairs étaient pétillants et vifs. Cela n'avait pas changé.


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Eva Castelli
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17th Mars 2019, 23:22
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises ! <<<

Quand Jean.Baptiste avait droit à des jours de congé, il en profitait pour ne surtout pas avoir à faire les choses lui-même. Voilà pourquoi il se retrouvait souvent à la table d'un café, pour profiter d'un repas chaud. Certes, beaucoup vous diront qu'il n'y a sans doute rien de plus triste que de manger seul, mais ce n'était pas vraiment le mode de penser de notre homme. Il appréciait de n'avoir personne autour de lui, mis à part des inconnus, lui qui vivait le plus souvent entouré de son équipe, c'était bien aussi parfois, de ne pas avoir à leur faire face pendant quelques heures. Il lui arrivait d'être un solitaire dans l'âme, surtout quand il était en pose. Que son badge et son arme restaient tranquillement à la maison. Sans oublier pour autant de regarder quand même parfois par-dessus son épaule, car on n'était jamais trop prudent.

Le français avait ses habitudes. Il était un client apprécié et presque choyer, parce qu'il permettait de garder un semblant d'ordre dans les parages. Il se risquait souvent à protéger les petits commerces du quartier. Pour éviter que les criminels, qu'importe leur gabarit, ne se croient tout permis. Et il était important que cela se sache. Non pas qu'il attendait qu'on le paie en échange ou quoi que ce soit d'autre, mais simplement pour avoir des havres de paix, à quelques endroits de cette ville.

C'était le cas de ce petit indien dans lequel il aimait venir manger, une bonne bière dans son verre, un plat épicé qu'il attendait, il contemplait la vue à travers la baie vitrée près de laquelle il s'était installé. Le journal était ouvert devant lui, il semblait plutôt calme et détendu pour le coup. Cela ne durait toujours que quelques instants, son téléphone sonnait, car oui, même en congé, il le gardait à portée, prêt à réagir à la moindre alerte. Même si pour le coup, ce n'était pas le boulot, mais son filleul qui avait eu envie de lui dire coucou, alors son père s'était retrouvé obligé d'appeler le parrain. JB avait une vraie affection pour ce gosse, qu'il se retrouvait souvent à devoir garder, quand Zac n'était pas capable d'assumer son rôle de père.

A peine avait-il raccroché, qu'une voix féminine l'accosta. Qu'on l'appelle Jean et surtout, surtout, qu'on lui parle en français sans attendre. Démontrait qu'on le connaissait, ce qui pouvait paraître un peu surprenant aux premiers abords, montant ses barrières d'un coup sec, d'abord sur la défensive bien entendu, il observa la femme qui venait de lui faire face, sa tête lui disait en effet quelque chose. Il suffisait qu'elle donne son nom pour que le tilt ne se fasse. En effet, ils se connaissaient.

- Laure? Oui... oui je me souviens.

Difficile d'oublier aussi. Bien que cela remontait maintenant à quelques années. Il n'avait pas oublié ce sourire, encore moins le reste en fait. S'était-il demandé ce qu'elle était devenue? Après tout, ils n'avaient vécus qu'une aventure de quelques semaines, mais oui, au début, elle avait trotté dans son esprit, pendant quelques missions et puis... la vie avait fait le reste et le souvenir s'était peu à peu effacé. Pour rejaillir sans crier gare aujourd'hui. Voilà bien une personne qu'il ne s'attendait clairement pas à revoir un jour.

Réflexe inné, il se levait pour l'accueillir à sa table, presque pris au dépourvu, il n'eut qu'à hocher de la tête pour accepter qu'elle s'installe et accepter la bise sans réellement y opposer une résistance quelconque. Son parfum flotta dans l'air un instant autour de lui. C'était elle, définitivement. Un léger sourire marqua alors ses traits, tandis qu'il reprenait place en même temps que cette rencontre impromptue. Il lui semblait qu'elle n'avait pas tellement changée, toujours cette malice au fond du regard.

- Cela fait longtemps en effet. Switchant alors automatiquement en français, puisque c'était ainsi qu'elle s'adressait à lui. Glissant son portable dans une poche de son blouson, les lunettes sur le coin de la table. Et bien... je vis dans le coin. Et toi?

L'inspecteur prenait juste le temps de se remémorer bien tout ce qu'ils avaient pu vivre, pu se dire. Sa spontanéité en tous les cas, était toujours présente, il ne savait pas encore comment prendre ces... "retrouvailles", mais... il n'était pas mécontent d'avoir été dérangé dans son repas.

- De passage?

Si elle lui disait qu'elle vivait aussi dans la ville, il serait surpris de ne jamais l'avoir croisé avant.

*En français dans le texte
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19th Mars 2019, 00:06
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Eva Castelli
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Une fois les quelques secondes de surprise passées la Française se laissait séduir par l'heureux hasard de la vie. Elle rendait un sourire à Jean-Baptiste en voyant qu'il se levait tel un gentleman. Cette politesse automatique lui rappelait tout de suite toute la prévenance, dont il avait fait usage avec elle à l'époque. Elle avait aimé qu'on fasse attention à elle la provinciale de vingt ans D'ailleurs, suite à leur petite idylle Laure avait attendu le même genre d'attentions de ses compagnons et de ses compagnes. Elle ne se rendait compte qu'à présent de la raison de son exigence... Jean-Baptiste Lemoine.

Sans quitter cet homme du regard Laure prit un peu plus ses aises sur la chaise. Elle croisait ses jambes cognant ce qui devait être, le mollet droit du policier, par inadvertance. Elle s'en excusait d'un sourire et sourit un peu car cela lui rappelait leur complicité passée. Sans dire que Jean avait été son premier amour, il avait cependant été le premier avec qui elle avait expérimenté un lien de femme à homme.

« Dans le coin ! Adopté par l'Angleterre alors ? Je ne l'aurais pas crus. » C'était surprenant aussi. Jean lui était apparu comme quelqu'un d'attaché à sa terre. Ils allaient pouvoir s'expliquer tout cela et elle était curieuse. Elle apprécie d'avoir directement accès à ses yeux. Laure les retrouvait avec un certain plaisir. Les petites pattes d'oie au coin leur donnaient une touche plus mature. Ce n'était pas sans charme. Lui n'était pas sans charme assurément ! Cela faisait un drôle d'effet de revoir ce visage et d'y retrouver tout ce qui lui avait plut. « Je viens de m'installer en ville ! On m'a proposé un contrat. » La Castelli était un bon employeur. Tessier était sur un plan sécure cette fois-ci. Elle se fit l'effet qu'il ne pouvait pas avoir idée de ce dans quoi elle travaillait. Elle était encore étudiante au moment de leur séparation. Elle voulait être une artiste. Une artiste féministe et révolutionnaire qui bouleverserait le miliieu. C'était assez amusant de repenser à la femme qu'elle était. Voir ce qu'elle en avait fait car la vie ne l'avait pas du tout conduite vers cela enfin de compte. « Je suis décoratrice. En ce moment. Ça n'a pas vraiment à voir avec la pienture... quoique c'est un peu un art. Quand on en a les moyens. » Laure avait évolué dans un milieu aisé. La vie de bohéme Lauretta l'avait choisi en tant qu'étudiante avec ses amis poétes. Mais elle avait épousé Charles qui est un homme aisé. Ce n'était que maintenant, divorcée, libre totalement, qu'elle retrouvait le goût d'une vie plus bohéme. C'était tout simplement une nouvelle étape pour elle. « Et toi ? Encore à l'armée ? »

Le patron du restaurant apparaissait tout à coup devant la table. La vision de l'homme ramena Laure à ses premières intentions. Elle décroisait ses jambes pour bifurquer sur la chaise et s'adresser à l'Indien yeux dans les yeux. Comme elle était en pleine émotion et qu'elle voulait se faire comprendre du brave homme, elle laissait de côté son exercice de langue, pour utiliser l'anglais véhiculaire.

« Pardon ! J'ai croisé un... ami ! » Elle désigna alors son compatriote d'une main légère. Elle adressait un grand sourire, tour à tour à Jean puis au monsieur. « On s'est connu il y a longtemps ! Est-ce que je pourrais abuser et vous demander un lassi ? » La formule était trop « polie » pour être celle de l'Anglaise typique. La blonde ne cherchait pas du tout à masquer ses origines étrangères. Elle avait bien remarqué, c'est vrai, que les étrangers n'étaient pas aussi bien accueilli que dans les années 2000. Mais, elle considérait, avec un rien de sentiment politique, que c'était sa façon de renier le Brexit et de soutenir l'idéologie Européenne. Pour elle, et pas seulement, l'extraction de l'Angleterre était une bêtise. « Je suis désolée de vous faire faux bond. Mais je dois profiter de cette apparition tant qu'il est là. Imaginez... si je ne le recroise que dans vingt ans ensuite ! » Laure ne fût pas sûre que son explication puisse être des plus claire dans son anglais enthousiaste. Mais l'homme souriait avant de s'éloigner tout en silence.

Laure croisa le regard de Jean. Elle partagea un sourire amusé et complice. Cette bonne humeur était causée par leur rencontre. Elle se demandait s'ils avaient encore des points communs, si ce n'est un bon souvenir. Elle l'espérait sincèrement. Cela lui aurait fait plaisir. De nouveau, correctement installée, elle observa ce qu'il avait sélectionné comme plat. Elle sourit, amusée car c'était le genre de menu qu'elle prenait souvent à emporter, pour manger en bouquinant après une grosse journée.

« J'ai toujours pensé à notre été avec le sourire. J'ai même eu envie de t'écrire quelques mois après. Mais tu étais parti « sur le terrain ». » Laure parlait sans timidité de ces souvenirs, de tout ce qu'elle avait pu ressentir et désirer. Elle était jeune et passionnée. Un peu amoureuse aussi probablement. Alors elle avait été déçue, triste. Mais le temps était passé et avait transformé. Elle n'était pas de ceux qui ont peur ou honte de leurs émotions, de leurs sentiments. Elle les vivait pleinement. Elle se souvenait que Jean-Baptiste avait été plus sobre en expressions. Mais ça ne l'avait pas dérangé. Il lui avait semblé que chacun avait son moyen de partager, ce qui pouvait être partagé. « Et alors, as-tu trouvé la femme de tes rêves ? » Bien sûre qu'elle était curieuse. C'était normal. Ils avaient évoqué leurs goûts, leurs attentes, pour la vie. Elle voulait savoir s'il avait eu la chance de trouver tout ce qu'il voulait en ce temps là. Q'importe, marié, ou non d'ailleurs. Même si elle s'avouait volontiers être attirée par l'idée... Enfin, c'était la jeune fille de vingt ans qui l'influençait avant tout. Ou cette petite voix qui se demandait, comment deux êtres sur lesquels le temps était passé, pourraient explorer le plaisir une nouvelle fois. Elle souriait intérieurement d'elle-même. Vraiment, oui vraiment, elle souhaitait pour lui qu'il soit heureux. « Rentre dedans, comme tu vois, ça n'a pas changé. Tu n'es pas obligé bien sûre. Même si parler de la pluie et du beau temps me semble tout de suite moins excitant. » Reconnu la blonde avec un sourire enjôleur. S'il n'avait vraiment pas oublier, il en rirait... probablement !


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19th Mars 2019, 23:02
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
Vrai que cela pouvait paraître étrange de le voir vivre sur ce sol anglais, aux vues de comment ils s'étaient rencontrés tous les deux. Lui qui portait encore l'uniforme français à l'époque et qui n'avait pas de plan réel sur la suite de sa vie. Il ne pouvait pas réellement expliquer le pourquoi de ce changement de pays. Mis à part le fait de vouloir voir autre chose. Il gardait son petit sourire, tout en frottant le bord de la table.

- Qu'est-ce que tu aurai cru? Fit-il avec un petit ton curieux. Adopté je ne sais pas, mais en tous les cas, j'ai l'impression d'être chez moi. Lâcha-t-il tranquille. Haussant alors les sourcils. Oh, j'espère que le contrat et la ville seront à la hauteur de tes attentes. Il se souvenait qu'elle faisait des études d'art. Décoratrice? Tu bosses avec un théâtre particulier? Mais quand Laure enchaîna sur le fait que dépendamment les moyens, tout ceci pouvait devenir un art, il se reprit. Tu t'occupes de décorer des intérieurs plutôt, c'est ça?

Si les clients avaient les moyens, en effet, tout pouvait devenir un art. Il se souvenait de ses talents dans le dessin en tous les cas. Il n'en était pas à trouver dommage qu'elle n'ait pas continué dans la branche, ils s'étaient connus jeunes, allez savoir ce qu'elle avait pu vivre par la suite. Tout en sachant que le métier de peintre n'était clairement pas le plus simple et qu'il fallait bien trouver un moyen de gagner sa vie. Simplement pour pouvoir manger et trouver un toit. Et puis si sa clientèle était fortunée, autant en profiter. Ce n'était clairement pas lui qui critiquerait le fait de trouver un moyen de pouvoir gagner sa vie et la vivre ensuite comme on l'entendait.

- Non, depuis longtemps. Je suis flic. Finalement ce n’était pas si loin de militaire, n'est-ce pas? Il y avait seulement un peu plus de liberté et la possibilité de rentrer chez soi tous les soirs, ce qui n'était pas plus mal aux yeux du Français. Il en avait soupé de la vie en caserne. Il appréciait sa solitude sur son bateau.

Son regard se levait sur le patron du restaurant, un indien qui l'avait pris en affection, parce qu'il lui permettait de ne pas payer pour une protection quelconque à un gang du coin. Il lui permettait d'être en paix et de gagner son argent, sans qu'on le lui vole, ce qui n'était pas rien. Alors parfois, Lemoine se retrouvait avec un repas offert. Le regard que l'indien lui lançait voulait tout dire, il comprenait que la belle blonde, n'était pas insensible au vieux loup et que l'inverse pouvait parfaitement être palpable, même s'ils ne s'étaient pas vu depuis des années. La boutade de Laure ne manqua pas de le faire sourire, amusé, quelques secondes, avant qu'ils ne se retrouvent à nouveau en tête-à-tête.

- Merci, Raj'. Fit alors notre homme à l'attention du patron, qui allait ramenait une boisson à la belle française. Il remarqua son regard sur ses plats. Je demande une deuxième paire de couverts? Avec un petit sourire. Il n'aurait rien à partager son repas. Ça valait bien ces retrouvailles, n'est-ce pas?

Il l'écoutait avec attention, ils avaient donc pensés l'un à l'autre pendant une petite période. Les souvenirs d'eux, étaient agréables. JB avait réellement apprécié cette période avec elle. Même si ça n'avait duré que le temps d'une permission. De toutes les façons, il ne s'était pas fait d'idée avec elle, elle était plus jeune, lui était occupé, la séparation était inévitable. Ils s'étaient mis d'accord dès le début.

- Tu aurais pu, ils m'auraient transmis ton courrier. Gardant son petit air tranquille. Bien qu'il eut mieux valu qu'elle ne le contact plus. Plus simple pour tous les deux de passer à autre chose. Sa question alors ne manqua pas de le faire rire. Il n'avait oublié à quel point elle était spontanée et cette question ne le surpris guère. Il attrapait un Nam qu'il coupait en deux. La seule femme de ma vie, c'est la Loi, on dira. Taquin. Ou comment dire que monsieur était resté un célibataire. Et toi? Tu as trouvé quelqu'un? Il ne remarquait pas de bague à son annulaire, pourtant, la peau semblait légèrement plus blanche à ce doigt, peut-être avait-elle été mariée un temps. Tu sauras qu'ici, commencer à parler de la pluie et du beau temps, c'est le meilleur moyen d'engager réellement une conversation avec quelqu'un. Où est-ce que tu vis alors? Tu connais bien la ville? Besoin d'un guide?

Jean-Baptiste n'était pas un homme timide, encore moins à son âge et puis... ce n'était pas comme si ces deux-là, ne s'étaient pas connu intimement. Alors pourquoi ne pas profiter de ces retrouvailles? Vivre au jour le jour, c'était aussi l'un de ses mottos.

*En français dans le texte
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Lorsqu'il lui était arrivé de penser à Jean-Baptiste elle l'imaginait tel quel
« Je ne sais pas une vie plus itinérante ? A faire les missions et à rentrer en permission chez l'une de tes sœurs. Ou chez tes parents pour les aider à retaper une vieille maison. » Oui, voilà une activité manuelle qui réclame de la concentration et de l'investissement sur le long terme. Laure le voyait bien dans un projet personnel comme ça. « C'est que tu dois l'être ! » Le félicita-t-elle avec le sourire. La terre qui nous voyait naître n'était pas forcément celle sur laquelle on se sentait le mieux. Ce qui expliquait pourquoi depuis l'aube de l'Humanité il y avait des vagues de migrations. Un autre sujet sur lequel la Française avait fini par se cultiver. Elle avait du mal à comprendre certaines décisions politiques des gouvernement pour lesquels Charles travaillait. Lui se lassait rapidement de parler de cela dans le cadre privé. Il répondait aux questions avec des raccourcis. Laure avait trouvé ses propres sources d'informations. Elle était devenue une voix contestataire pendant les dîners mondains. Elle le faisait sur un ton si léger de façon si subtile qu'on ne pouvait jamais lui faire un reproche frontal. Madame Charpentier était une « socialiste » et on le lui pardonnait volontiers. « Je dirais plutôt que je dois être à la hauteur. Mais je te remercie. Ça vient de commencer. Donc il faut encore attendre un peu. Mais pour le moment je suis contente. » Un sourire amusé recueillait la remarque de JB. « Oui. C'est ça. J'ai essayé le théâtre au début. Mais... les horaires ne collent pas. C'était impossible de tour concilier. Ceci dit, j'aimais bien. … Et à Londres ce ne sont pas les projets théâtraux qui manquent pas vrai ! » Une pensée qui demeura d'ailleurs dans un petit coin de sa tête. Elle ne s'était jusqu'ici plus posé la question. Mais rien ne l'empêchait de retourner à ses jeunes amours. « Tu y vas ? Au théâtre ? Je suis allée au Globes le week-end de mon arrivée ! Je voulais tellement le voir ! Si tu as des pièces intéréssantes en tête... je suis toute ouïe d'ailleurs ! » Vivre dans une capitale culturelle comme celle-ci était une chance.

« Policier... » Le sourire de Laure changeait d'un rien. Elle trouvait, il est vrai, que la réorientation allait de soi. Même si ça se déroulait dans le monde civil ça ne devait pas être évident pour autant. La Loi était un repère que beaucoup de monde cherchait à dépasser. « Tu n'as pas choisi le pays le plus facile pour ça. Mais... pas le plus difficile non plus. Tu aimes ça ? Protéger la veuve et l'orphelin ? Mettre les menottes aux brigands ? » L'intonation était amusée. Ce n'était pas qu'elle tournait ce métier en dérision. Elle trouvait qu'il y avait une part de chevalerie moderne. Ce qui allait plutôt bien à Lemoine. Lorsqu'ils se retrouvaient devant de l'injustice, ou de la violence, il était intervenu.

« Oui. Merci Raj' » Déclama la blonde au retour de l'Indien. Elle l'observait poser les boissons sur la table et rebondissait à l'idée de son compatriote. « Très bonne idée oui ! Des couverts en plus s'il vous plaît Raj. Et un Nam au fromage tant que nous y sommes. Il me donne faim. » Accusait-elle dans un rire en lançant un regard amusé à son vis-à-vis. La gourmandise était de ses faiblesses. « Heureusement, je me suis enfin inscrite dans une salle de sport. » Elle n'avait pas oublié non plus les footing côte à côte. Surtout après qu'ils aient fait les barbecues bien arrosés. C'était JB qui l'avait mise au sport. La demoiselle qu'elle était alors avait appris un autre goût pour l'effort. Ça avait été plaisant. Elle n'avait pas réellement été assidue après l'été. Mais, suite à la grossesse, dépréciant son corps et son état, Laure s'était découverte une grande motivation. Depuis, elle avait gardé le rythme.

« Tu aurais répondu ? » Tout aussi taquine que Jean, elle était curieuse de la réponse. Non pas parce qu'elle voulait imaginer une autre version du passé, mais parce qu'elle se demandait en réalité ce qu'ils se seraient racontés. Un Nam chaud arrivait devant elle. Elle remercia d'un charmant sourire et commença à grignoter.

« Un vrai Sherlock Holmes ! » Réagit-elle alors à la plaisanterie de Lemoine. Elle se disait qu'il aurait trouvé s'il l'avait voulu... Le duo qu'ils avaient formé le lui prouvait. Il avait été un agréable compagnon. Il était un homme bon. Il n'y avait pas de raison que cela n'ait pas attiré des belles personnes aussi. Laure s'attendait à ce que la question lui soit rendue. « Oui. Un homme. » Précisa-t-elle car cela faisait partie des éléments dont elle avait tout de suite informé son bel amant à l'époque. Laure avait alors déjà compris qu'elle était pansexuel. Qu'elle éprouvait de l'attirance et du désir pour tous les genres. Il lui fallait avant tout une connexion psychique. Avec Jean cela avait été plutôt naturel dans son souvenir. Elle avait eu envie de le connaître et l'avait désiré en parallèle. « Charles. On est séparé. Ça fait... piouf ça fera deux ans en juin. Déjà ! Ça passe vite. » Elle bu, autant pour d'hydrater que pour s'offrir une pause. « On a pris des directions différentes. Je ne suis pas triste. Lui non plus. J'apprécie la liberté retrouvée ! » Même si elle savait que ce n'était pas très honnête la belle passait Hugo sous silence. Elle ne voulait pas parler de lui et des complications autour de sa garde maintenant. Elle voulait profiter de la légèreté et du plaisir de cette rencontre. Si JB devait en savoir plus sur elle et sa vie il finirait de toute façon par l'apprendre.

« Ah ! D'accord je vois ! Alors dis-moi... quel temps est prévu pour la semaine prochaine ? » Le chercha-t-elle avant de rire un peu. « Je loue un studio dans le district west. Il est un peu cher mais le coin est mignon. Je fais des économies sur le reste. » Les réponses suivantes allaient peut-être leur permettre de passer du temps ensemble dans le future. Tessier avait encore des lacunes en terme de vie Londonienne. L'idée que JB soit un guide lui plaisait beaucoup. « J'ai vécu quelques mois ici il y a des années. Maintenant que j'y pense... Si ça se trouve on s'est croisés ! » Énergique la blonde décroise les jambes pour alterner sa posture. Elle cogna une fois encore le mollet du policier. « Décidément ! » Riait-elle de sa propre maladresse. Elle lui fit un sourire enjôleur pour s'excuser, mais pas que... « Ca a beaucoup changé depuis les années 2000. J'aimerais que tu fasses le guide oui. » Pendant une seconde Lauretta allait faire la plaisanterie d'un paiement de ce service en nature. Mais, il était trop tôt pour faire des blagues sur ce terrain. D'autant qu'année ou pas Jean était encore à son goût. « Je n'ai rien dans l'après-midi donc... ? » Fit-elle en plissant les yeux de bonne humeur. Elle avança une main pour chiper un bout de Nam et effleura la main de Lemoine par inadvertance. La Française ne s'en excusa pas. Ce qui se passait ici était agréable.


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22nd Mars 2019, 14:24
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Jean-Baptiste Lemoine
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Amusant de découvrir comment Laure le voyait vraiment, ce qu'elle avait pensé pour lui. Ce qui ne s'était pas du tout passé, finalement. Même s'il rentrait parfois dans ses Pyrénées pour y retrouver les siens. Personne ne retapait une vieille bicoque, ses frangines se débrouillaient parfaitement sans lui, bref... la réalité et le fantasme ne trouvait pas toujours de terrain d'entente. Pour autant, il trouvait cela amusant.

- Je donnais donc cette impression à l'époque. Alors que maintenant, on le voyait plus comme un loup solitaire, qui ne sortait de sa tanière que pour faire son job.

Peut-être que le côté militaire y était pour beaucoup. C'était un fait. Surtout lui, qui se déplaçait la plupart du temps d'un continent à un autre. Mais il n'avait jamais réellement parlé de la nature de ses missions à Laure. Pas plus que ce qu'il était vraiment sous les drapeaux. Beaucoup de choses devaient être tenues sous silence. C'était un peu le problème d'être dans un contingent de Force Spéciale.

Un petit hochement de la tête marquait les paroles de sa belle interlocutrice. En effet, c'était bien qu'il devait l'être, puisqu'il n'avait plus quitté le sol anglais depuis de nombreuses années maintenant. Même avec toute la problématique du Brexit, il était resté, coûte que coûte. Peut-être aussi que son équipe était à la base de cet enracinement dans le coin. C'était même certains qu'ils y étaient pour beaucoup. JB se voyait mal les abandonner. Comme il voyait mal où aller s'installer ailleurs. Même si peut-être, un jour, Mojo et lui iraient flotter au gré des envies du capitaine, pour quitter pour de bon ce pays. Allez savoir. Ce n'était pas ce qui était prévu pour le moment sur agenda, en tous les cas.

- Tant mieux. Voilà longtemps qu'on ne s'est pas vu, mais quelque part, je pense que tu sauras être à la hauteur. Avec un petit sourire.

Il se souvenait très bien du caractère fonceur et énergique de cette jeune femme. Cette envie de vouloir faire les choses bien, tout en changeant le monde. Si elle n'avait pas changé, il pouvait se permettre d'estimer ce qu'il venait de lui dire. Tout en espérant qu'elle lui donnerait raison et non pas qu'il venait de dire la pire des conneries de la journée.

- Oui, y a de quoi trouver son bonheur ici. Après tout, cette ville était connue pour ses théâtres, pas besoin de chercher loin pour en trouver à presque chaque coin de rue. Peut-être qu'entrer dans le circuit était plus difficile par contre, mais il ne pouvait guère se prononcer là-dessus, ne connaissant pas le milieu. Son peu de contact avec se résumait aux pièces qu'il avait pu voir et les enquêtes qui l'avaient menées à se rendre dans les coulisses de certaines institutions. Parfois oui. Depuis quelques temps, j'accompagne mon filleul. Surtout pour voir des comédies musicales. Vu que c'est de son âge. Le Roi Lion commence quand même un peu par me sortir par les yeux. D'un ton amusé. Matt' avait une grande appréciation de ce show en particulier. Ce qui obligeait les adultes à l'amener le voir de temps en temps... Meg appréciait de pouvoir envoyer le parrain faire cette corvée. Lui, le faisait avec plaisir. Au pire, il dormait pendant deux heures. Je ne suis pas le meilleur concerné pour te conseiller à ce sujet. Mais n'hésite pas à aller voir des comédies musicales, en général, c'est ce qui marche le mieux.

Quel pays pouvait se targuer d'être facile à ce niveau? Ils étaient tous problématiques, il y aurait toujours, qu'importe où on allait, des gens voulant se jouer des lois. Après qui, il faudrait courir.

- Rien n'est facile nul part. Hochant de la tête. Aimer peut-être pas, mais j'ai l'impression de me rendre utile. Et il faut bien des gens pour protéger la veuve et l'orphelin. Pour Lemoine, flic, c'était comme une vocation. Il ne pouvait réellement exprimer pourquoi il avait décidé de porter le badge, mais ça lui avait semblé naturel de le faire. Et cette impression n'avait pas changée, malgré le métier et ses dérives. Il remarqua la petite étincelle dans son regard, ce qui ne manqua pas de le faire rire, un peu, tout en secouant la tête. Ouais, c'est plaisant.

- Alors deux couverts en plus, Raj', merci. Les deux hommes se connaissaient depuis suffisamment longtemps maintenant, pour qu'ils se tutoient l'un et l'autre. Pourquoi ça? Ce n'est pas un Nam' qui te fera prendre des kilos. Fit-il d'un ton amusé. Enfin, il pouvait bien parler, lui qui se faisait ses heures de sport quotidienne. Mais c'était une façon de rester en forme. Pour courir après les criminels, il fallait avoir le physique. Surtout quand on était dans une équipe d'intervention.

- Sans doute, oui. Les premiers temps en tous les cas. Mais peut-être que j'aurai évité de trop le faire, pour ne pas risquer que tu te fasses trop d'idées. Toujours avec son petit sourire. Il l'avait bien vu s'accrocher à lui, de plus en plus. La séparation, même si elle avait été prévue depuis le départ, avait été sans doute plus douloureuse que prévue à la base. Et lui, n'avait jamais voulu lui faire du mal, intentionnellement ou pas.

A nouveau un petit rire. Ils se faisaient souvent comparés à ce détective fictif. Pourtant ce dernier montrait une farouche haine de la police et de son manque de sens pratique. Mais il pouvait pourtant le prendre comme un compliment. Attrapant un peu de viande, il mangeait avec lenteur, discuter permettait cela. Alors qu'il poussait lentement les plats au milieu de la table, que la dame puisse elle aussi se servir. Comme toujours, Raj' l'avait fait servir comme s'il représentait un régiment à lui tout seul. Autant dire qu'il y avait bien assez de nourriture pour deux sur cette table.

Comme il avait donc cru le percevoir, elle avait fini par avoir une bague au doigt. Un homme donc. Mais la relation était terminée, quelque part, il trouvait cela arrangeant. Tout en continuant de déguster son repas.

- C'est même mieux de ne pas être triste. L'observant un instant. Rien de mieux que d'être libre.

Lui en bon célibataire, savait parfaitement de quoi il parlait. Il ne s'était laissé amadouer par aucune femme qu'il avait pu connaître. Puisqu’il mettait rapidement les bases et évitait en général de se retrouver pris au piège. Pour s'amuser une nuit ou deux, pourquoi pas, mais plus... cela voulait dire s'investir dans une relation, qui ne finirait qu'avec des pleurs.

- De la pluie pour la plus grande majorité de la semaine. Un temps anglais quoi. Il notait donc mentalement les informations qu'elle lui donnait. En effet, Londres n'était pas la ville la plus bon marché de l'Europe. Tu ne gagnes pas assez avec des projets comme tu as en ce moment? Enfin t'as le droit aussi de ne pas me répondre... cette habitude de flic de poser des questions aussi. Ils n'étaient pas en interrogatoire. Peut-être oui, mais la ville est grande. Ou ils n'avaient pas à se croiser la première fois qu'elle s'était installée ici. Allez savoir.

Les contacts que la blonde avait avec lui, ne manquaient jamais de le faire sourire. Il pouvait parfaitement croire qu'elle ne faisait pas cela totalement innocemment, mais il n'en était pas dérangé, bien au contraire et faisait un petit signe pour dire que tout allait bien. Pourquoi l'empêcher d'essayer? Il levait la main vers une serveuse pour ravoir quelques nams. Avant de revenir sur son interlocutrice. Jean-Baptiste retrouvait donc cette spontanéité qui la caractérisait.

- Haha! Il ne s'était pas proposé de vive-voix, mais elle le prenait à son propre piège. Tu m'as eu, ok... je serai ton guide. Haussant un sourcil. Elle allait rapidement en besogne. T'as de la chance de tomber sur mon jour de congé. Avec un nouveau petit sourire. Qu'est-ce qui te ferait plaisir de découvrir?

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
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Eva Castelli
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Un jeune soldat Français des forces spéciales bien entendu cela avait intrigué la jeune artiste provinciale qu’était Lauretta. Tout le mystère qui courait autour de lui. Cela donnait un petit charme. Elle l’avait questionné un peu au tout début. Puis, enfin de compte, elle s’était résolue au silence souriant du beau brun. Elle avait appris d’autres choses sur lui.

« Eh bien ta confiance est flatteuse quand même JB. » Insista Laure au compliment de son interlocuteur. Elle pensait objectivement faire du bon travail. Elle était humble. Probablement aussi parce qu’elle n’avait pas l’âme d’une carriériste. Elle était bien plus proche des artistes que des femmes d’affaire. En cela la vie avec Charpentier avait été “pratique”. Elle était débarassé des questions financières. Donc, non, elle ne courait pas aprés l’argent. Elle voulait simplement faire quelque chose qu’elle aime et du mieux possible. Mais l’entendre de la bouche d’un homme qui n’avait pas observé son travail c’était un réel compliment. Elle lui rendit un sourire éclatant. « Si tu entends parler de quelqu’un qui a besoin de refaire sa déco, penses à moi ! » Elle saisit son sac en vitesse pour y prendre une carte de visite et la lui poser pas loin de son assiette. « Je fais aussi les bateaux ! » Lui précisa-t-elle tout en charme. Elle avait eu l’opportunité de travailler sur des types de lieux variés. Les changements de pays avaient beaucoup aidé à cette diversité.

« Les comédies musicales, oui, c’est sûre. Leurs réputations va loin. Je n’ai pas encore eu le temps d’en voir. J’ai voulu tester le Globe en premier. J’ai vu Macbeth samedi dernier. Qu’est-ce que c’était impressionnant…. » Sans être une férue du théâtre, comme le sont certaines de ses amies, cette Française disposait des bases d’une culture classique. Ses parents avaient veillé à ce qu’elle ait des bases. Ensuite, en étant mariée à un diplomate, elle avait été un peu forcée de se mettre à la page. Tout ne lui plaisait pas. Laure aimait davantage la danse. Ce qui était plus… coloré disons-le ainsi. Le conseil du flic était donc plutôt avisé. « Tu es parrain donc… Il a quel âge ? » Ca l’intriguait un peu. A leur rencontre les questions d’enfants ne s’étaient pas posées. Laure était jeune. La relation était prévue pour être courte. Cependant, jeune déjà, elle affirmait vivement son point de vue sur l’enfantement. Pourtant, sa meilleure amie l’avait faite marraine elle aussi. James était un petit garçonnet de cinq ans diaboliquement angélique. Mais ça c’était sans parler de sa soeur Joyce.

« Oui il en faut. Tu penses faire ça toute ta vie ? » Ce qui était une vraie question venant de cette femme qui avait déjà porté une dizaine, une quinzaine, de casquettes différentes. A ses yeux faire le même métier plus de trois/quatre ans était inconcevable. Une instabilité qui était lié à son grand désir de liberté et de découverte. Charles lui même avait eu quelques peines à la suivre tout au long de leur vie commune. Elle était tout aussi mobile que lui. Mais cela avait aussi permis à leur couple d’avoir une existence très riche. Il amenait les politiques et elle des personnes atypiques et hors-normes. « S’il m’arrive un pépin je saurais qui appeler à l’aide maintenant. »

« Le Nam non… mais le sandwich et la pâtisserie de tout à l’heure si ! Et puis demain je vais au restaurant. » Lui dit-elle du même ton. Elle reconnaissait volontier que depuis qu’elle était dans cette ville Laure cuisinait moins. Elle prenait moins de temps pour ça. La cuisine n’était pas pratique pour se mettre au fourneau. Elle revivait un peu comme une étudiante en se laissant aller à ses envies. Mais, elle n’avait pas vingt ans maintenant. Pour garder la forme elle devait bien faire des efforts quelque part.
« Mmm. » Commenta Laure en gardant un léger sourire. « Oui. Honnêtement j’aurais pu tomber amoureuse. » Ouverte, sincère, comme elle l’était, elle ne s’en était jamais cachée à lui. Leurs conversations sur la plage avec les feux de camp et un peu trop de rhum disaient cela. Qu’il n’y avait pour elle aucune raison de réfréner ce que l’on vit que ce soit agréable ou non. Elle pouvait aimé passionnément et haïr avec force. Les relations houleuses étaient des tempêtes! « On ne saura jamais. » Dit-elle sans peine et sans ironie non plus. Concluant ainsi la question sur une pointe de douceur.

La belle mangeait tranquillement aussi. Elle n’avait rien pour la presser. Dimanche était le jour de calme. Ce moment l’était encore plus. Jean lui inspirait d’ailleurs cette espèce de paix générale. Il avait cette aura déjà plus jeune. A côté de lui Laure avait réussi à se “poser”. Elle l’observait un instant alors qu’elle considérait son mariage d’un oeil distancé.

« Exactement ! Je vie ça avec philosophie! J’ai pu me mettre à des projets que je n’aurais pas pu faire en vivant avec les garçons. » Elle mangea un autre morceau avant de rebondir avec une certaine gaieté naturelle. « Je ne serais pas venue ici! On n’aurait pas partagé ce nam! »

« Mmm d’accord. Une bonne excuse pour aller au ciné. » Riait-elle de bon coeur. Elle laissait ses yeux s’attarder sur JB. Leur conversation était aussi facile qu’avant. C’était amusant de le retrouver dans ces conditions. Au fond, tout au fond, la belle se disait en toute honnêteté qu’elle était heureuse de le retrouver. « Haha! Non je ris mais Jean… Est-ce que je t’ai donné l’impression d’avoir une gêne à parler argent ? » La taquinerie était cela une taquinerie. Il était souvent de mise de ne pas parler argent dans le milieu naturel de cette blonde. Les bourgeois ne se ventaient qu’entre les lignes de leur pécule. Mais elle n’était pas vraiment attachée à ces valeurs là. Peut-être parce qu’elle aimait plus la vie que l’argent ? « Clairement je ne gagnes pas encore assez pour une ville comme Londres. Et puis je suis un peu dépensière. Mais je n’ai pas envie de faire un travail alimentaire. Pas tant que je peux faire sans. Les obligations et moi c’est toujours aussi folkloriques! Mais ça va. Je ne suis pas à la rue. Je sais que je trouverais ce qu’il faut en cas de besoin. Et puis même j’ai deux trois personnes qui me dépannerait ! » Sa chère Américaine en premier lieu. Elle le lui avait déjà proposé d’ailleurs en la voyant venir s’installer ici. Une femme comme Miss Tessier avait de quoi rebondir et s’adapter. Elle n’était pas de ceux pour qui on aurait à s’inquiéter en premier.

« Mais oui c’est un jour de chance je crois bien! Enfin! … Même si je te prends de court… ne te sens pas obligé! » L’idée lui faisait extrêmement plaisir de prolonger ces retrouvailles. Mais enfin, elle n’était pas non plus du genre à forcer la main. Pas tant qu’il n’y avait pas de question de santé ou de sécurité à la clef. Après, elle se souvenait que Lemoine était un homme serviable. Il avait été attentionné. Il l’était encore visiblement. Elle était contente de voir que la vie de flic ne l’avait pas rendu trop… sombre. « Oh! Là c’est toi qui m’as eu! Je ne sais pas! Je n’ai pas pris mon guide. Je ne connais pas encore trop les abords de la ville. Mais tu pourrais commencer par les coins que tu aimes toi ? » Voilà qui paraissait une excellente alternative à notre amie Française. Jean n’aurait pas à se fouler. Il n’avait pas à se souvenir de points historiques. Tout ce qu’il aurait à faire c’était lui montrer cette ville comme il l’aimait. « Et puis pourquoi pas voir ton quartier, ton univers ! » C’était dit. Laure ne pensait pas le surprendre en disant cela. Il avait bien saisi qu’elle était la même à quelques détails près. Elle échangea un sourire complice avec lui avant de lui piquer à manger encore!


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Eva Castelli
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
Seul son sourire répondait à son remerciement, Jean-Baptiste continuait de redécouvrir les traits de Laure, et comme à l'époque, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était toujours extrêmement charmante. Cette prise d'âge lui allait plutôt bien d'ailleurs. Mais ce n'était peut-être pas quelque chose à dire. Son regard s'abaissa alors sur la carte qui glissait près de lui et la prenait de deux doigts, pour mieux la voir.

- Je n'y manquerai pas. Relevant les yeux vers elle, tout en glissant la carte de visite dans la poche interne de son blouson. Même les bateaux hein?

Peut-être qu'il penserait à elle pour rafraichir un peu Mojo. Il y pensait parfois. Redonner un petit coup de boost à l'intérieur de son lieu d'habitation. Après tout, même cette vieille péniche avait le droit à un rajeunissement. De temps en temps. Enfin, pourrait-il s'offrir les services d'une professionnelle comme Laure? Peut-être pas. Au pire... ils pourraient peut-être trouver un arrangement. Il secoua très légèrement la tête à cette pensée. Voilà où elle l'emmenait, sans même rien dire. Alors qu'ils ne s'étaient plus vu depuis bien plus de 20 ans... certaines choses restaient donc si ancrées que cela?

- Une connaissance me dit souvent que les anglais sont les plus doués pour cela oui. Ils ont le théâtre dans leurs gênes presque. Se grattant un instant la barbe. Oui, il va avoir 7 ans et il tient à ce qu'on le dise ainsi. D'un air un peu amusé. Ce gamin ne manquait jamais de le surprendre. Sans compter qu'il avait le caractère de ses parents mélangé, ce qui faisait un mixte assez intéressant. Un vrai petit démon. Tu en as? Filleul.e.s? Mais il l'aimait ce gamin. Vraiment.

Ce n'était pas pour autant qu'il en voulait un à lui. Il avait bien assez à faire avec la Strike Team. Il voyait déjà les airs outrés de son équipe s'il s'était permis de dire une telle chose devant eux. Ce qu'il faisait parfois. Oui, une grande partie de sa vie tournait autour d'eux, son équipe, sa meute.

- Je me vois mal faire autre chose, oui. Fit-il non sans une vraie résignation, mais JB n'était pas un homme avec une vision de son avenir extrêmement radieuse. Il voyait mal pourquoi il poserait son badge. Pour faire quoi? Il n'en savait strictement rien. Ce qui rythmait sa vie, c'était son boulot, mis à part quelques trucs à côté, il n'avait vraiment que cela. Ni femme, ni enfant, rien qui pourrait réellement lui faire se dire qu'il pourrait changer un peu sa façon de vivre sa vie.

- Oui, surtout, n'hésite pas. J'accourrai. Clin d'œil taquin, alors que sa propre carte glissait sur la table pour la lui laisser. Toutes mes coordonnées sont là. Je suis joignable, à toute heure, du jour, comme de la nuit.

Ce n'était pas non plus une invitation à ce qu'elle abuse de cette possibilité de le contacter. Mais il préférait qu'elle sente qu'elle avait un vrai allié dans cette nouvelle vie. Une métropole comme Londres pouvait parfois être malfamée et il préférait lui offrir une sorte de sécurité. En tous les cas, il ne lui mentait pas en donnant ses disponibilités, c'était ainsi pour tous ses proches. Même si certains préféraient continuer à s'enfoncer dans les emmerdes, plutôt que de venir chercher son aide. Mais cela, était encore un autre problème.

Sa réponse ne manqua pas de le faire rire, l'homme penchait légèrement la tête sur le côté, tout en continuant d'observer son interlocutrice.

- Je me souviens d'une jeune femme qui se moquait bien de tout cela. Qui trainait même un peu les pieds pour aller courir le matin. La taquina-t-il.

Oui, il était moqueur, parce que le flic se souvenait aussi parfaitement de cette jeune femme qui n'avait jamais aucun problème à lancer les rounds concernant un peu de sport en chambre. Finalement, ce qu'ils pouvaient manger ou boire pendant la journée, était souvent brûlé sous les draps. Et puis, quelques rondeurs n'avaient jamais tués personne non plus. En tous les cas, de son côté, ce n'était pas une chose qui le dérangeait vraiment.

- Mmm... Fût bien tout ce qu'il eut à lui répondre Que pouvait-il vraiment dire d'autre? Qu'ils avaient bien fait de ne pas tenir une correspondance? Qu'elle aurait sans aucun doute gâché sa vie à lui courir après? Il ne tenait pas à ternir un quelconque tableau, ni ces retrouvailles. Il appréciait pour autant sa franchise et préféra donc boire une longue gorgée, plutôt que de prendre le risque de répondre quoi que ce soit d'autre. En effet. Reprenant son petit sourire.

Tant qu'il n'y avait pas de regret d'un côté comme de l'autre, c'était bien le plus important.

- Les garçons? Oui, il ne pouvait que tiquer et relever certaines choses, les mauvaises habitudes du métier. Tu as un fils? C'était ce qui lui semblait le plus logique, même si elle n'avait rien dit à ce propos. Ou alors un amant... ou alors une relation à plusieurs, ou... il y avait quantité d'options, mais il prenait celle qui lui semblait le plus logique, pour commencer en tous les cas. C'est vrai, et ça, ça aurait été bien dommage. En toute honnêteté, comme il savait le faire, parfois, quand ça ne concernait pas le fait de cacher les côtés illégaux du boulot.

Nouvel hochement de la tête. Oui le mauvais temps était une parfaite excuse pour aller se planquer quelque part. Lemoine se rappelait de ce rire. Qu'il avait toujours apprécié, aussi. Mais que n'avait-il pas aimé chez elle, pendant ces quelques semaines. Rien. Il y avait aussi, sans doute, le fait que les souvenirs étaient lointains et que seul le positif en ressortait, comme bien souvent. Qu'importe, ce vieux loup n'allait pas les empêcher d'affluer, juste par peur de le regretter plus tard. La française avait raison, elle n'avait jamais réellement eu de tabou à parler, de quoi que ce soit, d'ailleurs.

- Non, jamais. Mais je sais que mes questions peuvent parfois finir par être barbantes, voire peut-être dérangeantes. Alors je préfère te prévenir. S'essuyant les doigts sur une serviette, tout en l'écoutant lui répondre donc. Il aurait pu lui proposer de l'aider, mais puisqu'elle avait déjà des gens pour cela. Il s'abstint. Okay, au moins t'es pas complètement seule, c'est une bonne chose. Mais t'as mon numéro, alors si un jour t'as plus de toit, je peux toujours dépanner.

Certains pouvaient envoyer de l'argent, mais rien ne valait la possibilité d'avoir un toit assuré au-dessus de la tête, si quoi que ce soit arrivait.

- En tout bien, tout honneur, bien entendu. Lâcha-t-il plus sur le ton de la plaisanterie. Je ne me sens en rien obligé. J'ai pas de problème à dire si les choses m'emmerdent. Il avait toujours été direct, ou peut-être était-ce avec l'âge qu'il l'était devenu. On ne voyait pas toujours toute son évolution personnelle, quand on vivait avec soi, 24h sur 24. Mmm, tu en as déjà découvert un. Mais je te ferai faire le tour. Haussant très légèrement un sourcil. Pourquoi pas. Je vais te faire découvrir un coin de paradis, en plein centre-ville. Une petite pointe de malice brillait alors dans ses yeux. Oui, il l'aimait sa Little Venice.

JB poussait le plat vers son vis-à-vis, qu'elle se serve plus facilement, puisqu'ils partageaient le repas, finalement. Il se demandait s'il ne pousserait pas cette après-midi en sa compagnie, jusqu'à la soirée... voir plus loin. Pourquoi pas?

- Je t'offre un café? Avant de partir à l'aventure. Encore et toujours taquin, démontrant que si Laure était heureuse de le revoir, elle n'était pas la seule à se satisfaire de cette rencontre fortuite. Dans la vie de ce policier, c'était une bulle d'air extrêmement bienvenue.

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Lemoine acceptait de faire de la publicité pour sa compatriote. Bien. On n’en faisait jamais trop. La concurrence était rude face aux grandes chaînes et aux émissions TV. Mais Lauretta ne se décourageait pas. Elle avait fois en les gens. Ils savent reconnaître un bon travail quand ils l’avaient devant eux. Enfin pour la plupart.

« Même les bateaux, j’ai même tenté une yourte! En fait j’aime la variété. Ca amène un peu de défi. Ca permet de chercher. » Les pavillons bourgeois deviennent lassants d’autant que leurs propriétaires cherchaient avant tout à entrer dans la mode. Reproduire le même style l’ennuyait. Pendant un moment Charles lui avait proposé de monter sa propre affaire sur Paris. Elle y avait songé. Mais en fait cette capitale ne lui correspondait pas. Elle était une fille du sud.

La Française nota la tendresse, dans le regard de son compatriote, en parlant de ce petit garçon dont il avait la protection. Jean-Baptiste était un loup au coeur tendre même plus jeune. Elle l’avait vue.

« Un filleul oui. James. Il a 5 ans. C’est une vraie terreur. Il a du caractère j’aime bien ça. » Les jumeaux étaient plus vifs et caractériels que son propre garçon. Zenon et Amélia ne devaient avoir du fil à retordre. Quoique… son amie n’était pas une femme qu’on défiait souvent. Elle était bien placée pour le savoir. « Peut-être que tu avais vue Amélia une fois à une fête ? Je me souviens qu’elle était passée me voir cet été là. Une brune ? Avec des yeux bleus ? Un ton un peu… moqueur ? » La belle riait du portrait qu’elle faisait de la plus ancienne de ses confidentes. Elle aurait pu dire pet sec aussi parfois. Mais c’était négatif pour décrire un trait de caractère qui lui avait toujours plu. « Je ne le vois pas très souvent. On s’écrit des cartes. » Racontait-elle donc avec amusement. A l’annonce du divorce le couple n’avait pas sié. Ils avaient proposé une assistance. Amé était rentrée des Indes et elles s’étaient retrouvées au bord de la côte. Là où Laure et Jean-Baptiste s’étaient rencontrés. C'était un des refuges.

« Et si ce n’est pas une question de vie ou de mort ? Si j’ai juste envie de te voir ? Je fais comment ? » Demandait Mademoiselle Tessier en posant la main sur la carte de l’Inspecteur. Elle percevait le caractère professionnel de cet échange de bon procédé. Elle appréciait qu’ils puissent mettre leurs compétences au service l’un de l’autre. Mais Lauretta ne voyait pas que le flic. Elle voyait un complice. « Parfois on est choisi par son métier... » Oui, les expériences amenaient à un temps et un lieu, et souvent on se retrouvait à sa place sans l’avoir cherché.

« On se dépensait autrement... » Pensait-elle lui remémorer avec malice. Pendant une fraction de seconde elle se demanda quel forme avait le corps de cet homme vingt après. JB avait été sa première vraie rencontre avec le sexe opposé. Le climat de confiance entre eux avait permis à Laure de se montrer curieuse et avide. « C’était étrange de se retrouver sans personne dans le lit les premiers matins ! » Tel que le dit l’adage On s’habitue vite aux bonnes choses. Laure n’avait pas eu envie, d’aller dans les bras du premier garçon venu, pour retrouver cette chaleur. Elle s’était entichée d’une Corse aux yeux noirs magnifique avant de croiser Charles Charpentier à une Garden-Party.

La belle n’allait pas se restreindre à parler à coeur ouvert avec JB. Il l’avait connue alors qu’elle était en fleur. L’intimité partagée ensemble avait été courte mais bien réelle. Laure ne l’avait pas offerte à énormément d’hommes ensuite. Charmeuse, volage, douce, torride, la complicité était un don plus précieux et donc plus rare.

« Mmm. Oui. Hugo. On l’a eu il y a sept ans. C’est un gentil petit garçon. » Le sourire de Laure perdait un rien d’excitation. Elle s’agitait sur la chaise pour changer de position. « Il… Il vit avec son père. Ils sont au Pérou en ce moment. » Elle attrapait son verre avec un rien d’entrain exagéré. Dissimuler ne faisait pas partie des talents de cette femme. Elle était loin de la duperie. Parfois ce n’était pas pour son propre bien. « Je l’aime… beaucoup. » Peut-être aimait-elle plus encore sa liberté. C’était d’une simplicité déconcertante. Même si pas mal de monde dans l’entourage de Laure avait du mal à le comprendre. Toutes les femmes ne sont pas faites pour la maternité. A ses yeux ce n’était ni mal ni bien. Pour Charles c’était un peu compliqué à accepter. Qui pouvait-elle ? « Mais, disons que être maman en intérim ça me va mieux. » Cette réalité pouvait-elle choquer le protecteur de la veuve et de l’orphelin ? Ca ne changerait rien au fait. Sa compatriote était plus curieuse, de voir quelle était son ouverture d’esprit. Aussi, elle lui souriait, sans la moindre inquiétude.

« Si c’est le cas je te le ferais comprendre ne t'inquiète pas pour ça. » Déclama-t-elle en donnant un léger coup de pied -volontaire cette fois- dans le mollet le plus proche. Cela assortie d’un air un rien moqueur. « Tu as un petit air du Capitaine Haddock quand tu souris. On te l’a déjà dit ? » C'était une plaisenterie amicale. Une façon aussi de faire un compliment. Il avait quelque-chose du marin bourru et bienveillant. L’éclat taquin se dissipa un peu. La belle lui souriait sincèrement à la proposition spontané d’entraide. Rien ne l’obligeait à se proposer. Laure sentait qu’il le faisait avec le coeur. « C’est gentil. Merci Jean-Baptiste. » Ce ne serait pas oublié. D'autant plus qu'elle savait pouvoir cohabiter avec lui sans soucis. Ils l'avaient déjà fait.

« Oui évidement! » Approuvait Lauretta tout aussi amusée que lui. Elle pouvait bien attendre un deuxième rendez-vous pour… avoir des propositions plus directes. Si Jean avait envie d’un autre rendez-vous. « Le tour Lemoine. Oui ça me plait bien. Je suis sûre que tu as trouvé des petits coins agréables. » Elle profitait que les plats soient plus près pour finir le Nam entamé. Elle se sentait d'une humeur de plus en plus lègère. Sans doute était-ce la joie. « Oui. Offre-moi un café JB. » Tandis que ses yeux bleus étaient éclaircis, par l’arrivée d’un rayon de soleil. Laure croquait dans la pâte, avec un sourire joueur, avant de rire de bonne humeur. Cela lui faisait du bien de retrouver la légèreté d’une autre époque. Elle avait maintenant l'impression de se retrouver en vacances en bonne compagnie.

Raja apportait deux cafés noirs aux Français. Une petite pâtisserie posée sur la coupelle en cadeau. La Tessier croisait son regard et lui sourit simplement. Elle lui trouvait un air doux et sage. Dans un instant de flottement, elle revoyait la maison aux volets orange au bord du Gange. Un peu rêveuse, Lauretta prenait sa tasse et la portait discrètement à ses lèvres. Lorsqu’elle posa son regard sur Jean-Baptiste elle se sentit sourire. Elle se souvenait, d’avoir retrouvé des photos de l’été de leur rencontre, il y avait deux ou trois ans. Cela serait amusant de les revoir ensemble.

« J’ai encore des photos de nos expéditions quelque part. » Lemoine avec le teint halé, les lunettes, le grand sourire, tout un poème. Laure reposait la tasse et chipait le biscuit indien pour croquer dedans. Elle prenait une posture plus nonchalante, une main posée sur son ventre, à prendre le temps d'apprécier la compagnie et la vue. Elle avait envie de croquer ce Jean vieilli. Au sens pictural bien entendu même si... « Est-ce que tu fais encore la sieste ? » Lui demanda-elle mis taquine, mis curieuse. Il avait les traits un peu tirés. Se reposait-il ce justicier ? Quelles petites habitudes avaient perdurées ? Quelles autres avait-il pris ? Comment occupait-il son temps libre ? La belle se demandait tout cela tout en appréciant cette compagnie dominicale.


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Eva Castelli
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Jean-Baptiste Lemoine
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- Une yourte? Riant légèrement. C'est possible ça? Tu leur as fait changer la couleur de la toile de tente? Non, JB n'était pas moqueur, juste taquin, mais c'était curieux comme bâtiment à redécorer. Il était donc curieux d'en savoir plus, de voir les idées qui pouvaient traverser l'esprit de cette femme. Ce qui lui donnerait aussi un petit aperçu de ce qu'elle pourrait lui proposer pour Mojo, s'il lui demandait de le rafraichir un peu.

A croire que tous les gamins de 5 ans étaient des terreurs. A leur façon bien entendu. Matt' n'était pas du genre à faire avoir des cheveux blancs à son parrain, non ça, c'était plutôt réservé à son père, Zac était pire que Matt', malgré la différence d'âge. Alors JB faisait en sorte de protégé comme il pouvait le petit des mauvaises influences du père. Tout comme il tentait, tant bien que mal, de mettre Sanders face à ses responsabilités, l'obligeant souvent à s'occuper de son gosse, plutôt qu'à bosser. Meg' ne devait pas être seule à porter ce poids. Même si c'était souvent compliqué, comme si Junior fuyait autant que possible ses responsabilités. Facile de faire un gosse, plus compliqué de s'en occuper ensuite... mais il n'avait pas non plus à juger, alors il soutenait, de son mieux.

Le flic fouillait dans sa mémoire, à la recherche de l'image de cette fameuse Amélia. Laure connaissait plus de monde que lui, il avait été une sorte d'étranger dans ce monde. Il s'était rendu tout aussi sociable qu'il avait été capable de l'être. Mais de là à retenir les noms et les visages.... il se frottait lentement la barbe, laissant les souvenirs afflués, avant qu'une petite lumière ne se fasse et qu'il hoche de la tête.

- Moqueuse, voir même mordante n'est-ce pas? J'avais l'impression qu'elle avait une allergie suffisante à mon uniforme. Ou au fait que nous étions ensemble. Fit-il plus amusé que réellement dérangé. Même à l'époque, il ne l'avait pas pris personnellement. Après tout, ils ne se connaissaient guère et Lemoine n'avait pas eu dans l'idée de vouloir s'en faire une amie à tout prix. Elle était passée voir la française, pour filer ensuite assez rapidement. C'est déjà bien de garder le contact. J'en connais qui ne sont même pas capables d'en faire autant.

Et non, ce n'était potentiellement pas à son subordonné qu'il pensait. Dans son métier, l'inspecteur chef en avait vu, des cas d'enfants maltraités, abandonnés. De quoi vous retourner les tripes et donner des envies de meurtres. Mais les parents étaient suffisamment bien puni par la Loi en général, qu'il n'y avait pas besoin d'en arriver à de tels extrêmes et heureusement.

- Tu composes le même numéro. Fit-il d'un ton plus taquin.

Assurément, notre homme n'aurait rien contre revoir cette française. Pour le moment, les retrouvailles étaient plutôt agréables et sympathiques. Alors autant en profiter. Une alliée en plus dans cette ville, ne serait pas de trop. Et une alliée en dehors des forces de l'ordre ou des criminels, c'était une petite bouffée d'air frais, qui en valait la peine. Alors il n'allait clairement pas la rejeter. Bien au contraire. Elle pouvait l'appeler pour ce qu'elle souhaitait, s'il était disponible, il répondrait. Petit mouvement de la tête sur cette remarque presque philosophique concernant le boulot, oui parfois, c'était bel et bien le boulot qui vous choisissait. Et pas l'inverse, quant au reste... son index vint doucement frôler ses propres lèvres, alors qu'un petit sourire en marquait les coins.

- C'est vrai. Difficile d'oublier que le sport le plus intense qu'ils pratiquaient, se passait souvent dans la chambre. Tes réveils m'ont manqués, je dois bien l'avouer. Au début en tous les cas. Les baisers et les caresses de la demoiselle s'étaient faites échangées par le sergent qui leur gueulait de se lever, ou un bruit quelconque, à des heures bien trop tôt. Les vacances étaient finies, c'était bien tout ce que cela marquait. Alors qu'au début, notre militaire aurait clairement voulu se retrouver à nouveau dans la chaleur de son amante. Mais on ne choisissait pas toujours et finalement, les habitudes étaient revenues et Laure avait été rangée dans un coin de son esprit, comme un doux souvenir.

La tête de l'homme penchait légèrement sur le côté, pour continuer d'observer la belle française face à lui. Alors qu'il sentait une petite gêne pointer le bout de son nez. A croire que parler du filleul était plus simple que de parler du fils. Hugo. Il notait le prénom et restait encore à l'écoute. Zac n'était donc pas le seul à avoir des problèmes avec sa paternalité. Laure semblait être comme lui. Le gamin était apprécié, mais devoir s'en occuper... oui c'était autre chose.

- Je vois... avec un petit sourire. Tant qu'il est heureux et toi aussi, c'est le plus important. Fit-il sans jugement aucun.

Si Jean-Baptiste aidait son jeune chien fou, il pouvait bien faire pareil pour cette femme. Il ne connaissait pas non plus toute son histoire et il savait que certains n'étaient pas faits pour cela. Avec Zac, c'était peut-être plus compliqué par le simple fait qu'il s'était aussi retrouvé avec la responsabilité du petit.

- Toujours directe, hein? Lâcha-t-il avec un petit rire. Le capitaine Haddock? Vraiment? Elle ne savait pas encore qu'il vivait sur un bateau, cela pourrait bien renforcer son image. Mais non, personne ne m'avait encore fait ce parallèle. Tant que je ne crache pas autant de gros mot à la minute, ça devrait le faire. Marquant un petit temps. Je peux bien faire ça pour toi.

Le flic ne voyait pas pourquoi il ne proposerait pas. Levant la main pour attirer l'attention du chef de la maison, il faisait signe qu'ils prendraient chacun un café, tandis qu'ils continuaient à échanger tranquillement.

- Bon ne te fais pas trop d'idées non plus, il y a sans doute des habitants dans cette ville qui connaissent des endroits encore mieux que les miens hein. Dans un petit rire. Il n'estimait pas avoir le monopole de la connaissance sur Londres, bien au contraire. Lui qui avait ses habitudes, restait le plus souvent dans les mêmes coins, les mêmes endroits, sans cette envie réelle de découvrir autre chose.

Cafés posés, et déjà entamés. JB le buvait noir, sans rien, la caféine n'agissait plus sur son organisme depuis longtemps, mais il en appréciait toujours le goût. Encore plus quand il avait bien mangé. Une aide à la digestion.

- Oh? Est-ce que nous sommes à notre avantage dessus? Pourtant, il serait bien curieux de revoir ces photos d'un autre temps. Les souvenirs seraient un peu dépoussiérés ainsi. Non, je n'ai pas le temps. La question aurait pu le surprendre, mais pas tant que ça finalement. Ils avaient pris l'habitude de le faire les après-midi, quand la chaleur était bien trop insupportable pour faire quoi que ce soit d'autre. Mais au jour d'aujourd'hui, non, il ne pouvait pas vraiment en faire. Même pendant ses congés. Certes, quand Matt' en faisait, le parrain aurait pu l'accompagner, mais il en profitait plutôt pour ranger, faire des trucs pour lui. J'ai l'air fatigué, c'est ça?

Le flic n'avait pas oublié de prendre du temps pour lui, mais cela ne faisait plus parti de ses routines. En fait, dès qu'il avait quitté Laure, la sieste avait été mise à la poubelle. A moins que dormir debout contre un cadre de porte pouvait être considéré comme tel. Mais sinon...

JB sortait son porte-monnaie et posait les livres sur la table. Plus que ce qu'on allait lui demander. Mais c'était ainsi qu'il participait à ce que ce petit restaurant tourne. De bon tips, pour le patron et les employés, puis il se levait, attrapant ses lunettes de soleil, qu'il remettait sur son nez.

- On y va? Avec un sourire plus charmeur, qu'il ne l'avait eu depuis le début de ces retrouvailles. Marcher ferait du bien, prendre l'air aussi.

*En français dans le texte
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Laure secoua doucement la tête, tout en finissant sa bouchée. Elle gardait le sourire. En fait la curiosité du policier était chouette. Cela lui faisait aussi remarquer qu’elle pouvait réfléchir à une façon de présenter son travail. Une façon qui soit adapté à Londres et à la clientèle à venir. L’idée allait rester dans un coin pour plus tard.

« Il y a eu de ça oui. On a aussi pas mal cherché à jouer avec la taille et la forme des meubles. Ca a donné quelque-chose d'intéressant. Je dois avoir les photos dans l’un des books. » Laure gardait une trace de chaque projet par la photo. Elle aimait pouvoir constater les changements avec un “Avant/Après”. En plus cela l’aidait à faire sa promotion devant les nouveaux clients. « Je te montrerais à l’occasion! » Il n’y avait rien de mieux pour se faire un avis de toute façon. En plus, si cela pouvait inspirer pour qu’elle l’aide à refaire une pièce de son appartement.

La description de l’enquêteur amenait un sourire malin chez la blonde. Le portrait était ressemblant. Il voyait juste aussi. Mais ça n’était pas étonnant en considérant le métier de son ancien amant. En plus, elle se souvenait qu’il avait une assez bonne mémoire des détails. Ca l’avait souvent fait sourire pendant leur “colocation”.

« Mordante oui. Ca on peut le dire. » Approuvait donc la blonde aux questions de JB. Elle ne pouvait pas non plus le contredire sur sa supposition. Il n’avait pas tort. « Elle vient d’une famille de militaires c’est pour ça. » Les Clark avaient perdu le cadet des fils alors qu’il était en mission en Afghanistan. Puis ça avait été le tour du Père Jefferson. Un cancers fulgurant causé par une trop longue exposition à une toxine pendant la guerre du Vietnam. Depuis, il était vrai que les uniformes n’avaient pas le beau rôle aux yeux d’Amélia. Elle n’avait pas manqué de mettre son amie en garde d’ailleurs. « Elle a perdu des gens. » Lui apprit-elle d’une voix posée. Elle avait un petit sourire mis compatissant, mis respectueux. Ils n’y pouvaient rien. C’était comme ça. Quant à ce qu’Amélia ait été jalouse, oui très certainement ! Même si l’Américaine ne l’aurait pas reconnu. Plus d’une fois Lauretta avait eu droit à des remarques. C’est vrai qu’elle avait préféré des grasses matinées avec JB que des excursions dans les églises du village. Mais à sa place Amé aurait fait pareil.

Enfin ces vieilles amies étaient aussi différentes sur beaucoup de points. Le thème de la famille, et de l’enfantement en particulier, était l’un des premiers d’une longue liste. Cela ne les avait pas empêchées d’être complices. Comme JB et Laure qui s’étaient chamaillés sur des questions de sociétés pendant les dîners arrosés. Les gens qui comptaient, se montraient le plus souvent bienveillants, envers les faiblesses de la belle Française.

« C’est vrai... » Laure avait pu voir, pendant ses voyages en terres éloignées, que l’enfance n’était pas la même partout. Ce qui l’avait frappé le plus c’était la misère en Indes et en Afrique. Les enfants qui mourraient de faim ou de maladie. Elle avait aidé, comme elle avait pu, à des missions locales quand elle était sur le continent. Maintenant, elle faisait des dons à des ONG internationales. Mais chaque fois qu’elle en parlait, elle se sentait coupable de ne pas en faire plus. Elle qui n’avait pas l’excuse de ne pas savoir… « Mais, j’ai tendance à me dire qu’on peut toujours faire mieux. » Fit-elle avec un rien de doute dans la voix. L’idée de retourner en Indes lui revenait une seconde en tête. Il faudrait qu’elle voit comment articuler ses désirs avec la réalité. C’était souvent cela le vrai défi avec elle.

Lauretta souriait à l’inspecteur qui laissait une porte entrouverte vers l’avenir. Elle trouvait que pour une rencontre hasardeuse, après vingt ans de silence, ce n’était pas mal! De plus, maintenant, elle se sentirait un peu plus tranquille quand elle devrait aller voir les déstockages en dehors de la ville. La zone industrielle n’était pas sa préférée de la ville. Il y avait là bas des gens qui ne la mettait pas forcément à l’aise.

« J’imagine ! ça ne devait pas être pareil là-bas ! » Etait-ce aussi dure que ce que la belle imaginait ? Ou de ce que les médias montraient parfois ? « Est-ce que ça t’as plut ? L’uniforme ? Le devoir ? Tu le referais ? »

Le regard de Jean-Baptiste, ne changeait pas non plus, lorsqu’ils abordent le sujet du fils des Charpentier. Comme Laure l’avait pressenti il était dénué de jugement. Cela lui changeait. Elle se laissait donc aller à sourire de nouveau. Ils repartaient sur plus léger.

« Bien sûre oui. La vie est trop courte pour perdre du temps! » Elle confirmait son idée au barbu par un grand sourire taquin. Oui, elle trouvait qu’il y avait des airs. « Pour l’instant je ne t’ai pas encore entendu en dire. Donc ça devrait aller ! »

Laure laissait JB demander des cafés. Elle en profitait pour détailler le corps à porté de sa vue. Là comme ça, mise à part quelques rides, Lemoine avait l’air d’avoir échappé au pir. Elle se demandait si ce “marin” avait fait beaucoup de missions dangereuses avec son insigne. Combien de fois avait-il échappé à la mort pour pouvoir être ici devant elle ?

« Jean-Baptiste… je me fais toujours des idées! » Répondait Miss Tessier., riant de nouveau. Elle était capable d’une grande auto-dérision. Elle se connaissait mieux qu’à ses vingt ans. Il était clair qu’elle aimait se raconter des histoires sur les autres. « Je m’en fiche. » Son rire désamorça une fois encore son franc-parlé. « Je veux surtout profiter de ton regard sur cette ville. Le tiens. Toi. Jean-Baptiste Lemoine. »

« Ca dépend lesquelles... » Répondait ensuite la jeune femme. Une lueur amusée teinta ses yeux clairs. Elle venait sans doute de se rappeler de quelque-chose. « Est-ce que tu te rappelle de la journée dans les marais ? » C’était Laure, bien entendu, qui avait insisté pour faire une journée dans les marais. On leur avait dit qu’il y avait une grande variété d’oiseaux là-bas. Et pour travailler son coup de crayon elle voulait absolument aller prendre des photos. La balade avait été agréable. Ils avaient joués. Ils étaient tombés dans ces marais. Certaines tâches n’étaient jamais partie après ça. « Si ça t’intéresse on pourrait les revoir. Je ferais un tri avant ! » Oh non, Laure n’avait honte de rien! Mais les photos… coquines devraient mieux rester dans un coin.

Le regard de Laure se faisait doux. L’affection qu’elle avait ressenti pour Jean, se devinait dans sa façon de faire attention à lui, dans le présent. C’était naturel. Ils avaient été proches.

« Oui. Ca se sent qu’il te manque quelques heures au cadran. » C’était important de dormir… vraiment. D’avoir la possibilité de se reposer. C’était grâce à ça qu’on avait ensuite l’énergie pour vivre chaque journée avec intensité. D’ailleurs, Lauretta ne boudait jamais une bonne nuit de sommeil. Ou même l’une de ces siestes qu’elle ventait à son compatriote. Elle même temps, pendant un instant, de lui proposer une de ces siestes… « Mmm. Ce sera bientôt la bonne période pour s’endormir dans un parc. » Lui lança-t-elle plutôt avec l’un de ses clins d’oeil coquins. Il n’y avait rien de meilleur, que de s’endormir à l’air libre, aux sons de la vie tout autour.

La Française bu la fin de son café avec un air amusé. Elle imitait JB et protégeait ses yeux clairs du soleil. Elle attrapait le gilet qu’elle avait quitté pour le coincé contre son sac. Elle se tournait ensuite vers le comptoir pour saluer le patron d’un grand signe de la main.

« Je te suis ! » D’un sourire enjôleur la belle s’éloignait de la table des retrouvailles. Elle sortait la première du restaurant et observait chaque côté de la courette en attendant son guide. « Par quoi commence-t-on monsieur le Guide ? » S’amusa Laure en l’observant. Cette improvisation lui donnait le sourire. En plus cela faisait un peu comme quand ils étaient partis à la découverte de la région. Londres était moins ensoleillée. Mais pour l’instant, la curieuse avait l’impression qu’il faisait plutôt doux. « Oh attend! » Ni une, ni deux Laure sortait son téléphone de son sac et sans prévenir prenait une photo de Jean-Baptiste avec le restaurant dans le dos. « Pour la postérité ! » Le hasard avait bien fait les choses pour une fois. Autant marqué le coup. Comme cela le fameux album serait actualité. Lauretta aurait un souvenir pour quand elle repenserait à ce loup aux lunettes noires.


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Jean-Baptiste Lemoine
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Fallait bien dire que cette histoire de yourte rendait curieux notre inspecteur, qui marquait d'un petit hochement de la tête le fait qu'il serait intéressé de voir les photos dont lui parlait Laure. Après tout, quand ça sortait un peu de l'ordinaire, ça pouvait être amusant. Surtout que ça le sortait en plus totalement de ce qu'il pouvait voir d'habitude, dans sa vie, dans son boulot en général. Des photos de cadavres et de scènes de crime quoi.

- Je verrai tout ça avec plaisir, tu as titillés ma curiosité.

Et qui sait, oui, il pourrait voir à être intéressé à lui laisser Mojo. Si ce qu'il allait découvrir lui plaisait. Mais ça, il n'en doutait pas vraiment en fait. Appelez ça l'instinct, ou simplement le fait que puisqu'il avait apprécié cette femme à une époque, qu'il l'avait laissé entrer plus intiment dans sa vie, laissait plus que le bénéfice du doute à Laure, pour tout ce qu'elle entreprendrait avec lui. C'était toute la réussite de la nostalgie et des vieux souvenirs du passé.

Le souvenir, aussi, de cette amie si proche de cette belle blonde, revenait peu à peu. L'homme se frottait légèrement la barbe, tout en observant son vis-à-vis. Il voyait donc la bonne personne. Ne lui en voulait pas plus que cela d'avoir pu ruer dans les brancards le concernant. Il avait eu l'habitude depuis longtemps, de ne pas toujours être apprécié à cause de son travail. Que ce soit l'uniforme ou le badge, beaucoup pouvait monter les défenses d'une seule phrase. Comme s'ils avaient des choses à se reprocher. Et quand il était un militaire et bien... JB représentait la violence, la mort. Il l'avait toujours su et c'était bien ce qu'il était, en tant que sniper. Il ne le criait pas sur les toits, ne le disait quasiment jamais d'ailleurs, mais cela n'empêchait rien. Et il n'en avait jamais pris ombrage. Il pouvait encore mieux comprendre la façon d'agir de cette brune, aux explications de la française. Lui haussait quelque peu les épaules.

- J'comprends. Mais t'inquiète, je lui en veux pas. Rajouta-t-il à nouveau un peu plus légèrement. Parce qu'il ne s'était clairement pas laissé pourrir sa permission pour si peu. Tessier avait bien aidée, aussi, fallait bien l'avouer. Sans doute oui, mais il y a des limites qu'on peut pousser comme on veut, elles ne bougeront pas.

Lemoine n'était pas un pessimiste, enfin, il ne se voyait pas comme cela. Il n'était pas plus optimiste non plus. Mais un réaliste, un vrai. Tout en sachant qu'il ne détenait pas la Vérité, il estimait pourtant que certaines choses ne pouvaient pas changer, ou alors très, très lentement. Cela ne devait pourtant pas empêcher ceux qui voulaient faire le bien autour d'eux, de le faire. Notamment son interlocutrice, si c'était ce qu'elle souhaitait.

- Tant que tu fais de ton mieux, c'est déjà bien.

Un léger sourire presque amusé flottait au coin des lèvres du français, alors qu'il se retrouvait sous le feu des questions. C'était presque compréhensible qu'elle veuille savoir tout cela. Ils en avaient parlés, un peu, quand ils étaient ensemble à l'époque, il était resté vague. Il risquait de l'être encore aujourd'hui. Parce que quelque part, concernant ses choix de travail, JB était du style à simplement se laisser porter, à aller là où le vent le poussait. Tout en s'acclimatant presque à la perfection à ce qu'il décidait de faire. Une sorte d'homme caméléon, même si parfois, il grognait. Comme pourrait le dire Eva.

- Clairement, ça ne l'était pas. Entre la compagnie d'une magnifique blonde et celle de 20 types dans la même chambre... je te laisse deviner ce qui pouvait paraître être un Paradis. Tout en s'installant plus confortablement sur sa chaise. C'était une expérience intéressante et très enrichissante. Alors oui, ça m'a plu. Hochant de la tête. Sans aucun doute, oui. Au fond, il voyait assez mal ce qu'il aurait fait d'autres, ce qu’il ferait d'autre, si on lui donnait la possibilité de changer son passé.

Elle lui faisait garder son sourire, c'était plutôt une bonne chose. Jean-Baptiste préférait les gens directs, comme elle le faisait si bien remarquer, cela évitait de perdre du temps. Surtout qu'il était habitué à côtoyer des gens qui tournaient peu autour du pot. Il était content de voir qu'elle n'avait pas changé à ce niveau et marqua donc le tout d'un petit rire. Ouais, il ne pouvait le nier, il y avait quelque chose de vraiment agréable à la retrouver. C'était presque comme si ces 20 années ne s'étaient pas écoulées, comme s'ils se retrouvaient justes quelques mois plus tard.

- Ok ok, tu auras donc droit au tour Lemoine. Tout en frottant doucement la nappe d'une main. Lesquelles alors? Tenta-t-il, pour voir un peu ce qui pouvait rendre ce regard plus clair. Il ne se souvenait pas de tout, elle avait tendance à mitrailler un peu tout et n'importe quoi. Mmmm... Vaguement oui. Pourquoi? Tu espères faire un nouveau saut dans de l'eau dégueulasse? Je peux te pousser dans la Tamise s'y t'y tiens. Quoi? Il avait le droit de rigoler, non? Avec plaisir oui, d'un air amusé, pourquoi un tri? T'as peur de ce que je vais voir?

Laure n'était pas la seule à lui faire remarquer qu'il pouvait avoir une sale gueule. Vrai que notre ami ne faisait pas toujours attention à son sommeil. Les inquiétudes du moment ne lui permettaient pas d'avoir un repos réparateur. Le boulot, les emmerdes, le double-jeu, difficile pour cet homme de dormir du sommeil du Juste. Parce qu'il était loin d'en être un, justement. Et puis l'affaire Izaline lui mangeait pas mal l'esprit, surtout dans les moments plus calme, comme quand il rentrait chez lui, par exemple.

- Voilà pourquoi je porte mes lunettes noires presque en permanence sur le nez, ça cache les cernes. Fit-il avec humour. Autant ne pas dramatiser la situation. J'en connais des sympas pas loin de chez moi, je te montrerai ça.

L'avantage de vivre à Little Venice, c'était plein de verdure, de coins sympas que l'on oubliait facilement. Et c'était la paix qui y régnait, plus que dans d'autres quartiers Londoniens.

Finalement, ils bougeaient, Lemoine saluait à son tour le patron du restaurant, pour retrouver la française à l'extérieur, alors qu'elle se montrait déjà curieuse du parcours qu'ils allaient suivre tous les deux. Honnêtement, il n'y avait pas réfléchis. Ils risquaient bien d'aller aux grés des envies de l'inspecteur, sans réflexion aucune.

- Mmm... on va commencer par rejoindre un des parcs dont je t'ai parlé et de là, on va aviser. Suivre le long du canal est une ballade plutôt sympa. Alors qu'elle le pointait avec son téléphone, il s'arrêta un instant, une main dans une poche, un sourcil haussé derrière ses lunettes, la laissant prendre sa photo. Hey, ça va finir par être payant à force. Reprenant son sourire et son mouvement pour arriver à sa hauteur. Montrant alors la direction d'une main. Par là. Marchant alors à ses côtés, les deux mains dans les poches de son blouson. En tous les cas, maintenant que Raj' t'a repéré, tu pourras revenir ici et être certaine que l'on te traite comme une reine.

Le patron du restaurant avait pour habitude d'estimer que les amis de JB, étaient les siens.

*En français dans le texte
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Laure voyait la porte entrouverte entre eux. Une lueur curieuse au fond des yeux, elle acquiesça d'un petit mouvement de tête, ils en reparlerons plus tard. Même si Jean-Baptiste ne devenait pas un futur client elle était contente de lui raconter son parcours et de découvrir le sien. C'était comme reprendre un livre qu'on avait mis de côté et dont on apprécie de retrouver l'histoire. Ils se mettaient à jour en toute tranquillité et visiblement les choses ne s'étaient pas mal passées des deux côtés. Ils s'en étaient bien tirés.

« Même si tu lui en voulais. Je ne suis pas inquiète. C'est loin ! » Confirma Tessier avec sa bonne humeur. Elle ne s'était pas laissée influencer au moment des faits. A présent, encore moins qu'avant. Les filles avaient mûrie. Clark n'était plus la même. Elle avait une rencontre qui l'avait changée. A vrai dire pour le mieux. Mais c'était tout, Tessier parlait de son amie surtout parce qu'elle faisait partie des références communes. Ce qu'elle préférait c'était entendre parler de lui le loup solitaire. Elle pencha la tête sur le côté. « Toujours aussi réaliste en tous cas. » Ce que la Française trouvait logique. Jean ne semblait pas avoir eu une vie qui se prête facilement à la rêverie ou la poésie. Alors qu'elle ! Si elle avait pu elle aurait sûrtout rêvé et concrétisé ses rêves les plus anodins. Pour certains elle avait réussi. D'autres étaient encore là dans un coin de sa tête à venir la distraire de temps à autres.

« C'est ce que je me dis aussi. » Parce que cette femme n'était pas très marquée par la chrétienté que suivait ses parents et ses oncles avec assiduité. Elle ne supporté par le poids de son imperfection et des péchés comme ses proches. Elle s'était très rapidement éloignée de l'Eglise catholique dont les préceptes ne lui correspondait pas. En pure Athée elle se contentait de faire en effet de son mieux.

Elle le regarda changer d'appuis pour se mettre à son aise. Un sourire aux lèvres en imaginant un bataillon de jeune soldats Français faisant connaissance au camp militaire. Lemoine n'avait pratiquement pas porté l'uniforme pendant leurs vacances. Mais elle avait eu en tête sa silhouette sur le quai de la gare routière au moment du grand départ. Sans doute était la toute première fois qu'un uniforme avait eu du charme à ses yeux bleus de pacifiste. Elle laissa son pieds se balancer sous la table. Il revenait se cogner en douceur contre la jambe de l'ancien militaire.

« Tu les retrouves aux réunions d'anciens combattants ? » Le questionna-t-elle encore.

Laure dégageait son visage des cheveux rebelles. Elle fixa son interlocuteur comme si elle cherchait à décidé si oui ou non elle allait lui en dire plus concernant ces photographies. C'était surtout qu'elle aimait le voir un peu curieux.

« Toi qui prépare des œufs brouillés. » Le mit-elle sur la voie. Elle ne donnait pas tous les éléments du souvenir. Elle était intriguée de voir ce dont il se souvenait lui qui n'avait pas tous ces clichés pour l'aider à rafraîchir sa mémoire. Même sans cela ceci dit Tessier avait un souvenir assez précis de la préparation d'un brunch, dans un tablier. Il ne portait que ce tablier. Un fantasme très simple et qui avait pourtant rendu ce repas terriblement délicieux. Enfin c’était sa perception de ce souvenir commun évidemment !

« La Tamise non. Mais un bord de ruisseau ce sera avec joie. Je n'ai pas encore été vers la campagne. On m'a dit qu'il y a des jolis coins. Quand il fera un peu plus chaud je pourrais profiter du bord de mer.   » La campagnarde qu'elle était avait un plaisir secret et sincère à retourner dans la nature une fois de temps en temps. Elle pouvait parler de lien avec la Terre. Dans certains des pays habités cela avait été un vrai enchantement. Il était assez facile de louer une bicyclette et d'aller sur les chemins. « Non ! C'est plutôt qu'il y en a certaines dont tu n'as pas connaissance. » Ce ne serait pas elle qui pourrait être gênée. Autant à 20 ans en couple c'était naturel de prendre son amant en photo dans son plus simple appareil pendant qu'il dormait. Autant aujourd'hui Jean-Baptiste n'avait peut-être pas envie d'être mis frontalement en face de cette intimité exacerbée. « J'ai abusé de tes temps de repos. … C'était dans l'idée de faire un tableau de base. Mais c'est vite devenu un plaisir perso. » Quoiqu'elle avait commencé une toile. Elle devait être dans le grenier des Tessier.

L'expression de Laure se faisait plus douce. JB n'avait pas besoin d'entrer dans des détails pour qu'elle comprenne les choses. Le quotidien n'était pas reposant. Il y avait dans sa vie certainement plus de souci qu'il ne le lui dirait jamais. C'était dans sa nature d'être pudique ou en tous les cas de préserver son entourage. C'était une belle qualité. Elle espérait seulement pour lui qu'il avait quand même de temps en temps des opportunités pour décompresser. Totalement...

« D'accord... C'est super. » Elle penchait la tête sur le côté. La retenue s'évaporent en croisant ce sourire de chat paisible. Aussi finalement elle laissa libre court à sa pensée. « T'es toujours le bienvenue pour partager un rayon de soleil. »

C'était maintenant le début de l'après-midi. Les rues paraissaient calmes. Le dimanche les gens faisaient des activités en famille. Ou bien ils en profitait pour aller au bord de l'eau, ou au vert. Londres était encore plus agréable ces jours-là tant qu'on évitait les zones ultra touristiques.

« Parfait ! » Lui annonça-t-elle une fois s'être assurée que la photo était réussie. Elle lui décocha un sourire charmeur à la réclamation. C'était une blague qui la fit rire aussi. Comme elle était joueuse elle ne se privait pas de rebondir sur l'idée. Elle se rapprocha pour parler plus bas d’un ton de connivence. « Très bien ! Je t'offre le prochain verre. Je découvert un bar à vins, tenu par un couple de Rochelais. Tu verras c'est super bon. » Un clin d’oeil complice désarma le sujet sensible de la prohibition. Elle obliqua dans la direction, que Lemoine indiquait, et prit le pas avec lui. Elle restait physiquement proche de lui. Elle était comme les animaux à sang froid qui était en recherche de chaleur tout le temps. Elle s’était ça mais avec la présence humaine. D’autant plus qu’elle avait connu celle du policier. Ce n'était pas plus compliqué que cela avec elle. Une envie, une idée, et l'invitation se faisait. D'autant qu'elle trouvait encore plus sympa qu'ils puissent se faire mutuellement découvrir les trésors cachés de cette ville.

« Haha oui. Je lui ais déjà fait une commande pour la semaine prochaine. On ne va pas caché c’est surtout grâce à toi. Il a l’air de beaucoup t’aimer. » Laure n'était pas non plus du genre timide. Une fois que le contact était fait tout s'enclenche. C'était un trait de caractère qui allait avec le reste de sa personne. Aussi pourquoi elle s'en sortait à chaque fois dans ses aventures et ses péripéties, passant d'un emploi à l'autre, sans peur. « Et toi, n'hésites pas, si de temps en temps, tu veux de la compagnie. Je ne dirais jamais non à un bon petit plat. » Miss Tessier dit rarement « non » à ce qu'elle aimait et elle aimait manger. Elle aimait partager ce qu’elle aimait. Elle glissa alors un bras dans le creux de celui de l’inspecteur. Elle se donnait la permission considérant que leur complicité le lui permettait. A ses yeux, celle-ci aurait même pu s’exprimer de façon plus prononcée. Mais elle savait que chacun avait son rythme et que JB était un homme tranquille. Aussi ne le chahutait-elle pas trop.  « Parle-moi un peu plus de ton équipe. Comment sont-ils ? » Bien entendu, la Française ne pouvait pas passer à côté d’un des piliers de cette vie à l’anglaise.


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Eva Castelli
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
En effet, c'était loin. Et notre ami n'était pas du genre à être rancunier. Par pour ce genre de chose en tous les cas, pas après autant de temps. Jean-Baptiste gardait donc son petit sourire, tout en hochant de la tête. Oui, Laure n'avait rien à craindre à ce niveau, notre ami n'aurait pas de problème à revoir cette fameuse Amélia, avec le même air amusé. Il hochait doucement de la tête, oui il restait un réaliste averti. De toutes les façons, vu le monde dans lequel il évoluait, difficile de faire autrement. Rêver, se laisser porter par des envies moins terre-à-terre, lui semblait souvent impossible. La réalité crasse de ce qu'il voyait presque tous les jours, l'en empêchait un peu. Ce n'était pas pour autant qu'il était devenu un homme totalement noir et heureusement. Il y aurait de quoi se tirer des balles parfois.

L'armée était une partie de son passé, presque lointain pourrait-il dire, aujourd'hui. Pourtant, il gardait un contact, certes assez peu soutenu, avec certains de ses anciens frères d'armes. Avec ce qu'ils avaient pu vivre, il était normal qu'ils se tiennent un peu au courant. Surtout avec son spotter, celui qui avait été à ses côtés dans chaque mission, qui était ses yeux, lorsqu'ils attendaient des heures, une cible. Il se frottait lentement l'arrière du crâne, tout en hochant de la tête.

- Parfois oui. Une fois l'an, quand je peux m'y rendre. Mon emplois du temps et trop souvent chaotique, pour que je puisse vraiment me déplacer facilement. A moins de prendre congé. Et ce n'était pas réellement quelque chose que Jean-Baptiste faisait avec plaisir. Il n'aimait pas laisser son équipe sans lui.

La Strike savait se débrouiller sans son chef, là n'était pas le problème, il leur faisait entièrement confiance à ce niveau. Mais il se sentait tellement responsable d'eux. Il n'avait pas grand-chose de plus qu'eux aussi dans sa vie, qu'il préférait être là. Et s'assurer que rien ne partirait trop de travers. Un vrai papa poule, en effet.

C'était plus agréable de se remémorer leurs souvenirs en commun. Un petit rire marquait alors les quelques flashs qui lui revenaient peu à peu. Des œufs brouillés, déjà à cette époque, il aimait faire à manger. Surtout à cette belle femme. Il était toujours prêt à lui faire plaisir. Ce n'était pas que sur le plan sexuel qu'il avait voulu la satisfaire. Il avait pris un malin plaisir à lui faire à manger, tenté de la surprendre avec ses petits talents de cuisinier. Il se souvenait, que ça avait plutôt bien marché. Encore plus quand il mêlait les deux plaisirs.

- Ah oui, le fameux petit-déjeuner.

JB n'avait donc pas oublié, difficile d'oublier aussi. Même si tout cela remontait à loin, il avait simplement rangé cet été dans une des cases de son esprit. Il lui suffisait juste de l'ouvrir et tout revenait, petit à petit. Chose qui ne manquait pas de lui plaire. Se plonger dans le regard magnifique de son interlocutrice, permettait de se souvenir de tout ou presque, rapidement.

- Oui, la campagne anglaise est plutôt agréable. C'est assez différent de Londres. Non, je n'y suis pas allé souvent. Avec un petit sourire. Quand il allait dans la campagne, c'était plutôt chez lui qu'il retournait. Dans les Pyrénées, là où sa famille était toujours installée. Les seules vraies vacances qu'il s'offrait. Un moyen de revenir un peu aux sources et de se... ressourcer, bien entendu. Ah oui? La fixant avec une petite malice. Je vois, je vois... j'espère que ça a laissé de bons souvenirs. Marquant une pause. Un tableau? Je serai curieux de le voir... si tu l'as fait finalement.

Cela ne le dérangeait pas. D'avoir été pris en photo quand il pouvait dormir ou autre. Il l'avait bien vu jouer avec son appareil photo. Voilà pourquoi il n'était guère surpris d'apprendre qu'elle en avait usé, même quand il n'en était pas conscient. C'était une bonne façon de garder des souvenirs. Lui n'avait pas de photo. Mais il avait été assez clair dès le départ. Une fois qu'il repartirait à la caserne, tout serait terminé. Alors... le jeune militaire n'avait préféré ne garder aucun souvenir physique. Surtout pas des photos.

- J'y réfléchirai. Avec un petit clin d'oeil.

Si cette femme venait flâner sur son territoire, il pourrait être un peu attiré. Il se demandait comment la suite de ces retrouvailles allait se dérouler. Il sentait bien cette petite attraction entre eux. Lemoine n'était pas aveugle, bien au contraire. C'était... oui ça lui plaisait. Sans doute que leur passé commun était une aide à ce que notre homme accepte avec plus de facilité, à se laisser approcher comme ça.

- Parfait! Lâcha-t-il en écho.

Voilà que notre couple retrouvé, prenait donc finalement le large, pour une petite marche digestive. Notre homme était amusé, encore, par cette facilité qu'avait cette femme à se lier avec les gens. Raj', avait donc déjà une nouvelle cliente, ce n'était pas plus mal. Se frottant la barbe, il gardait son petit sourire amusé, tout en la laissant finalement s'accrocher à son bras. Le contact était agréable, il appréciait de la sentir ainsi contre lui, à lui tenir le bras. C'était comme s'ils ne s'étaient jamais quittés, 20 ans plus tôt. Il y avait quelque chose de grisant, de terriblement grisant même. Ce qui pourrait finir par inquiéter un peu le français, qui ne souhaitait pas non plus risquer la vie de qui que ce soit. Si Laure redevenait trop proche de lui...

- Bien madame. Je penserai à toi.

Comme souvent, les gens voulaient en savoir plus sur son équipe. Sur les gens avec qui il travaillait. Lemoine pouvait bien en parler. Tant qu'il omettait certains détails. Il observait les alentours, tout en marchant d'un pas tranquille. Presque apaisé par cette présence à ses côtés.

- Ce sont de vrais chieurs, mais je les aime quand même. Fit-il avec un petit ton taquin. Tout ce qu'il pourrait dire sur la Strike, n'était finalement que tinté d'amour pour eux. Je rigole. On est quatre, une vraie famille. Ils n’ont pas toujours l'air sympa aux premiers abords, mais ils bossent bien, je peux entièrement leur faire confiance et c'est le plus important. Surtout dans un groupe comme le nôtre. Les interventions sur lesquelles on est appelé... vaut mieux pouvoir être sûr à 300% qu'on peut compter sur ses équipiers. Sinon... un drame arrive vite. Mais tout se passe bien, en général.

Pointant du doigt les arbres face à eux.

- Le parc est par-là, faisant un mouvement du bras. Si tu suis ce chemin, on n’arrive pas loin de chez moi. Ils marchaient dans un quartier plutôt tranquille. Peu de voiture, peu de bruits. En suivant cette voie, tu pourras finir par arriver sur le centre de Londres. On n’est pas très loin de tout. Ton bar se situe où? Voir si on peut le rejoindre à pied.

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
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Eva Castelli
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Tessier Laure
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PROFESSION : Décoratrice
ETAT DE SANTE : Bon !
LIENS : Eva Castelli Employeur. JB Lemoine ex-amant.



JB donnait l’impression de ne pas s’offrir du temps. Plus il lui décrivait sa vie et plus Laure découvrait combien elle pouvait paraître solitaire. A l’entendre c’était un choix, un mode de vie voulu. Mais ça expliquait aussi peut-être pourquoi il avait adopté un groupe, pour en faire une sorte de meute. La blonde lui souriait avant de poursuivre sa petite investigation car elle avait une idée derrière la tête.

« T’en as un peu des congés ? » La question était intéressée. Un homme un peu usé par son job comme il l’était se laisserait peut-être tenter par un week-end en bord de mer. Tessier trouvait que cela serait tout aussi sympa de partager un bon moment avec lui, hors capitale. Elle ne cherchait pas à répéter la jeunesse. C’était plutôt une façon de construir des nouveaux souvenirs. Jean-Baptiste avait été une personne importante pour elle. Elle avait envie de le lui montrer à sa façon.

Le plus facile pour des retrouvailles telles que celles-ci c’était de parler des choses vécues ensemble. Une façon de réactiver la mémoire et le lien. Le mieux était lorsque le souvenir était bon des deux côtés. Lauretta n’avait pas pensé à tout ça depuis très longtemps. Elle regardait cette époque avec une nouvelle bienveillance et une tendresse pour celle qu’elle avait été.

« Ca a été un bel été. » Un bel été introductif aux jeux de l’amour et du hasard pour la demoiselle. « On a changé ! » Ce qui n’était pas négatif pour tous les aspects de sa propre personne. Lauretta n’avait pas peur du changement, ou du temps qui passe. Ce qu’elle redoutait c’était surtout d’être oubliée. Mais n’était-ce pas la peur de tout à chacun ?

Elle fut un peu étonnée que Jean-Baptiste ne prenait même pas le temps de profiter de la nature environnante. Comme elle il venait d’une région de France où la nature était présente. Même si elle avait appris à être une citadine Tessier avait régulièrement besoin de retourner vers Mère Nature. Elle se faisait des escapades. L’Irlande et l’Ecosse n’étaient pas très loin. Un billet et elle pouvait disparaître quelques-jours.

« Pour ça faudrait faire un passage dans le Sud. Mais j’ai comme l’impression que tu ne vas pas souvent en France, si ? » Annonça Laure pleine d’humour. Elle se doutait que c’était beaucoup demander pour voir un vieux tableau. Mais pour elle cela pouvait être une initiative intéressante. Il y avait beaucoup de choses entassées là-bas. Une bonne partie méritait d’aller à la benne. Pourquoi ne pas continuer le grand tri commencé avec le divorce ? Toute une vie de souvenirs. « Je t’en enverrais une photo si je le retrouve un jour. » À présent, ce serait à eux de créer une occasion ou non.

Ce qui était sûre, pour le moment, pour la Française c’est qu’elle avait bien envie de voir si une complicité de jeunesse pouvait se retrouver. Les messages qu’elle envoyait étaient écrits dans ce sens. Un repas, une sieste, un nuit… cela lui paraissait être une perspective agréable. Encore plus maintenant qu’elle n’avait pour seule contrainte que de payer un loyer une fois le mois. Cette liberté soulageait l’esprit.

« Penses à moi souvent ! D’accord ?! » Rebondissait-elle sans manquer de dire. « Tant que tu ne me proposes pas d’aller écouter des conférences sur la fin dans le monde, je suis partante pour à peu près tout. Sans grande surprise, pas vrai ? » Fit-elle avec un charmant sens de la rhétorique.

« Comment as-tu su que tu pouvais leur faire confiance ? Le terrain ? Tu veux dire quoi par “pas l’air sympathique” ? Des Rambos ? » Laure avait plus ou moins compris que Jean-Baptiste n’était pas un poste lambda dans les forces de l’ordre. Une raison d’être un peu inquiète en y pensant. Mais, il faisait ça depuis des années et il était là. C’était ce qui lui faisait penser qu’il ne fallait pas “trop” y réfléchir. De toutes les manières ce n’était pas une décoratrice expatriée qui pouvait faire quelque-chose s’il arrivait un malheur à cette équipe tout risque. « J’aimerais bien avoir des personnes avec qui je pourrais dire la même chose. Je comprends pourquoi tu te sens bien ici. Tu as de la chance. Et en même temps, je ne suis pas étonnée. Les gens ont envie de te suivre. » Elle avait eu l’occasion de le voir quand ils avaient fait un peu de sport collectif sur les plages estivales du coin.

La Française se figea pour identifier précisément sa localisation dans l’espace. Les indications de Lemoine l’aidait à retrouver les axes principaux.

« Mmm alors attends. Par là. » Elle désigna de la main l’allée parallèle au parc. « Je dirais quinze minutes à pied, en prenant notre temps. » Tessier venait de se rendre compte qu’elle ne connaissait plus l’adresse exact. Elle pouvait aller la chercher sur son téléphone. Mais, elle n’en avait pas l’envie. Ce qui était plaisant avec la promenade s’était de le faire sans carte, sans boussole et si possible, quand on était en bonne compagnie, se se perdre à un moment donné. « Mmm alors attends. Par là. » La main libre, vint prendre celle de Jean-Baptiste, pour l’attirer avec elle dans la rue calme. Elle la garda dans la sienne. La paume chaude contre la sienne lui plaisait. Laure bifurqua devant l’une des entrées du parc qui semblait être l’itinéraire le plus agréable.

Sur une centaine de mètres le cadre était verdoyant, paisible, bucolique. Il y avait du monde dans ce parc. C’était surtout des groupes, des familles avec des enfants, qui venaient profiter de leur dimanche après-midi au milieu des fleurs. C’était sans doute en partie dû au cadre. Laure trouvait ces petits tableaux attendrissants.

« Allez, raconte-moi l’un de tes meilleurs souvenirs de ces dix dernières années ? » Lança alors Miss Tessier, en lâchant doucement la main de Jean, pour attraper l’appareil-photo. Ca pour prendre un vieux monsieur en train de tendre une pâquerette à une petite fille aux boucles rousses. Un portrait sur le vif c’était ce qu’elle faisait le plus. Il y avait de la poésie dans cette scène de rien, cette scénette humaine. « Les Anglais ont quelque-chose d’élégant. Tu ne trouves pas ? » Demande-t-elle à son guide, en lui montrant un homme en costume à carreaux. Il était appuyé sur une canne. Elle était presque prête à parier qu’il s’en servait comme d’un accessoir et rien de plus. Amusée, elle donna un coup d’épaule complice dans celle de JB. Elle lui fit une oeillade taquine. Il y avait quelque-chose de l’ordre du bonheur dans l’air, non ? Comme dans les chansons de Trenet. Tessier n’avait pas un goût particulier pour ce chanteur. Mais c’était adapté à l’ambiance du moment.


« Je me suis inscrite à une formation pour devenir apicultrice. » En fait, elle était allée voir au centre social public de son quartier. Elle avait fermé les yeux et pointé un intitulé au hasard. Puisque tout la rendait curieuse la méthode marchait aussi bien qu'une autre. Depuis, une fois par quinzaine, le samedi, elle allait en dehors de la ville écouter un vieux écossais hipy raconter des histoires sur les abielles, le miel et l'amour. C'était totalement atypique et très amusant aussi. Elle commençait à se prendre d'affection pour cet homme au visage tout ridé. « Si un jour je me pose quelque part, je créérais mon ruchet ! » Un jour, oui Laure était lucide sur elle-même... comme sur beaucoup de choses. Dont le fait qu'elle se sentait de plus en plus proche de son compatriote.


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Eva Castelli
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19th Mai 2019, 21:25
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