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[CLOS] Londres et ses ... surprises ! / JB Lemoine
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
La question de Laure le faisait sourire, parce que JB sentait ce qui pourrait venir ensuite, dépendamment de sa réponse. Bien sûr qu'il avait des congés, il en avait même pas mal à prendre. Le nombre d'heures sup' que la Strike faisait, pouvait faire avoir quelques cheveux blancs à la RH. Mais ils s'en moquaient. Encore plus notre vieux loup, qui estimait n'avoir pas grand-chose d'autre à faire de sa vie. Cela pouvait paraître triste, mais lui ne le voyait pas vraiment comme cela, il s'en accommodait, ça lui convenait. Et tant que ce serait ainsi, pourquoi en changer? Pourtant, il de nature curieuse, alors pourquoi ne pas tenter son interlocutrice?

- J'en ai quelques-uns, oui. Pourquoi? Tu voudrais me débaucher? D'un petit sourire taquin.

Oui, le naturel entre eux revenait vraiment au galop. Tant mieux. Il n'y avait aucune raison qu'ils soient timides l'un envers l'autre, leur passé commun leur permettait cela. Sans compter que ce n'était pas trop dans les habitudes de notre homme de réellement faire attention aux conventions, quand il n'avait pas besoin d'y penser. C'était dans son caractère de ne pas trop prendre de pincette, encore plus avec l'âge avançant et son métier.

- En bien ou pas? A ton avis?

Il était curieux de voir ce qu'elle pensait d'elle maintenant, au contraire de la jeune femme que lui avait connu. Pour le moment, il n'avait pas tant l'impression qu'elle avait autant changée que cela, mais il pouvait se tromper. En tant d'année, rien ne restait figé, il le savait pertinemment. Il n'avait qu'un souvenir de cette belle blonde qui lui avait fait tourner la tête un été de permission.

Laure pouvait être surprise, mais elle ne savait pas encore où vivait notre français. Pas de doute qu'elle changerait d'avis en découvrant la péniche, mais pour le moment, il lui laissait la surprise. Lemoine avait envie de voir sa tête quand elle verrait l'originalité de son chez lui. Après tout, c'était souvent surprenant pour les nouveaux venus. Ce petit monde sur l'eau, lui permettait donc d'avoir son contact avec la nature. Il appréciait particulièrement de profiter de son havre de paix. Aucunement besoin de se déplacer plus, pour découvrir l'Angleterre et ses merveilles. Même s'il le faisait parfois... surtout quand on l'envoyait dans d'autres villes pour des enquêtes, bien entendu.

- Rarement, comme je te l'ai dit, une fois l'an. Mais je peux voir à faire une entorse, si c'est pour découvrir ton tableau. Il ne mentait pas, il était vraiment curieux de le voir. Oui au pire, si tu ne préfères pas avoir les critiques en live. Toujours taquin.

Le flic comprenait parfaitement les messages, il n'était pas aveugle, loin de là même. C'était même plutôt une seconde nature, chez lui, de remarquer tout ce qu'il pouvait dans les sous-textes, après tout... c'était aussi comme cela qu'on révélait des menteurs et il pouvait en croiser un certains nombres par journée de travail. Bien entendu, Laure n'avait rien d'une menteuse, là n'était pas la question, mais elle aimait tâter le terrain et elle avait bien raison. Jean-Baptiste se laissait aller dans ce sens, prenant son temps, mais laissant quelques indices, il n'était contre rien, en sa compagnie.

- Ça ne devrait pas être difficile. Dans un rire. Oui, rien d'étonnant. Et c'est heureux.

Il aurait été dommage qu'elle perde de cet entrain. Cela lui allait bien, il se doutait qu'elle pourrait bel et bien, secouer quelque peu ses habitudes.

- Non rien avoir avec des Rambo. Certains ont le sang chaud, mais si tu fonces tête baissée sans réfléchir, c'est là que tu te prends une balle mal placée. C'est juste qu'avec ce qu'on vit. Ils n’ont pas l'air d'être les gens les plus ouverts. C'est tout. Après ce n’est pas des anges non plus, mais ils sont pas méchants. Marquant un temps, en se frottant la barbe. J'ai pas su, j'ai appris à leur faire confiance. Même si de base tu sais assez rapidement avec qui ça va bien ou pas, ce genre d'équipier, ça se découvre et vite. Quand tu te rends compte que tu pourrais mettre ta vie entre leurs mains, c'est que c'est bon. C'est le plus important même. Si on peut pas compter les uns sur les autres, on est bon pour la morgue.

La vérité du terrain. JB ne disait pas cela pour impressionner ou emballer, loin de là. C'était juste son quotidien. C'était pourquoi ils étaient sa famille aussi. Une famille choisie et soudée, que rien ne pouvait réellement démantelée. Même si certains essayaient quotidiennement.

- Je suis certains que tu as une ou deux personnes comme ça dans ton entourage. Souriant légèrement. Peut-être oui.

Humble, comme souvent, il n'estimait pas avoir une aura de leader, il faisait son boulot et avait à coeur de garder son équipe en état. Qu'ils rentrent tous chaque soir en un morceau. Ou en tous les cas, au mieux. Il observait alors la direction qu'elle lui montrait, l'enregistrant en silence, avant de suivre le chemin qui l'intéressait. Après tout, c'était elle qui voulait découvrir, autant qu'elle découvre. De plus, lui n'était pas pressé, pour une fois qu'il était, tiens donc, en congé.

- Mmm.... faut que j'y réfléchisse un peu. Et toi? Un moyen comme un autre de gagner un peu de temps. Si on veut ouais, je les trouve souvent trop coincé et froid. C'est pas les gens les plus agréables, encore moins après le Brexit. Haussant les épaules, après s'être prit le petit coup de Laure, amusé. Mais au moins, quand ils sont du bon côté de la ligne, ils te foutent la paix.

Lemoine n'avait pas de haine contre ce pays d'accueil, ni contre ses habitants, il ne les trouvait pas plus intéressant que d'autres. Au moins, Londres lui avait permis de faire la rencontre de la Strike et c'était ça, qui était intéressant. Encore plus maintenant, que Laure était dans les parages, bien entendu.

La suite ne manqua pas de le surprendre, d'un haussement de sourcil, il portait toute son attention sur la belle blonde, avant de rire encore. Ce n'était pas stupide, mais ça sortait presque de nul part.

- J'avoue que je ne l'aurai pas parié. Mais pourquoi pas. Ton propre miel, il y a de quoi se faire une petite fortune, s'il est bon. Clin d'œil amusé, à son tour. Tu poses les ruches sur un toit et hop.

*En français dans le texte
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Eva Castelli
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Tessier Laure
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Les yeux de la Française trahirent la malice, la coquinerie, à la source de toutes ces questions. Laure voulait voir jusqu’où allait cette complicité qu’elle sentait vibrer en onde autour d’eux depuis deux heures.

_ « Oui ! Parfaitement! On pourrait se faire un week end au bord de l’eau. Comme au bon vieux temps. Je me dis que ça peut être sympa. Tu ferais la cuisine ! Je ferais… les plans des soirées ! » Tessier s’y voyait bien. Elle croyait que la présence de Jean-Baptiste serait un bonus. Car à voir ce qui se passait ils restaient deux personnes pas compliquées. « Plage, grillades, bains de minuit. Que du simple et du bon. Pas de prise de tête. Chacun fait comme il veut à son rythme. » Et s’ils partageaient les nuits aussi ce pourrait être encore mieux.

En bien ou en mal, Tessier avait-elle changé en bien ou en mal ? Elle garda son sourire même si dans ses yeux se révéla une réelle question intérieure. Elle avait l’impression d’avoir essayé d’évoluer dans la bonne direction. Il y avait des choses dont elle n’était pas très fière non plus. Cette vie privilégiée qu’elle avait accepté sans discuter l’avait lentement changé.

_ « Un peu des deux ? Je ne sais pas. J’espère plutôt en bien. Mais ça dépend aussi de celui à qui on pose la question. Mmm Je suis plus patiente par exemple. »

En fait JB faisait partie d’une époque plus libre et plus légère. La blonde avait envie d’en profiter maintenant. Le hasard lui offrait la possibilité de se rappeler que sa vie en tant que “Madame Charpentier” n’était pas toute sa vie. Ce n’était pas plus mal. Elle pouvait ressentir au fond d’elle qu’elle avait encore beaucoup de choses à vivre.

_ « Un artiste a besoin de la critique pour s’améliorer. Tu crois vraiment que moi je pourrais avoir peur de ce que tu as à me dire ? »

Ils avaient des vies très différentes les Français. Laure le réalisait d’autant plus qu’elle ne connaissait rien à la vie de policier. Elle n’avait pas eu de raisons de se poser des questions. Mais elle était intriguée. L'avantage c'est qu'elle était avec quelqu'un qui n'avait pas peur de parler. Comme de bien entendu elle n'allait donc pas se priver!

_ « Et tu l’as souvent frôlée la mort ? » Lauretta se doutait que cela devait laisser une empreinte forte dans l’esprit. Est-ce qu’il y avait ce tunnel, cette lumière blanche, quand on était sur le point de disparaître ? « Deux grand maximum alors oui. »

_ « C’est vrai qu’ils peuvent avoir quelque-chose de distant… Sauf les étudiants ! » Accorda-t-elle à Lemoine. Elle se mit ensuite à chercher un bon souvenir à lui raconter. Les petites joies étaient de tous les jours. « Ah! Oui ! J’ai trouvé ! J’ai été dans le Sahara… en 2011 ? Non 2012! Fin 2012 oui c’est ça. On a été en République Dominicaine rencontré des musiciens. Il y avait tout le temps la fête là-bas. Il y avait une simplicité de vivre qui m’a charmée. Je me souviens d’un mariage. Je me souviens d’un baptême. C’était particulièrement joyeux. Les gens chantaient. »


_ « Je ne fais pas ça pour l’argent. » Ria Lauretta. Mais aux vues de ce dont ils avaient parlé sur la vie à Londres l’idée de JB était logique. Il y avait pleins de façon de se faire de l’argent, beaucoup plus d’agent sans avoir à se fouler. Laure n’avait qu’à faire valoir son ancien statue. Ou même se rappeler à des bon amis de Monsieur Henri Tessier. Mais, elle n’était pas dans cette optique. Pour la première fois depuis des années elle devait s’assumer complètement seule et elle aimait ça. Vraiment ! « Je vais déjà voir si ça marche! »

Ella passa la bandoulière de l’appareil photo autour de sa nuque. Elle ce serait bien vu jouer les photographe de grand chemin dans un pays exotique. Peut-être même se faire une quête spirituelle dans une région reculée. Voir même aller faire une retraite dans un monastère tibétain. Cela lui venait de temps en temps depuis le divorce. Probablement une banale crise de la quarantaine qui frappait.

_ « Est-ce que tu te souviens de la journée que l’on avait fait sur la toute petite île ? Là où on avait mangé de la tortue ? » Laure revoyait le grand sudiste arriver à leur table. Il était fier comme un paon de leur présenter sa spécialité. Il leur avait expliqué en long, large et travers le pourquoi de la tortue. Comment il gardait les carapaces pour en faire des instruments de musique traditionnelle. « Ils avaient un dicton. Comment était-ce déjà ? » Questionna-t-elle Lemoine alors qu’ils quittaient le parc d’un pas nonchalant.

Les bruits de la rue revenait en sursaut les cueillir. Il n’y avait pas de repos dominical pour tout le monde visiblement. Dans une aussi grosse métropole, il n’y avait pas réellement de pause tout court, comme à Paris ou Madrid. Pour autant Lauretta appréciait les deux ambiances de façon égale. Elle ralentie. Non, elle n’allait pas encore prendre le pas. Ce n’était pas son tour.

_ « Maintenant ? On continu par où ? » Elle avait bien suivi le parcours qu’il lui avait proposé en vérité. Ceci dit, elle n’allait pas nier qu’il y avait du plaisir à être portée par l’autre. Ca ne lui arrivait pas si souvent que cela. De fait, Tessier était une force de proposition. Elle avait tout le temps envie de faire des choses. Elle avait beaucoup d’énergie à revendre. C’était facile pour les autres de se laisser faire et de profiter. « J’ai beau avoir passé les deux tiers de ma vie à l’étranger, je n’ai pas souvent retrouvé ce “truc” de partir quelque part. Comme on l’avait fait avec toi. Ou comme je l’avais fait avec Amé. On était toujours quelque part… en fait. Je crois que c’est ça. Tu vois ce que je veux dire ? »

Une affiche publicitaire numérique, sur leur gauche attira l’attention de la jeune femme. Rien à faire elle faisait partie des cibles faciles de ce genre de pub. Tout ce qui était mouvant et de couleur vive avait le droit à son attention directe. Pour l’instant, elle avait résisté et ne s’était pas racheté de téléviseur pour sa vie de célibataire. Mais ça aussi lui venait de son expérience. Elle avait toujours du mal avec l’addiction de Charles pour tout ce qui était championnat de sport. Comment ils avaient été emprisonnés par ces événements sportifs. Au moins ainsi la tentation était loin et Laure était libre de son temps. Enfin, là il n’était pas question du championnat féminin de foot ou des JO d’hiver. La pub parlait théâtre justement.

_ « J’hésite à me prendre un abonnement… Avec tout ce qu’il y a à voir. Qu’est ce que tu en penses ? Mmm. Peut-être que si je le faisais avec quelqu’un. On se motiverait. Toi ? Tu te lancerais ce genre de défi dit ? On pourrait se dire… je ne sais pas, une pièce par mois ? Ca serait raisonnable. Non ? » Oui, tout était mieux à deux... voir même à trois, enfin à plusieurs. Et puis lancer un défi à JB l'amusait encore plus.


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Jean-Baptiste Lemoine
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La simplicité avec laquelle Laure lui proposait de repartir en weekend, ne manquait pas de faire sourire le vieux loup. A croire qu'ils ne s'étaient pas quittés il y a si longtemps. Peut-être pourrait-il se laisser tenter. Après tout, JB avait quelques congés à poser. Mais tant que les problèmes de la Strike ne seraient pas réglés, il ne pouvait pas se permettre de quitter le sol anglais. Iza était toujours portée disparue, Zac faisait des conneries... heureusement que Marlon et Rylee tenaient la rampe pour le moment, sinon il n'aurait plus su sur quel pied danser.

- Je suis quelqu'un d'assez posé, tu sais. Pire encore que quand tu m'as connu.

Pour lui faire comprendre qu'il n'avait clairement pas besoin qu'on lui trouve des activités à faire tout le temps. Il faisait plutôt parti du groupe de gens qui pouvaient se poser dans un coin et rester tranquille. Parce que sa vie allait déjà à 100 à l'heure tout le temps. Ce n'était pas reposant d'être flic, encore moins quand on faisait partie d'une équipe d'intervention. Alors quand il prenait finalement des congés, pour respirer un peu, notre homme préférait très clairement rester tranquille, avoir la paix. C'était ça ses vacances, en général. Passer du temps sur Mojo, juste à profiter de ne pas ressentir le stress constant d'être en service.

Il voyait quand même que cette belle française n'avait donc vraiment pas changer. Toujours une pile électrique. Il se souvenait qu'elle avait lancé un certains nombres des activités qu'ils avaient faites tous les deux. Lui avait simplement suivi. Parce qu'il avait aussi été un jeune homme sans aucune prise de tête. Si la demoiselle était contente de faire ce qu'elle faisait, alors cela lui convenait parfaitement.

- Je te redirai quand cela pourrait être possible.

Si la dame se disait être devenue plus patiente, elle le lui montrerait rapidement. Car il lui faudrait de la patience pour avoir des nouvelles sur une prise de congé de la part du français. Cela pouvait prendre du temps, encore plus quand il était aussi occupé qu'il l'était en ce moment. Il ne put pourtant s'empêcher un léger rire.

- Patiente? Mmm... je demande à voir.

Oui, il avait un souvenir bien différent à ce niveau. Mais cela allait avec le caractère actif de cette femme. Ce qui, en soit, ne le gênait guère. Il était habitué à côtoyer des gens un peu plus.... dynamique, pour ne pas utiliser des mots plus forts encore. Quant à sa peur de sa critique sur son travail, en effet, il en doutait, il avait plutôt sorti cela sur le ton de la plaisanterie.

- Absolument pas. Tu n'as peur de rien, non? Restant encore assez taquin finalement.

Bien sûr, son boulot rendait curieux, les questions de Laure étaient légitimes, ou en tous les cas, ne l'étonnait guère. Il mettait les mains dans les poches, ne pressant pas plus le pas. Toujours prêt à discuter, au moins un peu. Les gens avaient le droit d'avoir quelques réponses, pour qu'ils comprennent aussi ce que cela voulait dire, d'être flic. Ils n'étaient pas souvent appréciés, parce qu'on les voyait surtout comme des brutes qui adoraient se cacher derrière leurs insignes pour faire leur propre loi, mais ce n'était pas que cela.

- Oui, ça m'est arrivé. Ce n'est pas toujours évident, certaines missions peuvent mal tourner...

Une en particulier hantait parfois encore ses rêves, même si cela faisait déjà 10 ans. La perte d'un membre de la Strike continuait à le travailler. Après tout, quand on perdait un ami, un membre de sa famille, le deuil ne se faisait jamais complètement. De cela par contre, il en parlait moins. C'était quelque chose d'assez personnel et intime à ses yeux. Pour autant, Gregg ne fit qu'un court passage dans ses pensées, avant que Laure ne reprenne totalement son attention.

- Pas besoin de plus. Avec un petit sourire, avant d'hocher de la tête, alors qu'ils déviaient sur la façon de faire des Anglais. Mmmm.... c'est vrai que dès qu'ils font la fête...

Lemoine écoutait son interlocutrice avec un certain plaisir. Parce qu'il appréciait le son de sa voix, qu'il appréciait aussi, le fait de pouvoir échanger dans sa langue natale. Même s'il était bilingue depuis longtemps, il avait toujours ce plaisir à pouvoir échanger en français dans ce pays anglophone. Chose assez rare pour être notée. Alors en plus quand c'était avec une femme qu'il avait plutôt bien apprécié à l'époque et dont il appréciait de la découvrir au jour d'aujourd'hui, c'était encore plus plaisant. A son rire, il sourit un instant, bien, elle avait raison de vouloir faire ça pour elle d'abord.

[color#BABABA]- Tu me diras. [/color]Taquin, encore. C'était ce qu'elle lui donnait envie d'être. Ce qui était plutôt bon signe pour la suite de ces retrouvailles.

Elle lui demandait de fouiller quand même bien dans ses souvenirs, elle, semblait en avoir des beaucoup plus vifs que les siens. Il secouait légèrement la tête. Non, il ne se souvenait pas de tout, en tous les cas, pas du dicton. Même si la tortue lui disait en effet quelque chose.

- Mmmm... non, aucune idée. Suivant un chemin qu'il connaissait presque par cœur, avant même qu'elle ne demande où ils pouvaient bien continuer leur promenade tous les deux. Après tout, il s'était mis dans la tête de lui faire découvrir son lieu de vie, qu'elle sache comment y venir un jour, si le besoin s'en faisait sentir. Par là.

Le sentiment dont lui parlait Tessier, ne lui était pas totalement étranger. Bien qu'il n'était pas vraiment du genre à quitter son domaine. Ses voyages étaient plutôt rares. Surtout qu'il ne ressentait pas le besoin d'en faire des masses. Aucunement besoin d'aller ailleurs pour se dépayser. Comme il l'avait dit, s'il bougeait, c'était pour retourner en France, dans ses Pyrénées, afin de retrouver les siens pour quelques jours, avant de revenir à sa vie de vieux flic solitaire.

- Un peu oui. Maintenant que tu vas te poser un peu plus sérieusement, ça devrait changer.

La proposition de la dame ne manqua pas de le faire sourire, à nouveau. Elle lui posait des questions auxquelles il n'avait pas de réponse, parce que cela ne l'intéressait guère, de base. Si elle voulait aller au théâtre, il lui faudrait trouver quelqu'un d'autre que lui. Ce n'était pas vraiment son plus grand intérêt. Surtout qu'il n'avait pas vraiment le temps.

- Aucune idée, mais t'as rien à perdre à en prendre un, si ça te tente. Non, je ne le ferai pas. J'ai assez d'obligation comme ça, pour ne pas devoir me sentir pressé d'aller au théâtre. Même en excellente compagnie. Je te l'ai dit, je n'ai pas besoin d'être trop occupé, je le suis suffisamment par mon boulot. Et mes horaires ne sont pas faits pour ce genre de vie. Mais je suis certains que tu trouveras quelqu'un qui sera ravi de venir avec toi.

Lemoine n'avait guère d'inquiétude pour cette femme. Elle était sociable, elle se ferait très rapidement des amis. Ça c'était une certitude. Les français se retrouvaient à longer un canal, Little Venice n'était plus très loin maintenant.

- Désolé, j'suis pas un type très sortable. Fit-il alors pour s'excuser de ce premier refus qu'il lui faisait, depuis qu'ils s'étaient retrouvés tous les deux.

*En français dans le texte
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Londres et ses surprises et à vrai dire ça n’arrêtait pas depuis que Laure avait décidé de redevenir une Tessier. Elle en était la première contente. Comme JB le comprenait rapidement, la patience dont se targuait cette femme ne la privait pas de cette envie d’action. Si bien qu’elle ne se rendait pas toujours compte que son énergie n’était pas partagée par tout le monde. Charles avait très vite arrêté de faire des remarques à ce propos. Il s’était fait à cela et enfin de compte quand il n’avait pas envie sa femme savait très bien faire sans lui. En Inde, ou ailleurs, il y avait tout le temps quelqu’un de disponible pour partager les aventures de la blonde. Elle trouvait surtout amusant et même charmant d’avoir une opportunité de le faire avec lui.

_ « Pour se rendre compte de ça il va nous falloir encore quelques cafés à l’improviste. » Le taquina-t-elle à son tour.

Le tour du quartier était un prétexte de plus pour rattraper du temps perdu. La blonde était curieuse aussi parce qu’il s’agissait de Jean-Baptiste et pas de n’importe quel compatriote avec lequel elle ne partageait rien. Elle sentait quand ses questions étaient trop directes pour la pudeur de l’officier. Peut-être qu’avec le temps ils se feraient plus de confidences. Elle n’en avait aucune idée.

_ « Oui, mais comme tu m’en parles, j’ai l’impression que tu as trouver le job qui te correspond. » Elle lui souriait « Ils vous garde jusqu’à quel âge ? » Le métier était rude. Ce n’était pas comme de travailler dans un bureau toute sa vie. London prenait-il ça en compte ?

Il était évident que Laure était une bavarde. Elle pouvait guider et nourrir une discussion sans avoir à faire des efforts. Quinze ans avec un diplomate forcerait n’importe qui à maîtriser l’art de la conversation. Ce n’était pas le même verbiage, parfois insipide, qu’elle avec les épouses (ou les maîtresses) de… Là elle avait un vrai plaisir à se raconter. Il lui arrivait ceci dit de lancer des coups d’oeil pour voir si Lemoine n’était pas saouler de paroles.

_ « Ca va de soi ! Oui, je te dirais ! » Le rire se partageait entre eux. Allant jusqu’à déranger un couple de tourterelles qui s’envolait.

Ils changeaient maintenant de zones. Lauretta connaissait moins cette partie. Elle se fiait à Jean les yeux fermés de toutes les façons. Enfin, ce n’était qu’une façon de parler. En fait, elle découvrait en bonne touriste les détails qui faisaient la spécificité de ce district. Spontanément, elle incluait JB dans les plans qu’elle avait pour le futur proche. Elle le faisait aussi simplement que s’ils s’étaient quitté trois mois plus tôt. Mais, elle devait bien se rendre compte qu’il n’était plus comme à 30 ans.

_ « Il n’y a pas de souci ! C’était avant tout pour faire quelque-chose tous les deux que je proposais. » Elle passait de l’autre côté du flic pour être vers l’eau du canal. Derrière ses lunettes noires elle semblait avoir son petit air espiègle. « Il y a pleins de choses qu’on peut faire sans avoir à sortir. » Déclarait-elle toujours philosophie et humoristique. Laure était une personne dont on pouvait difficilement altérer les humeurs. Elle était contente d’avoir retrouvé la trace de cet homme. Il était peut-être un peu plus ours que loup maintenant. Ca ne changeait rien au fait qu’il lui inspirait du positif sous bien des formes. « Tu étais plutôt doué pour faire ça. » Disait-elle encore en tournant la tête dans sa direction. Elle posait une main dans le creux de sa nuque, la remontait sur l’arrière de son crâne. « C’est comme à l’époque Jean. C’est à toi de me dire les limites dont tu as besoin. Sinon, tu le sais, je ne sais pas en mettre moi. »

Le bassin londonien s’imposait devant le duo. Tout de suite l’ambiance faisait pensait au bord de la Seine ou bien ces quartiers piétons d’Amsterdam. Laure aimait ce genre d’ambiance. Elle se sentait bien sur les rives. La présence de l’eau avait un effet apaisant. Elle revenait, tranquille, prendre les doigts de Lemoine dans les siens, son épaule posé contre la sienne.

_ « J’avais lu dans un guide qu’avec le Brexit le marché immobilier a implosé en 2020 et que beaucoup de gens se sont mis à investir l’espace naval. » Les yeux de la belle passaient lentement d’une silhouette de bateau à une autre. Le chaos des couleurs, des formes de coques, des noms lui rappelait un peu les quartiers populaires indiens ou vietnamiens peut-être plus. « Une fois Charles a eu une mission diplomatique sur un navire Cambodgien. On vivait principalement sur l’eau. Il y avait seulement des descentes pour le ravitaillement. J’aimais bien ce petit mouvement continu sous les pieds. » C’était à la suite de cette mission que Laure s’était inscrite aux cours de navigation d’ailleurs.

Le bras, se jetait dans la Manche. L’océan séparait l’Angleterre de la France. Ils n’étaient pas si loin de leur terre natale. Mais il était de plus en plus compliqué de circuler d’un pays à l’autre. Le Roi suivait ce que disait les ministres. Ce qu’ils voulaient s’étaient clairement de couper l’ïle du reste de l’Europe. Un jazz-bande jouait sur le pont d’un petit cargo au milieu du canal. Tessier ralentissait inconsciemment son pas pour les écouter. Elle passait son bras dans le dos de JB pour le tenir par la taille. Là elle pensait à la Nouvelle Orléan. Elle pencha la tête vers le vieux loup pour souffler.

_ « Tu as déjà vu un boeuf entre musicos de jazz ? Franchement, il faut voir ça au moins une fois. On dirait … qu’ils sont habités. » A vrai dire Lauretta avait passé quelques soirées avec les musiciens. Ils étaient en effet passionnés et totalement alcoolisés, alcooliques aussi le plus souvent. « Je sens que je vais revenir dans ce coin le soir! » Il y avait certainement des concerts, des bals, qui lui permettrait de retrouver cette ambiance nocturne qu’elle avait beaucoup aimé. Elle faisait une oeillade à son comparse. « Tu as choisi un quartier sympa. Je viendrais te soudoyer quand même ! » Le provoqua-t-elle en sachant très bien qu’elle tenterait en effet au moins une fois. Il n’était pas sortable et elle n’était pas tenable !

_ « Je paris sur un petit appart en hauteur. » Elle cherchait à deviner dans quel genre d’endroit il avait bien pu se poser. Il avait probablement choisi un endroit où être au calme, sans avoir à rendre des comptes, puisque c’est ce qu’il voulait. Laure regardait les façades des bâtiments du côté de la rue. Il y avait des balconnets et parfois des gens assis qui regardaient l’activité de la ville. Mais, rien qui ne convainquait encore la Française. Elle revenait sur le policier. Le profil calme, l’air tranquille, l’allure, la charmait en silence. Elle se laissait sourire. « Alors ? Inspecteur ? Je suis sur la bonne piste ? » Demandait-elle d’une voix joueuse. Pendant une seconde, elle l’avait imaginé en action et c’était à la fois inquiétant et excitant. D’ailleurs avait-elle déjà embrasser un homme avec l’insigne ? Charly avait tendance à éviter les représentants de l’ordre. Elle n’avait jamais compris pourquoi. Alors, il ne le lui semblait pas. Voilà qui pourrait être corrigé, par un altruiste compatriote !


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5th Août 2019, 16:28
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La facilité qu'avait Laure à tout prendre du côté positif pouvait surprendre un peu notre homme, qui était plutôt un habitué du noir. Ce n'était pas désagréable, bien au contraire. Cela lui rappelait aussi pourquoi il s'était laissé charmer par cette belle demoiselle à l'époque. Elle le sortait d'une routine, de sa façon de vivre. Maintenant qu'il était encore plus tranquille, enfin quand il n'était pas en service en tous les cas, elle risquait d'être une sorte de mini-tornade dans ses habitudes. Il eut un petit sourire en coin en l'écoutant.

- Mmm... c'est cela, j'ai comme l'impression qu'ils ne risquent plus vraiment d'être dû au hasard.

Ce n'était pas un reproche, bien au contraire. Il ne serait pas contre la rencontré "comme ça." Mais la connaissant, si cela devait se faire, tout serait sans doute un poil plus calculé. Au moins pour se retrouver dans le même restaurant au même moment. Mais un café en sa compagnie, il ne disait clairement pas non.

- Disons que je me voyais pas faire autre chose. Difficile, après tout ce temps, de retrouver les vraies motivations de ce choix de carrière. Tant qu'elle ne venait pas plus en profondeur dans cette question, tout irait bien. 60 piges, ensuite au placard. On se fait plus rapidement vieux pour ces conneries.

Il avait l'air de prendre ça avec le sourire. C'était ça ou ne pas faire de vieux os de toutes les façons. Les balles perdues, tout ça, ça pouvait finir par être courant au bout d'un moment. Mais sa belle compatriote n'avait pas à en entendre parler, pas pour le moment en tous les cas. Aucunement besoin de noircir le tableau, même si elle pouvait parfaitement s'en douter.

Le rire pouvait être communicatif, il tirait un nouveau sourire à notre vieux loup. Qui se montrait moins solitaire qu'il en avait l'habitude en général. C'était cela, d'être au contact d'une personne avec qui les souvenirs étaient plutôt agréables. Heureusement, le caractère de son interlocutrice lui permettait de ne pas mal prendre son refus. Son boulot ne lui permettait pas non plus de prendre ce genre de décision. Il se devait d'être disponible et puis les horaires... ce n'était pas pour rien qu'il restait un célibataire endurci. La suite ne manqua pas de lui faire se passer une main sur la nuque, pas qu'elle le prenait de cours mais un peu, avait-il tant oublié qu'elle était plutôt directe comme femme?

- Je vois. Avec un petit air presque... gêné un instant. Au moins mettait-elle rapidement au clair toutes les intentions qu'elle pouvait avoir à son égard. Sa main laissait place à la sienne, tout en l'écoutant un instant. Les souvenirs peuvent être trompeurs tu ne crois pas? Même s'il se souvenait parfaitement du temps passé à l'intérieur. Hochant alors un instant de la tête. Oui, je me rappelle.

Elle était capable de l'épuisé et pas seulement sur le plan intime pour le coup. Il avait souvenir de quelques journées qui semblaient n'avoir jamais de fin. Si à l'âge qu'ils avaient, elle était encore ainsi... il risquait d'être plus secoué encore dans ses habitudes. Mais pourquoi pas?

- Oui, il y a plus de péniches sur la Tamise qu'à l'époque, mais autant pouvoir déplacer sa maison comme bon te semble et puis... pour les petits trafics, c'est plus simple aussi. Difficile de courir après un bateau qui entre en eaux internationales. Le Brexit a fait une paire d'heureux et ce n'est pas vraiment le "bon" peuple anglais qui en profite le plus.

Ils en voyaient des vertes et des pas mûres depuis ce vote totalement stupide. Et dire que personne n'avait tenté de faire passer une nouvelle votation, que le gouvernement s'était entêtée dans cette idée... on ne pouvait vraiment pas dire après ça, que les politiques avaient une vraie conscience politique et les enjeux que cela amenait. A croire qu'ils pensaient pouvoir s'en sortir, sans que l'Europe ne montre qu'elle était finalement plus puissante et n'avait pas besoin de cette île. Il soupira un instant, avant de secouer légèrement sa tête, pour laisser partir ces idées qui n'avaient pas besoin de venir assombrir cette hasardeuse rencontre.

- Oui, c'est pas mal, d'être sur l'eau. Revenant à leur conversation initiale. C'était bien si cette femme avait déjà un peu le pied marin, elle serait moins décontenancer sur Mojo. Il y en a parfois sur les quais et dans quelques rues, surtout pas loin du West End, c'est le quartier festif, je te passerai les adresse, il faut connaître les rues qu'on ne voit pas du premier coup d'œil. Avec un nouveau sourire. Haha, ce quartier ne m'appartient pas, sens-toi libre d'y revenir. Il haussa un sourcil. Pourquoi ça? Oui, Lemoine était curieux de savoir pourquoi elle le voyait en hauteur. Je dirai plutôt que tu gèles et pas qu'un peu. D'un ton taquin, alors que la coque noire et rouge de son bateau apparaissait un peu plus loin.

Son pas se faisait plus tranquille, il observait son vis-à-vis, la laissant tenter de trouver, comprendre, où il pouvait bien vivre. Elle le connaissait, certes, mais pas complètement. Ah oui, la hauteur pouvait à voir avec peut-être ses racines, il venait des Pyrénées après tout, un vrai montagnard, qui était passé de la montagne à l'eau.

La vie pouvait être surprenante parfois.

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Tessier savait qu'ils avaient quelques années d'écart elle et lui. Mais, il lui fallut un petit temps pour retrouver l'année de naissance de l'inspecteur et lui redonner son âge exact. Elle constate qu'il n'était plus si loin du "placard" comme il le lui disait. Il avait la chance de bien porter les années trouvait-elle. De son côté Laure n'avait pas eu à penser à ça. Les médecins Tessier avaient investit dans l'immobilier pendant leur carrière. Ils les avaient tous les trois mis à l'abri du besoin. Une bonne partie de cette héritage reviendrait même à Hugo le moment venu. Alors, son parcours était plus chaotique, entre périodes de travail, périodes de voyages, elle ne se voyait ni commencer, ni arrêter à faire ce qui l'inspirait. Et elle savait que c'était là le vrai luxe.

_ « T'as l'air encore solide ! » Assura-t-elle à JB en lui donnant un coup d'épaule joueur. Il avait l'air plus posé, mais loin d'être ramolli. Il devait être cabossé de partout ça, les uniformes avaient toujours des cicatrices. Lemoine n'était pas le genre à s'épargner à la tâche. « La relève est déjà assurée je suis sûre ? » Lui demanda-t-elle. Jean-Baptiste avait tout pour faire un formateur, un mentor, elle en était certaine. Elle l'avait vue faire avec des gamins pendant l'été passé. Il avait un professeur aussi pour la jeune fille qu'elle avait été.

En voyant la gêne que provoque son franc-parler la Française se mordit la lèvre inférieure. Peut-être avait-elle minimisé les traits solitaires de Jean-Baptiste. En même temps, elle n'allait pas faire comme s'il n'y avait rien. Ce n'était pas elle.

_ « Oui ? Et moi je vois que ça te gêne. » Elle attendait qu'il relève les yeux pour y planter les siens. Pour elle c'était limpide, clair. Elle était attirée par cet homme. Ce n'était pas la même attirance qu'à ses vingt ans. Mais, il y avait quelque-chose. Tessier aimait sentir ça et elle était curieuse. « Même s'ils sont trompeurs, ça reste des bons souvenirs. » Elle se mit dos au canal, posait une main sur le ventre de Lemoine. Le vent lui fouettait un peu la nuque. Laure lui souriait. Elle ne voulait pas qu'il se sente mal à l'aise avec elle. Ca aurait été trop dommage. Elle leur donnait le temps de se regarder dans les yeux. « Je te trouve encore très séduisant Jean. » Un hochement de tête approbateur. « Mais te retrouver c'est déjà suffisant. » Elle terminait en embrassant sagement sa barbe pour désamorcer le sujet. Elle avait sans doute été un peu vite en besogne. Ceci dit c'était tout à fait elle. Et elle n'allait pas changer.

La balade montrait à l'expatriée combien cette capitale était contrastée. Elle avait vraiment cette impression que les écarts s'étaient creusés de plus en plus. Au cours de ses allés et venus elle avait remarqué la misère qui imprégnait des zones. Tout comme elle voyait la richesse écrasante des habitations dans les beaux quartiers. Pourtant le Brexit avait été fait pour aider les Anglais à retrouver leur splendeur et leurs forces.

_ « Et les politiques n'ont pas l'air de faire grand-chose. Mmm. » Laure contemplait le "champ" de bateaux un peu songeuse. Depuis une décennie la situation de l'Europe était vraiment préoccupante. Les pouvoirs politiques étaient passés à un bord extrémiste. Une tension latente entourait tout le continent. Même en France les mouvements sociaux étaient de plus en plus intenses, longs. Ils avaient frôlé une guerre civile trois ans plus tôt. « Drôle d'époque. » Elle repensait alors à ce qu'elle avait entendu à la CNN ce matin-là. Trump était en train de saisir la chambre pour abroger la loi sur le cumule des mandats. Sous le prétexte d'une stabilité économique il voulait obtenir son troisième mandat en novembre. Après avoir détruit l'Irak il visait la Palestine.

_ « Je ne suis pas allée dans ce coin là. J'irais fouiller. » Laure était d'accord avec lui. Même si le faste et le patrimoine des centres lui plaisait, elle adorait aussi découvrir les tréfonds d'une ville. Là où on voyait moins de touriste. Il lui était souvent arrivé de partir avec un plan, une gourde et une appareil photos dans les petites villes. Charles était un peu moins aventurier avec l'âge. Mais au début, ils s'étaient retrouvés plus d'une fois perdus en pleine nature. Bon dans Londres ce serait un peu moins épique mais tout aussi amusant. « C'est bien pour ça que je suis venue passer un temps ici. J'ai envie de voir ce que cette ville à dans le ventre. » Elle offrait un grand sourire au flic. « Y a pas plus libre ! » A l'exception du loyer et de la nourriture, Lauretta était à présent libre de faire ce que bon lui semblait, dans tous les domaines. Elle avait faillit commencé un tour du monde. Mais, certains avaient eu le nez de l'inviter à se poser un peu avant de jouer à Indiana Jones. Elle venait frotter l'un des bras de Lemoine avec complicité.

_ « Pour veiller sur tout ce qui se passe sans être embêté... Mmmm. » La blonde venait appuyer le bas de son dos contre la pierre d'un muret. Elle croisait les bras et s'absorbe dans la contemplation des façades. L'indication donnée par Jean-Baptiste l'aiguilla un peu. Elle passait des cimes aux bas des immeubles. Il y avait une vie grouillante, beaucoup de passages. « Je ne te vois pas vraiment dans une maison. » Disait-elle de vive voix pour qu'il suive ses hypothèses. Un peu aussi pour essayer de capter ses réactions. Tessier se remettait doucement en mouvement pour avancer sur le chemin en regardant toujours les façades. « Est-ce que j'ai le droit à un indice ? » Lui demandait la blonde en essayant de l'amadouer avec un sourire de charme.


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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
Un sourire marquait le compliment de la belle blonde. Elle n'était pas la seule à le lui dire, les collègues le trouvaient aussi encore en bonne forme. Il s'entretenait, il faisait en sorte de l'être. Ca ne venait pas comme ça. Mais parfois, il sentait la fatigue lui peser. Ce n'était pas tant le boulot en lui-même, mais plus les soucis, les problèmes, les inquiétudes que pouvaient lui donner les plus jeunes de l'équipe.

- Merci. Lâcha-t-il avec son air tranquille, avant de se frotter doucement la barbe. On y réfléchit encore.

Il n'avait trouvé personne qui correspondait au profil, personne en qui il avait une entière confiance. Rylee serait sans doute la plus à même de le faire mais elle ne voulait pas d'une telle responsabilité et il la comprenait. Enfin, ils n'en avaient jamais réellement parlé tous les deux, mais il la connaissait bien. Il savait et est-ce qu'il voulait vraiment lui mettre ça sur le dos. C'était difficile de prendre la relève dans la Strike, ça demandait d'y être depuis un moment, d'être de la famille, d'avoir la confiance des membres... il savait aussi que c'était le désir secret de plusieurs têtes de les voir démanteler. Peut-être que le jour où Marlon et lui ne seraient plus dans les Forces, la Strike se verrait tout bonnement et simplement dissoute.

Laure restait authentique, honnête, directe, il avait toujours aimé ça, il aimait ça encore au jour d'aujourd'hui. C'était bien de tomber sur des gens comme ça. Oui, il était un peu gêné, parce qu'il ne s'était sans doute pas totalement douté qu'il pouvait encore lui plaire ainsi. Il s'arrêtait, se perdait un instant dans son regard, hochait doucement de la tête.

- C'est vrai. Reprenant son petit sourire. Sache que c'est réciproque.

Car oui, lui aussi n'avait pas honte de dire les choses. Il faisait juste un peu plus attention. Lui prenait son temps, il lui fallait prendre tellement de décisions en très peu de temps dans son boulot, qu'il profitait des moments où il pouvait simplement réfléchir. Et profiter de la compagnie de cette femme lui allait parfaitement, pas besoin de précipiter quoi que ce soit et cela semblait lui aller à elle aussi, ce qui était un plus.

Quant aux politiques, à la politique en général, JB n'avait pas la meilleure des opinions les concernant, il avait même cette fâcheuse tendance à les juger. Il estimait que tous ces gens ne savaient pas vraiment de quoi ils parlaient, si loin de la vie ordinaire de tous ces gens qu'ils étaient censés représentés. Il préférait les ignorer et faire à sa manière. Finalement, les flics, sur le terrain, avaient plus d'influence que ces beaux-parleurs.

- Pourquoi vouloir changer quelque chose qui leur convient? Ils s'en foutent.

Peut-être se trompait-il, peut-être n'étaient-ils pas tous ainsi. Mais il avait rarement vu des politiques prêts, réellement, à se mouiller pour quelque chose. Il suffisait de voir le Brexit, ils s'étaient obstinés avec cette idée et voilà où en était l'Angleterre au jour d'aujourd'hui. Heureusement, la conversation ne trainait pas trop longtemps sur ce sujet qui pouvait finir par devenir épineux, si nos deux amis n'avaient pas la même vision des choses.

- Oui elle est grande, tu as le temps de fouiller un peu partout. Mais fais attention aux coins un peu plus chauds.

Au pire, il lui ferait une liste des coins à éviter. Lemoine ne souhaitait pas être appelé pour la retrouver elle, dans une mauvaise position. La curiosité de Laure l'amusait, il la laissait essayer de deviner, de monter des hypothèses, comme tout bon flic le ferait. Lui restait un peu mystérieux encore.

- Parce que tu penses que je ne mets jamais totalement mon badge au vestiaire? Fit-il sur un ton taquin.

Elle aurait raison de le croire, il ne lâchait jamais vraiment. Après tout, habitué qu'il était à faire attention à ce qui l'entourait. Mais l'avantage d'être sur son bateau, c'était bien le fait qu'il était presque comme dans un autre monde, il pouvait mettre un peu plus facilement son côté policier de côté, juste pour profiter de ses moments en-dehors du boulot.

- Je ne m'y vois pas non plus. Au moins lui faisait-il comprendre qu'elle était sur la bonne voie. Gardant son sourire amusé, il portait un instant son regard au loin. Mmmm.... si je te dis qu'on la voit d'ici, ma planque. Portant son regard sur elle, une petite lueur malicieuse au fond des yeux.

Mojo flottait tranquillement un peu plus loin, lui sortait les clés qui ouvraient le sésame. Il savait qu'elle voudrait voir l'intérieur, pour découvrir et il n'aurait rien contre l'avoir sur le pont de son bateau.

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Pendant qu’elle avait vécu en Indes Tessier avait passé beaucoup de temps avec des jeunes bouddhistes, shintoïstes. Naturellement, elle s’était cultivée sur leur spiritualité, leurs croyances. Elle avait aimé une bonne partie de la philosophie qui s’en dégageait. On lui avait aussi parlé du principe de réincarnation, de la révolution humaine et des preuves. Certains êtres se reconnaissaient et ils se croiseront au cours de leurs vies passés et futures. C’était un peu trop romanesque pour Laure. Mais retrouver JB vingt ans après c’était peut-être ça, sous une autre forme! Après tout!

Le cartésianisme de Lemoine était encore bien présent. Les années l’avait probablement renforcé se disait la Française avec dérision. Elle en grande idéaliste avait cherché à réveiller une fibre politique en lui. Elle l’avait traîné aux meeting des cultivateurs indépendants, aux manifs des féministes. Jeune Lauretta était une militante énergique. Il n’avait joué le jeu que par gentillesse. Mais au moins l’avait-il fait. Avec, Charles la jolie blonde avait vite abandonné l’idée de faire bouger ses prises de positions. Ou même de l'engager dans des combats. Mais, maintenant c'était différent. Tessier trouverait une cause, peut-être ici à Londres.

_ « Disons la plus grande partie oui! » Dans l’univers de la diplomatie Mme Charpentier avait rencontré des individus hors du communs. Des personnes qui se sentaient investies par une grande Cause. « Mais on ne va pas parler politique ce matin. » De toute façon en tant qu'Expat' ils n'avaient pas droit de citer. Laure avait déjà eu des conversations vives avec des Britanniques.

_ « Ils sont où ces coins chauds ? J’ai bien vu que certaines stations sont tenues par des gangs. Mais je ne vois pas trop. » Laure ne voulait pas prendre les infos pour argent comptant. Elle était trop au courant des influences entre organes de presse et pouvoir politiques. Elle avait assisté à des séances de magouilles pendant des dîners mondains. D’ailleurs c’est comme ça qu’elle avait arrêté d’y participer et qu’elle avait commencé à ouvrir les Messanges à des personnes de meilleures fréquentation. Des gens qui ne couraient pas après le pouvoir mais plutôt après le plaisir. En y songeant elle fit un coup d’oeil vers son comparse. Ce laisserait-il tenter par une expérience de ce genre. « Je n’aurais qu’à demander à mon nouvel ange gardien quand j’ai un doute. » Une chance qu'elle ait prix de l'âge autrement elle aurait été capable de jouer avec le feu à la mode de Pierre et son Loup.

_ « Ce n’est pas un peu ça ? » Lui renvoyait-elle avec humour. Tout ce qu’il lui avait raconté dépeignait quelqu’un de solitaire et débordé par son travail. JB avait tout du justicier des policiers noirs que Laure adorait lire devant un bon feu de cheminée. Ce côté âme ténébreuse avait du cachet. Mais est-ce que ce n’était pas un peu triste parfois ? « Tu sais ranger le tablier JB ? » Quoi que le tablier non il n’avait qu’à le garder. Tessier se souvenait d’un bon cuistot. Elle n’allait pas se faire inviter à un gueuleton à la Française ce-jour là. C’était trop culotté même pour elle. « J'attends de voir pour le croire ! »

Tessier était une grande joueuse devant l'éternel. Cela ne datait pas d'hier. Elle avait commencé à organiser des jeux très tôt dans sa jeunesse pour ses amis. Ils étaient devenus de plus en plus complexe au fur et à mesure de l'expérience. Elle avait organisé des Jeux de Rôles, des soirées Enquêtes, des Championnats à l'échelle d'une communauté. C'était surtout dans le sud de la France, dans les années 2000. Toujours est-il qu'elle aimait les devinettes. Elle se plaça à la même hauteur du flic. Elle regarda dans la même direction que lui. Elle opérait lentement, passant de la rue, à l'horizon, pour finir sur le canal.

_ « "On la voit d'ici" ... » Lauretta avait les yeux sur la coque rouge d'un grand bateau, pendant qu'elle cherchait la réponse à l'indice. « "On la voit d'ici" Hum Hum. » Elle baissait le regard sur le trousseau dans la main de Jean-Baptiste. Elle scrutait la forme de la clef principale. Elle en analysait la forme pour trouver le type de serrure qu'elle déverrouillait. Doucement, elle la prenait de la main de son propriétaire. Une lumière se fit tout à coup. « Tu habites sur un bateau ! » Le gabarit était pareil à celui qu'ils avaient eu. Elle le reconnaissait. Tessier était sûre d'elle. Voilà qui était amusant. Maintenant qu'elle savait exactement quoi trouver elle recommença à scruter les alentours. Un sourire malicieux apparu sur son visage. « Le cargot. » Elle trouvait l'idée originale et amusante. JB qui vivait en marin d'eau douce ! Ce n'était pas quelque-chose qu'elle aurait imaginé de lui. « Commandant Cousteau ? » La curiosité était d'autant plus forte à présent que la Française découvrait que c'était un lieu de vie atypique. Elle voulait voir ça de plus près. Il avait sortit ses clefs. Elle déduisait qu'il allait lui faire faire un tour sur son pont. « Je veux voir ça! Montre ! » Lui plaçant les clefs dans la main prenait son bras pour qu'ils se rapprochent de la cible.

Tant sur le plan personnel que pro Laure se demandait comment l'inspecteur avait aménagé l'intérieur. Dans un second plan, pas loin, elle appréciait l'idée de se retrouver seul à seul dans la tanière du vieux loup des villes.

_ « Alors tu as encore plus le pied marin! » Le brevet de catamaran avait été une bonne chose à l'époque à voir ! Jean accepterait peut-être de les embarquer pour les petites îles irlandaises qui sait. Elle lui glissait un coup un autre de ses coup d’œil pétillant. « On va de surprise en surprise ... » Laure bascula sur la pointe des pieds, pour embrasser le coin de sa bouche, par surprise là aussi.


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Jean-Baptiste Lemoine
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En effet, parler politique pouvait être barbant, voir même problématique sur certains points. Ne disait-on pas qu'entre amis, il y avait des sujets qu'il valait mieux éviter, pour ne pas mettre les esprits à chaud et risquer de mettre à mal les liens qui retenaient chacun aux autres. Religion et politique étaient aux premiers plans, puisque c'était les sujets les plus sensibles existants chez les Hommes. Bien que JB avait l'impression qu'ils étaient plutôt d'accord sur le fond. Mais il connaissait aussi le caractère militant de la belle française et au jour d'aujourd'hui, peut-être n'étaient-ils pas raccord sur certains points. Il acceptait donc sans le dire de vive voix qu'ils closent ainsi le sujet. Le Brexit était de toute façon fait, quoi qu'il en soit. Personne ne reviendrait en arrière, pas encore, à moins que quelque chose de grave n'arrive à l'Angleterre mais tout le monde savait que c'était quelque chose d'assez impensable. Si la population supportait, difficilement il était vrai, ce que le gouvernement lui faisait vivre depuis quelques années, rien ne changerait pour le moment. Personne n'était dupe, jusqu'à ce que la guerre civile n'éclate, sans doute, mais qu'est-ce que cela apporterait de plus? Est-ce que l'Europe accepterait le retour de ce pays? Peut-être... à des conditions que les Anglais n'accepteraient jamais. Personne n'était dupe, vraiment personne.

- Les quartiers plus défavorisés, peuvent être un problème. Si tu as vu quelques gangs, ce n'était que la pointe de l'iceberg. On deal avec beaucoup de criminels divers et variés. Dont quelques-uns qui n'hésiteraient pas à t'enlever pour te mettre dans leurs circuits les plus douteux. Donc fais un peu gaffe, je te noterai les points à éviter à partir de certaines heures sur une carte. Et évite de jouer avec le feu... ça en vaut vraiment pas la peine.

Il connaissait le côté parfois aventureux de Laure, mais peut-être qu'avec l'âge, cela s'était un peu calmé. Enfin, une mise en garde ne coûtait rien et il préférait qu'elle l'entende et enregistre ses mises en garde. Cela l'emmerderait bien de se retrouver à devoir enquêter sur sa disparition.

- Je ne peux vraiment le nier. Avec un petit sourire. Difficilement, c'est vrai. Mais cette ville ne te permet guère de dormir totalement sur tes deux oreilles. Surtout quand tu es dans ma branche. Il marqua un petit temps en la regardant. Je vais finir par te rendre parano à parler ainsi. Mais tant que tu fais un minimum attention, tu n'as rien à craindre. Il fait encore bon vivre à Londres.

Cette ville n'avait pas encore que des mauvais côtés et heureusement d'ailleurs! Mais il estimait que ce n'était plus une ville aussi sûre qu'à d'autres époques. Le Brexit n'avait pas aidé à cela. Les criminels prenaient leur nouveau terrain de jeu sans se soucier du reste. Les flics avaient beaucoup à faire et si seulement il ne fallait faire qu'avec la criminalité. Il n'y avait pas que les "bad guys" qui pouvaient poser des problèmes. Il sentait que ça bouillonnait, un peu partout, c'était chaud. Il suffisait sans doute d'une étincelle, pour que tout explose, sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit contre cela.

Le français laissait donc sa compatriote tenter de comprendre où la menait le petit indice qu'il lui avait donné. Il l'observait réfléchir avec un petit sourire en coin. Ne retenant pas la prise des clés, il frappa ses mains l'une contre l'autre quand elle finit par trouver où il pouvait vivre.

- Bien vu. Taquin. Non pas un cargo quand même. Une péniche, c'est amplement suffisant. Il rit. Non pas Cousteau, s'il te plaît... j'ai pas son "amour" de la vie marine ou son petit bonnet rouge. Mais capitaine, c'est certains. Je me doutais bien que cela te rendrait curieuse, c'est prévu.

Il entamait le pas, en récupérant ses clés, lui laissant son bras, jusqu'à Mojo, il fût encore une fois surpris par le baiser, mais ne s'en offusqua pas, bien au contraire. Son regard se planta un instant dans le sien, un petit sourire au coin des lèvres.

- Je t'offre, bien évidemment, le café. La laissant alors monter sur la passerelle en premier, puis le pont, la suivant tranquille, la laissant observer le coin, tandis qu'il ouvrait la porte, pour descendre dans ce qui aurait pu être une cale, remaniée pour pouvoir y vivre. Ce n'était le grand luxe, mais cela convenait parfaitement à Lemoine, qui n'avait clairement pas besoin de plus.

La décoration était assez spartiate, il y avait le minimum requis, mais puisqu'il ne passait pas sa vie dans le coin, il n'avait jamais vu l'intérêt de trop s'y intéresser.

- Je pense que tu vas me dire que ça ressemble bien à l'antre d'un vieux garçon célibataire. Lâcha-t-il avec humour, puisqu'il avait à faire à une décoratrice d'intérieur, elle aurait sans doute beaucoup de remarques à faire.

Encore une fois, Jean-Baptiste laissait le plaisir à Laure de découvrir son antre, tandis qu'il fermait la porte derrière eux et jetait son blouson sur le dossier du canapé, lunettes posées nonchalamment sur le comptoir de la cuisine, qui était en fait simplement un coin du sous-pont, où il y avait tout ce dont il avait besoin pour se nourrir. Il s'approchait alors de son invitée.

- Qu'est-ce que t'en pense? Se retrouvant à sa hauteur. Je te propose de prendre le café... il se permettait de l'attraper par la taille pour l'attirer au plus proche de lui. Un peu plus tard? Son sourire était devenu plus charmeur, son regard planté dans le sien, alors qu'elle n'avait fait qu'un baiser surprise, il se permettait de l'embrasser. Après tout, il n'était pas insensible à son charme et sentait bien qu'elle ne serait pas contre, c'était aussi que des retrouvailles pouvaient se fêter, non?

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Ils étaient Français et sans doute cela leur donnait un regard légèrement différent des natifs de cette île.

_ « J’ai lu un article sur ce sujet il n’y a pas longtemps. Il y aurait une plaque tournante pour beaucoup plus de mafias que dans les années 2000. C’est terrifiant quand on y pense vraiment... » Tessier ne suivait plus la presse nationale, ou alors d’un oeil. Mais elle connaissait des journaux indépendants. Eux avaient de quoi dire. Elle aurait plus tendance à leur faire confiance qu’aux autres.

_ « Ne t’en fais pas pour moi Jean. » Laure parlait surtout des voyages qui lui avaient plut. Cependant M. Charpentier avait été muté dans des régions très dangereuse aussi. Il y avait plein d’endroit sur la planète où il ne faisait pas bon vivre d’être un représentant de la République Française. « Quand on est rentré d’Afrique de l’Ouest j’ai commencé des cours de Karaté. » Elle adressa un sourire complice au policier. « Je me débrouille bien ! » Sans compter que cela apportait une souplesse et un tonus dont elle profitait dans d’autres activité. Elle n’avait pas un tempérament à se terrer dans un coin à attendre que le danger passe. Donc, le mieux était encore de se préparer au pir, au cas où. « Je serais prudente. Mais je ne vais pas me laisser dicter ma conduite par les criminels. Sinon autant dire qu’ils ont gagnés. Tu ne crois pas ? » C’était son avis !

Une fois que la Française était sur une piste dans un jeu, elle ne lâchait pas. Elle pouvait être très obstinée. Cela amenait parfois l’exaspération de ses camarades de jeu. Mais, elle ne faisait rien à moitié. C’était donc une bonne chose que son raisonnement tienne la route. Parce qu’elle aurait littéralement pu chercher tout l’après-midi. Elle répondit aux applaudissement de Lemoine par un sourire éclatant.

_ « Comment cela tu n’as pas de bonnet rouge ? » Cherchait-elle le marin d’eau douce. « Fais moi penser à prendre ton tour de tête avant de partir.. » Le sommait-t-elle amusée. Cela faisait quelques temps qu’elle voulait se remettre sérieusement au tricot. Cela pouvait faire un premier entraînement sympathique. Elle regardait JB la taquiner avec un sourire amusé au coin de la bouche. Oui les envies de Laure n’était pas un grand secret. C’était très bien car comme ça tout le monde pouvait participer à les réaliser avec elle.

Jean-Baptiste et Laure échangeaient alors un regard. Même si chacun des parties comprenaient que cette cale allait probablement servir de refuge à leur chaleur, il y avait quelque-chose de plaisant à suivre le fil jusqu’au tournant. La blonde montait en équilibre sur la passerelle. Un pas rebondit, sans peur et sans reproche, alors qu’elle contemplait le canal en avançant. Le pont était plus spacieux que ce à quoi elle s’attendait. Elle effleurait la barre de métal en faisant un petit tour de ponton pour voir les angles. Tout cela lui plaisait.

_ « Tu loues l’emplacement… à l’année ? » Lui demandait-elle intéressée par ses choix.

Indéniablement l’intérieur de la péniche était à l’image de son propriétaire. C’était le pratique avant le joli. Tessier rencontrait pas mal d’hommes qui faisaient pareil. Elle se demandait pourquoi c’était plus souvent eux qui se détachent du beau. Enfin, JB n’était pas un grand décorateur même lorsqu’ils avaient été jeunes.

_ « C’est très monacal. » Exagérait donc Lauretta pour gentiment se moquer. Elle continuait de parcourir l’espace tout en retirant ses habits d’extérieur. Elle lançait elle aussi le tout sur une chaise. Il faisait bon malgré la petite humidité. La jeune femme quittait donc aussi le gilet. Elle sentit la main sur sa hanche avant de faire une pirouette contre JB. Quand elle planta ses yeux clairs dans les siens, un sourire naquit à sa bouche rieuse. Ils se retrouvaient sur une même longueur d’onde enfin de compte. « Beaucoup plus tard. » Répondit-elle en approchant déjà son visage du sien.

Leur baiser était agréable. Cela faisait un peu l’effet de retrouver la saveur de quelque-chose qu’on a beaucoup aimé plus jeune. Tessier avait été curieuse de voir ce que cela ferait. Ses mains, pas timides, se chargeaient de redécouvrir le corps vieilli de l’ancien militaire. Elles étaient chaudes et curieuses sur lui. Un instant, Laure croisa les yeux de Jean-Baptiste et lui sourit avec une lueur pétillante. Ses doigts caressaient sa joue barbue. Puis sa bouche le capturait de nouveau, pendant que les habits commençaient à être abandonnés, un à un sur le sol flottant. Les respirations s’entrecoupaient de baisers, de petits rires complices. Laure retirait rapidement son collant avant de l’attirer contre elle pour prendre son visage en coupe. Leurs silhouettes avaient changées. Mais, il y avait encore des traces de la jeunesse et là en fond la chaleur d’un été passé. Maintenant, la lumière encore timide, d'une passion de la maturité.


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Eva Castelli
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27th Décembre 2019, 12:51
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Jean-Baptiste Lemoine
Londres et ses ... surprises !
Les journalistes étaient plutôt bien informés. Ces fouilles-merdes savaient parfaitement où aller. Oui, JB avait un peu du mal avec cette profession. Sans doute parce qu'ils venaient toujours mettre leur nez là où il ne fallait pas. Qu'importe le fait que c'était le boulot de la sœur d'un des membres de la Strike. Elle savait ce qu'il en pensait. Parce que ces derniers n'hésitaient jamais à foutre à mal une enquête, juste pour un scoop, ce qui avait le don de le tendre et pas qu'un peu.

C'était beaucoup demandé qu'il ne s'inquiète pas. C'était un peu son job, d'être inquiet. Ou en tous les cas, de faire attention à la sécurité des gens, encore plus de ceux à qui il tenait. Alors savoir Laure dans le coin, connaissant son caractère parfois aventureux... il eut un simple sourire. Mais qui voulait tout dire. Au moins savait-elle se défendre, un peu.

- Mmm... et de l'auto-défense?

Le karaté c'était bien beau, mais est-ce qu'en situation de stress elle serait capable de mettre en pratique ce qu'elle avait appris? Cela pouvait être mis en doute. Au pire, il pourrait toujours lui montrer deux ou trois tactiques pour s'en sortir. Même si la meilleure défense était la fuite, quoi qu'on en dise.

- Enfin, ton meilleur moyen de t'en sortir, c'est de quitter rapidement la situation de danger. Courir, vite et loin, rien de mieux pour éviter les vrais ennuis.

Il savait que c'était aussi la meilleure défense qu'il pouvait lui donner. En espérant qu'elle le fasse. Mais bon, quand on sentait le danger, le besoin de survie faisait fuir. C'était ainsi. C'était même aller contre l'instinct naturel de vouloir le combattre. Pour le reste, elle avait raison, il ne fallait pas non plus abandonner tous les coins aux criminels. Bien au contraire, montrer qu'on n'avait guère peur d'eux, était une force. Tant que l'on n'était pas tout seul.

- Bien sûr. L'important, c'est de faire attention. Et comme je te l'ai dit. Ce ne sont que quelques endroits qui sont réellement chauds, pour le reste, tu peux être plutôt tranquille.

Finalement, ils se retrouvaient sur Mojo. Si Lemoine avait su que sa journée se passerait ainsi, aurait-il changé quelque chose? Sans doute pas. Il riait aux remarques de Laure, lui faisant bien comprendre que jamais il n'aurait un bonnet rouge, même si elle le lui offrait... quoique... le français était toujours prêt à faire quelques concessions, tant qu'il ne le portait pas devant l'équipe, qui pouvait parfaitement se foutre profondément de sa gueule, comme souvent d'ailleurs. Ils ne se faisaient pas de cadeau à ce niveau. C'était de bonne guerre, chacun son tour.

- C'est cela. Juste l'emplacement, le bateau est à moi.

Il avait pris le temps de le payer, mais voilà deux bonnes années que la péniche était pour de bon à son nom. Le prix n'avait pas été donné, mais cela en valait la peine. Il appréciait d'avoir sa maison sur l'eau. Sans compter qu'il pouvait la déplacer, si un jour ce spot ne lui plaisait plus. Mais vu que l'endroit lui convenait parfaitement, un peu cacher, paisible, loin des emmerdes - en général -, le coin parfait pour le flic quand il n'était plus en service.

JB voyait que l'endroit plaisait à son invitée. Tant mieux. C'était souvent l'effet que faisait Mojo aux gens. Son sourire restait collé au coin de ses lèvres à la remarque de la belle. En effet, monacale pouvait être un terme plutôt juste le concernant.

- C'est pas faux. Je sens que tes talents de décoratrice te démangent. Avec une voix taquine.

L'homme ne serait guère étonné qu'elle lui propose de faire quelque chose. Ce qui l'amuserait, à n'en pas douter. Honnêtement, il serait curieux de voir ce qu'elle pourrait imaginer pour transformer cet endroit, mais... plus tard. Bien plus tard comme elle le faisait si bien remarquer. Ils y avaient des retrouvailles à faire. Même s'il ne l'avait pas réellement montré, ses envies étaient sans doute les mêmes que Laure. Se retrouver, la redécouvrir, voir si les souvenirs n'embellissaient pas tout. Tout comme elle, il prenait plaisir à ce premier baiser, enfin, premier de cette nouvelle vie, disons-le comme ça. En miroir à aux gestes féminins, l'homme suivait, lui aussi, les courbes, virant les habits tranquillement, profitant de tout ce qu’elle avait à lui offrir.

Oui, se redécouvrir avait quelque chose de grisant et heureusement... tout son temps pouvait être consacré à cette femme.

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
Jean-Baptiste Lemoine
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