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Eileen Waterford ★ On the spectrum of socially awkward
Eileen Andarsan
Eileen Waterford
ft. Clémence Poésy
Prénom(s): Eileen Astra Nom: Waterford surnom: Lin, Newt âge: 37 ans Naissance (date&lieu): 1987 - Inverness, Ecosse Nationalité: Ecossaise Profession: Inspecteur de Police (SO7) Groupe: Protect&Serve
Elle se définit comme non-binaire (elle/iel). Polyglotte, elle parle l'anglais, le gaélique, le français, et le chinois; se débrouille en espagnol et en russe. Elle a tendance à mixer plusieurs langues quand elle turbine ou qu'on l'énerve. Elle a fait de la natation synchronisée, avant de perdre sa sœur dans un accident en mer. Maintenant elle a une peur bleue de l'eau. Après avoir été habituée toute son enfance à entendre une respiration à coté de la sienne, Eileen a besoin d'en entendre une pour pouvoir s'endormir. Elle dort donc le plus souvent avec ses écouteurs et des enregistrements. Médium, il lui arrive souvent de voir sa sœur.
Mon caractère

L'une des premières questions auquel à droit son voisin en rencontrant Eileen c'est souvent: Mais de quelle planète elle vient celle-là? Avec son casque sur les oreilles, ses manies ou juste sa façon d’interagir avec les autres. Surtout ça, en fait. Un véritable alien pour certains, dans son monde pour d’autres, mais définitivement décalée. ★ Si ça peut facilement s’expliquer quand on sait qu’elle est autiste asperger, ça n’empêche pas les difficultés. Et après une enfance à essayer de compenser – même si ça lui a appris à constamment analyser les autres, ce n'est toujours pas un franc succès. ★ Elle apparaît donc souvent comme froide ou peu empathique, en partie; encore aujourd’hui, parce qu’elle ne sait jamais quoi répondre à la peine des gens. ★ Et puisqu’elle se fiche de ce que les gens peuvent bien penser de sa personne, elle prend rarement des gants pour dire les choses. Pis encore, Eileen est tellement honnête qu’à bien l’observer on peut rapidement repérer un tic lorsqu’elle doit mentir ou prétendre : tirer sur le lobe de son oreille. ★ La loyauté et la droiture sont donc de ses qualités. A tel point que l’un des meilleurs moyens d’avoir une réaction de sa part est l’injustice ; c’est la colère assurée. D’autant plus lorsqu’il s’agit de défendre quelqu’un. ★ Aussi étrange que cela puisse paraitre, ou non, Eileen est quelqu’un de très crédule. On pourrait lui faire avaler la lune. ★ Derrière son je-m’en-foutisme social, elle reste dévouée et serviable; surtout auprès de celleux à qui elle tient. Profondément gentille, elle est loin d’être insensible, elle reste simplement stoïque, même lorsqu’elle comprend. A quoi bon, après tout, perdre son énergie la dedans ? Une solution est toujours meilleure à prendre. C’est du moins son point de vue, et elle n’est pas prête d’en changer. ★ Légèrement psychorigide, elle a besoin de ses routines pour pouvoir opérer correctement. On la trouvera donc toujours à s’entrainer aux aurores – qu’il s’agisse de course à pieds, à la salle ou en parkour –, assise parterre à côté de son bureau ou n’importe comment sur sa chaise, un pack de choky dans le coin, ou dans des hauts trois fois trop large pour elle, mais tellement pratiques, etc…. Et malgré sa frêle allure, il ne fait aucun doute qu’elle est têtue comme une mule. Aucun. ★ Méthodique, à l’extrême parfois, elle fait preuve d’une conscience professionnelle tout aussi poussée. Les règles sont là pour une raison, après tout; même si elle privilégiera toujours la sécurité au protocole. ★ Avec une capacité de hyper-concentration, pouvant parfois se révéler problématique, Eileen fait preuve d’un esprit analytique et logique, qu’elle tend à appliquer à toutes les situations. Grande observatrice, elle rate rarement les détails et use toujours toutes ces données à la fois pour prendre ses décisions. ★ Persévérante et perfectionniste, elle ne rate jamais l’occasion de s’échiner et tente toujours d’être la meilleure dans tout. Non pas par narcissisme, mais bien parce qu’elle a été éduquée – voire dressée – ainsi. Que ce soit dans les sports, les cours, son travail, elle se doit de toujours se dépasser. ★ D’une grande intelligence, elle a une addiction aux anecdotes de tous types, qu’elle se fera un plaisir de partager sans que cela ne lui soit demander. ★ Et si elle semble inconsciente du monde social, Lin n’en reste pas moins d’une débrouillardise impressionnante. Elle ne fera certes pas une bombe avec seulement un trombone et un chewing-gum, mais pas si loin non plus. Elle voit le monde sous un angle différent des autres, et cela l’aide à penser à des choses qui échapperaient à beaucoup. ★ Extrêmement efficace dans ce qu’elle entreprend, elle se montre parfois impatiente; mais cela n’a rien de surprenant quand on sait à quelle vitesse file son cerveau. Pour éviter de pèter un plomb avec des pensées à deux cent à l’heure, elle tente de contrer son esprit en occupant son corps ; que ce soit avec des sports classiques ou juste le sexe pour le sexe. C’est agréable et ça évite les insomnies. Avec sa franchise légendaire, faut pas être surpris de la voir proposer. ★ Malgré le flegme dont elle peut faire preuve à l’extérieur, elle reste quelqu’un d’anxieux à l’intérieur. Et pour y parer, elle a des trucs. Le sport, d’abord. Des objets, ensuite, comme le keffieh offert par Gabrielle, son doudou Henry qu’elle cache dans une poche ou une sphère en cristal, un carnet pour gribouiller, etc… Sans oublier, enfin, les stims ; ces mouvements étranges qui font de l’espace sous son crâne, du tirer sur ses manches aux balancements. Et quand c’est trop pour elle, elle disparaît. ★ Elle a aussi une fâcheuse tendance à toujours manger les mêmes choses, et surtout de la Junk Food. Allez savoir où elle met tout ça. Son grand plat du moment c’est les sandwichs de frites au tabasco, ou le tabasco en général. ★ Avec son apparence fluette, on oublie parfois que c’est un agent entrainé, surtout en self-défense. Elle est capable de mettre un homme à terre à la moindre ouverture.
Pseudo: Otto Âge: 27 ans Ton arrivée ici: Trainée par El Tigre ton avis: Ü DC: Non inventé/scénario/PV: Original crédit: Google & me
par Moses. sur Bazzart






I'm definitely on the spectrum of

socially awkward.
Eileen Andarsan
Eileen Andarsan
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19th Mars 2019, 22:25
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Eileen Andarsan

Mon histoire

A la naissance, elles regardaient les étoiles.

Deux âmes jumelles, si différentes et pourtant si proches, baptisées Adana & Eileen. La première baissa les yeux sur la Terre, l'autre resta rivée vers le Ciel; mais elles demeurèrent main dans la main. Elles s’équilibraient. La première était un bon vivant. Elle faisait toujours entendre son rire cristallin et su rapidement remplir les cœurs de joie. La deuxième, elle, était plus discrète et toujours un peu étrange mais Ne manquait pas non plus de passion. Leur combinaison était recette à famille parfaite. Et pourtant…


Lorsque c’est arrivé, elles regardaient les étoiles.

Leur père avait toujours été homme fantasque. Aussi, même si au quotidien il était entré dans les rangs pour offrir à sa famille le confort de l'argent, il se faisait cryptozoologue à ses heures perdues! Et il entraînait souvent ses filles avec lui. Sa lubie du moment était de trouver le Monstre du Loch Ness. Les quelques preuves qu'il avait collectées jusque-là étaient maigres mais il ne perdait pas espoir. C'était pourquoi il avait pris place à bord du voilier TerraNova, ses deux matelotes avec lui. Adana, l'aînée de quinze minutes, était ravie d'être là, simplement pour partager de bons moments avec son père et sa jumelle. Eileen, elle, était excitée à l'idée de découvrir l'une de ces créatures dont son père lui parlait tant. Elle partageait son obsession, préférant les histoires de yetis et de feu follets aux contes de princesses.

Finalement la journée était passée dans le plus grand des calmes; bien que des nuages se fussent accumulés au loin. Le cryptide lacunaire n’avait pas daigné montrer le bout de son nez. Seules les mouettes leur avaient tenu compagnies, et désormais le soleil commençait à décliner. Avec la fraîcheur qui s’installait se leva le vent. Doux au départ, il se fit rapidement de plus en plus violent ; au point qu’une vague ne vienne faire chavirer le bateau. La voile percuta Adana qui entraina avec elle sa sœur à l’eau. Le lac, qui avait été placide, était maintenant bondissant. Comme en colère. Et sa rage attirait les petites vers le fond.

Et bien qu’elle sache nager, Eileen en était actuellement incapable. Entre la houle et le coup qu’elle avait reçu, elle se sentait simplement couler. L’air lui échappant doucement. C’était une sensation étrange. Le silence l’entourait malgré les mouvements de l’eau. Elle ne réussissait pas à voir sa sœur, comme elle ne vit pas une main venir l’attraper par le col pour la remonter sur ponton. Se redressant sur son coude, elle recracha toute l’eau qui lui était entré dans les poumons alors que la peur s’y engouffrait. Son père plongea à nouveau pour Adana.

Il n’eut pas la même chance.


Plus tard, elle regardait encore les étoiles.

Le deuil fut difficile ; en partie parce qu’Eileen se retrouva isolée. Dans leur douleur, ses parents oublièrent qu’ils n’étaient pas les seuls à souffrir la perte d’un être cher. Ils ne virent que leur propre peine et à quel point Eileen la ravivait chaque jour de sa présence.
Ils décidèrent de l’envoyer loin. Loin du cœur, loin des yeux. Et l’école Bâtons-Rouge devint sa maison. Située dans les Alpes françaises, l’éducation y était ultra stricte. On la modela pour toujours suivre les règles. On lui fit mettre un masque. On la poussa à toujours être la meilleure. Ce ne fut pourtant jamais assez. Elle eut beau maitriser diverses langues, avoir des bulletins quasi-parfait, se montrer plutôt douée pour les activités sportives, ce ne fut pas assez. Elle était trop effacée, pas assez entrepreneuse, sans parler de ses nombreux faux-pas… Rien ne lui était pardonné.

Alors lorsqu’elle s’aperçut qu’elle pouvait voir des choses invisibles aux yeux des autres, elle apprit rapidement à ne plus en parler. Surtout quand on la punissait à chaque fois qu'elle les mentionnait. Elle se contenta donc d’essayer d’ignorer les esprits qu’elle pouvait bien apercevoir.

Pourtant, ce ne fut toujours pas assez. Et après quelques années, elle fut remplacée. Une petite sœur ; pour venir guérir la plaie. Jamais une bonne idée.


Lorsqu’elle n’en put plus, elle regardait les étoiles.

Les orteils au bord du vide, elle regardait les étoiles. Il n'y avait pas à dire, la nuit était belle ce soir-là, mais il n'y avait aucun intérêt à ce soit le cas. Tout lui paraissait morne et vide. Tout, excepté la voix qui rugissait sous son crâne. Qui n'avait de cesse de lui rappeler que, malgré tous ses efforts constants, ce ne serait jamais assez. Elle ne serait jamais assez. Toujours un boulet aux chevilles des rares personnes qui tenaient à elle en retour; bien que ceux-ci tentent de lui cacher pour ne pas lui faire de peine. C'était évident! Après tout, elle n'apportait que des problèmes. Elle était contraignante. Il fallait s'occuper d'elle, ou au moins y faire attention. Et plus on la rassurait, plus c'était demandant. Comment pouvait-elle alors blâmer qui que ce soit de choisir, dès que c'était possible, autre chose que sa compagnie? C'était forcément mieux avec les autres... Pourtant, ce n'était pas faute d'essayer, de prendre sur elle. Et surtout de tout faire pour compenser sa défaillance. Encore et toujours, elle essayait. Et encore et toujours, on lui demandait plus. Qu'importe qu'elle n'ait plus l'énergie, c'était son devoir. De toujours y arriver, de ne jamais se laisser abattre. Elle allait y arriver, c'était leur certitude. Et, doucement, elle se consumait.

C'était ainsi qu'elle s'était retrouvée les pieds au bord du vide, les yeux rivés sur les astres. Elle ignorait comment ou même pour quoi. Tout ce qu'elle savait c'était écouter cette petit voix; qui avait probablement raison. Apres tout, c'était vrai qu'elle demandait beaucoup, c'était un fait; alors pourquoi le reste ne serait-il pas véridique également?

▬ Je m'éloignerais du bord si j'étais vous. fit-une voix derrière elle. Elle tressaillit quelque peu d'entendre autre chose que le hurlement sourd de son cerveau, la rappelant à la réalité. Enfin je dis ça, c'est si vous voulez pas mourir, hein.

Malgré la léthargie dans laquelle elle se trouvait, elle tourna la tête pour voir qui pouvait bien s'adresser à elle dans un tel endroit. La lune éclairait calmement son visage. C'était un homme; et elle ne le connaissait pas. C'était bien tout ce qu'elle fut capable de déduire au travers des larmes qui brouillaient sa vision.

▬ Je veux pas mourir. finit-elle par répondre, sans bouger pour autant. Je... Je voudrais juste.... cesser d'exister un moment. Se retournant de nouveau vers les astres, elle fit une pause. Oui, ça serait bien. Ça ferait du bien à tout le monde... si je pouvais juste disparaître un instant.

▬ Et qu'est-ce que ça changerait, de disparaître?

▬ Je... Pendant un moment, je serais plus un poids. Ils osent rien dire, mais je le sais, ils voudraient bien une pause. Une pause. Et moi aussi. Que ce cerveau me fiche la paix... pour un instant au moins. Le calme.

La cohérence de ses phrases était hachée, perturbée par des pensées bien trop envahissantes pour les traduire plus efficacement. Face à cela, l'homme laissa échapper un soupire avant de s'avancer d'avantage, la démarche nonchalante.

▬ Le calme? Ce serait bien, oui. Il donnait l'impression de réellement comprendre; Eileen à ses côtés se détendit quelque peu. Mais je crois pas que ce soit vraiment donné à tant de gens que ça... On a tous toujours nos problèmes malheureusement.

▬ Comment vous faites alors?

▬ Comment? Hum... A grands coups de gnons, la plupart du temps. Rire Mais le fait est que les gens restent rarement près de nous sans raison. Alors on peut parfois être un boulet mais personne se ferait chier avec quelqu'un sans rien y gagner d'autres que des emmerdements. C'est juste que parfois les gens oublient de montrer aux concernés pourquoi ou à quel point ils les aiment.

▬ Vraiment?

▬ Vraiment. Elle finir par se décaler du bord.



Après cela, elle regardait vers le ciel.

Après avoir quitté Bâtons-Rouges, elle se refusa à retourner en Ecosse. Cette vie était derrière elle à présent, même si elle l’avait modelée. Aussi ne fut-il pas surprenant de la voir entrer sur les bancs de l’Académie de Police de Londres. Elle avait le profil parfait pour grâce à son éducation et la volonté d’aider les autres ; de les sauver si possible. Car si elle n’avait pu le faire avec sa sœur avait bien l’intention d’éviter que d’autres aient à vivre ce qu’elle avait vécu. Elle savait que c’était ce qu’Adana aurait voulu.
Malgré ses difficultés sociales, elle parvint à finir sa formation major de promo. Après tout, on ne l’avait pas forcée à toujours être la meilleure pendant des années pour qu’elle perde cette habitude si vite. Et si les débuts furent difficiles, elle finit par trouver quelques rares personnes qui réussirent à la comprendre. A l’accepter. Avec toutes ses particularités. Y compris celles de Médium. Personne ne savait si c’était réel ou non, s’il s’agissait pas plutôt d’instinct, mais cela pouvait en tous les cas s’avérer utile pour trouver des pistes. Et parfois, on ne crachait pas dessus.

Ce fut pendant cette période qu’elle fut rejointe par son petit frère à Londres. Celui-ci s’étant fait virer de chez lui à cause de sa transidentité vint habiter chez elle. Ce fut pour le moins étrange les premiers temps, étant tous deux des quasi-étrangers pour l’autre. Pourtant là aussi, malgré les erreurs, ils finirent par trouver leur équilibre. Leur unisson.

Pendant que le pays, lui, se divisait, prenant la décision la plus stupide au monde : quitter l’Union européenne. Cela n’avait aucun sens à ses yeux, car il n’y avait aucun avantage à un tel projet. Le temps lui donna raison, le Brexit plongeant le pays dans le trouble. Aujourd’hui, les grands et les truands ont assis davantage leur pouvoir, et elle n’a pas l’intention de les laisser faire impunément. C’est une des raisons de son transfert dans le département des crimes majeurs et du crime organisé. Elle veut rendre le monde meilleur, plus sûr, pour son frère. Pour qu’il soit sauf. Lui au moins.


Désormais, elle regarde devant elle.

Les flics avaient beau s’oublier parfois dans le boulot, ils avaient aussi des besoins. Manger en faisait partie. Et si l’enquête était loin d’être terminée, une pause midi s'imposait pour l'Irlandais et sa partenaire; dont les deux estomacs grognaient en cœur à force d'avoir couru partout depuis les dernières 24 heures. Ils dégotèrent la première boulangerie du coin pour y acheter leur repas et se dirigèrent vers la berge pour se poser un instant; l'avantage de Leith par une journée de beau temps. Sans attendre, et sans un mot, Eileen sortie son sandwich et croqua dedans.

▬ Bah bon appétit à toi aussi hein! fit-il, plus amusé que sérieusement vexé.

▬ Euh… réalisant soudain ce qu'il aurait été correct de faire. Bon appétit !

Callan eut un rire, avant de secouer la tête. Il avait pris le pli avec Eileen maintenant, et ne s’en offusquait plus. C’était tout simplement normal, pour l’un comme pour l’autre. A son tour, il entreprit de manger, le regard rivé vers l'eau. Ils étaient tous deux silencieux ; mais ce silence n’était ni inconfortable ni gênant. Aucun d’eux n’avait besoin de conversation. C’était juste agréable, la présence de l’un à côté de l’autre.

De temps à autres, il l’observait manger, la tête ailleurs. Eileen, elle, restait fixée vers le ciel ; sans même réaliser. Elle attrapa sa brique de Choky et planta la paille dedans, pour en prendre une gorgée. Décidément, elle ne s’en lasserait jamais.

Après un moment, Callan prit la parole.

▬ Comment c’est?

▬ Qu’est-ce qui est comment? demanda-t-elle du tac-o-tac.

▬ ….Hm… D’être toi… de vivre avec… ta condition.. ton handicap?

Il était hésitant, incertain des termes à utiliser. Car s'ils étaient désormais proches, c'était des sujets qu'ils n'avaient encore que très peu abordés, mais il voulait mieux comprendre. La jeune femme prit une nouvelle bouchée, réfléchissant un long moment à quoi répondre. Car si c'était difficile pour O'Roark d'articuler autour de cela, c'était encore trouble dans son esprit à elle.

▬ Le français, c'est comment pour toi? En comparaison avec l'anglais, j'entends.

▬ Hm... Je... C'est.. commença-t-il, ne comprenant pas vraiment où elle voulait en venir par là. Quand tu parles Français, j'ai l'idée générale. Enfin je crois. Du moins j'espère que c'est le cas; je suis pas toujours sur. Pour le parler, je dois réfléchir à tout, construction, grammaire, conjugaison, quel mot utiliser, etc... Alors qu'avec l'anglais c'est... ça vient tout seul, sans que j'ai à réfléchir à tout ça. C'est naturel.

▬ Et je suppose que c'est pareil quand tu sociabilise avec les gens, du coup? Tu sais ce que tu dois dire ou faire sans même réaliser qu'en fait c'est des choix constants que tu fais. C'est juste naturel. Elle prit une inspiration et chiffonna le papier qui avait recouvert son sandwich jusque là; à présent terminé. Si elle essayait de garder son ton factuel, on pouvait percevoir dans sa voix que l'on touchait à un point sensible. Pour moi, c'est pas le cas. Sociabiliser, c'est comme une langue étrangère.

Callan fronça légèrement les sourcils, avant de se réorienter entière vers elle mais continuant de manger son sandwich pour ne pas trop l'acculer.

▬ Mais c'est une bonne chose, non? Une langue étrangère, ça peut s'apprendre. Il tachait d'être encourageant, puisqu'elle semblait commencer à être affectée par la conversation. Tu es bien placée pour le savoir, tu en parles plein!

Elle eut un rire; jaune.

▬ Les langues classiques c'est facile, il suffit d'appliquer les règles. Une fois que tu les connais, ça change plus. Mais la langue sociale c'est différent. A partir du moment où j'ai compris que, même s'ils parlaient anglais, en vérité les gens parlaient quand même une langue étrangère pour moi, alors j'ai essayé d'apprendre... J'espérais que ce serait aussi simple que d'apprendre le Chinois ou le Français. Qu'à un moment, pour celle la aussi, j'arrêterai de devoir réfléchir au vocabulaire ou à la prononciation... que ça deviendrait naturel, à force d'essayer encore et encore. Elle eut un soupire, comme vaincue. Mais ça l'est toujours pas... Et je crois que ça le sera jamais.

Il y eut un silence. Son partenaire essayait de comprendre comment cela devait être, alors qu'elle reprenait une gorgée de chocky pour reprendre ses esprits.

▬ C'est tellement plus épuisant de parler une autre langue à longueur de journée; physiquement épuisant. Ça doit être...

▬ Compliqué parfois. C'est pour ça qu'il m'arrive de plus pouvoir. Callan posa une main rassurante sur son épaule à ces mots. Mais le pire dans cette histoire c'est que les gens, lorsqu'il entendent un accent étranger, ils comprennent que les erreurs sont involontaires. Ils apprécient même que les gens essayent. Son ton commençait à se durcir sous la colère naissante. Alors que quand je me plante, on me traite de d'égoïste, de mal-élevée ou de c*nnasse.

▬ C'est parce que les gens ne voient pas que tu parles pas leur langue; comme on le voit avec un accent, par exemple. Ils réalisent pas que ce n'est pas que t'en a rien à foutre, que c'est juste que tu fais de ton mieux. Que tu es en train de faire un effort en vérité!

▬ Et que même en faisant de mon mieux, je suis nulle là dedans.

▬ T'es pas nulle t'es..... commença-t-il, persuadé de pouvoir articuler ça autrement.

▬ T'as pas besoin de chercher une jolie façon de le dire. Et Ose dire que c'est pas le cas, je saurais que tu mens. Elle eut un rire, un vrai cette fois, puis haussa les épaules. Mais c'est pas grave, c'est juste comme ça.

▬ OK OK, t'es assez nulle avec ça, en effet. fit-il vaincu, la rejoignant dans son amusement. Mais c'est pas de ta faute, et au moins certaines personnes savent que tu essayes au maximum et le prennent en considération!

Eileen lui adressa un sourire touché.

▬ Ça doit être quand même un peu vexant.

▬ De quoi donc?

▬ De savoir que j'essaye d'être davantage polie avec des inconnus que ceux à qui je tiens vraiment.

▬ T'inquiète pas pour ça.
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Les confrontations doivent être intéressante... allez c'est bon. russe


Tu es validé !

Amuse-toi bien sur le forum !

Bravo! Le plus dur étant passé, tu vas enfin pouvoir jouer.

Mais... pour une expérience optimale voici quelques petites choses à faire:

Il est important de remplir son profil.
N'oublie pas d'aller remplir les différents bottins.
Une fiche de lien est toujours la bienvenue pour bien commencer, sans craindre d'aller chercher des liens chez les autres joueurs.
Si tu recherches un rp, n'hésite pas à passer le coin..
Tenir à jour l'évolution de son personnage, permet à n'importe quel autre joueur de tout savoir sur ton personnage en quelques mots.
Si une envie de PV te prend, c'est par et le système de PNJs c'est par ici.
Pour finir, la zone flood, ainsi que la ChatBox sont toujours de bons endroits pour une intégration tout en douceur.

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter l'équipe du staff : Jean-Baptiste Lemoine, Jessica Keenan ou Eileen Waterford.

Bon jeu!





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