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[CLOS] Une virée dans les airs. @Frérot
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Anton V. Markov
Un virée dans les air
An & Le


Les bourgs anglais s'animaient paisiblement sous les rayons de l’aube. La campagne s'étendait à perte de vue avec une nature nourrie par les chaudes journées de l'été. Un paysage qui faisait un peu penser aux régions de la Russie. Anton et Wassilli se trouvaient à bord d'une voiture qui s'éloignait de Londres. Ils roulaient à une allure régulière depuis une bonne heure. Ils passaient par les petites routes plutôt que les axes centraux. Ils ne se pressaient pas car aucun horaire ne leur était imposé. Une radio anglaise diffusait des tubes du moment. Une fenêtre ouverte faisait entrer l'air frais qui prenait parfois l'odeur de la bouse de vache ou des foins. Un beau début de journée à l'anglaise se profilait.

Anton était à la conduite de son propre chef. Il était le plus alerte des deux. Il emmenait son frère dans un aérodrome de sa connaissance. Une petite structure qu’il avait trouvé à son installation en Angleterre. Ils avaient déjà passé la soirée de la vieille ensemble. Wassilli avait eu envie d'aller en boîte, ce qu'ils avaient fait, jusqu'à une heure avancée. Ils avaient été dans un club qui était plutôt sous la coupe des Irlandais. Ce qui leur avait permis d'être tranquilles loin des yeux de leur père.

« Lev ? On arrive » En regardant à l’ouest, un avion de petit calibre s’envolait. Le bruit du décollage était de plus en plus perceptible. Anton appuyait sur l’accélérateur pour aller un peu plus vite. Maintenant qu’il se savait proche de la destination il était impatient d’arriver. « Allez réveille-toi marmotte. » Il basculait le levier de vitesse pour atteindre la quatrième vitesse le temps d’une ligne droite. Un berger et son troupeau de moutons apparaissent un peu plus haut. Le bruit des clochettes faisait une jolie musique. Anton stoppait la voiture et arrêtait la musique pour écouter ça. Il songeait au pays, aux séjours d’été en pleine cambrousses, aux brebis et aux courses, dans les petits chemins rocheux. Il ne s'attardait pas pour ne pas gâcher son humeur plutôt légère et reprenait le volant avec détermination.

Là-bas, le site était géré par un jeune couple de passionnés d’aviation. Ils avaient monté cette affaire et n’en gagnait pas grand-chose. Cela faisait trois ans qu’ils devaient terminer les travaux d’une petite maison qui était derrière l’entrepôt. Mais, ils préféraient faire des heures de vol. Anton s’était tout de suite reconnu en eux. Ils avaient sympathisés. Maintenant, il avait fait transférer son appareil personnel ici. Les salutations en usages étaient rapides. Le couple avait plein de choses à faire. Leurs avions allaient participé à un défilé aériens à la fin du mois. Anton avait embarqué le thermos dans la voiture il le tendait à son frère alors qu’ils entraient côte à côte dans le hangar. L’espace n’était pas le plus impressionnant. Mais, il y avait de quoi accueillir une dizaine de petits avions.

« Vue le temps ça va nous faire une super balade. » Anton attrapait la structure d’un gigantesque escabeau pour le faire rouler jusqu’à son avion. L’appareil était de marque allemande. Le modèle n’était pas jeune. Ceci dit, il était clairement bien entretenu par le propriétaire. Il avait été rebaptisé “Natalia” en mémoire d’une jeune femme qu’Anton avait aimé, et qui était malheureusement morte avant l’heure, tuée dans un accident de voiture. Le nom en cyrillique avait été peint en blanc sur la droite du corps. Pour autant il parlait très peu d’elle. Il aimait plus parler des vivants. « Vas-y monte. » L’intérieur était sobre, si ce n’est les sièges en cuir à l’ancienne. Anton suivait derrière lui pour prendre la place du pilote. Il se saisissait du casque et activait les fonctions des micros internes, pour continuer de communiquer. Il prenait en main l’allumage en actionnant des boutons sur le tableau de bord. Ouvre grand les yeux ! » Le réacteur était chaud. Les fils Markov quittaient la terre ferme. Le vent était idéal un vol.

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Anton V. Markov
Anton V. Markov
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Dim 4 Aoû - 17:27
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Anton&LevUne virée dans les airs


Ouais, la soirée avait été plutôt sympa. Musique, ambiance, bien arrosée. Lev profitait pleinement de ses congés. Comme il le faisait si bien. En plus, pour une fois, il le faisait avec son frangin. Depuis que les Markov avaient investi Londres, ils se voyaient un peu plus. Même si notre ami faisait bien en sorte d'éviter son père et d'éviter tout rassemblement qui pourrait risquer de le remettre dans le bain des affaires familiales. Parce qu'il n'en voulait pas. Ce n'était pas pour rien qu'il était parti au départ. Même si ça n'avait pas été le plus sympa pour son cadet ou le reste des gens qui tenaient à lui, mais dans la vie, il y avait parfois des choix à faire et lui, l'avait fait. Mieux valait se faire détester par les siens, mais être loin d'eux et libre. Et vu comment cela se passait avec Anton, il fallait croire que la haine n'était pas totalement présente.

Lunette de soleil sur le nez pour protéger son regard de l'agression des rayons du soleil, Lev somnolait dans la voiture. Il profitait de ne pas avoir besoin de tenir la conversation, pour finir sa nuit, qui avait été plutôt courte. Il avait accepté d'accompagner son frère dans un vol, connaissant la passion de ce dernier pour les avions. Si cela pouvait lui faire plaisir... et lui, n'avait pas d'engagement précis pour la journée alors... autant faire quelques efforts.

Une chose était sûre par contre, si l'un des Markov commençait à se montrer trop insistant sur le fait qu'il devenait revenir, il partirait, plus loin, remettant le plus de kilomètres possible entre eux et lui. Une question de survie, en tous les cas, à ses yeux. Ici, personne ne savait son affiliation et il n'allait clairement pas la crier sur tous les toits. Même s'il pouvait traîner avec Anton, cela ne voulait rien dire... oui bon l'air de famille pouvait faire tilter, mais tant que personne ne posait de question.

Il s'étirait comme un chat tandis qu'on le réveillait, pour voir l'aérodrome un peu plus loin. Baillant à s'en décrocher la mâchoire, il remettait ses cheveux en état d'un passage de la main au travers, avant de sortir de la voiture, appréciant de pouvoir un peu se dégourdir les jambes, ainsi que de respirer un peu d'air frais. Il suivait d'un pas nonchalant le connaisseur des lieux, pour découvrir l'engin qui allait leur permettre de joindre le ciel.

- Pas mal, ton coucou. Avec un petit sourire en coin, avant de monter à l'intérieur sans trop se faire prier.

Lev prenait la place de co-pilote, sans pour autant avoir fait une seule heure de vol à son actif, il laisserait Anton gérer et passait le casque pour entendre ce que le frangin allait lui dire. Avec le bruit des moteurs, il serait difficile de converser différemment. Il observait le paysage changer, la pression qui s'exerçait sur eux au décollage continuait de le faire sourire.

- C'est quoi le plan de vol? On va jusqu'en Ecosse, boire quelques verres et on revient?

Quoi? Il pouvait bien se renseigner un peu non?

artemis | www
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Ven 9 Aoû - 13:08
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Anton V. Markov
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Anton balançait un regard rieur à son frère. Il lui pardonnait sa désinvolture puisqu’il n’était pas amateur comme lui. En plus, il avait fini par retenir que Lev prenait très peu de choses au sérieux. A par peut-être la fumée… et la provenance des whiskys qu’il aimait ingurgiter sans mesure.

« Ce coucou comme tu dis à fait un tour d’Europe ! » L’ancien propriétaire était un aviateur professionnel, qui avait tenté trois fois de battre le record du monde du tour du continent. Aujourd’hui il profitait d’une retraite quelque part dans le sud d’Espagne. Anton avait régulièrement des conversations avec le vieux sportif par téléphone. Il ne l’avait dit à personne. Mais son rêve était d’entrer dans le livre des Records un jour. Malheureusement, il ne s’exerçait pas assez pour ça. Il manquait de temps pour se consacrer sérieusement à sa passion.

La campagne anglaise rapetissait en un clin d’oeil en dessous de l’avion. Anton entrait rapidement des coordonnées de vol dans le système. Un grand sourire se dessinait sur son visage. « Presque ! » Il restait volontairement vague pour entretenir le suspense. Cela faisait un moment qu’il avait l’intention d'emmener son frère dans un endroit en particulier. « Regarde ça! » L’appareil survolait les villages ouest à vitesse de croisière. Le ciel était bleu vif. Une volée d’oies sauvages aux ailes blanches magnifiques sous le soleil. En haut tout était plus beau, pur, immaculé. « C’est beau non ? »

« Un jour j’en aurais un plus puissant. On pourra aller se dorer la pilule en Afrique. » Un rire franc décrédibilisait tout de suite cette idée totalement farfelue. Mais la bonne humeur du pompier avait tendance à rendre son cadet plus léger. Parfois, quand ils passaient du temps ensemble comme cela Anton se laissait un peu plus aller. Mais, ils ne parlaient pas de l’avenir de façon sérieuse, ni du passé d’ailleurs. Ils évitaient, enfin de compte, de vraiment parler d’eux. Pourtant cela aurait certainement fait du bien à Anton. « T’as prévu de partir ? » La veille ils avaient surtout parlé de la vie à la caserne, des dernières anecdotes. Anton avait tout de même confié, que leur soeur avait envie de voir son grand frère, mais sans insister. « Au fait ! » Le jeune homme s’arrêtait pour écouter les infos venant de la Tour de contrôle du grand aéroport. Mais, rien qui les concernaient directement. Il faisait se pencher l’appareil pour voler un peu plus bas et admirer l’un des lacs. Ils allaient vers la frontière pour survoler la Mer d’Irlande. « Pour le festival t’as réfléchi ? » A cause de Natalia, Anton avait gardé un goût étrange pour la musique punk. Tous les étés il allait en Allemagne pour assister au plus gros rassemblement du genre. Il avait proposé à son frère de l’accompagner. De la musique, de la bière, des filles allumées, c’était le genre de délir qui pouvait lui plaire.

La sonnerie du téléphone d’Anton braillait dans le cockpite. « Tu peux regarder steuplait ? » Il bougeait les hanches pour que Lev ait accès à sa poche droite de jeans sans qu’il ait à quitter le volant des mains. L’écran tactile était lumineux. Il y avait une photo d’une femme blonde d’un certain âge. Le surnom “Maman” dans leur langue natale confirmait qu’il s’agissait de leur mère. La sonnerie se tut. Une seconde plus tard un SMS popait sur l’écran. * Chéri Oublie pas le concerto de ta soeur jeudi. Ton père t’attend pour dîner ce soir. Il veut parler des Kassianov. Sois à l’heure. * « Ils ont retrouvé ma montre ? » Anton pensait que c’était le barman qui rappelait pour annoncer une bonne nouvelle. Il souriait vivement à son copilote avant de faire un petit piquet par jeu. « Whou-houuuuuu ! »

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Sam 10 Aoû - 20:08
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Anton&LevUne virée dans les airs


Lev gardait un petit sourire en coin amusé, alors que son cadet relevait sa remarque de façon presque vexée. Il savait qu'il comprenait son humour et sa taquinerie, mais c'était amusant de le faire réagir presque au quart de tour. Lentement, il levait un sourcil, presque surpris.

- Oh, excusez-moi pour cette méprise. Toujours taquin.

Avant de regarder par le hublot un instant. Oui la vue était belle. Il pouvait parfaitement laisser cela à son frère. Il comprenait aussi ce plaisir et ce besoin que ce dernier avait de s'échapper dans les airs, de voler, loin des problèmes de la famille et l'ombre de leur père. Ce dernier était un vrai poids dans les relations. Ce n'était pas pour rien que le pompier avait fui sa terre natale sans un regard en arrière. Qu'importe ce que le reste des siens avaient pu en penser. Sa liberté avait le plus compté. Et être ainsi, dans un avion, loin de tout, pouvait être la façon d'Anton d'être libre. Il hochait de la tête un instant, pour dire qu'il confirmait ses dires, avant de reporter son attention sur lui.

- Fais gaffe, je vais te prendre aux mots. Ça pourrait être bien cool, filer en Afrique pour le plaisir de bronzer.

Le climat changerait radicalement de celui de l'Angleterre, voir même de Russie. Passer du froid au chaud, aussi facilement, ça pouvait faire rêver. Ça ne dura que le temps d'une pensée. Le plus jeune ramenait son aîné sur un terrain beaucoup trop... terre à terre. Il se gratta la barbe un instant, tout en portant son regard vers l'horizon, semblant réfléchir profondément. Il y avait pensé en apprenant que sa famille débarquait sur le territoire. Ce qui le retenait encore, c'était bien le fait qu'il s'était construit quelque chose à Londres, faire sa valise et tout laisser derrière lui... ça demandait quand même une petite réflexion...

- Si le vieux ne cherche pas à me voir, non.

Le ton employé était un peu plus sombre, l'amour qu'avait Lev pour son géniteur ne volait pas haut. Il ne l'appelait que par son nom ou justement, le traitait de vieux. Jamais il n'avait plus employé le mot de père le concernant. Il n'aimait pas parler de lui plus que tant, d'ailleurs. Le plus vieux de la fratrie avait bien compris le message de son frère, que la plus jeune aurait voulu le voir. Il réfléchissait à faire un effort à ce sujet, mais si cela voulait dire devoir croiser celui qu'il fuyait... jamais.

Passant souvent du coq à l'âne quand la conversation devenait un peu trop... tabou, dérangeante, créant un malaise, Anton revenait sur des sujets plus léger. Oui le festival avait l'air plutôt cool, l'option d'y aller avait vraiment traversé son esprit.

- Je vais tenter de poser des congés à cette période et tu m'auras sur le dos, au moins pour le voyage. Avec un petit sourire en coin.

Lev attrapait sans ambages le portable de son frère, pour voir donc de qui venait l'appel. Leur mère... ils échangeaient parfois, très rapidement, quelques messages, pour les anniversaires et les fêtes traditionnelles importantes. Mais c'était tout. Parce qu'elle avait quand même réussi à le retrouver. Ce qui ne l'étonnait guère, les moyens de la famille Markov n'étaient pas négligeables. Alors pour sa mère, qui elle n'avait rien fait contre lui, il faisait parfois des efforts.

- Non, c'est maman qui te rappel de pas oublier le concert d'Anja et Markov veut t'avoir à dîner. Lui remettant son portable dans la poche. Si t'as du retard, tu diras que c'est ma faute.

Autant que le plus jeune n'ait pas à subir les foudres du paternel, il avait l'avantage de pouvoir tout prendre sur ses épaules, tout en s'en foutant totalement de ce que pouvait penser l'ours de Russie. Avant de sentir un petit haut le cœur quand l'avion piqua du nez.

- Hey hey! C'est pas une raison pour chercher à ce qu'on s'écrase non plus!

Bien qu'il avait confiance en les talents de pilote de son frangin. Il pouvait ne pas être à l'aise quand ce genre de sensation faisait leur apparition.

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Jeu 26 Sep - 22:30
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Anton V. Markov

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Anton regardait droit devant lui, pour garder leur trajectoire en ligne de mire. Le ciel pouvait réserver des surprises et ça n’était dût à la météo le plus souvent. Le pilotage automatique n’était pas possible sur ce type d’appareil. C’était aussi ce qui faisait qu’il l’aimait. L’aviation était l’un de ces rares domaines où il avait le pouvoir. Ou il n’était pas l’exécutant ou le subalterne de quelqu’un. Cela lui faisait du bien.

Un léger quiproquo intervenait entre les frères. Ce n’était pas une question d’exode qu’avait posé le cadet. Il se demandait si Lev avait prévu de partir pendant l’été. Il réfléchissait une seconde avant de rétorquer : « Il en meurt d’envie. » Il tendait la main pour activer des commandes sur le tableau de bord. « Mais, il ne le fera pas. » Au départ, personne n’avait voulu croire que Wassili, enfant prodige, était parti. Les filles avaient tanné le chef de famille pendant très longtemps pour qu’il le retrouve. Elles voulaient qu’il trouve le moyen d’arranger les choses, de réparer, de renouer. C’était trop demander à un seul homme. « Tant mieux. » Affrimait le cadet avec un petit sourire.

« Génial. La programmation vend du rêve. Je peux avoir des invit grâce à un gars du staff. Si tu veux embarquer un pote tu me dis. » Pour ce qui était d’Anton ses points en sociabilité avaient chuté après le décès de Natalia. Il était plus sauvage qu’avant. Depuis la migration en Angleterre il n’avait pas réellement cherché à créer des liens. Le travail était à la fois son poison et son alibi pour ne pas avoir à trop côtoyer le genre humain. Anja le lui reprochait souvent. Mais, autant adorait-il sa petite soeur, autant avait-il décrété qu’il n’avait plus à faire de concessions. Il en faisait déjà beaucoup trop avec leur géniteur.

« Ce soir... » Les traits d’Anton s’étaient brusquement durcis. Il détestait quand les parents imposent un repas de façon improvisée. Ce n’était à chaque fois qu’une pantomime et surtout l’occasion pour eux de faire des critiques. « Pour leur donner le prétexte de parler de toi pendant des plombs ! Non ! Merci bien! Je préfère encore me prendre le “Mais qu’est-ce qui m’a donné un fils aussi incapable”. » L’imitation grotesque du Patriarche était une façon de dédramatiser le climat familial. Sans faire de mystère, sur les tensions internes, Anton avait la bonté de ne jamais les invoquer directement devant son aîné.

La diversion volante fit le reste. Le nuage qui aurait voulu s’installer dans l’habitacle disparaissait tout de suite. Anton, riant, attendait le tout dernier moment pour tirer sur le levier et redresser l’appareil. Il profitait de l’effet de l’adrénaline pour commencer une figure acrobatique dans les airs. Il n’y avait pas âme qui vive. Le ciel était libre.

Anton ne cherchait pas à amuser la galerie. Il faisait cela par le plus pur plaisir du sport. Le partager avec son frère était sa façon de lui donner une place particulière dans ce qui faisait sa vie. « Sous ton siège y a des sacs en papier au besoin. » Le vol reprenait un tour plus calme. Le bruit du moteur se faisait plus entendre. Le pilote avait l'habitude d'être bercé par ce son. Il donnait libre cours à ses pensées loin du girons des Markov. Il bifurquait vers l'ouest pour tranquillement survoler les côtes d'une autre île.

« T'as un peu investi ? Sur Londres ? ... Parce que j'ai une idée. » Etant donné le sourire qui venait sur la face du blond, cela ne devait pas concerner les affaires habituelles de la Famille. C'était justement, tout l'intérêt du projet !

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Anton&LevUne virée dans les airs


Son père pouvait bien continuer à crever d'envie de vouloir le voir, il pouvait même crever tout court, le russe se disait que cela ne lui ferait ni chaud, ni froid. La haine qu'il avait eue plus jeune, n'était plus aussi présente. C'était plus une rancœur profonde et bien ancrée. Il ne doutait pas que s'ils se revoyaient, les choses seraient pourtant très électriques entre eux. S'étaient-ils au moins compris une seule fois dans leur vie? Il en doutait un peu. Enfin, tant qu'il gardait ses distances, c'était le mieux. Déjà que ce serait assez pénible comme ça de savoir son géniteur dans sa ville... il soupira un instant, avant de faire un petit mouvement de la main. Mieux valait passer à autre chose, les deux frères n'avaient pas à s'assombrir l'humeur à cause du vieux.

- Okay cool! Ou une pote? Avec un petit sourire en coin.

Ce n'était clairement pas Lev qui était un associal. Il pouvait débarquer avec un certain nombre de personnes en général. Il y avait un noyau de connaissances de longues dates et tout une faune de gens qu'il cotoyait ici et là. Surtout en soirée, surtout dans les bars. Il serait capable de débarquer avec quelqu'un qu'il venait de rencontrer la veille. C'était un peu le problème de son mode de vie. Cela aurait pu rendre fou des colocataires. Voilà pourquoi c'était un avantage d'avoir un appartement à soi. Peu habité de toutes les façons.

- Ouais. Il voyait bien que le paternel était un problème pour tout le monde. Il posait alors une main fraternelle sur la nuque de son cadet, avec un sourire. Ou alors, t'y vas pas, on peut toujours prétexter une panne d'essence. Lui ne se formalisait clairement pas de ce genre de repas. Il avait eu tendance à en sécher quelques-uns, ce qui lui avait valu, ensuite, des confrontations assez musclées avec le patron de la famille. Peut-être que ce n'était pas ce qu'il souhaitait pour Anton non plus... ou alors je passe, pour qu'il te prenne pas la tête.

Peut-être pouvait-il faire cela pour son cadet. Mais revenir dans le cercle familial, lui tirait quelques sueurs froides. S'il pouvait se l'éviter.... Heureusement que l'avion prenait toute l'attention, enfin, les prouesses du plus jeune surtout. Le pompier serrait un peu les dents. Il n'avait pas peur de l'altitude, mais putain, tourner comme ça la tête en bas.

- Fous-toi de ma gueule. Grogna-t-il, tout en attrapant un sac, parce qu'on était jamais trop prudent, encore plus quand on avait une gueule de bois comme la sienne.

Il se concentrait sur sa respiration et essayait d'éviter d'avoir trop le tournis, puis tournait la tête vers son frère, en haussant un sourcil. Lev connaissait les plans, parfois foireux, de son petit frère.

- Qu'est-ce que t'as encore en tête? Enfin non j'ai pas investi, à quoi bon?

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Lun 21 Oct - 22:15
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Anton V. Markov
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Markov se disait souvent qu'on ne pouvait faire plus opposés que lui et Wassilli. Il riait sans retenue. « Qui tu veux ouais. » Anton sourirait sans moquerie. Il se demandait comment faisait son frère pour enchaîner les conquêtes. Enfin, non c'était plutôt facile quand on était "Lev Bajanov". Un garçon social, pas mal à regarder, les filles devaient adorer. Nat' avait apprécié Wassilli. Pour autant, son cadet aurait été curieux de le voir interagir avec une femme (ou un homme) de façon un peu plus sérieuse. Mais, il ne lui avait présenté personne. Il y avait peu de chance que ça arrive un jour.

Que ce soit avec les filles ou avec la famille, les choses avaient souvent l'air plus simples du côté du pompier. Anton lui enviait parfois son courage. Lui avait réussi à prendre un vrai envol. Il le remerciait d'un sourire pour sa tendresse. Mais à la seconde proposition Anton se sentit obligé de l'arrêter. « Nan! » Il lui adressait un regard entendu. Il avait un sourire fraternel. « Vas pas te farcir ça. » Lev avait bien fait comprendre qu'il n'avait aucune envie de voir la famille maintenant. Son frère n'avait aucune envie qu'il agisse par sentiment d'obligation ou de charité. Ce genre de choses pouvait devenir des motifs de reproches futurs. Il ne voulait surtout pas de ça entre eux. Leur père lui en donnait déjà assez pour son grade. « Ca ira ! Je n'aurais qu'à lancer Anja sur le patinage artistique. » Il se moquait cette fois, mais avec beaucoup d'affection. Leur soeur était, pour ainsi dire, le petit rayon de soleil de la famille. Elle était l'une des seules qui ne faisait pas de reproches à son frère cadet.

« Haha! » Les vols matinaux étaient source d'une sacrée énergie. Anton sentait le sang pulser dans ses veines. Il avait l'adrénaline au plafond. Ces sensations étaient plaisantes. Cela faisait du bien. Il se sentait vivre. C'était là qu'il se sentait le plus libre. Il tournait la tête vers son frère. « T'es un peu palot. » La taquinerie était facile là aussi. Mais, tout de même le pilote faisait attention à ne pas aller trop loin.

La petite île qu'ils survolent était verdoyante et rocheuse. A moins de connaître le coin il était dur de savoir quel était son nom, ou son appartenance. Elle appartenait à l'Ecosse. « Tu vas voir... » Le visage d'Anton se détendent. Il avait l'air plus jeune, plus léger. La main poussait le levier de pilotage pour enclencher une descente en direction du sol. L'appareil s'inclinait. Ils perdaient de l'altitude mètre après mètres. C'était l'un des moments préféré du Russe. Cette sensation de chute vers la terre était excitante. Ils arrivaient à portée d'une piste d'atterrissage sauvage. Les animaux fuyaient la zone à toute allure. L'avion prenait une certaine place. Il était lourd. Il ne fallait pas rater son coup. Les roues cognaient le sol. La procédure se déroulait sans mauvaise surprise.

Le pilote se chargeait des dernières commandes. Le moteur éteint on pouvait entendre le vent du nord qui frappait la carlingue. « Vous êtes arrivés à bon port. » La voix était transformée pour imiter celle d'un stewart anglais. Anton retirait son casque avec un grand sourire sur la face. Il enclenchait le bouton de sortie. Il prenait de l'élan et descendait avec souplesse sur le sol. Il n'était pas pompier mais il avait une bonne condition physique lui aussi. « Allez viens ! » Anton attendait son frère, pour le saisir par les épaules et marcher avec lui dans les hautes herbes. Il riait de bonne humeur et de malice à son fameux plan.

Ils passaient en haut d'une colline. Puis en contre bas apparaissent les ruines d'un village abandonné. Il n'y avait pas âme qui vive. Markov marchait dans sa direction avec assurance. Il lâchait les épaules de son frère à l'entrée du lieux. Il se tournait pour marcher à reculons et étendre les bras grands ouverts vers le ciel bleu. « Bienvenue ! » Anton se retournait pour aller vers la placette centrale. Il y avait un puit, une église, une boutique. Il poussait à deux mains les portes en bois de l'église. A l'intérieur se trouvait un laboratoire très moderne. « Je te présente mon projet top secret. » Ce matin tout était à l'arrêt. Mais, il y avait des signe de vie partout. Trois personnes viennent travailler ici en semaine.

La lumière matinale passait par le vitrail central au fond de la nef. Elle faisait éclater les couleurs sur les murs d'enceinte, bleu, rouge et vert. Cela ressemblait aux églises de chez eux. Le jeune Markov s'arrêta devant une table. Il prit un bocal fermé rempli d'un liquide transparent. Il le tendit à son frère. « L'eau douce. » Là était le gros projet en lequel il croyait pour l’avenir. Anton reculait pour appuyer ses fesses contre une table. Il attendait une réaction. « C'est ça le pouvoir de demain Wassia. »

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Mer 23 Oct - 14:54
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Anton&LevUne virée dans les airs


A croire que son petit frère trouvait qu'il pouvait être chiant à vouloir ramener des amant.e.s. Mais c'était aussi ainsi que l'on s'amusait, non? Et puis, ses plans culs pouvaient s'avérer aussi être de bons contacts, des gens avec qui il entretenait une relation sérieuse, amicalement parlant en tous les cas. Parce que oui, Lev était plutôt de type sociable, appréciant échangé avec les gens, en général.

- Cool!

Autant dire qu'il verrait à pouvoir suivre son cadet, bien entendu, pouvoir s'amuser en festival, il était toujours partant. Et puis, ça permettait de remettre un peu les liens familiaux au centre, de les reconstruire, un minimum. Juste pour que sa fratrie sache, qu'il était quand même un peu présent pour eux. Mais juste le minimum. Ce qu'il proposait à son frère en était le découlement logique, il était quand même content que ce dernier lui dise de ne pas faire ce qu'il proposait. Il ne tenait vraiment pas à voir son géniteur.

- Okay, mais hésite pas si besoin.

C'était sans doute plus par principe qu'il laissait ouverte sa proposition. Pourtant, il se doutait aussi que son frère n'en ferait rien. Les histoires de famille n'étaient pas simples et tout le monde savait à quoi s'en tenir. Mettre le fils aîné des Markov en présence du chef de famille, pouvait faire des étincelles, voir même pire. Ils ne savaient pas échangés tous les deux, et ce n'était ni le temps, ni la distance, qui avait changé ce fait. C'était vite vu, le pompier n'avait plus parlé à son père depuis... bien des années.

- C'est ça, fous-toi de moi!

Lev ne doutait pas une seule seconde de sa pâleur, il n'avait pas autant l'habitude que son frère de l'avion et ce n'était pas tant la hauteur qui lui posait un problème, c'était plutôt ce que faisait le véhicule dans les airs qui lui retournait un peu le bide. Sans doute aussi tout l'alcool ingurgité le soir d'avant, qui n'avait pas encore été intégré par son organisme. Bref, de quoi faire partir une belle gueule de bois. Heureusement, l'avion finissait par se poser.

Les propos d'Anton attisaient quand même un peu sa curiosité, il en oubliait son mal de l'air, alors qu'il remettait enfin les pieds sur le sol ferme de la terre. Secouant un peu la tête, n'ayant pas vomit toutes ses tripes, il se reprenait en main, prenait une grande inspiration pour un bon bol d'air frais.

- Mais qu'est-ce que tu mijotes encore?

Son cadet avait parfois des idées bien à lui. Bajanov suivait donc ce dernier, découvrant les ruines du village, fronçant un peu les sourcils. Il n'avait quand même pas dans l'idée de devenir le maire d'un village qui serait le sien quand même? Le labo dans l'Eglise lui fit hausser un sourcil, il observait tout autour de lui, découvrant. Il voulait lancer une nouvelle marque de drogue? Attrapant le bocal qu'il lui tendait.

- L'eau douce? Parce que tu penses qu'un jour, on en manquera?

A l'air qu'avait le grand frère, ce dernier ne semblait pas totalement convaincu, ou ne comprenait pas totalement le délire de son interlocuteur.

- Va falloir m'en dire plus... t'as vraiment acheté ces ruines?

Bon, il y aurait de quoi faire quelque chose, si son idée d'eau douce ne marchait pas. Au moins pour permettre à des gens sans abris de pouvoir se loger enfin, par exemple. Mais était-ce vraiment la politique de cette famille mafieuse? L'aîné savait bien que non.

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Ven 8 Nov - 12:44
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Markov, second du nom, était un jeune entrepreneur plus talentueux que ses proches ne le soupçonnait. Il avait grandi dans l’ombre de son père et de son frère. Ce qui lui avait donné tout le temps d’apprendre. Pendant que son père ruminait à l’idée de perdre son royaume lui il préparait les fondations du sien prochain. Son premier objectif avait été de trouver quelque-chose qui ne soit pas destructeur pour l’Homme. C’était peut-être une façon de racheter les péchés de sa famille ? Mais c’était surtout un moyen de devenir entièrement autonome.

« C’est déjà le cas en fait. » Anton avait fait assez de recherches sur le sujet pour être sûre de ses dires. Il n’était pas un expert. Cependant, il comprenait le phénomène en cours et surtout ses conséquences. Mais la réserve de son frère était celle de la majorité. Ca n’était pas surprenant. « Avec l’épuisement des réserves et la pollution de celles qui restent on en pleins dedans. Il y a des pays qui commencent à acheter l’eau de leurs voisins. Et ce n’est pas dans les régions que l’on s’imagine. » L’Afrique était frappée de plein fouet. Mais ce n’était pas la seule. Il y avait des pays d’Europe qui monnayent leurs ressources hydrauliques depuis cinq six ans. La guerre de l’eau allait remplacer celle du pétrole. C’était une certitude.

« Regardes ça. » Le jeune homme contournant la table pour aller vers un haut panneau en liège. Une carte du monde grand format était épinglée. Elle représentait la situation mondiale en 2024. Les conflits actuels étaient représentés par des points rouges. Anton pointa du doigt le nord de l’Afrique. Il avait la voix vive et animée par la passion. « Egypte, Afrique du Nord. Ils commencent déjà. Selon les experts dans moins de vingt ans on sera pas loin de la guerre civile. » Il attrapa l’une des tablettes pas loin. Il l’activait en revenant vers Lev. Un diagramme s’affichait. Il lui tendait l’objet pour qu’il voit l’étude de lui-même. « Imagines-toi! On obtient le monopole sur le continent! On fournit tout le monde. Energie propre, indispensable. »

Il n’y avait personne avec qui Markov pouvait partager ce projet. Il n’avait même pas voulu en parler avec leur soeur ou leur mère. Il n’avait pas de personne de confiance autour de lui. A part peut-être une prostituée. Ce qui pouvait paraître pitoyable. Ce qui l’était en définitif. « Je gagne assez d’influence, pour me faire respecter de la Famille au delà du boulot et mieux je la quitte sans que papa ne puisse rien dire. Tu vois ?! » Anton trouvait l’idée plutôt bonne. Il souriait. Il alla chercher deux verres pour leur servir de l’eau douce pure de leur fabrication. Il en donna un à Wassilli. « Tvoy brat! » Il bu d'une traite le verre d'eau comme si cela avait été l'hydromel des Dieux. C'était surtout une fenêtre vers la liberté, l'envol!

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Lev ne doutait pas que son petit frère sache s'en sortir. Ait envie de voler de ses propres ailes et de prouver qu'il était capable d'en faire tout autant que leur paternel par exemple. Lui estimait qu'il n'avait rien à lui prouver. Il l'écoutait donc lui exposer son plan, silencieux pour le moment. Plutôt attentif, malgré le mal de crâne qui pouvait potentiellement lui prendre la tête. Il était curieux de voir jusqu'où serait prêt à aller Anton avec son idée. Il gardait le verre dans sa main, observait un instant la carte affichée. Le petit n'avait pas tort. L'eau pouvait devenir quelque chose d'essentielle. Parce que l'Homme était suffisamment stupide pour cela. Il soupirait légèrement en secouant la tête. L'idée était certes bonne, mais pourtant... il observait son cadet, tout en jouant avec le verre qu'il avait dans les mains. Comprenant parfaitement aussi, cette envie de tracer sa route, loin de l'influence du père, qui pouvait parfaitement être pénible.

- Et tu ne ressens aucune honte à te dire que tu te feras de l'argent avec l'une des ressources les plus vitales pour l'humanité? Hum?

Pas qu'il jugeait son idée, mais quand même... il trouvait cela facile et mesquin. Car si l'eau devenait un produit rare que les gens s'arracheraient à prix d'or. Seuls les riches pourraient s'en sortir et cela quelque part, le déranger. Il était un pompier, il était là pour aider les gens, pas pour les voir crever de soif, de faim ou dans les flammes. Alors voilà, il ne risquait pas de réussir à soutenir le projet de son frère avec autant de facilité. Mais cela montrait bien une chose, il avait clairement plus la carrure de reprendre les affaires des Markov que lui, finalement... il avait sans doute bien fait de les quitter pour lui laisser la place... non ça c'était une façon de pouvoir se dédouaner de ce qu'il avait fait.

- Après tu fais bien ce que tu veux hein. Je comprends que tu cherches les bons plans là où ils sont. Mais je suis pas certains de réellement approuver. Goûtant l'eau. Pas mal, ouais... même s'il préférait un bon alcool. Et tu vas faire quoi de ces ruines? Un village de vacances? Presque taquin.

Quoi? Ce n'était pas parce qu'il approuvait totalement qu'il ne voulait pas en savoir plus. Encore une fois, il n'était pas là pour lui faire la morale ou quoi que ce soit d'autre. Ce n'était pas sa place, Lev n'estimait pas non plus qu'il en avait encore réellement le droit.

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Certes Anton ne s’attendait pas trouver une approbation indiscutable chez son frère. Mais la première réaction de Wassili faisait le drôle d’effet d’une douche écossaise. L'enthousiasme du jeune homme disparaissait en un éclair. Il se refermait physiquement en réaction. L’armure revenait autour de lui pour le défendre. Il n’avait encore jamais eu à la mettre en présence de son aîné. Mais, il y avait une première à tout. Anton était un habitué de la critique et du jugement, au milieu desquels il évoluait depuis l’enfance.

« ... » Il observait Lev avec sa mine chiffonnée et sa paix intérieure. Il cherchait chez lui le grand frère dont il avait souvent eu besoin. Il cherchait l’égal avec qui il avait envie de bâtir le futur. Mais, il voyait surtout ce qui les séparait. « Y a beaucoup de choses dont j’ai honte. » Anton ne nierait pas. Il n’avait pas de fierté à venir d’une famille comme la leur. Il avait honte du mal dont ils étaient les responsables. Quant bien même, à sa mesure, il cherchait à réparer les erreurs des Markov. « Je ne le ne fais pas pour l’argent. »

Ils se regardaient. Le cadet avait du mal à savoir si son interlocuteur pensait ce qu’il était entrain de lui dire. Bien qu’il s’en dédounait, il y avait un jugement de fond sur ce projet. Il y avait une condamnation cachée. Anton le prenait mal parce que cela venait de lui. Parce qu’il trouvait que Lev se débarrassait du sujet avec de la facilité. Il avait de l’indifférence pour tout. C’était insultant quand on savait tout le temps et l’énergie mit là dedans. Il ignorait la plaisanterie. Même s'il aimait les moments légers avec lui, il ne pouvait pas laisser passer. C'était lui qu'il accusait en même temps.

« Tu comprends. » Répétait le jeune homme avec distance. Son regard se planta alors dans le sien. « “Réellement approuvée” ? Donc je fais ce que je veux. Mais pas vraiment. En fait. Si on t’écoute. » C’était de la langue de bois. Anton avait du mal avec ça. Il le subissait tous les jours dans le travail. Il aimait que les choses soient claires. Il attendait ça de quelqu’un avec qui il avait passé une partie de sa vie. Wassilli était loin. Une fois de plus, il ne voulait pas être impliqué. « C’est vrai. Je cherches “un bon plan”. Tu penses que je vais faire des bénéfices sur le dos des pauvres. » Puisqu’il fallait mettre le sous-texte en lumière autant le faire. Plus qu’un débat sur ‘l’eau”, ils devaient peut-être débattre sur qui ils étaient. Anton avait évité les sujets concernant son travail. Mais il pouvait y venir. « Je n’ai pas les mêmes objectif que la Bartva. Tu l’as compris depuis le temps au moins ? »

« Ce projet c’est ce que j’ai trouvé pour contrebalancer ce qu’on fait grand-père et papa. » Le blond leva la main pour stopper une prise de parole intempestive. Les plus âgés avaient la sale habitude de couper ses prise de parole. Maintenant, Markov n’acceptait plus cela. L’âge ne donnait pas de droit inaliénable. « Je ne dis pas que c’est la seule solution. » Il y avait des dizaines d’idées qui étaient passées à la trapes entre temps. Il y avait à chaque fois qui rendait le projet impossible à mettre en place. Cela faisait très longtemps qu’il cherchait. Ca remontait à avant la mort de Yoric. Même avant que lui l’héritier prenne la poudre d’escampette. Anton avait à coeur de faire du bien à défaut de faire le Bien. « Si t’as d’autres idées ? Je veux bien les entendre. » Maintenant c’était ouvert. Si vraiment on pouvait lui donner une réponse. Il n’allait pas dire non. Il n’attendait que ça, l'aide de son grand frère, en fait.

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A la tête qu'était en train de faire Anton, Lev déduisait qu'il était en train de prendre la mouche face à ses remarques. Mais qu'attendait-il vraiment? Qu'il lui dise que c'était génial et qu'il était de tout cœur avec lui? Ce n'était pas son genre quand il n'était pas d'accord. Encore moins quand cela mettait à mal des gens qui n'avaient rien demandé. Il haussa légèrement un sourcil.

- Tu le fais pourquoi alors? Tu parles bien de la vendre non?

Ou alors avait-il mal compris? Pourtant, son frangin avait eu l'air d'un vrai homme d'affaire alors qu'il lui avait fait part de son projet. Il avait bien appris aux côtés du père, c'était sûr ça. Sans doute était-il plus fait pour tout ce monde que le pompier, qui l'avait quitté sans se retourner. Pourtant, il ne jugeait pas Anton, il estimait juste qu'il faisait son chemin comme il l'entendait. Il lui demandait son avis, il le lui donnait, mais c'était tout.

Il cherchait à ce qu'ils s'engueulent? Lev n'était pas du genre à vouloir entrer dans les querelles, ça ne l'intéressait pas. Pour être honnête, il les fuyait comme la peste, mais puisqu'il était coincé là avec son frangin, il continuerait donc, mais en tentant comme il pourrait de désamorcer la situation.

-Non, j'ai le droit de désapprouver, comme tu as le droit de faire comme bon te semble, frérot. Tu m'as demandé mon avis, je te le donne. Navré que ce ne soit pas ce que tu t'attendais à entendre. Je ne vais pas, pour autant, te dire comment vivre ta vie.

Lev n'était pas Illya et ne le serait jamais. Il mit alors les mains dans les poches, après avoir posé le verre près de lui. Le ton, la tournure que prenait la conversation n'était pas pour lui plaire. Sérieusement, il n'était pas venu pour cela. Il aurait mieux fait d'approuver et de fermer sa gueule.

- Tu me parles de pouvoir, de monopole... je dois le prendre comment? Peut-être que tu ne veux pas faire le business de la famille, n'empêche que ça sonne quand même comme une appropriation d'un bien qui devrait être à la portée de tout un chacun, sans que personne n'ait à te la fournir. C'est la base de la vie, l'eau, Anton.

Là était leur différence. Voilà longtemps que l'aîné des Markov avait décidé de tout lâcher ce qui pouvait toucher aux affaires, famille comme autres. Lui souhaitait être libre, qu'on lui foute la paix, sans responsabilités à part celles du métier qu'il avait choisi. Il n'avait plus rien à prouver à personne. Il ne s'en sentait plus dans l'obligation, contrairement à son cadet.

Il le laissait parlé, puisqu'il en avait besoin, même si Bajanov secoua légèrement la tête. Ce petit prenait beaucoup trop de choses à cœur. Il estimait que ce n'était pas à eux, de faire quoi que ce soit pour "laver" leurs noms. Ils n'avaient vraiment pas la même vision du monde. Il fixa alors son frangin.

- C'est bon? T'as fini? Marquant une pause. On rentre?

Lev en avait assez et cette conversation n'avait que trop durée.

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Mar 31 Déc - 9:50
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Anton V. Markov
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Anton avait été formé pour réfléchir comme n’importe quel homme d’affaire. Cela n’était ni inéé, ni naturel chez lui. Il n’avait pas voulu le devenir. Il s’était opposé à tout cela. Pendant un temps, grâce au soutien de sa compagne, il avait réussi. Il avait commencé à élaborer sa propre fuite. Mais Natalia était morte. Le jeune homme s’était effondré sur lui-même. Il n’avait pas fallu longtemps avant que les parents Markov lui amène un but.

« Je n’attends pas que tu me dises comment vivre ma vie Wassili. » Il ne l’appelait pas par son prénom ne naissance d’ordinaire. Cela faisait longtemps qu’il ne lui était pas arrivé de le prononcer tout court.

C’était un son étrange. Anton y avait associé beaucoup de choses. Il y avait principalement des regrets, du manque, une bonne dose d’admiration fraternelle également. Ce mic-mac sentimental était complexe. Il ne savait pas comment faire avec ça. Il n’avait pas envie de les braquer. Ce n’était pas du tout ce qu’il recherchait. Mais discuter de sujets de fond avec un pompier nonchalant était un défi.

« Oui. On est d’accord. L’eau douce est la ressource le plus précieux de la planète. » Il n’y avait rien de contradictoire dans ce qu’ils venaient de se dire, selon Markov. Mais le frère n’avait pas l’air de comprendre la démarche de son cadet. Il voyait un raisonnement mercantile. Pourtant, ce n’était pas l’argent qui était le moteur du projet. Le pouvoir n’avait rien d’exitant pour l’esprit du jeune Russe non plus. « Est-ce que t’as bien regardé les chiffres Wal ? On va en manquer. Très vite. Partout. Pour tout le monde. L’humanité a besoin de la technologie pour désaliniser l’eau. Ce n’est pas moi qui le dit. Ceux sont les experts. »

« Je tente ça, parce que je ne veux pas que ça tombe sous le contrôle d’une mafia pourrie, d’un lobby de merde. » Les pontes du Capital, ces ultra-libéralistes aux dents longues étaient dans la course bien entendu. Ils prévoyaient déjà tout: la crise de l’eau, les réfugiés, climatiques, les guerres de territoire. La seule chance de leur Pays natal dans ce conflit c’est qu’ils avaient un territoire recouvert d’eau. Mais la question était pour combien de temps encore ? Rien n’était éternel, pas même les neiges de St Petersburg. « Tel que je vois le système c’est le seul moyen de contrer les autres.Je ne me lance pas dans tout ça pour devenir un Souverain de l’eau. » Anton entendait les intentions que lui prêtait Wassili dans son discours. Il comprenait que beaucoup de reproches lui soit fait concernant son travail dans la Famille. Il était d’accord avec le fait qu’il faisait des choses immorales. Mais, ici, sur ce petit bout d’île ses intentions étaient les plus bonnes.

« Je n’ai jamais été attiré par le pouvoir. Je n’en ai jamais voulu. » Anton regardait son aîné fuir leur conversation. Il aurait aimé aller au fond des choses avec lui. Ce n’était pas n’importe qui c’était son frère de sang. Il avait été le premier de ses modèles. Malheureusement, un fossé était entre eux. Anton pouvait voir le cresé. Il secoua doucement de la tête. « Tu n’es pas le seul à avoir voulu échapper à ce monde, tu sais. » Seulement, la Bratva avait bien fait en sorte qu’aucun autre Markov ne puisse s’enfuir après lui. Ce qu’il avait pu faire lui Anja et Anton ne pouvaient même pas l’envisager. Le jeune homme fixa son frère. Il y avait une colère. Mais, elle concernait leur père, pas lui. Il repris les clefs du local, les traits un peu plus triste. « Oui, j’ai finis. On y va. » Il reprenait le chemin inverse pour sortir de l’église. Il se sentait fâché, déçu, et un rien mélancolique également. Il pensait au regard émerveillé de Natalia la première fois qu’ils avaient évoqué cette idée humaniste.

Anton avait projeté de lui faire faire une visite étendue du village. Mais Lev faisait clairement sentir qu’il n’avait pas envie de rester plus longuement. Le but n’était pas de gâcher un moment entre frères. Même si le mal était déjà fait en parti. Le blond prenait donc la direction du petit avion sans moucheté. Il essayait de ne pas déverser son hostilité sur lui. Cependant, les a prioris du pompier l’avaient atteints. Il ne pouvait pas non plus s’en cacher.

« Y a un lac pas loin. On pense faire un centre thermal pour les gens qui souffrent de rhumatismes. Ce genre de patho. » La réponse à la question qui avait été posée plus tôt venait avec un peu moins de joie que prévue. Leur échange avait remis le jeune homme à sa place. Il se sentait illégitime et coincé, encore plus qu’en arrivant. Tout l’inverse de ce qu’il avait espéré. Mais c’était la vie.

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Ven 3 Jan - 12:36
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- Tant mieux.

Oui tant mieux, Lev n'était le père de personne, encore moins de son petit frère. Et ce dernier n'avait clairement rien à attendre de ce dernier à ce niveau. Il s'était éloigné de la famille, ce n'était pas pour revenir. Par contre, il donnait son avis, puisqu'il avait été demandé. Il ne voyait pas pourquoi Anton le prenait si mal.

Peut-être que l'idée partait d'un bon fond, le Russe n'en doutait pas vraiment. Pourtant, pourtant... vouloir mettre la main sur l'eau était la pire idée du monde. C'était une source qui devait rester libre, tenue par les états, comme maintenant. Personne n'avait à l'acquérir pour soit. Il ne serait donc jamais d'accord avec son frère, même si ce dernier voulait faire le bien. De plus, le fait qu'il parle d'une mafia pourri, aurait pu le faire rire... devait-il lui rappeler de qui il était l'héritier? Qu'importe le fait de fuir, Lev le savait très bien, leur nom n'était pas dissociable de ce qu'était la Bratva...

- Pourtant, tu veux quand même avoir le monopole et c'est un problème. L'eau appartient à tout le monde, c'est aux gouvernements des différents pays de s'en occuper. Pas à toi, ni à personne d'autres de le faire. En effet, les corporations et les différentes mafias n'ont pas à mettre la main dessus, mais si tu ne le fais pas pour remettre ensuite les clés à ceux qui doivent protéger la gratuité de ce bien, alors abstiens-toi.

Finalement, qu'Anton soit vexé par ses paroles, ne le touchait pas plus. Parce que soit il s'était vraiment mal exprimé et avait intérêt à travailler son speech, soit il le faisait, quoi qu'il en dise, pour l'argent finalement et cela ne convenait pas au pompier et il continuerait bien à le lui dire.

- Je sais oui et tu peux toujours, être coincé, ce n'est qu'une idée.

Tant qu'il n'y avait pas de trahison, le père ne se débarrasserait pas de ses fils, il n'avait qu'à trouver un mec dans ses rangs, qui voulait réellement reprendre les rennes et foutre la paix à ses enfants. C'était là la pensée de l'aîné. Mais il ne pouvait pas sauver ses cadets, si les deux ne mettaient pas un peu du leur. Oui, la patience à ce sujet n'existait plus depuis longtemps. Il n'en était pas désolé, c'était ainsi.

Un petit hochement de la tête marquait le fait que cela lui convenait qu'ils rentrent, silencieux, il mettait les mains dans ses poches, sur le chemin du retour. Il écoutait d'une oreille, observant encore aux alentours. Le coin était quand même sympa. Il y avait de quoi faire, si le frangin prenait les bonnes décisions.

- Cool.

Voilà pourquoi Lev évitait tant sa famille... ça finissait toujours par partir en live. Dommage, ça avait été plus sympa de seulement boire des verres, jusqu'à en avoir mal à la tête.

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Ven 10 Jan - 13:22
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La discussion était maintenant un débat. Il y avait de chose, l’accès à l’eau douce, qui devait être libre par principe. Ensuite la création de l’eau de mer en eau potable qui demandait un processus complexe et onéreux. On ne pouvait pas nier le coût. Un pompier devait bien être au courant du prix de l’eau. Anton était désappointé. Il ne savait pas exactement comment réagir. Ceci dit, un point le faisait de nouveau réagir.

« Quel gouvernement ? Tu vois bien ce qu’ils font les gouvernements Wassi. Entre les Principauté Arabes, les Présidents Africains corrompus jusqu’à l’os. Ce n’est pas à toi que je vais raconter l’état de la Russie non plus… » La carte de la politique mondiale ne montrait pas beaucoup de signes encourageants. « A part l’Islande ? L'Australie si on veut ? Une partie de l’Europe ? » Il n’y avait pas tant de nations que cela basée sur un modèle politique social. La gratuité de l’eau c’était un beau rêve utopique. Il y avait une étrange ironie à attendre ça dans la bouche d’un homme qui avait quitté son pays pour fuir le pouvoir, la corruption. Anton n’arrivait pas à croire que lui, son frère, lui tenait un discours aussi idéaliste.

« Au moins c’est clair comme ça. » Markov n’avait pas envie de tergiverser. D’autant, qu’il avait l’impression de parler à un Ilya, quand Lev lui sortait des conclusions de cet acabit.

La répartie de Wassilli, en plus d’être fausse, était dure. Le jeune homme la recevait en pleine face. Il était tant estomaqué, par la simplicité du raisonnement, qu’il s’était figé. Anton ne savait pas si son frère avait réellement conscience de ce qu’il lui disait. Il espérait que ce soit juste le manque de connaissance qui parle.

« Si ce n’était qu’un idée, je serais libre depuis longtemps. » Natalia le lui avait demandé tout de suite, de couper les ponts, avec sa famille mafieuse. Elle aussi était absolument contre ce monde. Anton était d’accord avec eux deux.Il avait préparé le terrain. Mais les choses ne s’étaient pas passées comme prévues. Il avait du mal à supporter d’entendre ce genre de chose, alors qu’il bataillait pour s’émanciper. Il restait quelqu’un de calme. Il ne croyait pas en l’agressivité. Il observait donc son aîné et expliquait de façon posée : « T’as réussi. Je suis heureux pour toi. Mais ton choix a eu des conséquences. Ce n’est pas parce que je ne t’en parles pas que ça n’existe pas. Alors, juste s’il te plait, évites de minimiser. Au moins venant de toi ça m’aiderait un minimum. » Ce qui était un aveu concernant le poid que pouvait avoir la parole de Wassili dans la vie de son cadet. Mais le savait-il ? En avait-il encore quelque-chose à faire ?

Anton sortait d’un pas plus sombre. Il soupirait en lui même. Il n’aurait jamais pensé que son projet les diviserait. Il regrettait de lui en avoir parlé à présent. Il regrettait d’avoir ouvert son monde secret à son propre frère. C’était triste. Le coeur était lourd. Ils remontaient en silence jusqu’à la colline, puis jusqu’à l’avion. Le jeune pilote montait le premier à bord pour actionner les commandes. Le casque posé sur la tête, il prévenait du décollage de l’appareil.

« C’est parti. » Dés que l’appareil montait le nez, vers le ciel, Markov se sentit un peu moins lourd. Il ne voulait pas que leur moment soit sombre. Il prenait sur lui pour insuffler de la légèreté. C’était ça avec la famille. Chacun faisait sa part. « Direction London ! » L’itinéraire ne pouvait pas changer de beaucoup. Mais Anton avait prévu quelques variantes pour le trajet retour. Il voulait transmettre sa passion du vol. L’heure était plus avancée et ils pouvaient voir plus de choses maintenant. C’était encore mieux pour en avoir plein les yeux. De quoi oublier la brume.

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