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[CLOS] La terreur de l'éventreur ft. Eliott
Timothy Cooper
odin & angel
Normalement ça n’aurait du être qu’une nuit comme une autre dans les rues de Whitechappel mais ça fait plusieurs mois déjà que les trottoirs de cette partie de Londres ne sont plus vraiment tranquilles. Non pas qu’ils l’étaient vraiment avant mais nous n’avions pas en plus la menace de l’éventreur sortie de nulle part comme si soudainement quelqu’un avait ouvert un livre d’histoire et qu’il avait décidé de réapparaitre. Cela donnait la peur au ventre à toutes les âmes qui erraient le long des trottoirs car nous avions déjà eu plusieurs meurtres et on aurait tous voulus pour continuer notre métier à l’abri mais nous n’avions pas vraiment le choix alors on faisait avec. J’avais réussi à me protéger un peu en négociant avec Anton de pouvoir être un peu plus à l’abri et ne plus faire trop de trottoirs mais je n’avais pas la place envieux des prostitués de luxe des Markov même si j’avais réussi à me faire une petite place protégée auprès du second fils de la famille. Dire que j’avais fui la Russie pour être mieux et que finalement je me retrouvais avec cette menace au dessus de la tête.

Je ne sais pas comment c’est arrivé… Mais peut-on vraiment savoir comment ce genre chose arrive après tout ? Dans les films il y a toujours la musique, la rue sombre, l’ombre qui se montre avant de frapper mais là c’était juste une nuit comme une autre, je venais de redescendre d’une chambre avec mon client que je laissais partir en cachant l’argent que je venais de récupérer dans une poche interne de mon short quand j’ai senti soudainement tout mon corps basculer en arrière. J’ai été surpris, pensant que c’était peut être quelqu’un qui voulait me parler discrètement avant que mon regard ne rencontrent ses yeux. Là j’ai su… Comme une étrange conviction qu’on sait ce qui va se passer, que c’est fini, que tu viens de rencontrer le mal en personne parce que je n’ai pas eu le temps de voir quoique ce soit d’autre. Juste ses yeux… J’ai disparu de la rue pour être attiré dans la ruelle et avant que j’ai le temps de faire quoique ce soit -à part un mouvement en arrière de défense que j’ai appris à faire depuis des années quand on veut m’attraper- une déchirure s’est faite sentir au niveau de ma gorge m’empêchant clairement de crier car ma présence réaction a donc été de porter les mains à ma gorge pour la protéger des autres coups de couteaux, sentant bien le liquide chaud commencer à couler le long de mes doigts. Un coup s’en est suivi au ventre et je me suis pliée en deux de douleurs.

Et là je me souviens plus de grand-chose….
Des pas peut-être…
Un homme qui entre en même temps dans la ruelle…
Me sentir attirée dans un coin mais y résister…
Des pas rapides de quelqu’un qui disparait…
Des cris…
Des questions pour savoir si ça va…
...
Je ne sais plus dans quel ordre tout ça s’est enchaîné, tout ce que je sais c’est que je n’ai plus rien senti après, comme si mon monde était devenu juste sombre et que mon esprit avait décidé de se mettre en pause, lui et mon corps, pour arrêter la douleur et je suis tombée.

Je ne sais pas cela fait combien de temps que je suis là quand j’ouvre de nouveau les yeux. Ce sont tes yeux que je vois en premier et je me redresse violemment, comme une proie face à son prédateur, inquiet de souffrir de nouveau, de penser que ce n’est pas fini et que je vais continuer de souffrir. Mais une douleur au ventre m’arrête et ma déglutition m’arrache une larme de douleur alors que je me recroqueville sur moi sans trop comprendre. Je me rends compte enfin que je suis à moitié nu, mes mains sont aussi pleines de bandages et je les porte tremblantes à mon cou pour sentir aussi le bandage. « Où suis-je… » Je ne suis pas capable de parler très fort, déjà cette phase me fait souffrir et je grimace de douleur en remontant les draps sur moi. Pourtant j’ai l’habitude de prendre des coups et je n’ai aucun soucis avec la nudité mais là je me sens vulnérable, fragile… Je vois encore ses yeux quand je ferme les yeux et cela me terrorise.
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La terreur de l'éventreur.




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❝ Mr, Mme ❞ J'voudrais m'écrire un monde, Une planète rien qu'à moi, Une planète sur laquelle, Je me sentirais moi, Un renouveau sans chaînes, Dépourvu de haine, Une planète sur laquelle, Tu me donnerais des ailes ▬ Loïc Nottet
Timothy Cooper
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Lun 5 Aoû - 18:42
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Eliott Eirik

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La terreur de l'Eventreur ft. Sascha Dionine


La violence n’était pas la réponse qu’il pouvait leur donner. Il laissant son arme sur le palier de sa demeure et il n’en attendait pas moins de ceux à qui il promettait sa protection.

Le Rosewood contenait un espace qui s'apparentait à un petit hôpital d’urgence, celui qui servait dans les cas où un client se présentait au comptoir en mauvaise condition. Deux médecins et trois soignants assueraient un service continu le tout en étant grassement payé. Ils étaient contraints par le secret médical ainsi que le contrat signé avec le Réseau. Les criminels avaient la possibilité de se mettre en sécurité. Néanmoins Mr Eirik n’avait absolument aucun goût pour la violence ou le sang. Il était présent, chaque fois qu’un client arrivait avec des soins à faire. Il qui lui permettait de faire le point avec la personne et de rappeler le cadre dans lequel ils devaient tous opérer.

Eliott avait été réveillé et informé par son précieux homme de main dès l’arrivée de la jeune femme entre les murs de l’hôtel. Il s’était préparé avec une mise sombre, l’esprit encore hanté par les fragments d’un rêve tout à fait délicieux. Pendant qu’il se préparait il exigeait de Mr Walsh qu’on examinait la fille de joie avec attention et lui dise à quelle famille elle était affiliée.

D’un léger mouvement du chef il congédiait le personnel soignant ainsi que son second. le directeur Puis, seulement, d’une voix apaisante et paternel il répondait :
« Vous êtes à l’Hôtel Rosewood. Un de nos hommes vous a trouvé et vous a amené ici. Il vous a sauvé la vie. »

La salle dans laquelle ils étaient tous les deux était à l’écart du reste de la bâtisse. Il n’y avait pas un bruit, si ce n’était celui des machines destinées à surveiller les constantes de la jeune femme. Mr Eirik laissait cette demoiselle se recroqueviller. Il n’avait pour elle aucun regard déplacé. Il n’avait rien d’un client ou d’un voyeur. C’était davantage un père inquiet.

Doucement il soufflait :

« Vous êtes chez moi et en lieu sûr. Vous êtes en sécurité. Personne ne vous fera de mal. Je vous en donne ma parole. »

Eliott ne mentait pas. Il avait ordonné un renforcement de la sécurité du site. Une vingtaine de ses hommes étaient en position et gardaient le quartier. Les entrées et sorties de l’hôtel étaient scrupuleusement surveillées. Cette nuit personne ne pourrait entrer dans cette forteresse moderne sans l’autorisation du Norvégien. Plus impressionnant encore, il venait officiellement de sortir de sa neutralité et de mettre la tête du tueur à prix sur le marché.

Le vieil homme approchait une chaise du lit pour s’y poser et poursuivre :
« J’ai pris la liberté de prévenir Mr Markov. Il est en chemin. Vous êtes la bienvenue ici tout le temps nécessaire à votre rétablissement. Ce à titre gracieux. Je ne tolère pas que l’on agresse une honnête travailleuse sur mon territoire. Aussi considérez-vous comme mon invitée. »

Un des chatons blancs sautait alors sur le lit. Il avançait tout doucement dans les plis du drap blanc. La main sûre d’Odin arrivait pour le porter et le poser sur ses genoux. Le bébé poussait un miaulement qui ressemblait à un grincement de porte.

La grande main se posait sur le petit crâne du félin. Eliott reprenait tranquillement pour la pauvre victime:
« Le médecin est présent. Vous n’avez qu’à appuyer sur la sonnette pour qu’il vienne. Nous vous avons préparé un repas au cas où vous voudriez manger. Avez-vous besoin de quelque-chose ? Voulez-vous que nous prévenions quelqu’un ? »


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Eliott Eirik
Eliott Eirik
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Mar 6 Aoû - 16:48
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Timothy Cooper
odin & angel
Odin… Je ne t’ai jamais rencontré mais je sais qui tu es. C’est le genre de bons plans qui passent rapidement de bouche à oreilles dans la rue : l’hôtel neutre où on peut se mettre à l’abri si jamais on a besoin. Bien entendu on fera toujours appel à notre famille en premier -car ce serait se créer des soucis de ne pas le faire- mais savoir qu’on peut trouver un lieu neutre quand on est loin des siens est quelque chose d’important quand on est un travailleur de la rue. Je me détends donc légèrement en comprenant où je suis et j’essaie d’écouter ce que tu me dis mais j’ai clairement du mal à me concentrer. Mon ouïe perçoit enfin les bruits des machines autour de moi, me rendant compte que je suis reliée à pas mal d’engins et de poches. Je ne sais pas encore à quoi tout ça sert car on a rarement pris autant soin de moi et je tourne un peu mes mains, regardant les perfusions qui sont plantés sans trop comprendre. J’ai l’air comme une droguée qui est complètement dans son trip ou un être qui découvre son corps.

Cet état se calme rapidement et je me recroqueville plutôt dans les draps en essayant de me concentrer de nouveau sur ce que tu me dis. Me sauver ? Oui c’est ça, me sauver… Certainement l’homme que j’ai entendu parler quand il m’agressait. Lui… Ce regard… Ce souffle… Cette voix… J’en frissonne et des larmes coulent le long de mes joues alors que je me refuse à fermer les yeux pour ne surtout pas revoir ses yeux… Ce regard fou qu’il a posé sur moi. J’hoche la tête. Oui Markov. C’est bien. Il faut prévenir la famille de ce qui vient de se passer parce qu’il faut qu’ils mettent à l’abri les filles et cette pensée me fait essayer de parler mais des larmes de douleur s’échappent de nouveau de mes yeux et mes mains se portent à ma gorge. Je ne ressens pas grand-chose à cause certainement des antidouleurs mais ça tire quand j’essaie de déglutir et de parler. Une grimace de gêne se lit sur mes traits. « Les autres… Les filles… A l’abri… » Faut mettre les autres filles à l’abri, faut faire quelque chose et je te regarde en espérant que tu me comprennes car j’arrive ni à parler ni a avoir vraiment des pensées cohérentes.

Le miaulement du chaton me fait sursauter avant que je me rende compte de ce que c’est et j’essaie de me détendre comme je peux. C’est clairement très difficile, j’ai toujours l’air d’un petit animal qui s’attend à être mangé très lentement et douloureusement. Je n’ai pas faim, je n’ai pas envie de dormir non plus. A vrai dire j’envisage plutôt de rester les yeux grands ouverts pendant des heures pour ne surtout pas me souvenir de ce qui vient de se passer. Bien entendu c’est sans compter sur mon esprit qui a clairement décidé de me jouer des tours, même les yeux ouverts. Je te regarde de nouveau. Ton air paternel me passe au dessus, je ne sais pas ce que c’est car je n’ai eu ni père ni mère pour m’apprendre ce que ça veut dire. « Téléphone… » Est-ce que j’ai toujours mon téléphone ? Je voudrais pouvoir prévenir moi-même Anton et puis je ne sais pas qui car j’ai du mal à réfléchir mais au moins Anton c’est important. Je sais que tu as prévenu le boss mais j’ai besoin de lui envoyer un sms, c’est la première personne à qui je pense face à tout ça. J’ai envie qu’il vienne tout de suite…

*En russe dans le texte
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La terreur de l'éventreur.




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Dim 10 Nov - 23:56
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Anton V. Markov
La terreur de l'Eventreur
Sa & An


Le téléphone vibrait dans la poche arrière du jeans de Markov. Il tirait l’appareil de la poche droite. Un modèle hybride, de confection russe, indétectable par les systèmes de sécurité basique. Il était confectionné par un ingénieur du pays. Un ami d’enfance d’Anton. Le seul geek en qui il avait confiance sur cette terre. Il le prenait, en s’éloignant du bruit de la cabine, et ralenti face à l’imprévisible. C’était un appel masqué. Or, ce numéro n’était connu que d’un nombre réduit d’individus. Personne ne l’aurait transmi à un autre sans avoir obtenu son accord en amont.

« Vlad. … Surveille la table trois. » L’ordre donné d’une voix distraite fit bouger un géant, au bouc finement taillé, vers l’étage inférieur. Cette silhouette massive se dessina à la sortie de la cage d'ascenseur dans la salle principale du club. Anton prenait l’appel en appuyant sur la poignée de la porte de son bureau. « Markov ? » Il entendit une voix qui le figea sur place.

Trois minutes plus tard le jeune homme sortait de la pièce transfiguré. Lui qui était d’ordinaire, calme, à la limite du laconique, avait l’air très nerveu. Il arrivait devant la table des commandes. « Gregory. Tu es en charge. » De ses doigts vifs, il entrait un code de sécurité dans le système, pour ouvrir les droits de gestion à son homme de confiance. La fiche d’identité de “Gregory Bakaev” disparaissait de l’écran central. « Appelle Petrov. Dis-lui de faire rentrer les filles pour ce soir. » Le bras droit de Markov marqua une hésitation. Le jeune chef se redressa de toute sa hauteur. Il planta un regard sur l’exécutant. « Toutes les filles. »

Anton appelait près de lui Mila. « La clef de voiture. » L’équipe montra des signes de perplexité qui allait doucement muter en inquiétude. Il se passait quelque-chose. Ils le voyaient tous. Le jeune héritier ne pris pas le temps d’expliquer. Il avait une priorité absolue. Il devait se rendre à l’Hôtel Particulier de Londres. Il disparaissait et courait presque jusqu’à la voiture noire aux vitres teintées.

Un quart d’heure plus tard, le Majordome du Rosewood accueillait Anton dans le hall du prestigieux bâtiment. « … Bonsoir. Merci de l’avoir prise en charge. Où est-elle ? » Walsh le second du Directeur se matérialisa à cet instant. Il remercia son collègue et demanda au Slave de le suivre. Markov refusa d’ôter son menteau. Il était pressé de voir la jeune fille. « Inutile. ... Merci. Est-ce que mon père a été prévenu ? » La question fût sans réponse. Markov ne s’y attarda pas. Il pris les devant sur l’employé qu’il jugeait trop lent. Il passa le seuil de la salle de repos, impatient, nerveux, furieux. Il vit le lit et Ange étendu dessus. Il sentit son sang se glacer dans ses veines. La jeune femme avait l’air d’un fantôme.

Anton fit coulisser son écharpe en approchant à grand pas. « Sasha… » Anton arriva devant le lit. Il poussa de l’épaule l’homme qui devait être le médecin pour avoir accès à sa protégée. La peur le rendait fébrile et impatient. Il lança un regard peu amène aux personnes présentes. Il aurait aimé être seul avec Ange. Il s’obligea, à contenir la force, dont il était animé. Il attrapa avec délicatesse, mais fièvre, la main la plus proche de Sasha. « J’ai fais au plus vite. » Ce drame le bousculait en profondeur, sans qu’il ne le dise. Le jeune homme se revoyait au chevet de Natalia à espérer l’impossible. Il se refusait à vivre cette douleur de nouveau. Sans doute s’était-il trop attaché à cette fille “de rien”. Il frotta doucement la paume de sa main pour tenter de l’apaiser. Il l’observait, défaite, si vulnérable, si craintive. Markov n’était pas violent dans l’âme. Il n’aimait pas la violence. Pourtant ce soir, il se sentait une envie de violence. Il était révolté. Il haïssait profondément la personne qui était la raison de ce traumatisme. « J’aurais dû être là pour te protéger. Je suis désolé. » Il allait parler avec son père. Cet fois le vieil homme allait être forcé de l’écouter. Il ne lui laisserait aucune échappatoire. « Je suis là maintenant. Je vais m’occuper de toi. » Un sourire d’excuse et de tendre affection peina à détendre ce visage tendu. Lorsqu’une jeune femme s’avança dans son dos, il fit brutalement volte-face pour l’assassiner du regard. « Laissez-nous. Laissez-nous tous. Sortez! » C’était là l’ordre du fils de la Russie.


Russe dans le texte.

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Anton V. Markov
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Mer 13 Nov - 19:23
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Timothy Cooper
anton & sasha

Je t’ai demandé de venir et après j’ai du plonger dans un sommeil agité jusqu’à être réveillé par quelqu’un qui me touche. Je sursaute avant de me recroqueviller comme un animal apeuré dans le lit. Le médecin en face de moi est très calme et tranquille quant à lui. Je crois l’avoir déjà vu soigner une ou deux filles de chez moi et cela me rassure un peu. Il m’explique ce qu’il va faire à chaque fois qu’il doit me toucher et vérifier mes bandages. Comme si j’étais complètement déconnecté de la réalité je regarde tel un spectateur ce qu’il fait, comme si les mains qu’il bande de nouveau n’étaient pas les miennes, comme si ce n’était pas mon cou qu’on touchait. Je crois que je suis tellement assommé par les antidouleurs que je ne ressens plus grand-chose de toute façon, je suis dans du coton. Je comprends juste qu’il s’appelle Liam c’est tout. Un vieil homme comme Odin qui a l’air de vouloir prendre soin de moi. D’accord, faites le, je veux juste jamais ressortir de cette pièce et qu’on m’oublie. Que mon esprit m’oublie aussi. Je peux avoir quelque chose qui m’assomme pour dormir sans rêve ? J’essaie de me faire comprendre mais sans voix ce n’est pas simple.

Quand tu arrives soudainement, je sursaute de nouveau, remontant les draps sur moi, me recroquevillant de nouveau avant de me rendre compte que c’est toi. Je me détends alors, esquissant un sourire que je voudrais rassurant mais je ne suis pas sure que tu y crois vraiment. Je te laisse prendre ma main bandée, je ne sens plus grand-chose et le docteur fait signe aux infirmiers qui sont présents de reculer pour te laisser de la place, sachant très bien qui tu es. Je secoue la tête négativement quand tu dis que tu aurais être là pour me protéger et que tu es désolé car non tu ne pouvais pas être là, je suis une prostituée après tout, tu ne peux pas être dans la rue à veiller sur nous, tu as des choses bien plus importantes à faire, tu es l’héritier Markov. Ton père te laisse déjà pas grand-chose dans les mains alors si tu commences à faire cela tu auras encore plus de soucis à prouver ce que tu vaux. Même si je suis dans un état lamentable cela reste ancré en moi. Je suis une pute, tu es l’héritier. J’ai beau être heureux que tu sois présent, c’est ainsi. On a chacun notre côté de la rue et c’est comme ça. Même si je profite du fait que je suis ta protégée, ce soir t’aurais rien pu faire.

J’ouvre la bouche pour dire quelque chose mais c’est un petit son plaintif qui en sort quand je veux essayer d’en parler, portant la main à ma gorge bandée et reprenant plus doucement, comme un souffle, un murmure, la seule chose qui peut sortir. « Oui… restes... » C’est tout ce que je demande et le Doc’ fait signe à l’équipe de partir, surtout à la jeune femme qui n’apprécie pas particulièrement de se faire ôter sa patiente. Liam va lui murmurer quelque chose à l’oreille avant de te signaler qu’ils reviendront dans une heure pour les soins et que s’il y a le moindre souci, il suffit d’appuyer sur le bouton près du lit. Tout le monde va enfin sortir, de plus ou moins bonne volonté. Je me pousse sur le lit pour que tu puisses t’y installer, délogeant le chaton qui a trouvé l’endroit confortable clairement. J’attends que tu te mettes bien pour te faire signe que j’aimerais me mettre contre ton torse. Si j’entends ton cœur je n’entendrais pas son souffle sur moi et j’espère que cela va m’apaiser. « Merci » Un simple nouveau souffle alors que je me pose comme je peux. Mon corps tremble. Le fait que tu sois là me fait relâcher complètement mes nerfs et je me mets à pleurer, bêtement. Moi qui veux jamais rien montrer je suis incapable de m’arrêter.

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Ven 22 Nov - 23:29
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Anton V. Markov
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Markov percevait les perturbations autour du lit. Il n’aimait pas cela. Ces inconnus les dérangeaient. Il voyait bien que Sacha était complètement perdue. Elle avait besoin de calme et de tranquillité. Il sentait l’intolérance monter doucement en lui. Le son déformé qui peinait à franchir les lèvres de la blessée avait de quoi fendre les coeurs. Anton s’en sentit ému.

« C’est pas grave. Ne forces pas. On parlera plus tard. » Le jeune homme se voulait rassurant avec elle. Il voulait lui épargner des efforts inutiles. Dans sa tête, il organisait déjà le transfère d’Ange. Il pouvait attendre. Il attendrait tout le temps dont elle avait besoin. Les affaires pouvaient attendre. Le plus important était la santé de cette jeune fille. « Je ne pars pas. Je restes avec toi. Tout le temps qu’il faut. Ne t’en fais pas. » Anton se tourna vers le corps médical. Il constatait, soulagé, leur départ. Il lançait un bref signe de tête au médecin en charge et ne leur adressa plus seconde de considération. Ils avaient leurs propres médecins. Le dossier de la demoiselle serait pris en charge par les meilleurs. Il allait personnellement s’en assurer.

La salle était vide. Le Russe retirait son manteau pour le poser au dos de la chaise. Il regardait l’agacement du mobilier. Il y avait le stricte minimum. Sacha méritait plus de confort. Mais, il allait voir ça plus tard. D’un sourire, il vint s’étendre près d’elle sur le lit. Il faisait très attention à ne pas la brusquer, ne pas la toucher. Avec attention, il posa une main dans son dos. Il voulait le frotter. Cependant, il ne savait pas quelle était l’étendue des blessures. Il ne voulait pas lui faire mal.

« Non. Pas “merci”. » La voix était un peu dure. Mais ce n’était pas une colère qui était dirigée vers elle. C’était une rage qu’il s’infligeait pour ce qui était arrivé. Il déposa un baiser sur le sommet du crâne d’Ange. Il resta ainsi, de longues secondes avec les yeux fermés. Il aurait tant voulu prendre sa douleur et l’en soulager. « Quand tu pourras sortir d’ici je t'emmène à la maison. … Je ne veux plus que tu travailles dans la rue. Je vais trouver autre-chose. » D’abord, il lui faudrait l’autorisation du chef. Mais, il l’obtiendrait de ça, il était persuadé. Le bienêtre de cette fille était la seule priorité.

Il accompagna ses pleurs, par sa présence, sans dire un mot, ou faire un geste. Anton ne pouvait rien faire d’autre qu’être là. Il était bien là. Tout le long, il la couva de sa chaleur et de ses douces démonstrations d’affection. Quand il la sentit épuisée, éreintée, il se contenta de lui murmurer le seul conseil avisé qui lui venait: « Essayes de dormir un peu. On s’occupera de tout demain. » D’une main, Markov tira sur la couverture pour la remonter sur les épaules de la demoiselle. Il l’entoura ensuite de son bras en essayant de ne pas trop la serrer. Il se mit à fredonner à son oreille une berceuse russe pour l’endormir. Pendant tout ce temps, ses yeux étaient noirs de colère et son coeur battant d’un désir de justice.

Russe dans le texte.

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Anton V. Markov
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Lun 25 Nov - 15:42
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Seules mes mains et ma gorge sont abimées aussi je te laisse m’envelopper dans tes bras autant que tu le désires. Je n’ai pas de soucis à ce que tu me touches, j’ai plutôt peur de me retrouver toute seule justement car j’ai l’impression qu’il va surgir de la moindre ombre qui se trouve près de moi. Je me laisse aller à pleurer, je sais que je suis en sécurité dans tes bras, toute la pression des dernières heures retombent et mes nerfs lâchent. J’ai besoin que ça sorte et pour une fois je te laisse me voir dans cet état, être moi-même, ne jouant pas un rôle. Je n’en ai pas la force de toute façon ce soir, cette histoire m’a rappelé que je ne suis qu’un être humain qui, encore une fois, ne contrôle pas grand-chose de sa vie. Je n’ai pas choisi mon travail, je n’ai pas choisi mon enfance et aujourd’hui j’ai failli ne pas choisir ma mort… En vérité je ne suis maitre de rien et cela me fatigue tellement… Je finis par m’endormir contre toi, éreintée et ne capte même pas quand tu pars. Je me réveillerais en sursaut des heures plus tard.

….

Les jours passent et j’essaie de reprendre des forces. Ce n’est pas parfait mais rien que le fait de pouvoir de nouveau manger, même si ce sont des potages, me fait du bien. C’est douloureux mais le médecin descend les antibiotiques et les antidouleurs pour justement voir comment mes blessures se comportent. Je sais que je vais devoir sortir dans quelques jours, ça fait déjà une bonne semaine que je suis là et la tranquillité ne sera pas de plus longue durée. Tu passes presque tous les deux jours me voir, cela me fait plaisir et le fait que j’aille mieux semble te tranquilliser même si tu mets tout en œuvre pour que je me sente bien en sortant. Je me rends compte au fur et à mesure de nos échanges que je ne peux pas accepter tout ce que tu fais. Si tu me fais autant de passe droit cela va être compliqué de garder mes relations avec les autres filles et je ne parle même pas des hommes de ton père qui lui sont fidèles mais qui font quand même ce qu’ils leur plaisent tant que les choses se passent bien. Je sais bien comment les choses se passent et je vais rapidement devenir leur souffre douleur si on continue ainsi.

Ce énième sms pour me dire que tu veux carrément qu’on parte deux jours, je ne sais pas comment le prendre alors je finis par être honnête. J’ai vu Ilya, j’ai discuté avec lui et si j’ai obtenu de ne pas revenir au travail tout de suite, ça ne veut pas dire que j’ai le droit de partir, je dois rester dans mon appartement. Et je sais très bien ce que ça veut dire, ça veut dire qu’Ilya est d’accord mais pas forcément ses hommes qui viendront quand même me chercher si jamais on me demande. C’est comme ça, y’a le chef et y’a aussi ce que ses hommes font et qu’il ne peut pas forcément le voir ou n’a pas envie de voir, il a beaucoup de choses à faire. Je ne sais pas quoi faire pour le moment, rien que de sortir de l’hôtel me fout des crises d’angoisse… Je sursaute quand tu entres dans la pièce une bonne heure après notre dernier sms. Je ne peux pas m’en empêcher, je n’arrive pas à contrôler mes nerfs là-dessus. « Salut » J’ai appris à parler tout doucement pour ne pas forcer et à moduler ma voix. Je t’adresse un petit sourire alors que je me redresse dans le lit, posant un des livres qu’Odin m’a gentiment prêté pour m’occuper pendant mes journées ici. Le petit chaton est toujours là, on s’est apprivoisé tous les deux. « Comment ça va dehors ? Pas de nouvelles attaques ? » Je ne pense qu’à ça depuis que j’ai été attaqué, aux autres filles et à la prochaine victime. J’aimerais tellement faire quelque chose.

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Mar 3 Déc - 15:32
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Anton V. Markov
La terreur de l'Eventreur
Sa & An


Dans un commun accord tripartite, il fût convenu que Sasha resterait au Rosewood, pour le temps de sa convalescence. Elle avait besoin de soins, de repos, et de calme. En parallèle, la Famille mit en place des mesures pour protéger les prostituées. Les hommes allèrent dans les rues le soir. Le climat était tendu, néanmoins les choses s’organisaient, pour contrer la menace. Ce qui avait été fait dans l’urgence se transformait en rituel.

Anton Markov déchargeait les affaires courantes sur Vladimir et MIla deux de ses bras droits. Il faisait de l’arrestation de l’Eventreur sa priorité absolue. Alors, les affaires étaient ralenties. Mais, cette fois, Markov en prenait son parti. C’était pour lui une période très étrange. Il faisait de fréquentes visites à l’Hôtel Particulier pour veiller au rétablissement d’Ange. Le Concierge avait débloqué une chambre pour lui afin qu’il puisse dormir sur place après ses visites.

Il s’arrangeait pour arriver à chaque fois avec quelque-chose dans les mains destiné à adoucir le coeur de Sasha. Il avait cherché parmi les leurs une ancienne, pour lui demander de faire du prianik qu’il avait soigneusement empaqueté pour qu’il conserve son moelleux. Il passait les portes et les couloirs en habitué. Il commençait à reconnaître des visages dans le paysage. Il se sentait de plus en plus à l’aise dans l’antre d’Odin. D’ailleurs, ils leur arrivaient de partager un café avant qu’il aille voir sa protégée.

Anton faisait de son mieux pour ne pas brusquer la jeune fille. Il était attentif et posé. Il essayait de limiter les gestes vifs ou les sujets houleux. Mais, ce soir là, encore il la voyait se rétracter sur elle-même à son arrivée. Il lui cachait l’effet que lui faisait cette répulsion par un air tranquille. D’abord, il approchait pour poser le gâteau sur la petite table d'appoint. Un parfum d’épices et de miel en montait.

« Salut. » Il profitait d’être débarrassé, pour se pencher vers son front, où déposer un baiser. Il quittait ensuite les habits d’hiver en silence, laissant la question en suspend. Il posait le manteau, sur le dos d’une chaise, qu’il colla elle-même près du lit. Il faisait ensuite un tour, pour servir un verre d’eau à Sasha. « Est-ce que tu as réussi à dormir ? » Il avait lui aussi des interrogations obsédantes. Il était très très consciencieux concernant sa santé. Il voulait qu’elle guérisse et qu’elle guérisse vite.

Une fois, le tour d’ensemble terminé, Anton cherchait son opinel dans les poches de son pantalon. C’était un cadeau, de l’un de ses oncles maternels, offert pour ses dix ans. Il était abîmé. Mais le jeune homme aimait l’avoir avec lui. Il s’en servit pour découper une part de pain d’épices. Il le découpait en petits morceaux. Un sourire se dessinait doucement sur son visage un peu fatigué. « Goûte… » Après quoi Markov s’assit à sa manière faussement décontracté. Il attrapa le livre, curieux de savoir ce qu’elle lisait à présent. Il caressa la tranche avec respect. Il aimait lire mais n’en prenait pas le temps. Il le reposa et tira sur le col du sous-pull pour dégager sa gorge un peu engoncée. Il était tout de noir vêtu et un peu taciturne.

Pied droit posé sur le genou, le protecteur se frotta les mains pour les réchauffer. « Tout le monde va bien. » Disait encore le Russe, alors qu’il venait de planter ses yeux dans ceux de Sasha. Il comprenait ce qui se passait. Pourquoi elle n’arrêtait pas de le lui demander. Mais il savait aussi qu’elle avait d’autres choses à penser. Il fallait qu’ils commencent à réfléchir à la suite. Même si ce n’était pas facile et même si cela lui faisait peur. « Je préfère que l’on parle de toi. » Markov n’était pas un grand parleur. Il aimait le silence. Pourtant, il faisait des efforts pour discuter avec elle. Parce qu’il se sentait responsable d’elle. Il se sentait aussi coupable de ce qui lui était arrivé. Mais il n’y avait pas que ça. Il voulait que tout se passe bien pour elle. « As-tu un peu plus réfléchi pour après ? » La proposition qu’il lui avait fait était restée lettre morte. « A ma proposition ? » Ils ne pouvaient plus repousser le sujet et les questions pratiques. Ange était-elle réellement prête à revenir tapiner ? « Je ne veux pas que tu penses en fonction des autres mais en fonction de toi. » La situation n'était plus la même. L'attaque de l'Eventreur changeait la donne. Tout le monde allait devoir si faire.

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Anton V. Markov
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Timothy Cooper
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Tu as tes questions obsédantes et j’ai les miennes. Mes doigts s’agitent dans les airs, balayant la question de savoir si j’ai bien dormi car tu as déjà la réponse. Je dors parce qu’on m’assomme de médicaments sinon je ne m’autorise pas à fermer les yeux. Dès que je les ferme je sens son souffle dans mon cou, j’entends sa voix à mon oreille et je fais des crises de panique. Mort de fatigue Liam a donc décidé de me mettre sous somnifère le temps de résoudre le problème. Ce qui ne risque pas d’arriver car il faudrait que j’ai accès à un psy pour ça. Aucune raison que la bratva me permette d’avoir des soins comme ceux là et je n’ai pas les sous pour me les payer. Je n’ai même pas de papiers pour justifier ça en plus. C’est d’ailleurs écrit sur mon dossier médical que le docteur laisse là pour que les infirmiers et infirmières puissent savoir quoi faire : l’importance de suivre mon dossier et de me confier aux bons soins de quelqu’un capable de gérer mon esprit. Mais comment faire ? Je sais que cela inquiète le bon docteur ainsi que ses collègues mais c’est ainsi, sur le sol anglais je n’ai aucune existence réelle.

L’odeur du prianik m’attire et je viens en chercher un bout. Cela fait des années que je n’ai pas pu en manger. Ma mère m’en faisait quand j’étais petit. Depuis beaucoup de choses ont changé et je mâche longuement pour essayer d’avaler sans me faire mal. C’est long mais je n’en ai pas le choix. Je lis en ce moment un livre sur la mythologie. Romancé bien entendu un peu mais cela me change les idées pendant les heures ici. Non pas que j’ai beaucoup d’activités quand je suis chez moi comme je travaille tout le temps mais je suis au moins dans mon univers. Je t’observe, j’ai besoin que tu répondes à mes questions. Comment ça va dehors ? Est-ce que les filles vont bien ? Est-ce qu’il y a eu une nouvelle attaque ? Est-ce que je peux faire quelque chose ? Quand tu me dis que tout va bien ça m’ôte un poids de la poitrine. Bien c’est bien. Au moins il n’a pas recommencé. Je soupire de soulagement avant de me figer quand tu me dis qu’il faut qu’on parle de moi. « Y’a rien à dire Anton » Rien du tout à dire.

Normalement je suis douce et charmante, je me modèle à ce qu’on veut entendre et quand tu veux mon avis, je m’arrange toujours pour te le dire en prenant des pincettes et en le tournant de façon à pouvoir tout de suite réorienter la conversation si jamais je sens que ça ne passe pas. Voila ce que je suis depuis toutes ces années où je fais parti de votre famille. Mais aujourd’hui je suis fatigué, je suis blessé, je suis plein de peurs et de craintes, je n’ai pas envie d’être celui que vous avez formé, que je suis devenu pour survivre aussi je me redresse soudainement pour marcher dans la chambre qu’on m’a offert pour ces quelques jours. « Mais réfléchir à quoi Anton ? A après quoi ? Y’a pas d’après ! Y’a pas de voyages ou de pauses je n’ai pas le droit à tout ça ! » Mais enfin, que veux tu à la fin ? Je ne peux même pas devenir une pute de luxe je suis trop jeune pour que ton père. « De quoi ? » Je reviens vers toi, halluciné. « A moi ? Tu veux que je pense à moi ? Tu te fous de moi là non ? » Je te regarde, ne comprenant pas. « Tu réalises ce que je suis ? Je suis une pute, une pute de ta famille ! Je n’ai jamais pensé à moi j’ai jamais eu le choix de quoique ce soit. Vous avez tué mon père, vous avez prostitué ma mère puis vous avez vendu ma virginité avant de me faire prendre le même travail que ma mère. J’ai été jusqu’à partager les clients avec ma mère et tu me dis aujourd’hui « penses à toi ». » J’en ris ! Cela me fait mal à ma gorge mais je ne peux pas m’en empêcher. « Anton j’ai aucun avenir. Je n’ai pas de papiers, je n’ai pas d’existence. J’en ai déjà discuté avec ton père. Je suis libre de partir et de ne plus tapiner mais j’ai aucun papier et il n’assure bien entendu pas que ses hommes me laissent partir alors tu me dis « penses a toi » mais j’ai pas le choix. Après demain je serais de nouveau dans la rue à tapiner c’est comme ça. Arrêtes de me faire croire que j’ai un quelconque choix. C’est juste douloureux de me faire réaliser que je peux rien de ma vie à part ce que vous me demandez. » POINT. J’essuie les quelques larmes qui se sont formées au coin de mes yeux et serre les dents. « Alors laisses moi penser aux autres, ça au moins je peux le faire. Je veux pas que mes rares amies soient blessées et je me moque du reste. »

*En russe dans le texte
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Anton V. Markov
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Ils se regardaient dans les yeux sans ciller une seconde. Markov faisait ses visites en étant conscient du rôle de sa famille dans toute cette horrible affaire. Il voyait très bien que cette jeune femme était complètement défaite. Elle n’était pas seulement blessée et traumatisée. Elle subissait une fatigue de fond. Même s’il n’avait pas de clefs psychologiques d’un professionnel, Anton avait de l’empathie pour elle. Il se montrait patient avec elle comme avec aucune autre des filles. Il se retrouvait d’ailleurs parfois à les sermonner avant de comprendre que sa colère était dirigée contre la mauvaise personne. De même, il y avait en lui une bonne dose de frustration qui s'agglomèrent.

« Bien sûre que si. » Le jeune homme insistait parce qu’il connaissait le côté salutaire de la parole. Il l’avait découvert par lui-même au moment de son deuil. Il lui avait fallu des mois avant d’accepter de parler de Natalia et de sa peine. Mais cela l’avait aidé à avancer.

Il se redressa vivement en voyant Sacha soulever les draps. Tout de suite, il faisait le tour du lit pour lui proposer son assistance. Il ne s’attendait pas à un élan d’énergie. C’était positif. Le corps était entrain de récupérer. Markov la suivait attentivement du regard en l’écoutant. La colère lui donnait de la force. Il levait doucement les mains dans un signe d’apaisement. Mais, il ne prenait pas la parole. Il sentait bien que cela n’aurait pas d’effet. La belle avait besoin de vider son sac. Un sac qui était très lourd, surtout pour ses épaules en ce moment.

Doucement, Anton tendit une main pour lui proposer un appuie et l’accompagner vers le lit. Il continuait d’être lent et doux. Il la posait sur le matelas. Il lui embrassait le front en signe d’affection et de tendresse. Cependant, son visage était redevenu neutre. Il se l’imposait pour garder lui-même un contrôle sur ses émotions.

« Je comprends Sasha. Tu n’es pas la seule. Moi non plus je ne veux pas que les filles aient des ennuis. On veut tous que ce monstre crève. On fait tout pour. On va l’avoir. Je te le promet. On va le tuer. » Anton s’accroupit doucement au chevet d’Ange. Il prenait lentement une de ses mains dans la sienne, puis il prenait l’autre. Il se mis à les masser avec délicatesse. Son regard s’enfonça dans le sien. Il chercha à avoir son attention. Ce qu’elle venait de lui dire méritait une réponse. Il en avait une. Il voulait qu’elle l’entende. « J’y réfléchie. J’ai peut-être une solution à te proposer. Ecoute-moi jusqu’au bout. Entendu ? » Il déposa un baiser dans le creux de sa main. Il inspirait à fond pour avoir un peu plus d’aplomb. « Tout ce que tu as dit est vrai. Je ne peux pas revenir sur ce que les miens ont fait à ta mère et à toi. Je pourrais te dire que je suis désolé chaque jour que ça ne réparera pas. » Il tenait ses mains plus fermement pour retenir son attention. « Mais, je veux faire quelque-chose pour te préserver toi. Je vais reprendre ta dette à mon père. Je suis entrain de monter une petite entreprise. Je finirais par avoir de l’argent propre. Ca prendra le temps qu’il faut. Tu n’auras plus rien à nous devoir. Pour ce qui est de tes papiers je connais quelqu’un qui peut arranger ça. En attendant que tout cela se fasse… je vais dire que tu deviens ma compagne officielle. Uniquement sur le titre. Ca ne t’oblige à rien envers moi. Tu ne seras pas une pute un jour de plus. Tu seras ma “compagne”. Je te trouverais un travail à faire de chez toi. Quelque-chose qui te tiendra loin des autres hommes. » Voilà le résultat de quelques nuits sans sommeil. Markov avait retourné ça dans tous les sens. Lui non plus ne la voyait pas reprendre le tapin. Il voulait l’aider à accéder à autre chose. Il savait que ces idées n’étaient pas conventionnelles. Ca n’allait pas être facile pour lui non plus. Mais, Anton était très déterminé. Ils ne resteraient pas tous les deux prisonniers de la Bratva éternellement.

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Anton V. Markov
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Timothy Cooper
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Je n’ai pas besoin d’aide et j’essaie de me dégager quand tu veux me servir d’appui. Je ne suis pas mourante, je suis blessée juste aux mains et à la gorge. Et même si je tangue un peu à cause des antidouleurs ce n’est pas terrible. Fous-moi la paix. Enfin c’est ce que je pense, très fort, n’osant tout de même pas le dire même si tes paroles me fatiguent. Tu restes mon boss après tout. Une personne proche de moi depuis des années mais mon boss. Mais tout ça me fatigue. Tu me dis des choses qui ne sont pas réalisables, tu es parfois à des années lumières des paroles de ton père et même si je t’ai toujours soutenu, je dois avouer qu’aujourd’hui je n’ai pas envie qu’on me prenne pour une conne. Je ne peux pas arrêter ce que je suis en train de faire, j’ai une dette. A vie. C’est comme ça pour moi et toutes les putes de cette putain de ville. La dette de notre voyage vers la « liberté » ou bien les dettes de nos parents ou autre. On ne pourra jamais la rembourser car il y aura toujours quelque chose à payer. Le logement, la bouffe, les vêtements. A vrai dire on ne sort jamais de cette vie là, ce n’est pas fait pour qu’on passe à autre chose et on le sait bien autant toi que moi. Enfin moi en tout cas car toi tu sembles parfois sur ton petit nuage utopique.

« Je m’en fous qu’on le bute » Mais alors tellement. Oui je me doute qu’on ne peut pas arrêter un homme aussi dingue autrement mais je m’en fous. « Je veux la sécurité des filles. » Pas une chasse à l’homme mais plutôt faire un effort pour une fois, montrer aux filles qu’elles sont importantes et les protéger plus qu’il le faut. C’est ça que je veux. Je soupire quand tu me dis de t’écouter jusqu’au bout mais te laisse mes mains. J’aime ta douceur même si là je me défends contre tes idées. Je capte ton regard et ne le lâche pas non plus, la surprise se lisant sur mes traits quand tu me parles de racheter ma dette et devenir ta compagne. Je ne peux pas l’accepter. C’est juste… Juste impossible. Je… Je secoue la tête négativement alors que tu finis de m’expliquer ton idée. Je t’ai séduit à la base parce que je voulais la sécurité et parce qu’on y trouvait notre compte tous les deux. J’avais une certaine protection sans trop en demander et tu avais du plaisir. Mais les années ont passé. Ce que j’avais fait par tactique m’a rattrapé et je me suis attachée à toi. Trop certainement comme une idiote que je suis. Aujourd’hui ta place est toujours vague, ton père continue de chercher en toi Wassili et il ne faut pas grand-chose pour que tout change. Ce n’est… pas possible que tu te crées une faiblesse pareille avec moi c’est juste impensable. Tu ne mérites pas ça. Je ne mérite pas ça…

« Non » C’est clair et net. Il y a des tas d’émotions qui passent dans mon cœur et ma tête à ce moment là mais ma voix ne tremble plus. C’est juste non. Mon visage s’est recomposé et s’est fermé complètement. Je suis neutre et je souffle doucement pour reprendre mon calme. « Je ne désire pas cette place. » J’ai envie d’hurler les raisons pour lesquelles je ne la désire pas mais je sais que tu vas insister, me prouver que c’est la meilleure chose à faire si tu comprends pourquoi je te dis non. Alors je me contente de récupérer mes mains pour les serrer l’une contre l’autre. « J’ai une dette, je la paierais. » La conversation est terminée, je me doute que je suis en train de me fermer à tout ce que j’ai obtenu ces dernières années en refusant cela mais je ne veux pas que tu t’affaiblisses pour moi, tu as une place que tu sois assurer et un clan à convaincre. Tu as du déjà remuer ciel et terre pour moi, il est temps que ça s’arrête. « Dis à ton père que je reprendrais le travail dès après demain. Je sais que j’ai pris du retard » Dans ce que je dois rapporter. Il n’y a rien d’autre à dire, je n’accepterais pas que tu fasses ça pour moi. Je me remets dans le lit pour me reposer en te tournant le dos.

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Anton V. Markov
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Anton avait eu un peu d’espoir en lisant l’étonnement dans le regard de la jeune femme. Pendant une poignée de secondes, il pensait avoir des chances de la convaincre d’adhérer à son plan. A ses yeux, il n’y avait pas d’autre moyen sans violence pour quitter la Rue. C’était objectivement un bon plan. Diomine était assez fine pour le comprendre elle aussi. Ils pourraient s’émanciper ensemble. N’était-ce pas ce qu’ils voulaient depuis des années ?

Alors le “non” qu’elle lui lançait le dérouta sur le coup. C’était à son tour d’être confus. Il laissa voir le mélange de déception et d'incompréhension qu’elle provoquait chez lui. Mais, elle irradiait de nouveau, calme et neutre. Elle reprenait une posture professionnelle. Le Russe la scruta sans y croire. Ses yeux noirs l'accusait silencieusement de l’éloigner d’elle aussi vite. Elle ne lui laissait aucun moyen de discuter, de négocier, une bonne idée. Ce n’était pas juste.

Les mains se séparaient en même temps que les regards. C’était une fin de non recevoir. Anton observait Sasha se détourner de lui. Il s’en sentait intimement blessé. Il ne s’attendait pas à sentir la douleur aiguë attaquer sa poitrine. Il contemplait cette silhouette recroquevillée. Il comprenait, tardivement, qu’il l’aimait. Il ravalait ses émotions.

« ... Comme tu voudras. » Markov était figé. Il attendait qu’elle se retourne pour le contredire, revenir sur cette décision. Les secondes s’étiraient dans le silence. Il ne se passait rien. La belle ne bougeait pas. Anton découvrait de façon inattendue et cruelle qu’il s’était fourvoyé sur eux. Il avait cru, sans se le dire, avoir conquis une place dans le coeur de Sasha. « Je préviendrais les hommes. » Il se leva lentement. Il sentait qu’il n’était plus le bienvenue. Il n’allait pas quémander auprès d’elle quelque-chose qu’elle ne voulait pas.

« Reposes-toi. » Il reprenait donc le ton atone du chef. Puisque c’était ce que la prostituée attendait de lui. L’écharpe passée, Anton terminait de fermer les boutons de son habit de laine avec automatisme. « Je passerais te voir chez toi dans la semaine. » Qu’elle le rejette ne le libérait pas de son rôle de protecteur. Qu’elle ne veuille, ou non, il avait lui aussi une responsabilité. Il était prêt à partir. Mais, il s’attardait devant ce lit de soin. Il se pencha pour embrasser le crâne de la jeune fille. « Apelle-moi si tu as besoin. » Ils en resteraient sur ça pour ce soir.

Anton rangeait la chaise qu’il avait déplacé. Il quittait ensuite la chambre. Il passa par le bureau des soignants pour les prévenir de son départ. Une fois certain, que tout irait pour Ange, il fuyait l'Hôtel d’un pas vif. La colère des derniers jours était maintenant écrasée par une peine inattendue. Le jeune homme se retrouvait esclave de son coeur, sans l’avoir prémédité. Il chercha sa voiture et quittait la capitale, pour se rendre dans le seul endroit, où il pourrait faire le point avec lui-même.


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