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Sean Miller
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J’ouvre un œil. Tenter une sieste sur le trajet de l'aéroport au centre-ville ce n’était pas un bon plan. Chaque fois que je reviens c’est pareil. C’est vraiment l’effet de rentrer au bercail. Mon corps décroche. Il lâche la tension. La première fois que je suis rentré, j’ai dormi 24hh00. Ma mère a flippé. Maintenant, on s’est tous habitués. Bon même si pour cette fois le repos -du guerrier- attendra.

J’embrasse la gorge tiède de ma voisine. C’est Lydia. Elle est juste là avec sa peau bronzée et ses cheveux secs. On s’est arrangés avec le DRH de la Base pour avoir notre perm’ en même temps, cette fois. Huit mois qu’on est en couple et c’est la première fois qu’on a plus de deux jours de repos ensemble. Même si une grosse partie du temps, va être bouffé par le mariage d’Ethan, je suis content. Ça ne peut que nous faire du bien cette coupure. Autant pour le corps que pour le moral. Notre dernière mission a été dure. Sale. Très sale. J’en ai fais des putains de cauchemars les derniers jours.

_ J’passe te chercher vers 11h00 ? On mangera sur la route ? Comme ça on arrive tôt. Je me penche vers son oreille. Je lui chuchote le plan “flemme”. On aura le temps de rien faire. Je colle mon nez contre sa joue. J’aime la connivence entre nous. Rien faire en zone civile ça n’a strictement rien à voir avec le “rien” des ZAD. Ça te va ? Je n’ai pas plus que ça envie de rester sur la Ville. Les potes sont à leur fac en train de gratter. La famille je la retrouve à la campagne. Pour Lily c’est une autre histoire. J’imagine qu’elle a envie de voir Meyers, Oli… Je ne sais pas ce que fais Dominic en ce moment. Tiens ça fait un moment qu’elle ne m’en a pas parlé.

Le moteur du car s’arrête. Sans surprise il pleut. Le mois de mai c’est tout le temps humide dans le coin. Après quatre mois de 40° à l’ombre et de désert, perso ça me va. L’air frais anglais c’est ce qui me manque en premier quand je suis là-bas. J’attrape nos deux sac-à-dos rangés au-dessus de nos têtes. Je passe le sien à la Fée. Ils sentent l’odeur de là-bas. Je la laisse passer devant moi et je suis. Je fais un salut à notre chauffeur un gars du QG. On le revoit dans cinq jours.

On est au niveau du canal. Il ne fait pas encore nuit. Mais dans une bonne heure c’est plié. Alors que pour nous il est quoi ? 17h00. J’ai toujours du mal à me remettre à l’heure. Je tiens la sangle droite qui commence à être fragile. Je reste planté devant Lydia. Ensemble quasi non-stop depuis des semaines. On partage la même tente depuis un moment. Une nuit sans elle à côté de moi. Je sens que ça va être bizarre. Mais en même temps on est tellement lessivés. Je laisse tomber mon sac pour l’attirer vers moi. Je lui frotte lentement le dos comme elle l’aime.

_ Mooow.. J’embrasse son crâne. Oublie pas le maillot-de-bain. On ira faire un tour à la rivière. Mes mains retrouvent sa chute de ses reins. Je ne bouge plus, le temps de piquer un peu de câlin. Salut tes parents pour moi. On s’est croisé une fois y a de ça six mois.

Je m’écarte. Je la regarde pour bien me souvenir de ce petit air épuisé/soulagé. Ma main vient repousser ses cheveux vénitiens, de son visage. Je suis un hyper tactile de la vie. C’est un mode de communication avec lequel je suis bien. Je le suis avec tout les gars du bataillon. Y en a que ça amuse… Y en a d’autres moins. Rien à foutre c’est ma façon de leur dire que je les aime. Avec Lydia c’est encore plus naturel. On est ensemble. J’en profite. Peut-être que j’abuse aussi.

_ A demain ? Je reprend mes affaires. Un dernier sourire et je me motive. Je n’ai pas prévenu les parents de mon heure d’arrivée. Je préfère ça. Ça me laisse la liberté d’arriver à mon rythme. Je m’éloigne de l’hyper-centre. Les transports en commun c’est niet. Je n’aime pas être dans la foule quand je reviens. Il me faut un temps pour me recaler avec les codes civils. J’ai l’impression que c’est plus long à chaque retour. Peut-être que je passe trop de temps là-bas ? Trop je ne sais pas. Je ne pense pas que je pourrais quitter le Service. J’aime trop ça.

J’arrive chez les parents quand la nuit vient de tomber. Ils m’ont attendu je le sais. Mon père ouvre la porte. Miller Père est un petit homme, au crâne dégarni, avec des mains abîmées par des années de travaux. Il ne me laisse même pas le temps de poser le sac. On est dans les bras l’un de l’autre. Je le serre en me sentant sourire. J’ai beau ne pas avoir grand-chose à leur dire… C’est bon de rentrer à la maison.

_ T’es belle M’an... Je me décale pour sourire à la brunette qui se tient en retrait. Ma mère c’est la femme la plus calme que je connais sur cette ville. Y a pas plus silencieuse. On partage beaucoup de ce silence elle et moi. On se sourit. Elle m’enlace sans dire un mot comme prévu. On avance tranquillement vers la cuisine. On sera que nous trois ce soir. Ce qui me va très bien. Je sais qu’on ne causera pas des masses. ça aussi ça me va bien. La table est déjà mise. Je sais qu’ils ont préparé mon plat préféré.... Chez les Miller on dit “Je t’aime” par les gestes.

Deux heures plus tard, je sors d’une bonne grosse douche, pas écolo du tout. J’ai l’impression d’avoir laissé un bac à sable dans la cabine de douche. Je sens de nouveau le savon. Sérieux c’est le pied. J’ai ouvert le fenêtre en grand. L’air froid me fait frissonner. J’écoute la rue en laissant mes pensées flâner vers le désert. Je m’endors en pensant à elle. Elle n’est pas là. Mais je sais qu’elle n’est pas loin.

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Sean Miller
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Lydia McRory
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A peine montée dans le car qui même de l'aéroport au centre-ville, tu t'es endormie. Bercée par la respiration de Sean, tes yeux se sont fermés. Tu reviens au Pays pour la première fois avec ton homme. Tu en as déjà parlé à ta mère, déjà fait des vision-conférences avec elle et tes frères pour leur présenter Sean... Mais tu n'étais encore jamais rentrée au pays avec lui. Il faut dire que les permissions ne tombent pas toujours en même temps et, quand c'est le cas, elles sont bien trop courtes pour faire le voyage. Mais là... Vous en aviez besoin, de changer d'air, de pays, d'ambiance. Vous aviez besoin d'un peu de gaîté, de voir que ce monde est pas foutrement dégueulasse. Un besoin de revoir cette patrie que vous protégez. Quoi de mieux qu'un mariage pour le côté chaleureux et plein d'espoir en l'avenir meilleur ?

C'est le baiser chaud de Sean qui te tire de ton sommeil sans rêve. Tu préfères ça aux cauchemars de Sean. Des vraies terreurs nocturnes ces derniers temps. Tu souris en levant les yeux vers lui. T'as envie de t'étirer mais ça attendra d'être dehors. « Oui 11 heures c'est bien. Ça nous laissera le temps de dormir. L'hôtel est bien réservé pour le soir ? » Ton sourire se fait plus grand en sentant son nez contre ta joue... Tu hoches la tête, le plan te va parfaitement. Ça fait longtemps que vous n'avez pas eu le « temps de ne rien faire », ni l'occasion de vous laisser porter par les événements. T'as hâte de revoir tes frères. Ta mère aussi. Quand à ton père... Tu ne sais pas si tu arriveras à le voir entre les deux événements... A moins que tu ne passes le voir là maintenant ? En sortant du bus, encore pleine du sable de là bas ? T'as toujours ta tenue militaire... Non c'est pas une bonne idée. C'est une partie de ta vie que ni Sean ni ta famille ne connaît. Il te faut être discrète.

Tu t'étires dans l'allée du bus. Le dos rendu légèrement douloureux par le voyage. Le sac en main, tu descends devant Sean. Il est plus grand que toi, tu peux disparaître totalement derrière sa carrure. Ton sac rejoint le sien quand il t'attire pour un câlin. Il est tactile, t'as toujours aimé ça. Même si la première fois qu'il l'a été sans que vous soyez ensemble, ça t'avait perturbée. Mais tu avais vite remarqué qu'il l'était avec tout le bataillon. Cela avait peut être facilité votre rapprochement de voir qu'il te traitait en égal. Ce soir, c'est le lit en solitaire. Ca va te faire bizarre, même si ce n'est pas la première ni la dernière fois que ça arrivera. Tu poses la tête sur son torse. Tu veux profiter un peu de ce câlin, ce geste tendre et chaud avant de t'enfoncer dans les brumes de Londres. Ton taxi arrive trop vite. Beaucoup trop. C'est à regret que tu quittes ses bras. Tu te hisses une dernière fois sur la pointe des pieds pour l'embrasser et tu files.

Ta mère habite en périphérie de Londres, une maison familiale banale à étages. Comme toutes celles présentent dans le quartier résidentiel. Un petit jardinet devant avec en petit portail en fer forgé noir, comme toutes les autres. La fantaisie de la maison ? Des volets bleu nuit. Ta mère est sur le perron, en tailleur, les cheveux en chignon. Ca peut faire stricte quand on ne la connaît pas, mais personne n'est plus chaleureuse que ta mère, Rosalee. Tu peux être sûre qu'elle t'a attendu sur le perron. Tu l'embrasses avec amour. Vous êtes très tactiles dans la famille. Tes frères sont là. Angus et Mishall. Guilbert n'a pas eu de permanence. Tu le contacteras autrement. La soirée se passe bien. Les conversations vont bon train mais on ne parle pas de là bas. Jamais. Une chose chez les McRory, l'armée reste sur la base. A la maison, point de présence militaire si ce n'est la photo et les médailles du père des garçons et celles des garçons. Angus et Mishall parlent de reconversion. L'un dans les pompiers et l'autre dans les forces de police. Ce n'est pas une mauvaise idée. Toi même l'envisage un peu, maintenant qu'avec Sean ça devient sérieux. Mais tu ne lui en as pas encore parlé. T'as peur de lui en parler en faite. Tu sais pas si lui est prêt à changer de vie.

Avant de dormir, tu te paies le luxe d'une douche interminable suivie d'un bain chaud dans lequel tu manques de t'endormir. Oui, tant pis les économies tout ça tout ça... Mais... C'est tellement rare de pouvoir prendre un bain avec des produits de soin... Tu en avais grandement besoin, ta peau et tes cheveux te remercient. Et puis à peine la tête sur l'oreiller, tu t'endors. Un sommeil d'une traite. Il est à peine 21 heures. Mais ta famille le sait. Dormir est la première chose que vous faites quand vous rentrez à la maison, en sécurité, dans le foyer. Tu émerges de ton lit le lendemain matin avec du mal. Mais il le faut. Tu passes un temps fou dans la salle de bain, t'as peur d'avoir perdu la main niveau cosmétique. Ça te change d'ailleurs. Pour une fois, te voilà pouponnée. Tu ressembles d'avantage à une fille maintenant que les rangers et le treillis sont rangés. Robe fluide vert bouteille, talons noirs, petit gilet. Tu attends Sean. La route vers le mariage de son frère n'est pas très longue. Ta valise est petite, elle contient ton maillot-de-bain, un change, des baskets et un nécessaire de toilette.



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Le lit est presque trop moelleux. J’entends la voix de la voisine qui vient de la cuisine. J’enfonce ma tête dans l’oreiller. J’écoute et je souris. Les “r” qui roulent, les mots du coin, tout ça me manque encore. Même si j’étais plus jeune qu’Ethan je me souviens du pays. J’attrape mon téléphone pour envoyer un sms de réveil à Lydia. Je roule sur le dos. Je regarde le plafond. J’écoute. L’odeur de pain grillé arrive finalement à me donner faim. Je met mon jogging pour descendre prendre le petit déj avec les vieux. Maintenant que j’ai dormi c’est mieux. Ils m’assaillent de questions. Ils savent pourtant qu’on ne peut rien dire. On est tenu au secret. Il ne faut pas que les Anglais sachent tout ce qui se passe là-bas.

Je vois que mon père quitte la table. Il va chercher sa boîte à outils. Je sais ce que ça veut dire. Je lui pique une paire de bottes pour sortir dehors. Le froid du matin me renvoie en pleine gueule que je suis rentré. Je vais enfiler un manteau et je viens l’aider. Je monte sur le toit. Il me passe le matos. On bosse comme ça le temps qu’il faut. C’est entre nous. Toujours le même silence. Il me demande seulement comment elle va “Lydia”. Je sais qu’ils ont envie de la rencontrer. Moi aussi, j’ai envie qu’ils la connaissent. C’est pour bientôt.

M’an arrive du jardin. Le soleil à bougé. Dans une heure je dois me mettre en route. La charpente m’a réchauffé. Je descend en deux temps trois mouvement de l’échelle et je file me boire un un café dans la cuisine. Un putain de vrai café irlandais. Mama que ça fait du bien. Je vois maman qui sourit. Ca me fait sourire. Je l’attrape et j’embrasse son front. Elle me dit qu’elle a préparé mon costume. Je pouvais le faire. Je ne dis rien. Je sais que ça lui fait plaisir. Je l’enlace. Ca fait du bien de les avoir là. J’ai même hâte de voir Ethan. Tout ça me met de bonne humeur. Je monte pour me préparer avant le départ. Ca passe vite.

Je balance mon sac-à-dos dans le coffre. J’attache le cintre à l’arrière. Je ne vais pas conduire avec la veste de pingouin. Maman débarque avec un tuperware de biscuits. Pour la route qu’elle dit. Je les embrasse tous les deux. On se revoit dans demain pour le mariage. Je monte, fenêtre ouverte, radio à fond. 11h02 quand je me gare devant chez elle. J’ouvre la portière. Je descend et je traverse la rue en courant pour venir la porter dans mes bras et l’embrasser.

_ Hellow !! Je descend le nez contre sa gorge, je respire. Elle sent le propre et même le parfum. J’aime aussi. Je frotte son dos, je descend vers ses petites fesses rebondies. Le tissu est doux. Ca aussi ça change. Je lui embrasse la joue, puis je recule le cou pour étudier ses traits maquiller. Je siffle taquin. Mcrory en fille ! Je ris joueur et je l’embrasse encore. Je la relâche pour la regarder de la tête aux pieds. Je lève un de ses bras pour lui faire faire une pirouette. T’as même sorti les talons ! Je la trouve très trés jolie. J’avance pour venir la peloter. Mais je croise le regard de sa mère par dessus son épaule. Je m’arrête et je souris. Je me décale pour voir la dame et la saluer. Bonjour Mrs Mcrory. Merci de me laisser votre fille. Je me doute que sa famille aurait apprécié de l’avoir plus longtemps. Je monte les marches pour aller embrasser sa mère. Je suis beaucoup plus démonstratif que le reste de la famille. Je vous la ramène dans deux jours. C’est promis. Je lui embrasse les mains.

J’attrape la valisette en redescendant. Je prend la main de Lydia au passage. Je nous fais jusqu’à la voiture. Je lui ouvre la portière passager. _ MA-dame... Je referme avec un grand sourire. J’ai envie d’être taquin. Je met son sac dans le coffre. Je salue Rosalee de la main en faisant le tour de la voiture. Je monte à bord. J’enclenche le contact. La radio clame un standard de rock des années 60. J’aime bien ce style. Je fais descendre la vitre du côté de Lydia pour resaluer sa mère. Je tourne le volant et on est partis.

C’est pratique qu’on soit en périphérie. Pas besoin de traverser toute la ville. Je baisse ma vitre pour poser mon bras sur la portière. Y a un joli soleil pour le moment. J’attrape la paire de solaire sur le tableau de bord. Je la met. Ici, la conduite c’est une partie de plaisir, pas de dos d’ânes, pas de pièges, pas de tireur sur les toits. Je regarde le profil de Lydia. Je souris. Ca c’est des vacances. On peut débarquer à l’hôtel à partir de 18h00. Je profite d’un stop pour caresser sa cuisse. T’as vu Mish ? Ma main remonte sur le tissu. J’y peux rien, ça m’attire. J’ai pas l’habitude. Je lui souris encore. Je vais caresser mon menton. La barbe taillée, soignée. Je l’ai surtout fait pour elle. J’te plait comme ça ? Derrière sa klaxonne. Je lève une main pour nous excuser. Je démarre. Pour une fois que c’est nous qui ne sommes pas pressés.

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Tu le vois traverser la rue en courant pour venir vers toi. T'as presque envie de descendre les marches en courant pour faire la moitié du chemin, mais tu te retiens. Tu te contentes de te jeter dans ses bras quand il est à portée pour un long baiser. " Bonjour toi. Tu m'as manqué cette nuit." Même si tu avais dormi comme une souche, ça n'empêchait pas qu'il t'avait manqué et ton ours en peluche de quand tu étais petite ne peut pas tout remplacer. Il sent le propre et l'après rasage. Ca te fait sourire. C'est tellement pas votre quotidien ces tenues. D'ailleurs il te le fait savoir en sifflant et en commentant. Il te fait tourner. Tu essaies de faire ça avec grâce. " Tu es pas mal non plus comme ça. " Tu le regardes, aguicheuse. Mais le "Humhum" de ta mère vous ramène à la réalité.

Tu la vois sourire et arquer un sourcil aux paroles de Sean. Elle rend volontiers la bise à ton homme. Oui parce que c'est ton homme et tu en es fier. Elle rougit même légèrement quand il lui embrasse les mains et toi ça te fait sourire. " Arrête de draguer Maman, on va être en retard. " Tu te penches vers ta mère pour l'embrasser et tu te rends à la voiture main dans la main avec Sean. Tu manques de rire quand il ouvre la portière et tu lui laisses un baiser sur la joue pour cela. Tu t'installes, boucles ta ceinture et fait des coucou à ta mère de la main. Quand il se penche sur toi pour saluer ta mère, tu glisses une main légère sur son cou pour le taquiner. Après un dernier au revoir de la main, vous voilà partis.

Heureusement, tu habites en périphérie. Le centre ville est toujours un calvaire quelque soit l'heure. De ton sac à main que tu as gardé, tu sors des solaires. Le soleil n'est pas aussi éblouissant qu'au Moyen Orient mais cela ne change rien au fait qu'il aveugle quand même. La route elle même est un vrai bonheur. Personne pour vous tomber dessus par surprise, pas de déformation ou de bosse à vous désosser la carcasse de la voiture, ni de voie impraticable. " Oui de vraies vacances pour le coup. Pas de stress, pas d'angoisse de rappel, ni de bombe... Non, c'est très bien. 18h00? Hum... On y sera bien avant. Il va falloir que l'on s'occupe... Pourquoi pas aller manger quelque part? J'aime beaucoup ton nouveau look. Il est à croquer." Tu sens soudain ta main sur ta cuisse, tu sens quelle remonte doucement et ça te fait sourire. Sa main sur ton menton, tu lui aurais presque suggéré le coup de la panne. Mais un automobiliste pressé vous klaxonne.

"Et bien... Ca au moins ça n'a pas changé... Tout le monde est toujours pressé... " Tu viens poser une main sur sa cuisse. Et oui toi aussi tu peux jouer à ça. Tu ne fais que la poser. Tu ne voudrais pas non plus causer un accident...


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Nos parents ne se sont pas encore rencontrés. Même si ma mère a fait remarqué une ou deux fois qu’elle pouvait accueillir. Ce n’est pas une question pratique. Lydia est d’accord avec moi. On fait par étape. On voit comment ça se passe et on avise. On vient chacun de famille… avec des historiques. Je ne veux pas que ça interfère dans ce que l’on vit avec Liy

_ Si tu veux oui. Je passe la vitesse pour faire avancer la voiture. Je ne peux pas lui dire mieux. On n’a pas planifié. On est sur le concept “se laisser porter”. Moi qu’on mange quelque part où qu’on se prenne un truc à manger je m’en fiche. Je veux juste profiter du temps avec elle. J’échange un regard. Oui, je sais à quoi, elle pense là tout de suite. Si on était pas sur une départementale j’irais sur le bas côté. Ah ouais ? Je souris en coin. L’idée qu’elle me croque tout crue me va aussi. C’est simple, je peux passer la journée collé contre elle. J’ai toujours été tactile avec mes copines. Elle s’est vite rendu compte de la chose. Pas nous... Je lui rappelle en redémarrant. Tranquille les gens. Tranquille. Choisi la musique !

Pas de GPS, une carte papier au cas où on est vraiment paumé. Mais, j’ai regardé l’itinéraire pendant le petit déjeuner. Ce n’est pas bien compliqué. On n’est pas dans une zone ardue. Il suffit d’aller vers le nord. On finira par tomber sur le village. Le mariage se fait dans la commune, où sont posés les parents de la mariée. Je n’y suis jamais allé. Le lieu en soit ça n’a pas d’importance. Que Ethan soit heureux ça par contre.

_ M’man m’a dit que les vieux ont prévu un bal trad ce soir. Avec deux familles Irlandaises, c’est quasi une obligation. Je l’ai prévenu. Ça va être pas mal de trucs comme ça. Avec tous les détails à la clef. J’aime bien. Mais je n’y tiens pas mordicus. Je m’adapte aux envies de madame. Je lui embrasse les cheveux au passage. Je leur ai rien dit. Comme ça on fait comme on veut. De toute façon, je vais avoir ma dose de famille pendant le week end. J’entends la sonnerie de mon phone à l’arrière. C’est la musique de Nirvana. Ça veut dire que c’est un gars du groupe. Ils ont dû apprendre que je suis dans le coin. A tous les coups mon père leur a vendu la mèche. On verra plus tard.

Je surveille le camion qui veut passer devant. Je n’aime pas les gros cylindres. Ils me rendent nerveux maintenant. A force de voir les tanks écraser les sentiers. Je trenslate pour qu’ils passent. Je regarde leur plaque. Qu’est-ce qu’ils viennent faire dans le coin ? J'interroge Lydia du regard. C'est moi qui balise ? Je sais qu'on a chacun nos habitudes qui restent. Alors c'est bien d'avoir un avis extérieur. Je cogite. Je lui caresse la jambe.

_ Cameron m’a chopé jeudi. Il m’a encore causé de la formation. Ça fait deux mois que le Commandant me tanne pour ce bordel. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de passer major plus vite. Je suis pas dans la machine pour ça. Contrairement à d’autres... Mais bon, qu’il insiste comme ça, c’est qu’ils doivent vraiment manquer de mecs. Parce que je ne suis pas le plus expérimenté du bataillon. Mais bon, c’est vrai que j’ai la démerde dans le sang. On apprend vite ça chez nous. Je tourne le volant en douceur. Je la regarde d’un air entendu. Ils devraient recruter chez les routiers. Le bulletin info de quinze heures. Je monte le son. Je veux savoir ce qu’a donné la réunion de l’ONU. Parce qu’il y a ça aussi. Les politicos de mes fesses qui font de la merde dans leurs bureaux. On n’est pas toujours aidés. J’écoute. Je caresse son genou au passage.

_ Tu veux faire une pause ? Je vois qu’il y a un parking pas loin. Je ralenti tranquille alors que l’autre continu son blabla. Je grogne un peu. On sait lire entre les lignes des journalistes. On sait aussi ce que ça veut dire pour les potes qui sont là-bas. Punaise. Décrocher. Plus facile à dire qu’à faire. Vl'a le soleil qui se cache. Bah tiens on est en Angleterre pardi.

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Tu trifouilles de ta main libre dans la boite à gants à la recherche de vieux tubes de quand vous vous êtes engagés. Tu as découvert il n'y a pas longtemps qu'il avait un joli brin de voix. Tu tombes sur de vieux groupes en coupile. Ca te fait sourire. «  Un peu de rock? » Tu aimes le rock et tu aimes danser dessus et surtout chanter à te casser la voix. Tu glisses le cd et c'est parti pour quelques chansons de Metallica, ACDC, Gun's et bien d'autres. C'est des moments comme tu les aimes. Sans pression, vous vous laissez totalement vivre. C'est tellement rare.

«  Un bal traditionnel ? Es-tu sûr que je sois prête pour ça ? Je ne connais pas grand chose aux danses irlandaises je te préviens. » Tu ris un peu mais c'est vrai. Toi même n'avais pas vraiment de coutume. Tu n'avais d'Ecossais que le nom. Ton vrai père était norvégien mais tu n'en savais pas forcément plus. Tu n'avais pas vraiment de culture à revendiquer comme tienne. Mais tu aimais ton pays et les gens qui y vivait. Ton téléphone passe par dessus la musique d'ACDC. Tu lui jettes un regard plein de curiosité mais tu ne lui dis rien. Tu n'apprécierais pas qu'il réponde alors qu'il conduit.

Toi aussi tu n'aimes pas les camions et les plaques qui n'ont rien à faire à un endroit. Mais vu la marque sur les camions tu rassures Sean d'un sourire et d'une pression sur la cuisse. Ils doivent alimenter les grandes surfaces du coin. «  Il est du genre têtu le chef non? » Tu n'aimes pas l'idée qu'il monte en grade sans toi. Non pas que tu rêves d'une promotion mais tu n'aimerais pas qu'il soit envoyé loin de toi. Tu veux continuer à le soigner parce que cette tête de linotte oublie bien souvent qu'il n'est qu'un humain. Tu souris à sa remarque sur les routiers. Soudain le CD s'arrête pour laisser la place au flash info. Tu lui dis que oui tu ferais bien une pause. Tu lui indiques du doigt un panneau qui annonce une aire de repos boisée. Tu le laisses écouter le journaliste.

Toi tu essaies de penser à autre chose. Parce que, quand tu n'es pas de service, tu veux te vider la tête. Une fois qu'il s'arrête, tu sors te dégourdire les gambettes, le laissant avec la fin de son flash info. Tu lèves les bras au ciel et tu t'étires. Le soleil a beau s'être légèrement caché la température est toujours bonne. Tu fais quelques pas jusqu'à la table de pique nique en bois. Et tu regardes autour de toi. Pas un chat. Pas de voiture, pas de camion. Juste votre voiture, et un ensemble de balançoire avec un petit bosquet d'arbres. Le coin est sympa. Ca invite pas mal à la paresse comme endroit. Tu te tournes vers Sean et lui fais un petit coucou de la main accompagné d'un sourire. «  Maman a fait un petit pique nique dans la plus petite des valises. Ca te dit qu'on profite du cadre? »


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J’approuve son choix musical. Je tape la mesure sur le volant. Je l’accompagne dans le chant. Ca fait parti des délirs récurrents dans le campement aussi. Les temps morts entre chaque OP ont de quoi nous rendre dingues. Alors on s’occupe comme on peut. Le plus marrant c’est de changer les lyrics des tubes qui passent à la radio.

_ Bien sûre que tu es prête ! Je te montres les pas de bases tout à l’heure. Je sais que Lydia jouera le jeu. On est pareil pour ça aussi. Pas de prise de tête surtout. C’est surtout pour s’amuser. Je te présenterais les cousins. Pour ceux dont je me souviens qui ils sont. Ma mère a essayé de me faire l’arbre généalogique hier soir. Je n’ai rien retenu. J’avais déjà du mal à faire la conversation. La dernière mission nous a bien claqué. Ca fait des mois qu’on trime. Je sens la fatigue accumulée. Elle joue sur mes trapézes. Je pense que si on trouve un coin sympa je lancerais l’idée d’une sieste.

_ Tu crois ? J’ironise. Mais c’est parce que leur insistance commence à m’agacer. J’ai un peu peur que ces cons ne me laissent pas le choix au final. On sait que quand ils ont décidé d’un truc là dedans notre avis passe à la trappe. J’veux pas changer de bataillon. Maintenant, le bataillon fonctionne. On a un bon travail d’équipe. J’irais pas jusqu’à dire que bosser est une partie de plaisir. Mais dire que je me sens à la place qu’il faut ça oui. Et puis y a elle. Je ne veux pas m’éloigner de Lydia. J’aime trop te piquer ton duvet. Un jour, oui je vais lui dire que je l’aime. Je le ferais. J’attends qu’il y ait un moment rien qu’à nous deux. Même si je crois qu’elle a déjà compris.

J’éteins la radio. Je regarde Lily qui est au milieu des bosquets. Le soleil descend sur ses cheveux. Je lève mes lunettes de soleil pour mieux voir les couleurs. Elle est jolie. Non plus que ça elle est canon. Je sors de la voiture pour aller chercher la valisette dont elle parle. Je chope aussi la boîte à biscuits de maman. Les parents sont choux. J’apporte le tout près d’elle.

_ Une petite sieste après ? Ca sera agréable ici. Y a toujours des courtes pointes qui restent dans les voitures. Le patchwork a été une passion pour maman. On a tous eu droit à des couvertures fait mains. Surtout étant mômes. La mienne doit être quelque par chez eux. Je me dis depuis toujours qu’elle servira pour mes propres enfants. Si un jour j’en ai. Je ne sais pas. C’est une vraie envie. Mais quand je croise les veuves de guerres aux cérémonies avec les petits je me dis que c’est pas le meilleur truc à faire. Bref.

Je me pose pour manger avec la belle. La bouffe maison alala rien de meilleur après des semaines de repas à la conserve. De toute façon chaque fois que je reviens d’une perm’ j’ai pris au moins trois kilos. C’est du gras facile à perdre. On n’a qu’à profiter de ce que l’on nous met sous la dent. Je ne parle pas des masses. Mais c’est parce que c’est bon.

_ C’est une cordon bleue ta mère! Avec un morceau de pain dans la bouche, j'enjambe le banc pour sortir de là. Je vais à la voiture pour prendre les couvertures et le thermos de café. Il nous faut un bon endroit. Je repère une zone sous un gros chêne. Nickel. J’installe le tout. Je vire mes docks. Je défait la ceinture. Ça c’est bon! Je suis sur le dos. Je passe mes bras sous ma nuque.

Le ciel est un peu plus bleu. Ce n’est pas le même bleu que là-bas. Les chants des oiseaux sont plus criards ici. Je ferme les yeux pour mieux écouter. Humm. Je lève une main pour faire signe à Lydia. Qu'elle me rejoigne. Je souris en imaginant sa jupe qui vole sous la brise. J'ai envie de coller mon nez contre sa peau. Une sieste dans ses bras et c'est bon ce sera le Paradis en bord de route.

_ Tu nous met un réveil ? Une petite heure, rien que ça...

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Lydia McRory
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Tu ris. «  Ah ça j'avais bien compris que tu aimais me prendre mon duvet... Combien de fois j'ai du tirer dessus pour me recouvrir parce que je finissais cul nu en dehors parce que Monsieur s'était enroulé dedans? » Et ça te fait rire. Parce que pour rien au monde tu ne changerais ça. Ni les rêveils câlins qu'ils avaient pu avoir et que tu adorais.

Tu as encore la tête plein de paroles, de refrains, mais aussi de souvenir de là bas. Surtout sur « I Love Rock'N'Roll » de Joan Jett and the Blackhearts. Surtout des gars en train de faire de l'air guitar. Et ça t'amène le sourire aux lèvres. Tu as quelques pas de danse accompagnés de fredonnement. Tu repenses à ce que vient de te dire Sean. Qu'il te montrerait les pas de base et qu'il te présenterait ses cousins. Ca commence doucement à s'officialiser tout ça non ? Soudain ça te fait un peu peur. C'est tellement incertain l'avenir... Surtout dans votre métier...

Tu arrêtes de danser et te tournes vers lui quand il te parle de sieste. «  Oui c'est une bonne idée. Une sieste pour digérer. Comme ça on pourra se remettre en route doucement sans risque.  » Vous commencez à manger le fait maison. Ca n'a vraiment rien à voir avec la nourriture du camp. Mais quand vous êtes en permission, tu aimes bien préparer un repas hors des boites de conserves. Tu t'arranges toujours pour faire au moins un plat maison et un gateau voire des biscuits. Parce que tu trouves que c'est important de profiter des petites choses. Et puis ça te détend aussi.

Oui ta mère sait bien cuisiner. En même temps, il le fallait pour 3 grands gaillards et le peu d'argent pour ça. Tu aimes beaucoup la regarder cuisiner comme quand tu étais petite et lui chiper des recettes et techniques qu'on ne donne pas dans les livres. «  La tienne aussi. Les biscuits sont très bons. » Tu débarasses et ranges tout dans la petite valise que tu remets dans le coffre de la voiture pendant qu'il dresse un campement de fortune. Tu fermes la voiture à clé. On n'était jamais trop prudent.

Tu repars vers lui avec une bouteille d'eau que tu lui tends et ton portable. Tu lui souris.  « Une heure oui je pense que c'est bien. Le temps qu'on s'endorme, qu'on en profite un peu. Et la brise est agréable.  » Tu t'installes à ses côtés. Tu règles l'heure sur ton téléphone et coupes le son des appels et des messages. Tu vas lui voler un doux baiser en posant la main sur son torse avant de t'allonger. Tu t'arranges pour te faire un oreiller d'un bout de tissus et de ton gilet et tu lui tends un bras pour qu'il vienne se loger contre toi. Tu aimes bien le sentir sur toi, dans tes bras pour dormir.




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Un bruit parasite prend le dessus. Ah mais c’est une musique. Le réveil téléphonique de Lydia qui annonce la fin du dodo. J’ouvre un oeil. Je le cherche des yeux. Mais je ne veux pas bouger beaucoup. Je suis dans l’un des endroits les plus douillets de la planète…. contre les petits seins de l’Ecossaise. Depuis qu’on dort ensemble j’aurais tendance à trouver tous les autres oreillers totalement surfaits. Je remonte ma main le long de son dos pour caresser sa colonne vertébrale.

_ T’as changé la musique. Moi je garde celle des missions. Mais c’est peut-être mieux de dissocier tiens. Je n’y avais pas pensé. Je roule sur le dos d’un coup vif. Sinon je sais qu’on peut traîner comme ça encore une heure. Je me connais. Même si c’est tentant on pourra faire ça plus tard. Une fois qu’on sera posés.

Je remonte mes genoux pour frotter mon pantalon jeans. Mais non il n’y a pas de saleté dessus. Habitude du désert ça. Y a toujours du sable sur les vêtements. Il nous colle à la peau. Il est partout… absolument partout. Je fais un clin d’oeil à la belle rouquine. On y va. Dernière partie du voyage! Après une vérification du site je prend la clef. On a convenu que je conduis. J’aime bien conduire. Et j’aime bien l’idée de prendre soin de son énergie à elle. Pas parce que je suis un mec et elle une fille. Mais parce qu’elle est notre médecin. Elle prend soin de nous tout le temps. C’est bien de pouvoir rendre la pareil.

_ DJ Lily à vous la sono. Je presse la pédale. On quitte le parking. Y a un peu plus de monde sur la route. Mais ça ne nous empêchera pas d’avancer. Je reste en mode tranquille de toute façon. J’ai vu pour le permis moto. … Ca coûte une blinde. Je pensais qu’ici ce serait moins cher. Mais non, la vie sur Londres c’est pour le richous. Faudrait que je vois si je peux avoir ça par l’armée. Je prend par le village suivant. Bon si tout se passe bien on y est dans deux bonnes heures.

La destination finale. Je lève les lunettes pour m’assurer que je n’ai pas la berlue. Ils ont placardé le drapeau indépendantiste sur le fronton du café! Eh bah ils n’ont pas froid aux yeux. S’il est là c’est que les locaux sont des sympathisants. Je gare la voiture dans les graviers. Je coupe le moteur. Je souris à Lydia.

_ On y est. Les notes de musique country arrivent de là-bas. Je capte des voix fortes. La langue de mon enfance qui tonne. Ca fait un bout de temps que je n’ai pas été plongé dans cette ambiance. Ca fait plaisir. Je suis content que tu sois là. Je le pense. Sa présence me touche. Elle aurait pu dire non. On a si peu de perm’. Je lui prend la main. Je la tire vers moi pour un palot digne de ce nom. Je lui palpe les cheveux. Ils sont doux. Je n’ai pas l’habitude de ça non plus. Je descend sur sa joue, son cou, son épaule. Stop, stop, sinon je vais finir par lui faire le coup de la voiture. Il est encore trop tôt pour poser les affaires. Je te fais faire un tour des familles ? Ici, les soirées ne commencent pas avant 20h00. On a le temps, de prendre le temps.

Je sors. J’étire mes vertèbres. Aie. A la dernière offensive je me suis pris un sale coup. Le bleu est encore bien là au niveau medium droit. Je l’attends et je pousse la porte du café. En bas le café/pub en haut trois/quatre chambres d'hôtes. J’ai réservé la plus confortable. On est aussi là pour récupérer. Je veux que Lydia soit bien. Je préfère ce genre de location aux chaînes de motels qui sont chers et sans personnalité. Je trouve que ça nous convient mieux.

_ Teaghlach hello! Plus de Miller qui tienne dans le coin. Mulligan. C’est ça le vrai nom de la famille. Le nom se répand dans toute la grande salle. Les vieux lèvent les bras au ciel. C’est bon, dans moins d’une heure, tout le monde saura qu’on est là. Il a beau être le milieu de l’après-midi on pose une première chope devant nous deux. Je prend la mienne amusé. Si tu ne veux pas les vexer faut en boire au moins une. Tradition! Je liquide une bonne partie de la mienne. C’est parti pour répéter le même résumé dix fois. Je garde une main posée sur celle de Lydia qu’elle ne se sente pas trop isolée du tourbillon. Je sais ce que ça peut faire.

On nous relâche une bonne heure et demie plus tard. Je suis un peu pompet. On sort prendre l’air sur le perron en bois. J’entend encore les vieux qui radotent sur la famille. Je me marre. Alala ça fait du bien. Je me sens bien ici. Je ne pensais pas que je prendrais autant de plaisir. J’attire la belle dans le creux de mon bras. J’embrasse sa tempe, ses cheveux. Je pose mon nez contre eux. Je souris. Je sais qu'ils l'ont bien aimée. Je sais aussi pourquoi. Elle est nature, comme nous.

_ T’es la première qu’ils rencontrent! Ah ça… la prochaine étape ce sera les doyennes. Faut peut-être que je le lui dise… La protestante Irlandaise qui rencontre une “amie” n’a que deux questions. De quelle confession est la fille. Pour quand est le mariage. Je pouffe de rire en pensant à la verve de Lydia. On va pouvoir aller se préparer pour le bal...

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Un bruit te dérange dans ton sommeil. Tu es bien là. Au soleil, un léger vent, la chaleur du corps de Sean, son poids sur ton torse. Non tu étais bien. U le sens bouger sur toi, sa main qui remonte mon dos. J'ouvre les yeux pour tomber sur les siens et son sourire. « Oui !  » C'est d'ailleurs pour ça que tu ne la reconnais pas. Elle ne te met pas en alerte, ne te fait pas sursauter. Il n'y a pas le même stress que d'entendre celui du terrain. Soudain il s'éloigne. Tu n'es pas prête. Un grand froid vient chasser le chaud qu'il maintenait. Tu frissonnes un grand coup. Tu cherches ton gilet du regard. Tu le repères facilement. Tu te lèves et défroisses ta jupe du revers de la main. Tu marches jusqu'au banc pour le récupérer et le passer. Après une dernière vérification de l'endroit, vous remontez dans la voiture et en route vers le mariage. «  Je pense qu'on va rester sur ce bon vieux rock... Oui le permis moto ça coûte. Je suis pas sûre de vouloir que tu le passes... Tu vas te tuer avec une moto... Déjà que tu vas sûrement la conduire comme tu conduis les camions de mission...  » Tu le taquines. Tu as rarement vu meilleur conducteur que lui. Mais il est très sport sur le terrain. Vous avez déjà pas mal été secoués avec lui au volant. Tu somnoles une partie de la route que tu ne vois pas passer.

Quand vous arrivez, tu vérifies ta tenue. Si tout est bien comme il devrait être. Coiffure, maquillage, vêtements... C'est là qu'il vient te prendre dans ses bras, qu'il te dit tant de choses qui font battre ton cœur plus vite. Et ce baiser. Cette main qui se balade dans tes cheveux. Dieu que tu l'aimes. Mais c'est encore trop tôt pour lui dire. Tu ne veux pas l'influencer dans certains choix de carrière que lui seul peut faire. «  Je suis contente que tu m'ais invitée. » Ton sourire est sincère, ton baiser aussi. Parce que oui tu ne peux t'empêcher d'y retourner. Tu descends prestement avant de le dévorer tout cru. Tu l'observes s'étirer. Il a encore mal. Tu souris. Heureusement, tu as pensé à prendre l'huile de massage dans ta trousse de toilette. Ca lui fera du bien Monsieur Je-me-soigne-à-la-dure. C'est mignon par ici. Mais pas le temps de profiter du paysage qu'il te prend par la main et hop direct dans le grand bain sans les petites bouées.

Mulligan. Ca te fait sourire. Le vrai nom de Miller. Tu es quand même impressionnée par cette grande famille. Tu fais des sourires et des coucou de la main à tire-larigot.Tu fais un clin d'oeil à Sean. Bien sûre que tu vas boire la première chope et même quelques autres. T'es écossaise non d'un chien, t'es habituée à boire plus fort. Et puis ton côté Norvégien aussi. La fête bat déjà son plein et en moins d'une heure, on t'a déjà bien resservie. Tu juges plus sage de ralentir et pourquoi pas d'aller prendre l'air. Chose que tu peux faire une demi heure plus tard avec un Sean un peu rond. Tu aimes entendre son rire. Il est plus détendu après deux, trois verres. Il se lâche enfin. Faut dire qu'il reste un grand stressé et qu'il brûle vite ses calories comme ça. Quand il t'attire, tu vas te lover contre lui. Tu le sens qui t'embrasse, qui flaire l'odeur de tes cheveux. Il n'est pas habitué à les voir si soignés, voire doux. Ils sont beaucoup plus rêches quand vous êtes en plein désert et surtout tirés en chignon ou queue de cheval. Tu as un grand sourire. « Tu es le premier dont je rencontre la famille. Ils sont adorables. Je suis sûre qu'il plairait à ma mère. Et peut être que mes frères s'y plairaient aussi... Mais oui cowboy... Faut aller se préparer. » Tu lui mets une jolie claque sur la fesse gauche et tu prends le chemin de la chambre qu'il vous a réservé.

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C’est ce que pense ma mère elle aussi. Les deux roues leur font peur. Je ne vais pas m'appesantir sur ce sujet. Je sais que Lydia me fait confiance. L’équipe me fait confiance. Mais je vais prendre le temps d’en discuter posément avec les parents. A quoi bon leur créer une angoisse en plus. Je sais que ce n’est pas facile pour eux de me savoir en zone de conflit. Ils ont peur. Ils ont raison. Il se peut qu’un jour on me rapatrie entre quatre planches. Mais c’est comme ça. La guerre, c’est la guerre.

Enfin plus on se rapproche du patelin et plus c’est facile de mettre tout ça dans un coin. Le temps est passé vite depuis que je me suis engagé. J’ai du mal à me faire à l’idée qu’Ethan est sur le point de se marier. Ceci dit, une fois sur place je retrouve le même truc un peu douillet qu’à la maison. Avec nos choix il y a très peu de chance qu’on finisse vieux Lydia et moi. C’est une réalité. Mais, je me dis, que si ça arrive… peut-être bien que je lui proposerais de venir s’exiler à la campagne avec moi. Une petite maison, dans un petit village irlandais, un vrai.

_ Hyeah ! J’éclate de rire. Lydia qui me donne la fessée ça a de quoi me faire marrer. Ca me donne aussi des idées. Je lui prend la main, collé contre elle, je quitte le perron. On fait un tour à la voiture pour récupérer nos sacs. C’est rapide. Je lui prend son sac et je le cale sur ma deuxième épaule. Laisse ! Ce soir je suis ton prince charmant ! Je déconne. Je veux juste être attentionné avec elle. J’ai envie. On entre dans le bar, la buée, le tabac, quand on revient ça vient en pleine gueule. On dirait un peu les salons d'opium de Shanghai sur le coup. Tout en tenant la main de Lily, je nous fait un chemin vers le bar. Il y a du monde et du bruit. La musique est forte. Je cogne un bon coup sur la table. Les mecs d’à côté se retournent. J’en reconnais un. Il a bossé avec mon père pendant un temps. Je ne savais pas qu’il avait migré dans le coin. Mais aucune réaction du chef. Je siffle. Ah ! Voilà ! Notre clef !

La chambre se trouve au dernier étage. C’est sous le toit. Je monte derrière Lydia. J’ai un petit sourire en regardant sa jupe, ses jolies jambes. Ca aussi, ça me donne de sacrées idées. Je lui tâte le fessier sur les dernières marches. Avant qu’elle proteste je lui dépose un baiser sur la joue et je passe devant pour ouvrir la porte. Il y a une entrée étroite. J’avance. On arrive sur une chambre salon. Je repère l’organisation des meubles en allant poser nos sacs sur le petit canapé dans le coin.

_ C’est mignon. J’ai regardé les photos sur le site. Y a pas de surprise. Je fais un tour complet. Je vérifie que l’électricité fonctionne partout. S’il y a bien de l’eau, froide et chaude. Je termine en regardant la sécurité des fenêtres et sur quoi donne la vue. On est côté champ. Le soleil est bas. Mais ce n’est pas encore le coucher. Ca me semble pas trop mal. Est-ce que ça te va ? J’espère. J’ai payé pour nos deux nuits. Mais on peut encore changer pour demain.

Je tourne une chaise pour m’y asseoir. Il est temps que je retire ses chaussures. Je suis habitué au docks hautes. Celles-ci elles me serrent trop. C’est mieux. Je sors la chemise du pantalon. Que ça respire un peu. J’ouvre deux trois boutons.

_ T’as faim ? Je sais qu’ils font deux trois plats en bas. On peut se faire un petit restau. Ou le buffet du bal. Trois options. J’aime bien lui donner plusieures options. Je m’en fiche. Je sais que j’aimerais tout. C’est elle qui peut me dire ce qui lui fait le plus envie. Je bouge lentement mes orteilles pour qu’ils reprennent un peu de vie les pauvres. J’ai quand même pas mal transpiré sous le cagnard. Ca ne me gêne pas. Mais on n’est pas au camp là. Je vais faire un effort. Je vais allumer la lumière de la salle de bain. Petite douche ? Je vire ma chemise, je la balance sur la chaise. J’allume l’eau. Ahhh de l’eau qui ne fait pas 9°! Si les gens se rendaient compte. Je me déshabille fissa et je fonce. Bon sang c’est le Paradis 2éme !

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Jeu 9 Jan - 13:03
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«  Un prince charmant ? Rien que ça... Alors je veux une balade à cheval demain !  » Tu rigoles à moitié en disant ça. Tu prends sa main et tu le suis vers l'intérieur. Le bruit, la chaleur et la fumée du lieu te sautent au visage qui prend une teinte rosée. Il faisait déjà si chaud toute à l'heure ? Elle a l'impression de suffoquer un peu. Alors quand il t'entraîne avec la clé tu ne résistes pas.

Dans les escaliers qui mènent au dernier étage, il est joueur. Sa main sur mes fesses me fait sursauter. Me faisant grimper les dernières marches plus vites. Au moment où je me retourne pour dire « Sean... » Il me pose un baiser sur la joue et passe devant. Ton tour de regarder son fessier moulé dans son jeans.Tu le suis dans la chambre. C'est rustique. Ca sent la campagne. Mais ca te plait. «  Oui c'est mignon. Tu as bien choisi. Le lit a l'air top. » Tu le laisses faire son militaire. Il inspecte tout. Toi tu te contentes d'enlever tes talons et de défaire les bagages. Tu sors les trousses de toilettes pour pouvoir se laver de la route et se rendre présentable pour le mariage.

Tu le regardes se débrailler. Tu résistes pas à l'envie que tu as depuis ce matin de passer la main dans ses cheveux bien trop ordonnés. Tu le préfères les cheveux en bataille. Tu t'avances alors qu'il est encore assis et lui ébourriffes les cheveux avec un sourire. «  T’as faim ? Je sais qu’ils font deux trois plats en bas. On peut se faire un petit restau. Ou le buffet du bal.  »  Tu réfléchis. «  On est venu pour voir ton frère, autant manger avec lui. Mais on pourra se faire un restaurant sur le chemin du retour tu en penses quoi ?  »Tu aurais adoré un moment simple, à deux, intime. Mais tu n'ais pas égoïste. Il est là pour sa famille avant tout et toi tu étais la pièce rapportée. Tu n'allais pas dicter ta loi avant d'être Madame Miller... Ola... Où t'égarent tes pensées ma fille ? Pas de ça ici. Ce mariage te retourne plus que ce qu'il faudrait. Tu n'as que 21 ans mollo...

Tu secoues la tête. Allons arrête de rêver à des licornes et des poneys. « Petite douche ? » C'est lui qui te sort de tes pensées. T'avais même pas capté qu'il avait bouger. Tu souris. «   Je vous suis Cap'tain !  » Tu le regardes se déshabiller. La salle de bain n'en est pas vraiment une. Elle est grande ouverte sur la chambre. Question intimité on repassera. Mais bon... C'est pas des inconnus ou des amis qui louent ce genre de chambre. Tu fais comme lui, tu te déshabilles et enlèves ton maquillage en vitesse. Autant éviter de ressembler à un panda sous l'eau. Tu choppes les trousses de toilette que Monsieur Sean, pressé de sentir l'eau chaude, a oublié. Tu entres dans la douche à sa suite. Tu te places dans son dos et te met en tête de le savonner et de le délacer. Il a conduit tout du long, il a surement le dos noué.


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Je lève la main pour virer la sienne. Mais ses yeux malicieux me font abandonner l’idée. Je lâche et je la laisse faire ce qu’elle veut. Je remarque que le garçon propre sur lui, ça lui plait peut-être moins. Sur le terrain, les cheveux ça protège mon crâne du soleil et du sable. La barbe c’est surtout parce que me raser me saoule. Mais ça je sais que ça lui plait pas mal. Je le vois dans sa façon de me regarder. Comme j’aurais du mal à m’y faire si elle avait les cheveux courts.

_ Ouais ça me va. Ethan ne connaît pas encore Lydia.

Ils se sont encore moins croisés que les parents. Ceci dit c’est avec lui que j’ai parlé d’elle en premier. Quand j’ai sentis que j’en pinçais sévère pour elle. Avec le boulot, et le contexte du boulot surtout je n’étais pas sûre que ce soit l’idée du siècle. C’est un peu grâce à lui que je suis en couple aujourd’hui. Je cherche mon téléphone des yeux. Parce que vue la préparation du mariage vaut mieux les prévenir tout de suite et voir ce qui est faisable.

Notre douche me fait du bien. Je sens que les contusions commencent à guérir. Ce raid avait été particulièrement chaud sur la fin. Je me suis même demandé s’ils n’allaient pas annuler notre permission. Mais une chance pour nous que non. Mais évidemment, je pense à ceux qui y sont. J’y repense alors que je sors de la balle de bain pour me prendre un caleçon propre. Je défait la serviette, la balance sur le lit, en calculant l’heure locale. Est-ce qu’ils ont eu le soutien des villageois ? Putaine j’espère.

J’attrape mon téléphone qui clignote. Ethan propose que l’on passe chez l’oncle pour manger le poulet avec eux. C’est dans une bonne demie-heure. Ca nous laisse pile le temps de nous préparer et de venir. Je lui répond qu’on y sera.

_ On mange poulet ! Ils nous invite. C’est bien comme ça. J’enfile le caleçon en deux deux. Je prend la chemise grise pour ce soir. La blanche fera plus classe pour la cérémonie de demain. Je la passe eh merde c’est un peu serré au niveau des épaules… et ça flotte au torse. Punaise comment ils font leur coupe les mecs ? On y va à pied. Y a un petit quart d’heure de marche. Je n’ai pas fait de footing. Je n’ai pas marché des masses. Je sens que le corps en redemande. C’est fréquent la dépendance à la dopamine quand on est déploiement. On se bouge tellement les fesses que le corps ne comprend pas quand on arrête. Là c’est encore gérable. Mais y a des chances que j’aille courir demain matin.

Je laisse les clefs de la voiture sur la petite table. J’ai besoin uniquement de mon portefeuille. Je le glisse dans la poche de mon jeans. Je regarde si Lydia est prête. Je la siffle. La voir en civile c’est quand même quelque-chose. … Peut-être qu’on fera un crochet ici avant d’aller au bal… Je me concentre parce que sinon je vais avoir une montée. Je passe ma veste et je prend les devant pour aller au rez-de-chaussée. Je passe par le bar pour prévenir les gars qu’on part.

_ Je me ferais bien une virée en Amérique du Sud un de ces quatre. Est-ce que ça te dirais ? Je passe les mains dans mes poches de jeans. Je marche près d’elle. On y va tranquille. Pas besoin de GPS je me souviens à peu près de où c’est. Tiens, je n’ai pas trop fumé aujourd’hui. En mode sac-à-dos détente. Ouais pas besoin des 40 kilomètres par jour sous le cagnard ça on connaît.

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Tu souris parce qu'il t'en donne envie. Tu le laisses sortir en premier pour profiter un peu plus de l'eau chaude. Tu t'enroules dans la serviette au moment où il te dit que vous mangez avec la famille. Tu te regardes dans le miroir pour une retouche maquillage. Tu troques la serviette que tu étends pour qu'elle sèche contre une culotte et un soutien gorge en dentelle fine. Tu sors rarement les beaux sous-vêtements alors pour des événements importants tu en profites. Tu vas prendre la serviette de Sean sur le lit pour l'étendre à côté de la tienne. Un lit humide très peu pour toi.

Sean t'informe que vous vous y rendez à pieds. Hors de question donc de mettre des chaussures à talons. Tu n'es pas folle... Tu te diriges vers la valise que tu ouvres en entier sur le lit. Tu sors des cuissardes à talons plats. Tu les enfiles sur des collants presque transparents. Par dessus tu mets une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]à carreaux noirs avec une pointe de rouge dans les dits carreaux. Le col est sage. Tu préfères largement vu comment elle est courte. Tu mets par dessus un perfecto noir en cuir et tu laisses tes cheveux longs. Tu enfiles tes bijoux et te voilà prête à partir.

Tu te tournes vers lui avec un grand sourire quand il te siffle. Ca te fait rire. «  On dirait que tu n'as jamais vu de fille en robe chef.  » Tu te moques gentiment et tu t'approches de lui pour remettre son col qui part un peu de travers et en ouvrir le premier bouton. «  Tu vas étouffer si tu fermes le col Chéri.  » Tu lisses la chemise avant qu'il enfile sa veste. Tu prends ton sac et une écharpe et en route mauvaise troupe.

Tu fais des petits signes de main vers le reste de l'assemblée quand Sean annonce que vous allez manger avec son frère. Dehors, tu passes ton bras dans le creux du sien alors qu'il a les mains dans les poches. Tu lui aurais bien tenu la main mais tu ne veux pas t'imposer. Marcher te fait du bien aussi. Il commençait à faire trop chaud pour toi, trop de monde, trop d'inconnus aussi. Tu réfléchis... «  Oui ça me tenterait beaucoup... Pourquoi pas l'année prochaine ? On demande une très longue perm... Genre... 3 mois ? Et on se fait un road trip ? Tranquille? On pourrait rouler sur la 66. Oh et allez voir le Grand Canyon.  » Si tu avais pu te douter que non seulement tu ne feras mais qu'en plus il ne serait plus là, vous les auriez pris bien plus vite ces trois mois sabbatiques...

Quand vous arrivez en vu de la maison où on vous attend, tu te raidis un peu. Mine de rien là c'est concret. Non pas que les personnes au bar ne l' était pas... Mais là c'est la proche famille. C'est plus intime. Et ça a tendance à te faire peur.


Eden Memories


Lydia McRory
Lydia McRory
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Sean Miller
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Lydia Mcrory & [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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J’aime bien cette expérience à deux. D’habitude on s’aide mutuellement pour passer nos gilets pare-balles. Là elle m’aide à replacer mes habits. On dirait un couple normal. On pourrait sortir d’une série TV américaine. Ce n’est pas déplaisant. Alors, je la laisse faire. Je me demande si on saurait faire, s’adapter à une vie civile. C’est la première fois que je me pose concrètement cette question. Je crois que le mariage d’Ethan me travaille un peu plus que ce que je veux le dire.

_ Trois moi ça serait génial. Tu crois qu’on aura ça ? Je ne suis pas certain qu’on nous accorde autant de temps de coupure. C’est hyper tendu dans la région où l’on opère. Mais on peut essayer. Je me dis qu’on doit aussi se faire à au principe que si on veut construire une vie à deux va falloir batailler pour.

On débat sur les détails du voyage pendant la marche. Je suis ouvert à tout. Tant qu’on se fait des belles randonnées et qu’on a de temps en temps un bon gueuleton. Je sens que ma belle sorcière se tend. Je vois qu’elle devient nerveuse. Je comprends. Ils ne sont pas beaucoup vus.

_ Il ne va pas te manger. S’il fait de l’humour c’est qu’il t’aime bien. Je détache mon bras pour lui prendre la main. Je la serre. Je sais qu’elle va les charmer en un clin d’oeil. Elle a bien réussi avec moi. Je m’avance pour presser la sonnette de la porte. Il y a du mouvement à l’intérieur. Ca s’agite. La porte d’entrée s’ouvre sur une fiancée resplendissante. Tessa. Elle nous observe avec un grand sourire et de sa voix chantante elle nous invite à entrer au frais. Je souris à Lydia et je l’attire dans l’antre fraternelle.

_ Cariño ! son ellos ! C’est encore en travaux dans l’entrée. Mais ensuite une pièce à vivre toute en couleurs du sud. Et pour cause, ils sont un drôle de mélange.

Tessa c’est 1m78 de pure bonne humeur. Elle a le teint chaud de ses origines portoricaines. Ethan l’avait rencontré pendant un voyage d’affaire à San Juan. Elle était institutrice et féministe. Pendant une manifestation ils se bousculent. Lui le petit Irlandais tranquille est subjugué par son énergie. Ils se côtoient pendant un an, chacun son tour à traverser le globe. Finalement c’est elle qui vient en Europe et s’installe avec lui. Les Mulligan l’ont accueilli avec une réserve toute irlandaise. Mais, elle ne s’est pas démontée. Aujourd’hui elle est adoptée. Gare à qui toucherait une seule de ses boucles brunes!

_ Bonsoir les amoureux. Ethan apparaît du seuil du salon. Il est aussi imberbe que je suis barbu. Rasé de près je le vois. Il pose une main sur la chute de rein de Tess avant de s’avancer pour embrasser Lydia. C’est le le moins tactile de nous deux. Il a la chaleur dans les yeux. Bienvenue Lydia. Merci d’avoir accepté l’invitation. On est content de pouvoir enfin te rencontrer decémant. Surtout sans toi comme chez toi ici. Tessa arrive juste derrière pour faire une embrassade beaucoup plus directe. Elle baise les deux joues de celle qu’elle imagine être sa future belle-soeur. Avec un sourire enjoué elle l’attire dans le salon. Je les regarde partir avec un petit sourire.

Ethan approche pour me prendre dans ses bras. Je rend l’accolade. Je frotte le haut de son dos. Je tape affectueusement les omoplates. On rit ensemble. Je ris plus longtemps parce que je retrouve le même rire. Je le fais reculer pour l’observer. Il rit. Il me sourit. On échange un silence. Ça se passe dans les yeux. Il me dit qu’il est heureux et qu’il a peur. Je répond qu’il a raison. On entre dans le salon. Tess a déjà servit une bière à Lydia. L’a assise sur le canapé multicolore et lui pose des questions sur les paysans afghans.

_ Est-ce que tu as eu des occasions pour discuter avec les afghanes ? Je vais les laisser faire connaissance. Je ne veux pas qu’elles croient que je protège ma rousse.

_ Alors ? Comment ça se passe ? Je détourne mon regard des filles. J’attrape la bouteille. On cogne l’une contre l’autre avec Ethan. Je prend une longue gorgée. Ethan ne pose pas de questions à côté. Ce n’est pas son genre. Je ne me défile pas avec lui. Ce n’est pas le mien.

_ On a perdu la frontière est. Je me rapproche pour parler plus bas. Je ne veux pas que Lydia capte la suite. Je sais qu’elle n’apprécierait pas de savoir que j’ai pris des infos de Mike dans la journée. On fait le point sur la situation militaire pendant une bonne dizaine de minutes. Jusqu’à ce que Tessa se racle la gorge de façon exagérée. On sait que c’est le signal, pour attirer notre attention. On revient vers elles ensemble.

_ Lydia ! Dis-nous ? C’est comment d’être sous les ordres de Sean ? J’adresse un clin d’œil complice, à ma belle infirmière, pour la rassurer. Y a pas de piège ici. C’est un terrain conquis d’avance. Elle peut-être elle-même, la femme que j’aime.

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Ethan Milligan & Tessa Rodriguez

Sean Miller
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Mer 5 Fév - 22:55
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