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[CLOS] Je ne veux pas de cette vie. @Sasha
Anton V. Markov
Je ne veux pas de cette vie.
An & Sa


Anton avait écouté la tonalité du téléphone sonner, dans le vide, durant de longues minutes avant de se rendre compte de son abrutissement. Il avait alors coupé la ligne à son tour. Une brusque exaltation avait pris les commandes de son esprit atterré. Il s’était senti l’énergie de dix hommes. Pendant un laps de temps très court il avait envisagé de courir, tout de suite, immédiatement, à l’adresse qu’elle venait de lui transmettre. Mais, aussitôt l’avait-il envisagé, que la réalité venait frapper son cœur avec la force d’un marteau. Partir, maintenant, vers Sasha, s’était la mettre en danger.

Il s’était donc interdit d’agir avec fouge. La passion n’était pas une bonne conseillère. Un Markov ne pouvait pas se laisser commander par ses émotions. C’était l’une des premières règles inculquée par la famille. Sur ce point, il ne pouvait lui donner tort. Il fallait donc agir comme si de rien n’était. Il fallait attendre la fin de la journée pour aller retrouver l’Ange Russe. Anton avait observé son bureau, rapidement, il lui était devenu clair, qu’il ne supporterait pas l’attente dans l’inaction. Il avait enfilé son manteau et quitté le Propaganda pour s’engouffrer dans les rues de Londres.

L’envie de parler de tout ceci avec son aîné l’agitait. Anton aurait aimé se confier à Wassila. Il avait besoin des conseils de quelqu’un qui lui était proche. Une personne qui serait suffisamment extérieure à la situation pour la voir avec calme et raison. Car, lui-même savait que ses sentiments l'aveugle. Il avait beau avoir appelé le bon sens, fustigé son élan amoureux, Anton ne pouvait le renier. Il avait cru ne plus jamais aimer après Natalia. A présent, il se retrouvait perdu au cœur d’un méandre sentimental. Il redoutait, plus que tout autre chose, de revivre la blessure venimeuse de la perte. Mais son frère pourrait-il le comprendre ?

Pendant toute la journée, c’était ce magma émotionnel qui sourdait en lui. Pour ne pas se trahir, il évitait de répondre aux appels des Markov. Il restait enfermé dans lui-même, convoquant toute sa patience pour tenir. Il échafauda cent et un plan pour convaincre sa belle de s’arracher des griffes de l’organisation. Il était d’ailleurs persuadé, que c’était le moment. Ensemble, ils devaient abandonner la Bratva et s’enfuir le plus loin possible. C’était la seule solution pour qu’ils soient réellement libres de vivre une vie heureuse à deux. C’était animé par la conviction, qu’Anton avait pris le chemin de leur rencontre tard, en fin de soirée.

Il se retrouvait au pied de l’immeuble un peu avant l’heure prévue. Après une inspection sommaire de la rue, le Russe entrait dans le hall, et sans se retourner s’enfonçait dans cet endroit inconnu. Il était venu seul. Cela ne regardait personne d’autre que lui. Il avait une entièrement confiance en elle. Il avait allongé le pas pour arriver plus vite au bon étage. La nervosité l’avait pris d’un seul coup, une fois planté devant la porte close. Jusqu’ici Anton n’avait pas envisagé repartir sans elle. Maintenant, il se demandait, s’il serait assez convainquant. Il n’avait qu’une façon de le savoir.

Dès que la porte s’ouvrait le jeune homme la poussait pour pénétrer dans l’appartement. Il s’avançait, tel un fauve angoissé vers l’Ange pour la touche, la tâter, s’assurer qu’elle était en un seul morceau. Il posait ses mains en coupe sur ses joues blanches, approchait sa bouche pour déposer un baiser chaud sur ses lèvres rondes. Un contact que la peur avait débarrassé de tout faux-semblant.

J’étais mort d’inquiétude. Anton posait sur elle un regard contrit le temps de faire passer son message. Il se mit à caresser ses cheveux clairs avec énergie, comme quelqu’un qui cherche la preuve de ce qu’il a sous les yeux. Que s'est il passé ? Comment t’aies-tu retrouvée ici ? Il faisait de son mieux pour juguler le flot de ses questions. Mais durant ces atroces journées, elles avaient tourné en boucle dans un coin de sa tête. Il y avait une part de lui qui lui en voulait de le mettre dans un tel état. Mais celui auquel il faisait le plus de reproches, c’était lui-même. Il n’avait pas été à même de la protéger, alors qu’il le lui avait juré…


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Anton V. Markov
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Timothy Cooper


Je ne veux pas de cette vie

Anton & Sasha ♣ Every mind must make its choice between truth and repose. It cannot have both. - Ralph Waldo Emerson
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je n’aurais JAMAIS du faire ça. C’est cette idée qui se répercute dans ma tête telle un écho alors que je viens de raccrocher avec toi. Pourquoi est ce que je t’ai contacté ? Je ne devais PAS le faire. J’ai tout ce qu’il faut pour partir, j’ai des papiers que Tim m’a fait faire, j’ai un peu de sous en poche comme il m’a récupéré ce que j’avais caché à différents endroits. Je peux prendre juste mes trois fringues, laisser un mot à Helen comme je lui ai promis et me casser. Pourquoi est ce que je fusille tout mon plan en t’envoyant un sms et en répondant à ton appel ? Je suis idiot. Juste un terrible idiot.

Et pourtant je reste persuadé que tu ne diras rien à personne, tu es comme ça : entier. Je te connais tellement bien que je sais bien que tu tiendrais parole et que tu es capable de faire ce que tu m’as dit : prendre tes affaires et partir mais non ce n’est juste pas possible. Tu es l’hériter de la Bratva, tu as mis tous tes rêves de côté pour pouvoir devenir ce que Wassili ne voulait pas alors ce n’est pas pour cramer tout ton empire pour un homme de joie de la famille qui a fait de la merde. J’aurais juste du… je ne sais pas… Tenir bon ? Rester sur ce maudit trottoir et ne pas me laisser envahir par la peur de Jack et pourtant je n’ai pas su faire taire la terreur qui s’est emparé de moi quand je suis passé près d’une ruelle. La même… Sombre… Je réprime difficilement un frisson même si j’y arrive maintenant avec le traitement que me file Doc pour calmer mes nerfs et me faire dormir. Heureusement qu’il est là avec Helen et Tim.

Je tourne comme un lion en cage en voyant l’heure approcher. Non seulement je t’appelle mais en plus je te dis de me rejoindre. Je suis dingue. Jamais je n’aurais du faire ça mais je ne veux pas que tu fasses une connerie. Ça fait deux ans qu’on est côte à côte tous les deux, je t’ai aidé à surmonter pas mal de moments de ta vie, je t’ai motivé pour garder confiance en toi quand tous les anciens de la bratva te jugeaient incapable alors que je sais que c’est faux, je ne veux pas que tu fasses une connerie. Tu dois continuer ce que tu as commencé ici, ton père est fier de toi, il faut que tu ne me suives pas…. Suis-je vraiment à ce point idiot de penser que te voir va arranger les choses ? Certainement… Je me prépare à tout depuis des heures : ouvrir la porte d’une façon ferme, me forger un masque neutre pour t’accueillir dans cet appartement que Tim squatte. Je ne vais bien sur pas craquer, je vais simplement te dire ce que je pense de ton idée parfaitement ridicule et tu m’écouteras comme toujours avant de repartir chez toi.

Sauf que la façon dont tu me repousses dans l’appartement me prend de court et j’ai le temps de rien faire que tu captures mes lèvres, te serrant contre moi. Ca fait voler toutes mes barrières et tout ce que j’avais prévu alors que je me laisse envahir de ta chaleur. Cela fait tellement longtemps que je ne t’ai pas senti contre moi et je réponds passionnément à ton baiser, soupirant de plaisir. Je te souris doucement, mes mains ayant agrippé ta chemise pour que tu restes contre moi. J’ai tellement froid depuis des semaines… « Je suis désolé de tout ça ». Jack, ma fuite, tout. Je ne veux pas que ça te mette dans les ennuis. C’est juste ce qui compte pour moi en fait. Et dire qu’à la base j’avais juste décidé de te séduire pour avoir des passes droits et me payer une bonne place. Maintenant je me retrouve à vouloir te mettre à l’abri de mes soucis pour que tu sois tranquille. « Juste un ami qui m’aide » Je ne vais pas te parler de Tim de toute façon et encore moins d’Helen.

« Je n’ai pas supporté retourner au travail… » C’est tellement ridiculement simple à dire mais j’ai appris qu’il y avait eu du nettoyage dans les macs par ton père comme vous sembliez avoir donné des ordres… Ça fait toujours plaisir même si ça ne change pas la situation. « Anton. Tu ne pars pas avec moi. Tu as un empire ici, une famille. Jamais ton père ne supportera que tu partes. » La bratva ne suivra jamais une simple pute a travers le monde mais l’héritier ce n’est pas dit. Le chef de famille a déjà perdu un fils, acceptera t’il d’en perdre un second ? C’est bien pour cela que je devrais te repousser d’ailleurs mais mon front se pose plutôt contre ton torse comme je suis plus petit, respirant profondément ton odeur. « Y’a pas d’autres solutions… »

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Anton V. Markov
Je ne veux pas de cette vie.
An & Sa


Anton maintenait le frêle corps d’Ange contre le sien. Il cherchait inconsciemment à être son armure, son bouclier contre les dangers. A présent qu’elle était en chair et en os, il refusait de la laisser seule. C’était quelque-chose de très net dans son esprit rebelle. Sasha était à présent sa seule et unique préoccupation sur cette terre. Il n’était pas idiot, mais il acceptait son broncher la réserve de la jeune fille à lui confier des informations. Quelque part, il était plus sage qu’il en sache le moins possible. Il ne pourrait pas mettre ses alliés en danger.

Remercie-le pour moi. Il ne pouvait s’arrêter de toucher la peau de Sasha. Il avait tant redouté de ne plus jamais pouvoir le faire. Il l’écoutait lui expliquer les choses d’une voix un peu misérable. Ce qu’il apprenait lui serrait le coeur. BIen sûre qu’elle n’avait pas été prête. Lui-même s’en était toujours douté. Quand elle avait fait son choix Markov avait décidé de le respecter. A présent, il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait d’insister et de s’imposer… J’aurais dû te retenir avec moi... Il frottait lentement son dos pour le réchauffer, incapable encore de la libérer de son étreinte. Il parlait d’une voix basse mais pressée par l’amour. Père fait en sorte que vous puissiez travailler dans les Hôtels du Réseau. Il avait prévu de lui en parler une fois retournée dans son appartement. Les événements s’étaient précipités. C’était tellement rageant. Au fond, toute cette angoisse aurait pu lui être évitée. Si seulement, elle lui avait donné un peu plus de temps pour la convaincre. Tu n’iras plus dans la rue. Plus jamais. Je ne le permettrait pas. Ce qu’il lui avait promis sur son lit de repos était encore vrai. Cette fois, il s’imposerait de toute sa force et même contre elle s’il le fallait.

La destinée fatidique murmurée par Sasha tordait les entrailles du Russe. Il resserait ses bras autour de son corps délicat. Il l’emprisonnait pour qu’elle ne puisse pas le fuir encore une fois. Car si Ilya ne supporterait pas de perdre un deuxième fils. Anton, lui, ne supporterait pas de perdre le second amour de sa vie. C’en était fait de lui. Son bonheur dépendait d’elle qu’ils l’aient voulu ou non…

Non Sasha. … Mon Ange. Il baissa le menton pour déposer un baiser tendre sur son crâne. Il fermait les yeux en inspirant silencieusement son parfum étrange et envoûtant. Elle pourrait lui donner tous les arguments du monde de la raison. Ca ne changerait rien. Il était résolu, comme seuls le sont les hommes amoureux. Il était intimement prêt à tout pour qu’ils soient ensemble. Tu ne veux pas entendre. Il ne le lui reprochait pas. Il n’y avait plus de colère dans sa voix. Anton était doux. Car il savait. Il était sûre de lui exactement comme cette nuit où il avait parlé à son père. Je ne renoncerais jamais à toi. Et il la pressait contre lui avec fermeté.

Je ne veux pas affronter cette vie sans toi. J’en suis incapable. Il n’y avait aucune honte ou bien gêne dans cet aveux. Il était fier d’aimer. Elle était devenue plus qu’un corps chaud, plus qu’une oreille attentive, plus qu’une voix conseillère. Elle était la compagne avec laquelle il voulait partager sa vie, son futur. Prend mon nom. Je t’en prie. Epouse-moi Sasha. Cette idée, il l’avait soufflé. Cette nuit il la lui disait à nouveau haut et fort. C’était la solution qu’il pouvait lui proposer. Ils seraient plus forts à deux. Ils réussirent à faire bouger les lignes. Parce qu’ils seraient ensemble.


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9th Mars 2020, 19:22
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Je ne veux pas de cette vie

Anton & Sasha ♣ Every mind must make its choice between truth and repose. It cannot have both. - Ralph Waldo Emerson
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tu n’aurais pas pu me retenir… C’était ainsi. Ce qui s’est passé allait se passer. Il n’y avait pas de moyen d’y échapper. Je devais revenir à ma place et même si vous avez tout fait pour me laisser un peu de temps, passant déjà pas mal de choses à une simple pute, les macs n’écoutent pas toujours ce genre de concession. Pour eux l’argent doit rentrer pour que le chef de famille puisse continuer de faire tourner les affaires et avoir leur bonus à la fin du mois. Ils n’ont pas forcément vu que j’étais peut être un peu plus que ça, plus qu’une marchandise pour toi et qu’il y aurait des conséquences à ne pas écouter les ordres pour une fois. D’un côté ça me touche et d’un autre il y avait aucune chance que les choses changent avant que cet accident se produise. Et maintenant je fais quoi ? Je reviens travailler comme si de rien n’était ? J’ai aucune chance que les macs ne me fassent pas payer ce que je viens de faire. Et puis je me suis fait remarquer avec la réaction du chef de la bratva donc… Y’a pas de solution…

Y’a aucun retour en arrière possible qui soit safe et je suis fatigué de jouer pour m’en sortir. C’est ce que je fais depuis des années, c’est ce qui m’a permis de venir ici pensant que l’endroit serait plus sûr qu’en Russie et finalement c’est bien pire. J’ai joué et j’ai tout perdu. Non seulement mon jeu avec toi ne m’apporte que des sentiments dont je ne sais que faire mais en plus l’attaque de Jack me fait perdre tout ce que j’ai construit. « Non Anton » Non je n’ai plus envie. Je ne veux plus faire ça. En fait je veux juste qu’on me laisse tranquille désormais. J’ai pensé pouvoir supporter ça jusqu’à ce que la jeunesse me quitte et qu’on préfère des jeunes femmes à moi mais en fait j’ai juste plus envie. Pas parce que ça me dérange d’être payé pour coucher, j’en ai l’habitude, mais j’ai juste plus envie de tout ce que ça implique : les macs qui se font plaisir quand ils ont envie, les clients violents, etc. Je l’ai étouffé pendant des années en voyant toujours les réguliers qui me donnaient l’impression d’être important pour quelqu’un mais depuis Jack je ne vois plus ça, je vois juste la douleur. « Je ne veux plus travailler. » Que ce soit dans la rue ou ailleurs.

Je veux juste partir. Même si je laisse mon cœur ici je ne veux pas rester et tu ne m’accompagnes pas c’est clair et net. Je suis prêt à sacrifier mes sentiments mais je ne veux pas d’une vie de cavalcade. Je vais paraître égoïste mais je préfère être seul désormais qu’accompagner par toi pour vivre caché. Et puis je t’ai poussé à prendre ta place, à t’affirmer. Tu es, d’une certaine façon, un peu de ma réussite, ce que j’aurais aimé faire si j’avais eu ta place. Toi tu ne réalises la chance que tu as, tu veux tout plaquer sur un coup de tête. Moi je suis presque né dans vos bordels, jamais je ne lâcherais si j’avais un dixième de ce que tu as. « Non écoutes moi. Tu restes ici. Je n’ai plus d’avenir ici et toi tu as tout. Tu es capable de bien plus de choses que tu penses Anton. Regardes tout ce que tu as fait depuis qu’on se connait. Ne gâches pas ça pour moi. Justement. Fais le pour moi. » Je te regarde intensément. « Je te laisse pas le choix. » Tu dois renoncer c’est comme ça. Et si tu me suis je dirais à ton père où te trouver. J’en suis capable et tu le sais.

Je te repousse doucement même si cela m’arrache le cœur avant que celui-ci s’arrête à la demande que tu me fais. Je te regarde incrédule. « Qu- Quoi ? » J’ai du mal comprendre mais je me rends vite compte que non vu le regard que tu me lances. J’ouvre la bouche pour répondre mais me rends compte que les mots coincent aussi je te repousse un peu plus histoire de prendre de l’air. J’en ai besoin là soudainement. J’étouffe. Je… « Non » Voila… C’est dit. Je ne sais pas pourquoi c’est sorti comme ça et je me fustige quand je sens que j’ai envie de revenir tout de suite sur ce que j’ai dit. « Anton ce n’est pas possible. Je viens de m’échapper de ta famille, j’ai les hommes de ton père sur le dos, comment veux tu que je fasse cela ? C’est… ridicule. » Comme si le patriarche de la bratva allait autoriser ça. Je… Je ne dis pas que je n’y ai pensé quand j’ai commencé à flirter avec toi mais c’était avant tout ça, avant l’attaque, avant… avant les sentiments, avant que je te mette plus en avant que moi. « Tu te trompes. » Tu ne veux pas m’épouser, je suis juste que ce tu ne peux plus avoir. Oui ça doit être ça. Juste ça…

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19th Mars 2020, 22:09
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Anton V. Markov
Je ne veux pas de cette vie.
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Anton était dans un de ces étranges états. De ceux où la frontière entre vie et mort devient presque floue. Il était suspendu aux lèvres de Sasha. Il était suspendu dans son silence tendu. Il attendait, un signe, un mot, un geste de cet Ange. “Non” ? Non à quoi aurait été sa question. C’était avec un soulagement difficile à contrôler qu’il recevait sa réponse. Il n’avait pas eu l’audace de parler d’une retraite complète, de crainte de l’éfaroucher. Il savait son besoin profond d’être une femme -un homme- indépendant.e. Mais si c’était cela alors, au contraire le Russe était heureux.

Tu ne travailleras plus. Personne n’aurait rien à y redire. Lui, Fils Markov imposerait sa loi. Il en avait la détermination. Maintenant il en avait aussi le pouvoir. Bien plus que ce que tous et toutes semblaient croire. Cet exil anglais l’avait fait grandir. Il n’était plus l’ombre de son père. Bientôt il ne serait plus l’ombre de son frère non plus. J'achèterais un bel appartement. Tu fera ce que tu veux.

Pourquoi es-tu aussi entêté.e ? La question était un peu brusque c’est vrai. Les réactions de Sacha le rendait nerveux. Il était inquiet. Il avait peur qu’elle parte. Qu’il le quitte pour de bon. Qu’elle l’abandonne à cette misérable île dont il n’avait rien à faire. Pourquoi fais-tu ça !!? Lui demandait-il un peu au désespoir face à tant de résolution. Il venait de lui dire qu’il ne pourrait rien sans son aura. Cela avait-il donc si peu de valeur ?

Epouse-moi ? Il avait redit ces mots avec un accent plus insistant. Non elle ne pourrait pas ignorer son appel, sa demande. La réponse lui brûlait le coeur comme si on venait de lui planter un tison dans la poitrine.

Ridicule... Le mot était fort. Il était aussi blessant que ce “Non”. Voilà ce à quoi Sasha résumait une proposition d’alliance. Voilà donc ce qu’était son acte le plus audacieux. Il était ridicule. Le courage d’Anton était douché par une eau acide. Il se détachait lentement de Diomine. La lumière dans ses yeux se transformait en nuage. Comme les sentiments que j’ai pour toi ? C’est cela ?

Markov restait figé devant sa belle. Il accusait la vérité balancée à son visage. Il se trompait donc. C’était-il fourvoyé depuis le début ? Depuis qu’il avait sentit le coeur de cet homm -femme- battre si fort dans ses bras ? Devait-il se battre pour la convaincre ? Elle ne voulait pas de sa proposition, ou de lui. C’était son amour qu’elle lui rejetait à la figure. Anton avait eu si peur pour elle. Il avait tant voulu la retrouver pour lui dire. Lui dire qu’il l’aimait et qu’il voulait l’épouser. Peut-être bien qu’il était un ridicule.

Très bien. Le coeur tendre et gonflé d’amour se refroidissait lentement. Anton n’allait pas se battre pour être foulé au pied. Il avait accepté cela de son Père. Il avait subit cela de son frère. Il ne la laisserait pas le tuer. Non pas elle. Au revoir Sasha.

Ange avait pris sa décision. Il venait de prendre la sienne. Il survivrait à la tristesse. Il n’aimerait plus plus jamais. Puisqu’elle voulait le voir couronné, il serait la main forte de la Bratva. Il serait ce guerrier et personne d’autre. Au moins n’aurait-il plus jamais à redouter le poison des sentiments. Anton tournait les talons. Il attrapa la poignée de la porte et quitta ce lieux. Il marcha droit devant lui sans se retourner une seule fois. Il était venu amoureux et plein d’espoirs. Il rentrait sans amour et sans espoirs.

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20th Mars 2020, 16:07
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Anton & Sasha ♣ Every mind must make its choice between truth and repose. It cannot have both. - Ralph Waldo Emerson
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sasha…

Ce ton dans ta voix me fait frissonner mais je sais que j’ai fait mouche. Tu te drapes dans ta dignité, tu es un fils Markov et je viens de repousser tout ce qui veut m’offrir. Je ne cille pas alors que tu ne me quittes pas des yeux. Je ne sais pas ce qui tourne dans ta tête mais je ne désire pas que tu mettes ta vie en danger et que tu partes. Parce que je ne vois pas ce que tu veux m’offrir d’autre. Tu m’as parlé de partir avec moi, tu me dis que tu ne peux pas vivre sans moi et tu veux m’offrir un appartement. Ou ? Comment ? Je ne comprends pas où tu veux en venir mais si ton objectif est toujours de partir avec moi pour qu’on fuit à travers le pays je ne l’accepte pas. J’ai ma vie à faire, tu as la tienne et elles ne sont pas compatibles. Tu es peut être le seul à le voir mais je sais que ton père ne supportera pas ce que tu envisages de faire. Je sais qu’il vous aime, je l’ai deviné avec tout ce que tu m’as raconté quand Wassili est parti.

Je te laisse ouvrir la porte et repartir comme tu es venu, sans rien dire. Je me laisse glisser le long du mur alors que les larmes coulent le long de mes joues. Mon cœur se déchire de te voir partir ainsi. Peut être qu’égoïstement je pensais que tu te battrais un peu plus, je ne sais pas. Peut-être que toi aussi tu espérais la même chose de moi mais cela nous prouve qu’on n’a peut être pas assez d’amour l’un envers l’autre pour vraiment briser les résistances de l’autre. Je pourrais te rattraper mais je ne le fais pas. Je ne bouge pas. Je regarde la porte, sursautant en entendant la porte d’entrée de l’immeuble se refermer dans un clac sonore. Je reste là… Peut être par manque d’amour ou peut être parce que, justement, je t’aime trop…

C’est ainsi que Tim va me trouver quelques heures plus tard. Je n’ai pas bougé… Je suis comme figé parce qui vient de se passer. Je viens de voir partir toute ma vie, tout ce que j’ai travaillé depuis des années en pensant pouvoir me faire cette place à côté de toi et voici que je viens de tout rejeter. Je suis tellement bête, j’avais enfin la consécration de mes années de ruse et je viens de tout brûler avec un seul petit mot « non ». Les larmes se sont taries, y’a plus rien à dire ou à faire. Je n’ai plus qu’à faire une croix sur les dix-neuf dernières années de ma vie pour recommencer autre chose. C’est bien. C’est une nouvelle vie… Pourquoi alors ai-je l’impression d’y laisser absolument tout mon cœur alors ? …


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20th Mars 2020, 19:26
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