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Lueur - PV JB
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Louisa Lorca
Louisa s'était tirée de l'hôpital. Dès qu'elle avait pu marcher correctement, elle avait filé sans demander son reste. L'adolescente n'était pourtant pas en très bon état. Elle avait du mal à marcher longtemps et la douleur l'obligeait à s'arrêter par moment. Son geste avait été spontané, elle avait fuit sans réfléchir parce qu'elle avait peur. Le monde hospitalier était un endroit qu'elle ne supportait pas. Louisa avait d'autant plus besoin de liberté au vu des derniers événements. Emily lui avait aussi demandée de partir, et elle l'avait suivi.

Cela faisait désormais deux jours. Sans traitement, la blessure de Louisa recommençait à s'infecter. L'adolescente voyait bien que les choses ne s'arrangeait pas. La douleur revenait aussi. Louisa n'arrivait pas à passer outre les derniers événements et cherchait à se rattacher à quelque chose. Elle avait peur et elle était perdu.

Emily et Louisa n'étaient pas retournées au foyer. Elles squattaient. Emily avait finit par trouver un vielle appart non habité et c'était devenu leur QG. Mais aux yeux autorités, les deux jeunes femmes étaient de nouveau devenus invisibles. L'adolescente était injoignable, ayant perdu son téléphone portable. Emily avait finit par lui trouver un prépayer. C'était pas terrible, mais c'était déjà ça. La peur rongeait l'adolescente. Elle n'arrivait pas à passer outre. Si désormais, elle était capable de tenir une conversation, elle n'arrivait plus à jouer de la musique.

Il devait être aux alentours de midi. Emily était partie faire quelque chose. Elle réussissait toujours à récupérer de l'argent et Louisa ne voulait pas savoir comment. Seule, l'adolescente s'était décidée à marcher le long du canal. A son rythme, lentement. Il faisait jour et des familles se promenaient. Elle se sentait en sécurité. Elle n'avait pas prisa sa guitare, n'en n'ayant plus l'utilité pour le moment. Son regard balayait les environs, toujours attentive malgré tout. A un moment, elle cru apercevoir Lemoine. Elle ne savait pas du tout où il habitait. Il avait dit qu'il lui donnerai son adresse si besoin, mais elle ne lui avait jamais demandé. Tout était allée trop vite. Curieuse, elle s'avança jusqu'à la péniche.

Louisa était sur le quai, une cigarette à la main, elle regarda le flic. "Salut.". Le regard grisé, l'adolescente ne savait pas quoi dire d'autre. Elle ouvrit la bouche, voulu dire quelque chose, puis resta dans le silence. Elle avait beaucoup de reconnaissance pour lui. Lemoine avait été là pour elle. Il avait été là quand elle avait appelé à l'aide. C'était grâce à lui qu'ils avaient pu retrouver Emily. Et surtout, lorsque les albanais avaient commencés à s'en prendre à elle, il avait tout fait pour attirer leur attention sur lui. Il avait souffert pour elle... Il l'avait protégé.

La violence des événements secouait de nouveau l'adolescente. Elle prit un prit une bouffée de nicotine, puis essuya les larmes qui remontaient. Elle s'était pourtant promise d'arrêter de pleurer...
Louisa Lorca
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23rd Mars 2020, 14:15
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Jean-Baptiste Lemoine
Lueur <<<

La convalescence avait du bon, lui disait-on. JB avait juste l'impression de s'ennuyer sec, une fois qu'il avait fait le tour de son bateau. Mais il comprenait pourquoi on le mettait au vert. Vu ce qu'il avait vécu, il avait besoin de repos. Alors comme un chat, il dormait beaucoup. Plus vite il se rétablissait, plus vite il pourrait retourner sur le terrain. Enfin, cette situation lui permettait de s'asseoir avec tout un chacun, pour discuter. Il n'y avait pas un jour sans qu'une visite de courtoisie ne se fasse. Quelques liens étaient rabibochés, les gens changeaient, c'était le positif.

Il avait eu vent de la "disparition" de Louisa, elle avait quitté comme une voleuse l'hôpital. Sans demander son reste, alors qu'elle n'était clairement pas totalement remise. Elle lui avait fait penser à lui. Il avait fait bouger ses contacts pour la retrouver, s'assurer qu'elle allait bien. Elle avait été aperçue, on lui avait foutu la paix. Mais ainsi, il savait qu'elle n'était pas retourné entre les griffes d'assassins notoires et c'était ça le plus important.

Il était en train d'installer quelques transats sur le pont du bateau, pour profiter du soleil, le barbecue était prêt à être utilisé, certains avaient proposés de faire une petite soirée, pour fêter la fin de tout ce bordel. Il n'avait pas eu le coeur à dire non. Une soirée avec sa famille de coeur, c'était ce qu'il y avait de mieux, lunettes noires sur le nez, une bière posée à ses pieds, il avait l'air d'un vacancier... si on omettait la couleur assez violacée de son visage, qui démontrait qu'il avait passé un sacré mauvais quart d'heure. La voix féminine lui fit alors tourner la tête. Ce fût une surprise de découvrir la jeune femme.

- Hey kiddo. Ravi de la voir là, il avait un sourire tranquille aux lèvres, mais remarqua bien rapidement qu'elle n'était pas aussi enjouée que lui. Il traversa la passerelle qui menait à son bateau, pour la rejoindre. Alors on part sans dire au revoir? Fit-il plus par humour que pour la mettre plus à mal. Sans attendre quoi que ce soit, il l'enlaçait doucement, pour l'attirer contre lui. Après ce qu'ils avaient vécus tous les deux, il savait que le lien créé était spécial. Comment tu vas? Demanda-t-il doucement.

Elle pouvait pleurer, l'envoyer valser, tout, il était aussi là pour cet après, il aurait voulu le lui dire à l'hôpital, mais elle avait filée plus rapidement que lui, il n'en avait guère eu le temps.

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24th Mars 2020, 09:16
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Louisa Lorca
Louisa restait immobile. Elle était incapable de faire un pas, incapable d'avancer. Elle leva la tête vers le flic, essayant de sourire à sa question... Mais elle n'y arrivait pas. Alors que le flic l'enlaçait, Louisa n'avait n'y reculer, ni avancer. Pendant un bref instant, elle ne bougea pas. L'adolescente laissa tomber sa cigarette. Elle posa sa tête contre le torse du français et passa ses bras derrière son dos. Ce n'était plus des larmes, mais des sanglots qui la secouaient. Elle tremblait.

Louisa pleurait de peur et d'angoisse. Elle pleurait à cause de la violence. Elle pleurait car la mort l'avait frôlée. Elle pleurait parce qu'elle avait vu une femme mourir. Elle pleurait à cause de la douleur. Elle pleurait parce qu'Emily avait été brisé. Elle pleurait en ayant presque du mal à respirer. Elle pleurait. Sans s'arrêter.

L'adolescente avait les yeux qui la brûlaient. Elle serra le flic dans ses bras, fort. Elle ne voulait pas qu'il la lâche. Louisa finit par articuler difficilement "Ch'uis désolée... Désolée...". De pleurer, d'être là, de l'avoir fait sombrer avec elle. Louisa ne réfléchissait plus, le cœur déchiré par ses sentiments. Louisa crispa ses doigts sur le tissus. Elle se rattachait au flic comme à une bouée de sauvetage. Les derniers événements avaient finit de détruire la boussole morale de l'adolescente. Elle ne savait plus quoi faire, ni comment agir. Elle suivait Emily aveuglément, restant dans son ombre.

Lemoine avait été là. Il était venu lorsqu'elle l'avait appelé. Il l'avait sauvé. Il avait empêcher qu'ils ne la fassent plus souffrir. Elle chuchota "Merci... Merci d'avoir était là."Louisa se sentait faible, fragile, inutile. Elle n'était devenu qu'un poids mort, ne pouvant même plus rire ou chanter. L'adolescente n'avait jamais été intégrée à la société, et cette sensation d'être une marginale, une exclue, une paria s'était aggravée. Mais le flic avait été là. Il avait été là alors qu'elle s'était retrouvé au bord du gouffre. Il l'avait empêché de sombrer.

Louisa avait une vision du monde très négative. Elle ne croyait plus à l'humanité, plus aux valeurs comme la bonté, la générosité, le courage, l'abnégation. Mais le flic lui avait montré qu'elle se trompait. Dans l'obscurité, il y avait une lueur d'espoir. C'était dans le pire que Louisa avait pu découvrir que le meilleur existait.

L'adolescente avait fermé les yeux. Lemoine avait acquis sa confiance, mais aussi sa loyauté. Louisa se sentait en sécurité, faisant taire la peur qui la dévorait. Après un long moment, la jeune femme retrouva son calme. Elle se reposait entièrement sur le flic, épuisée par cette crise de larmes.
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24th Mars 2020, 21:52
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JB avait bien vu à la tête de Louisa, que ça n'allait clairement pas. Comment en aurait-il pu être autrement aussi? Il savait que ce qu'ils avaient vécus tous les deux, avait été extrêmement traumatisant. Si lui pouvait dire qu'il avait un peu l'habitude des situations merdiques comme celle-ci, Louisa n'avait pas son bagage, pas son expérience. C'était une jeune femme qui découvrait encore les choses, il était triste de savoir qu'elle avait dû passer par là. Il était donc prêt à tout pour lui rendre la vie plus simple, si elle était prête à ce qu'il entre dans sa vie, en tous les cas.

Pour le moment, il sentait qu'elle se collait contre lui pour l'étreindre avec force, les sanglots qui secouaient son corps étaient une autre preuve de ce qui la traversait à l'instant. Alors le flic serrait doucement la jeune femme contre lui, la tenant avec sureté sans la lâcher, lui caressant doucement le dos pour tenter de la consoler un peu, bougeant légèrement de gauche à droite pour bercer cette douleur. Il ne l'empêchait pas de pleurer, il la laissait faire, sortir tout ce qu'elle avait besoin, c'était ainsi que l'on apprenait à guérir.

- Hey, hey... tu n'as pas à l'être, rien de tout ceci n'est de ta faute, Louisa.

Il était aussi important de faire taire ce sentiment de culpabilité. Pour le coup, elle était tombée dans une histoire qui la dépassait très clairement, ce n'était pas quelque chose qu'elle avait souhaité. Jamais Lemoine ne lui mettrait quoi que ce soit sur le dos. Il avait aussi fait ses choix et il en était content. Ainsi, elle avait pu être sauvée et c'était bien cela le principal. Il continuait donc à frotter son dos lentement, geste presque paternel de soutien.

- Je t'en prie.

JB aurait presque pu dire qu'il n'aurait pas fait autrement, que c'était son job, mais n'avança rien d'autre. Il lui laissait simplement le temps. Jusqu'à sentir que le corps se détende un peu, que les doigts se décrispe sur son pull, ils étaient restés là un moment, les passants les évitaient, c'était mieux ainsi. Il prit alors les devants et toujours en la gardant d'abord contre lui.

- Les émotions ça creusent, tu trouves pas? D'un ton taquin, tout en la reculant légèrement, la tenant par les épaules, pour que le contact entre eux ne se brise pas. Un sourire amical aux lèvres. Je t'invite à manger? J'étais en train de préparer une petite entrecôte grillée. Voir si mon barbecue tient encore. Je ne pourrais pas tout manger tout seul.

Même si c'était une invitation, il espérait qu'elle accepte, il lui montrait la passerelle et l'invitait à suivre le mouvement, l'installant alors sur un des transats pour commencer.

- J'ai de la bière, si tu veux, ou autre chose?

Il s'assurait ainsi, de l'avoir un peu à l'œil, de s'occuper d'elle, de prendre soin d'elle et de voir comment il pourrait l'aider à surmonter tout ça. Son invitation à rester sur Mojo pour la journée et la nuit était en train de prendre forme, il attendait juste de voir comment la suite allait se dérouler.

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26th Mars 2020, 13:00
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Louisa Lorca
Louisa était épuisée, se reposant entièrement sur le flic. Ce déversement d'émotion l'avait vidée de toute énergie... Mais l'adolescente se sentait mieux. Lemoine n'avait pas dit grand chose, mais suffisamment pour l'aider à s'apaiser. La culpabilité était une bête informe et dangereuse pour Louisa. Elle avait l'impression de faire sombrer les gens avec elle... Et cette perception la poussait à fuir les autres, à refuser leur aide et s'abimer un peu plus. La vie de l'adolescente était à un tournant déterminant.

Ce fut Lemoine qui reprit la parole en premier, l'invitant à venir manger avec lui. Louisa n'avait pas le cœur à refuser, alors elle accepta d'une simple hochement de tête accompagné d'un merci. Au moment de traverser la passerelle, l'adolescente de se figea. Elle ne lâcha pas le flic, mettant sa main dans la sienne. Son regard balaya le fleuve, elle murmura "J'ai peur de l'eau". La Tamise était une énorme masse aqueuse, bête monstrueuse prête à dévorer les hommes. Elle releva les yeux vers le flic et expliqua "Je ne sais pas nager.". Louisa n'avait jamais appris. Il y avait bien eut des cours obligatoires de natation, mais l'adolescente les avait fuit. Les enfants savaient être cruels et Louisa en avait beaucoup souffert. C'était un concentré de mauvais souvenirs. Mais accompagnée par le flic, Louisa domina cet instinct primaire et réussit à monter sur la péniche.

Il faisait en beau, le soleil réchauffait l'adolescente. Louisa s'était installée au fonds d'un transat, et était désormais totalement au repos. Elle était épuisée, mais l'environnement et surtout la présence du flic faisaient qu'elle se sentait rassurée. Elle éprouvait une certaine sérénité. Rien ne pouvait lui arriver ici. Louisa sentait la douleur revenir, celle de sa blessure au niveau de la jambe. En ayant fuit l'hôpital et ne sachant par faire ses propres soins correctement, la plaie s'infectait de nouveau.

Louisa répondit à JB "Nan, nan, une bière c'est la meilleur chose.". Elle eut un sourire, essayant de faire un trait d'humour. Le soleil, le calme et une bière. Une description de scène de vacances. L'adolescente ne se serait jamais imaginée se retrouver ici, sur un bateau en train de boire avec une bière avec un flic. C'était surréaliste... Et pourtant, elle se sentait bien. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle avait une place ici. Louisa demanda "C'est chez toi ici ? Je veux dire, c'est ton bateau ?". Même si l'adolescente n'aimait pas l'eau, elle trouvait géniale le fait de pouvoir partir avec sa maison. Cela offrait beaucoup de liberté.
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30th Mars 2020, 21:28
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JB sentit la main de la jeune femme prendre la sienne, alors qu'il s'apprêtait à traverser la passerelle. Il la regarda avec un sourire rassurant. Elle n'était pas la première à avoir peur de l'eau et ne serait pas la dernière. Au moins, se concentrer sur ces peurs-ci, permettait d'oublier toutes les autres. C'était plus simple, et surtout que celle-ci, il savait qu'il y avait des moyens de les combattre. Plus primaire, plus instinctive. Alors que celles insidieuses qui pouvaient venir prendre cette jeune femme à cause de son traumatisme, demanderaient plus de temps. Mais il serait là pour elle, à chaque étape et ça, il se demandait si elle l'avait compris.

- Oh, t'inquiète pas, je suis là. Souriant encore. Et si tu veux, je peux t'apprendre, l'avantage, c'est que la natation, c'est comme le vélo. C'est la panique au début et puis, peu à peu, on apprend à maîtriser l'élément, ou en tous les cas, l'apprivoiser.

Son ton était tranquille et rassurant, toujours. Sans compter qu'il était on ne peut plus sérieux avec sa proposition. Si lui vivait sur un bateau, c'était bien le fait qu'il savait faire sur l'eau. Mais il avait été comme elle. Enfant des montagnes, il avait mis du temps à apprendre à apprécier l'eau dans laquelle il n'avait plus pied, l'apprentissage avait été compliqué au début, mais il avait fini par aimer l'élément.

- Alors une bière! Attrapant l'une des bouteilles mise au frais dans la glacière, il la lui tendait décapsulée. Miss. Avec un petit clin d'oeil.

Puis relevant ses manches, il attrapait le morceau de viande et le mettait sur le grill, pour commencer à le faire cuire, lentement, mais sûrement. Venant s'asseoir en bout de transat, près de celui de Louisa, tendant sa bouteille contre la sienne.

- Santé. Oui, sa langue natale ressortait parfois. Surtout pour les mots simples, qui pouvaient être compris dans n'importe quelle langue.

Lemoine se désaltéra un instant. Il lui faudrait éviter de prendre ses médicaments tout de suite. Il hocha alors de la tête à la question de son invitée.

- Ouaip, Mojo est à moi. C'est tout ce que j'ai, mais c'est tout ce dont j'ai besoin. L'observant. Et tu es la bienvenue dessus, quand bon te semble, Louisa.

Comme pour tous ses protégé.e.s, ce bateau était un royaume de paix et de sécurité. Le canapé qui se trouvait dans l'avant de la cale, en avait vu passé des gens. Tout comme les habitués, Laure, Eileen, Rylee, Zac, Marlon... son équipe, ses amis, sa famille. Tous pouvaient débarquer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et venir demander l'asile. Il l'offrait avec chaleur, c'était son coin de paradis. Et Louisa était maintenant sur la liste.

- Comment vont tes blessures? Finit-il par demander doucement.

Après tout, elle avait filé, il voulait s'assurer qu'elle se soignait correctement. Si le mental mettrait plus de temps, autant s'assurer que le physique serait guérit rapidement et correctement.

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4th Avril 2020, 21:37
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Louisa Lorca
Le flic était rassurant et calme. Louisa se sentait en sécurité. Il était là, alors elle savait qu'elle n'avait rien à craindre. Pour ce qui était de la natation, Louisa ne s'imaginait pas apprendre à nager un jour. Cela n'avait aucun intérêt direct et lui demanderai beaucoup d'investissement... Ce n'était clairement pas dans ses priorités. Louisa ne se projetait pas dans l'avenir, essayant juste de s'assurer que demain puisse exister. Elle ne s'imaginait pas dans quelques mois, dans un an ou même plus tard. L'adolescente était uniquement encrée dans le présent. L'avenir n'avait pas de place dans l'esprit de la jeune femme.

Lemoine donna une bière à Louisa. L'adolescente était installée dans un des transats, au repos. Elle était épuisée. Avec le soleil et cette sensation de sécurité, elle pourrait presque s'endormir. Louisa regardait le français s'activer, mettant une belle tranche de viande à cuire, puis l'homme finit lui aussi par s'asseoir. Louisa tendit elle aussi sa bouteille et répéta un peu maladroitement "santé" du flic. Elle commença sa bière, tranquillement, appréciant juste le moment. Après avoir posé la question sur le Mojo, Louisa resta silencieuse, n'ayant rien à dire de particulier. L'adolescente profitait de l'instant présent. Les moments de tranquillités étaient rares et précieux... Et elle ne savait pas dans combien de temps elle pourrait de nouveau en profiter.

Ce que disait le flic était simple et pourtant si important. Ce n'était pas une offre vide. C'était une porte de sortie. Louisa savait qu'elle pouvait désormais venir se réfugier ici, venir y dormir. En ces temps difficile, c'était une information pesant son kilo d'or. Elle répondit simplement "Merci.". Il était très probable qu'elle revienne ici.

Lemoine avait réussi à construire sa vie, à avoir quelque chose à lui. Il avait un chez-lui. C'était un rêve pour Louisa, avoir un chez-soit, un endroit où elle pourrait se sentir en sécurité. Un truc qui ne disparait pas dans le temps. Un point de repère, quelque chose de fixe. Les gens finissaient toujours pas disparaître de sa vie... Alors qu'elle avait besoin d'eux.

A la question du flic, Louisa leva les épaules, puis répondit lentement "C'est... Pas terrible.". Elle se redressa, posant ses deux pieds fermement sur le sol. L'adolescente posa sa bière, puis montra ses poignets. Il y avait encore la trace des liens, fines blessures qui finiraient pas disparaître. "J'espère que ça va partir.". Elle passa ses doigts dessus, repensant aux évènements... Elle releva les yeux vers Lemoine. Ce n'était pas une blessure que lui avait fait directement les Albanais. C'était elle qui avait chercher à s'échapper à s'en faire mal. Louisa baissa les yeux. Elle avait la gorge serrée. Ce n'était que superficiel et pourtant... C'était dans la tête que ça faisait mal. Cela lui rappelait à quel point elle avait été incapable de se protéger et se maitriser. Elle avait été la proie.

Louisa n'avait plus de larme pour pleurer. Elle ramena ses bras sur elle même, comme pour se rassurer, se protéger. Louisa se baissa un peu en avant, se recroquevillant sur elle-même, le regard tourné sur le sol. Elle avait du mal à parler, la gorge serrée par l'émotion. Elle ramena sa main droite sur sa nuque. "Là, ça... se voit toujours.". Et cela se verrait encore à l'avenir. Une cicatrice était en train de naitre. Elle murmura "Je... Ils... Ils m'ont marqué.". Cette constatation était terrible. Un sanglot sec secoua l'adolescente. Louisa n'avait pas été torturé, n'avait pas été violé, mais ce jour-là, ils lui avaient pris quelque chose. Louisa se sentait agressée au plus profond d'elle-même. Ils avaient voulu prendre son corps, la marchander, l'utiliser. Elle se sentait dépossédé et avait besoin de se retrouver elle-même.

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10th Avril 2020, 22:18
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Puisque Louisa ne réagissait pas plus que cela à sa proposition de lui faire des cours de natation, JB n'insistait pas. Ne souhaitant pas la mettre mal à l'aise ou autre. Mais peut-être qu'il reviendrait dessus. Un moyen comme un autre de faire faire quelque chose à cette jeune femme, qui n'était pas si prise de tête que cela. Quand on se faisait confiance. Et pouvoir lui donner une occasion de se concentrer sur quelque chose qui n'avait rien avoir avec son quotidien.

Même s'il ne le montrait pas trop, Lemoine était très attentif à tous les signes que pouvaient lui transmettre cette jeune femme. Il avait envie qu'elle aille mieux, que cette sale histoire finisse derrière elle et qu'elle puisse l'oublier au mieux. Il estimait qu'elle n'avait pas à vivre avec ça jusqu'à la fin de ses jours. Les choses s'étaient bien terminées pour eux, il fallait que ça continue dans ce sens. Alors il prendrait son temps, il ferait tout pour elle, à commencer par maintenant. Lui offrir à boire, lui faire à manger, montrer qu'elle pouvait compter réellement sur lui, qu'il ne l'abandonnerait pas. Sans doute jamais, maintenant.

Un petit sourire marquait ses traits à son remerciement, signe que pour lui, c'était normal et qu'il espérait bien la voir venir squatter son canapé. Dès qu'elle ne saurait pas où aller. Que cet endroit soit ce point de sauvegarde et de sécurité dont tout le monde avait besoin. Concentré un instant sur sa viande, il ne voyait pas qu'elle pouvait être un peu perdue dans ses réflexions, mais il fallait aussi qu'il la laisse respirer, s'il commençait à se montrer trop au taquet, elle risquait de le fuir et ce n’était clairement pas ce qu'il souhaitait. Au contraire, il fallait qu'avec lui, elle se sente totalement en sécurité.

Ils passaient aux choses moins drôles, silencieux, il l'observait lui montrer ses blessures, doucement, il lui prenait une main pour voir les marques sur les poignets. Elle avait tiré fort. Il avait eu ça une fois.

- Ça va partir. Fit-il avec assurance. Ce n'était pas assez profond pour que cela reste. Sa paume de main venait sur l'une des marques pour la cacher, il savait bien que ce n'était pas que physique le mal, il serait là pour l'aider aussi à ce niveau, si elle le laissait faire bien entendu.

En la voyant se recroquevillée ainsi, le français changeait de place, la bière posée au sol, il venait s'asseoir à côté de Louisa, pour lui passer doucement un bras par-dessus les épaules et la garder ainsi près de lui, une épaule solide sur laquelle se tenir.

- Ils ont essayé Louisa, mais ils n'ont pas réussi... ce n'est pas cette petite marque qui doit te faire croire que c'est le cas. C'est plutôt une façon de se rappeler qu'ils n'y sont pas arrivés, que tu t'es battue, aussi. Lui frottant l'épaule. Ça deviendra une force... d'un ton tranquille. Tu verras. Tu vas t'en sortir, t'es forte Louisa. Marquant un petit temps, parce que JB se doutait qu'elle ne le croirait pas, mais il le pensait, après tout, elle ne s'était pas non plus totalement effondrée face aux Albanais, elle avait voulu s'en sortir, c'était une marque de force en soi, même si c'était l'instinct de survie qui avait parlé. C'était pour lui, la même chose. Et ta jambe? Elle aussi s'était pris une balle perdue. Tu veux que je jette un coup d'oeil sur tes pansements?

Que ce soit à la nuque ou à la jambe, il pouvait bien faire l'infirmier.

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Jean-Batiste avait beau le dire, Louisa ne se sentait pas forte. Ces événements l'avaient fragilisés, autant physiquement que moralement. Elle posa sa tête contre l'épaule du flic, se reposant sur lui. Il était là, encore une fois. Sa présence la rassurait, laissant mourir ses sanglots secs. Elle avait confiance en lui. Louisa n'avait plus de boussole morale, ne savait plus quoi faire, mais le flic était devenu un important point de repère dans sa vie... Mais elle ne savait pas pour combien de temps. Les gens finissaient toujours par disparaître. Emily avait finit par revenir... Mais dans quel état ?

La tête posée contre l'épaule du flic, elle expliqua "Ch'ais pas...". Louisa n'y croyait pas. Elle avait une vision pessimiste du monde. Et même si elle avait pu voir que le meilleur existait, c'était minoritaire. L'adolescente ne se pensait pas avoir un avenir, ayant simplement l'impression qu'elle ne faisait que s'enfoncer. Les gens comme elle mourraient jeunes. C'était comme ça. "Je ne fais que tomber.... A chaque fois que j'ai l'impression que ça se stabilise... Je retombe." Louisa avait quitté le foyer, maintenant elle squattait. Auparavant, l'adolescente arrivait à se projeter en semaine, désormais c'était en journée. "Je suis fatiguée de tout ça...". Toujours à être agressive, à se méfier de tout et de tout le monde, mais aussi de gérer ses propres problèmes. Louisa n'avait pas de parents pour la protéger, la secouer et être là tout simplement. Elle devait toujours réussir à s'en sortir par elle-même. Elle était fatiguée au tant physiquement que mentalement. L'adolescente expliqua "Un jour, je prendrai le train pour partir le plus loin... Genre, je'sais pas vers où, mais loin de Londres." Un allé sans retour, une fuite plus qu'un voyage.

Alors que le flic proposait de jeter un coup d'oeil à ses pansements, Louisa répondit d'un ton las "Ouais...". Elle avoua "Je ne sais pas comment m'en occuper.". L'adolescente n'avait pas forcément ce qu'il fallait non plus. Elle avait filer sans prendre de médicament ou d'élément de rechange. Pour ce qui était de sa nuque, le pansement était facilement accessible, il suffisait qu'elle déplace sa masse ce cheveux blond. Au niveau de sa jambe, elle prit le temps de relever son pantalon, le tissue remontant jusqu'à la cuisse. Louisa était du genre fluette, un peu trop maigre peut-être. Le pansement n'avait pas été changé depuis son départ de l'hôpital. L'adolescente ne l'avait pas touché et avait avait fait attention à ce qu'il ne prenne pas l'eau. Louisa avait mal, c'était le genre de douleur lancinante qui ne disparaissait pas. Quand à la blessure, la peau avait rougit, signe qu'elle s'infectait de nouveau.

Avant que le flic ne fasse quoi que ce soit, Louisa lui attrapa le bras. Elle hésita, puis demanda d'une voix fragile "Jean-Baptiste... Est-ce que tu peux me promettre de ne pas partir ? Je veux dire ne pas me laisser tomber ? Même après... même dans longtemps, même dans un an ou deux... Genre, juste de ne pas disparaître.". Louisa avait besoin de repère. Emily faisait partie de ces personnes et l'adolescente était prête à accepter n'importe quoi pour qu'elle reste dans sa vie. Même si cela devait l'abimer. Louisa avait tellement besoin des autres qu'elle se perdait dans ce genre de relation.
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18th Avril 2020, 20:23
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Jean-Baptiste Lemoine
Lueur
JB savait que la guérison ne se ferait pas dans la minute. Mais s'il y avait des gens autour de Louisa, elle se ferait dans de bonnes conditions. Il lui caressait doucement le bras, sentant qu'à son contact elle se calmait gentiment, à nouveau. Il comprenait qu'il serait nécessaire à cette guérison et serait donc là pour elle, dès qu'elle en aurait besoin. Il l'écoutait avec attention et patience, ce n'était clairement pas évident pour cette jeune femme de se rendre compte que tout ce qu'elle disait, montrait aussi sa force. Quand on était dans le noir, on l'était jusqu'au cou. Le temps ferait venir cette lueur.

- Tu tombes, certes, mais tu t'es relevée à chaque fois. Et ça, c'est une preuve. Il faudra du temps, mais tu verras, un jour, tu n'y penseras plus avec autant d'insistance. Ça passera. Parce que ça finissait par passer. Je comprends Louisa. La fatigue, elle aussi, finirait par se défaire. Ce n'est pas en fuyant Londres que tu laisseras tes problèmes ici. En général, ils suivent, qu'importe où on va. Ce qui est important, c'est de réussir à leur faire face. De les régler ou de vivre avec. Une fois ça, fait, tu pourras aller où tu veux, avec l'esprit plus en paix.

Il parlait en connaissance de cause. Rien ne faisait disparaître les soucis d'un claquement de doigt. Partir permettait de les oublier, un temps, oui, mais juste un temps. Ils revenaient, avec plus de force, plus pernicieux qu'avant. Et donnait finalement cette impression de ne jamais pouvoir en sortir. C'était tout aussi compliqué de prendre ses problèmes à bras le corps et tenter de les régler, mais elle ne serait pas seule pour le faire.

Louisa acceptait son aide pour ses pansements. Parfait, il pourrait ainsi voir ce que cela donnait. Il craignait qu'elle n'en prenne pas totalement bien soin, ce qu'elle confirma en lui disant qu'elle ne savait pas comment s'en occuper.

- Je vais regarder ça et t'expliquer comment on s'y prend. Avec un petit sourire, alors qu'il faisait un mouvement pour se lever, elle le retenait au bras.

Lemoine resta alors assis à ses côtés, tout en la fixant. Sa demande le touchait, il voyait à quel point elle avait besoin de repère, de gens sur qui compter. Il lui prit doucement les mains et remis son sourire aux lèvres.

- Je te le promets Louisa. Avec sincérité. Ce n'était de toutes les façons pas son genre d'abandonner ceux de sa meute. Il lui déposa un doux baiser sur le front, paternel. Je ne te laisserai jamais tomber. Une promesse qu'il tiendrait jusqu'au bout. Il se redressait alors. Maintenant profite un peu de la bière, je vais chercher de quoi m'occuper de ces blessures.

Il descendait alors les escaliers qui menaient à la cale aménagée du bateau, pour prendre sa trousse de soin. Habitué des blessés, il avait tout ce qu'il fallait. Remontant avec son bien, il posait la trousse sur la table et sortait tout ce qui lui serait utile aux soins de la jeune femme. Il regarda d'abord la coupure à la nuque. Il appliqua alors crème et nouveau pansement avec délicatesse, puis s'installa face à elle, pour gérer la jambe, qui semblait en moins bon état. La couleur de la peau lui tira une petite moue.

- Tu devrais faire attention, ça peut vite s'infecter ces saletés. Pansement usé retiré. Les points avaient tenus, c'était déjà ça. Il attrapa de quoi désinfecté à nouveau la plaie. Ça risque de piquer. Puis s'appliqua, comme sur la nuque, à faire les soins correctement. Tu sais, tu peux dormir ici ce soir, on se rend pas compte à quel point c'est agréable de dormir sur l'eau avant de l'avoir testé. Levant un instant les yeux sur elle, il se disait qu'elle avait besoin d'un vrai repos. De dormir dans un endroit où elle se sentirait vraiment en sécurité. Il ne posait guère de question sur où elle pouvait se trouver maintenant, mais il n'était pas dupe non plus. Et si tu veux, tu peux passer tous les jours un moment ici, comme ça je m'occupe un peu sérieusement de tes blessures et comme ça, on évite l'hôpital. Avec un petit air complice. Qu'est-ce que t'en dis?

*En français dans le texte
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19th Avril 2020, 10:30
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Louisa Lorca
Le côté rationnel de Louisa ne pensait pas que le flic disait juste. Le monde était moche, pourri jusqu'à la moile. Les hommes étaient violents et menteurs, les femmes manipulatrice et destructrices. On avait beau se draper de beaux sentiments, d'une belle morale, il n'y avait rien à sauver. Un voile noire s'était posé sur l'humanité, comme le smog qui étouffait les plus fragiles. Il n'y avait que des bourreau et des victimes. Parfois, on pouvait attraper des moments volés comme des éclats de rire. Mais les choses ne s'arrangeraient jamais. Le sang et les larmes étaient indélibiles, au tant de marques et cicactrices qui ne s'effaceraient pas. Louisa avait besoin de croire que les choses pouvaient s'arranger ou au moins faire semblant... De donner un sens à l'absurdité de sa vie juste pour continuer de se battre une heure, un jour, une semaine de plus.

Ce n'était qu'une promesse. Mais elle n'était pas comme les autres. Lemoine l'avait montré auparavant, il avait promis d'être là et il l'avait été. Il ne fallait pas qu'il la lâche. Louisa était maintenant à un point de rupture, à un tournant de sa vie. Louisa avait du mal à donner sa confiance, à laisser les gens entrer dans sa vie de façon importante. Mais elle l'avait laissé cette place à Lemoine. S'il disparaissait, de façon volontaire ou non, alors Louisa risquait de totalement se pétrifier... De casser tous ses liens avec l'extérieur et se perdre définitivement. Le flic avait les bons gestes, comblant un absence. Il était là et c'était tout ce qui comptait.

Louisa resta seule quelques instant, posant sa respiration et laissant le soleil la réchauffer. Elle se savait être dans un endroit privilégier, en sécurité, son esprit cherchait le repos. Elle attrapa la bière et finit par en prendre une gorgée. C'était un objet commun dans sa vie, tout comme les cigarettes. C'était rassurant. Louisa avait failli sombrer dans les autres drogues, en particulier avec Craig, où elle avait été autant accro à lui qu'à ce qu'il vendait. Emily l'en avait sorti avant que le point de non retour ne soit atteint.

L'adolescente dégagea sa nuque, laissant sa tignasse blonde tomber sur le côté. Elle avait les yeux fermés, ayant totalement confiance dans le flic. Puis quand le flic se posa devant elle, Louisa le regarda faire, essayant aussi d'apprendre. Elle voyait bien que ça n'allait pas. "J'essaie...". Tout comme elle essayait de s'en sortir. Mais elle avait beau faire, cela ne fonctionnait pas. Louisa resta silencieuse, sentant les piquotement, mais surtout la douleur irradier de façon plus forte. L'adolescente ne se plaignait pas, grimaçant juste par moment. Devant la proposition du flic, Louisa répondit par un sourire triste. "J'essaierai de passer... Tout les jours ou presque.". Elle laissa son regard glisser sur la blessure, ne souhaitant pas croiser les yeux du flic "Après faut pas que je traine. Emily, elle va s'inquiéter." Louisa expliqua plus clairement "Elle veut pas que je sois là et après, ça va l'énerver.". Louisa n'avait pas envie de s'y confronter, mais elle l'excusait. C'était son amie, un point de repère. Elle ne la laisserai pas, à moins de sombrer avec elle. "Elle va pas bien du tout.". Emily était complétement cassée. La rousse n'était plus la même. Les albanais lui avait pris, lui avait arracher quelque chose... Elle se consumait dans la haine. Louisa était soulagée de pouvoir en parler à une personne de confiance. Elle avait peur. Emily allait vraiment mal. "Si elle apprenait que j'suis là, elle essaierait de te casser la gueule...". Louisa soupira, repensant à Sean mais aussi à l'avocat. "Elle agresse tout le monde.". L'adolescente sortit l'objet qui lui servait de téléphone portable, regardant ses messages "Tu vois, elle s'inquiète pour moi...". Emily lui demandait où elle était et ce qu'elle faisait. Louisa soupira, mais envoya rapidement un texto disant que tout allait bien. L'adolescente expliqua d'un ton plus bas "J'ai peur qu'elle fasse des conneries...".
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19th Avril 2020, 14:54
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Jean-Baptiste Lemoine
Lueur
JB prenait son temps pour soigner la blessure. Il ne fallait pas que cela s'infecte, les complications pourraient finir par être plus que problématiques. Il sentait aussi, que sa proposition allait être refusée. Il écoutait en silence les explications du pourquoi de la jeune femme. Elle lui donnait cette impression, quelque peu désagréable quand même, d'être sous la coupe de quelqu'un à réagir ainsi avec son amie. Il pouvait comprendre les traumatismes, les peurs, mais il n'appréciait pas le fait de voir la liberté de cette demoiselle être compromise par une autre. Ce genre de relation pouvait parfaitement devenir toxique, voir même dangereuse. Pourtant, il lui fallait avancer avec lenteur sur ce terrain, pour ne pas braquer Louisa et risquer de perdre ce lien qu'il créait avec elle.

- Mmm.. tu sais, Emily est aussi la bienvenue ici. Peut-être que ça vous ferait du bien à toutes les deux. Tu veux pas l'inviter?

Après tout, cette demoiselle était tout aussi en détresse que Louisa. Pourquoi ne pas aider les deux? Si cela pouvait l'apaiser aussi un peu. Et leur permettre, à chacune, de pouvoir reprendre confiance, mieux se reconstruire, sans avoir l'impression d'être abandonnées par tous.

- Oh, si elle a besoin de se battre, on peut, hein. Avec un léger sourire, il ne se moquait pas du tout. Mais vu sa carrure, il doutait qu'Emily puisse vraiment lui faire du mal, par contre, cela pourrait permettre de faire sortir un peu la colère. Faire un peu de boxe, ou qu'importe, j'ai même un punching-ball, plutôt que de vouloir me casser la gueule.

Il devrait en parler avec Rylee, parce qu'elle avait ce lien avec ce club de boxe qui s'occupait des jeunes à problème. Emily et Louison, pourraient y trouver quelque chose. Un club de ce genre, ça créait des liens, une sorte de nouvelle famille, tout en se dépensant, en faisant sortir la rage. En oubliant tout le reste.

Lemoine regarda un instant la jeune femme avec son portable. Sentant cette détresse. Comment pouvait-elle s'en sortir, si son amie était ainsi? Lui voulait l'aider, d'une façon ou d'une autre. Sans pour autant forcer. L'armure de Lorca pourrait revenir en force et ce n'était pas ce qu'il voulait. Il terminait alors de doucement refaire le pansement.

- Je peux lui parler aussi, elle a sans doute besoin de quelqu'un qui l'écoute, comme toi. Tu crois pas? L'observant, sans bouger de sa position. Entre nous, Louisa, si Emily n'avait pas de problème à te savoir ici, est-ce que tu accepterais ma proposition d'hébergement?

Si la réponse devenait positive, notre flic ferait en sorte que sa protégée puisse dormir en paix ce soir. Les problèmes avaient toujours des solutions et le français ne voyait pas pourquoi il n'en trouverait pas pour ces deux jeunes femmes. Elles avaient été suffisamment oubliées par le système, il était temps de réparer cela.

*En français dans le texte
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25th Avril 2020, 11:11
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Louisa Lorca
Louisa était attentive, écoutant le flic répondre. L'adolescente secoua la tête "Non... Enfin je veux bien essayer... Mais elle va refuser et j'ai peur que ça se passe mal après..." Elle laissa son regard glisser sur le sol, elle soupira "Tu comprends pas.". Et comment pourrait-il comprendre ? C'était impossible. Emily avait tellement souffert... Elle était devenue étrangère à elle-même et Louisa ne la comprenait plus par moment. Mais c'était son amie et elle ne la laisserait pas. Emily avait toujours été là pour elle, évitant qu'elle ne sombre complétement. C'était désormais à Louisa de jouer ce rôle.

Le flic ne comprenait pas. L'adolescente n'avait pas envie de les voir se battre, surtout que si le flic était en capacité de retenir ses coups, ce n'était pas le as d'Emily. Louisa la comprenait, quand on avait mal, on avait envie de faire mal aux autres. La rousse était dans ce cas. L'objectif n'était pas de décharger de la violence ou de l'agressivité, mais de blesser l'adversaire. Et ça, ce n'était pas possible avec un sac de sable.

Devant la dernière question du flic, Louisa resta quelques instants silencieuses. L'adolescente avait l'impression qu'il allait la piéger. Elle affirma "Emily, c'est mon amie, ma pote de foyer, je la laisserai pas. Je resterai avec elle, quoi qu'il arrive". L'adolescente n'avait pas eut beaucoup de personne sur qui compter dans sa vie, et Emily en faisait partie. Elle ne l'abandonnerai pas. L'adolescente serait prête à tout pour elle. Il n'y avait pas de réel limite... Et Louisa avait intégré depuis longtemps la violence dans ses relations. Elle ne percevait pas les problèmes que ça pouvait engendrer, ni que c'était anormal. Louisa expliqua "Elle a été là pour moi, toujours. Elle m'a protégé... Genre, quand il y avait personne, elle était là. Maintenant, je vais lui rendre la pareil.". Louisa s'occupait d'elle, ou du moins faisait au mieux pour que ça se passe bien.

Sur la défensive, l'adolescente continua "Elle acceptera jamais. T'es un mec, rien que ça, c'est pas possible.". Le flic avait envie d'aider, mais il y avait des problèmes pour lesquels Louisa ne voyait pas de solution. D'un ton plus bas, elle donna des explications "Avant... Avant, Emily avait déjà du mal avec les mecs... Mais depuis...". Elle soupira, Louisa avait mal pour son amie "Elle va tellement mal... Elle est complétement... cassée." Au final, Louisa avait peu souffert comparait à elle. C'était à la blonde de se montrait forte pour elles deux et pourtant c'était Emily qui gérait encore la situation. Louisa ne savait pas quoi faire. Il n'y avait peut-être pas de solution.
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29th Avril 2020, 20:22
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Jean-Baptiste Lemoine
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- Pourquoi ça finirait mal?

JB était prêt à écouter, à tenter de comprendre. Il voulait surtout que Louisa se sente un peu chez elle, chez lui. Qu'elle ait un havre de paix où son esprit pourrait trouver du repos et que les blessures, quelles qu'elles soient, guérissent. Doucement, mais sûrement. Et sans doute qu'Emily en avait besoin aussi.

Il pouvait ne pas tout comprendre tout de suite, en effet, mais si on prenait le temps de lui expliquer, peut-être que les choses changeraient. Et quelque part, il savait qu'il comprenait un peu. Vu ce que ces jeunes femmes avaient traversé, il était normal qu'elles ne fassent confiance à personne, à part elles-mêmes. Surtout quand on a été abandonné, comme elles l'ont été longtemps. Lui tendait une main sûre, il voulait juste que son interlocutrice la prenne et ne le lâche plus.

Le français voyait bien que l'humour qu'il tentait de glisser dans ses paroles ne prenaient pas. Il voyait bien que Louisa était plus inquiète, qu'elle estimait qu'en effet, il ne pouvait pas comprendre les problématiques. Alors notre homme n'insistait pas. Il redevenait un peu sérieux. Sa question était sérieuse, pas pour la mettre au pied du mur, mais pour lui montrer qu'en sa présence à lui, elle avait le droit de penser un peu à elle. La réponse ne manqua pas d'arriver, plus sur la défensive, la jeune femme lui faisait comprendre que son amie était tout pour elle. Il comprenait, il comprenait très bien même. Nos deux protagonistes étaient sur la même longueur d'onde, peut-être étaient-ils fait du même bois. Quand quelqu'un entrait sérieusement dans leur cercle, ils étaient prêts à tout. La protection des leurs avant leur propre personne.

- Tu as raison de vouloir l'aider et la protéger Louisa. L'observant, parlant d'une voix calme et tranquille. Mais si toi tu ne vas pas bien, comment pourras-tu le faire correctement pour Emily? Je ne t'impose rien Louisa, je ne veux pas te piéger, j'espère que tu le sais. Je veux juste t'aider.

Il était important qu'elle entende ces mots. Il respecterait ses choix. Bien entendu. Ce n'était pas dans son intérêt à elle ou lui, qu'il la bloque et l'oblige à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas.

- Mmm... son interlocutrice semblait tellement sûre d'elle concernant son amie, qu'il voyait mal comment la faire changer d'avis. Essaie quand même... oui, ils n'avaient rien à perdre à le faire. Dis-lui qu'elle aura droit à dormir en sécurité, prendre une douche sans qu'on l'emmerde et le plus important de tout, de la bouffe gratuite! Parfois ça marche. Avec un léger sourire, il n'arrivait pas à s'empêcher de tenter de détendre l'atmosphère.

Lemoine sentait la détresse de cette jeune femme, de l'inquiétude qui la rongeait concernant son amie.

- Elle a besoin d'aide, est-ce que tu crois qu'elle en accepterait, si elle venait d'une femme?

Le flic avait ses contacts, dans le social aussi, il connaissait quelques personnes, quelques noms, qu'il pourrait peut-être transmettre. S'il pouvait aider Emily, d'une façon ou d'une autre et de part ce fait, Louisa. Alors il mettrait tout en œuvre pour le faire.

*En français dans le texte
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18th Mai 2020, 22:32
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Louisa Lorca
Louisa avait besoin qu'on lui répète, qu'on lui dise qu'elle était en sécurité, qu'elle était écoutée et qu'il n'y avait pas de piège. Elle écoutait le flic avec attention. Il était là, toujours présent. JB prenait soin d'elle. Il n'y avait pas d'arrière pensée. C'était tellement rare... Louisa était fatiguée de cette vie. A toujours devoir se tenir droite, sans pouvoir se reposer. Mais maintenant, cela allait peut-être changer.

L'adolescente eut un sourire devant l'évocation de la bouffe gratuite, se détendant un peu. Elle aurait du mal à rire, mais à retrouver le sourire par moment, oui. Elle répondit "Je vais essayer de lui en parler... Mais je ne promet rien.". Louisa avait un peur de la réaction d'Emily, mais elle allait faire l'effort. L'enjeu était important. La blonde était fatiguée, mais surtout cela permettrait peut-être à Emily d'aller mieux. C'était là le plus important.

Louisa répondit à la dernière proposition du flic "Je ne suis pas certaine qu'elle accepterai à 100%, mais ça aiderait. C'est sûre." Clairement, Emily n'aimait pas les hommes. Les choses s'étaient empirés dernièrement, mais cela avait toujours était comme ça. Cela avait en partie déteint sur Louisa.

La blonde resta silencieuse quelques instants, alors que JB avait terminé de refaire les pansements, elle attrapa sa bière et commenta "En fait, c'est p'être étrange ce que je vais dire... Mais je crois que j'ai de la chance.". La vie avait été terrible. Louisa avait beaucoup d’ennuis. Mais au final, à l'instant T, beaucoup de personne rêveraient d'être à sa place à boire un bière au soleil. Elle regarda le flic "Merci.". Louisa restait pessimiste, mais cela ne signifiait pas qu'elle arrêtait de se battre. Son univers semblait noire d'encre, mais elle se rattachait à toutes les avancées. En réalité, la jeune femme ne demandait pas grande chose : la sécurité, le respect de ses besoins primaires et d'être aimée. Louisa ne recherchait pas le grand amour, elle n'y croyait pas d'ailleurs, mais l'amour d'une famille et d'ami. Des éléments qui lui avaient manqués. Elle regarda JB, réfléchissant un peu plus. Louisa ne pensait qu'à elle, mais au final, elle ne connaissait pas grand chose du flic. Elle demanda "Tu vis tout seul ?". C'était le genre de chose à savoir. Et au final, le logement du français ne ressemblait pas du tout à ce qu'aurai pu imaginer l'adolescente. Pas d'enfant, pas de chien en vue.
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4th Juin 2020, 23:08
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