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Dying, don’t you know I’m trying ? | ft. Zac Sanders
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Siobhan Oswell
Zac
Lun. 06 mars. 2020


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Siobhan Hey J'sais qu'il est tard mais... on peu s'voir stp ? J'suis dans le parc de Redbrige.00:50




I’ll watch you
beg
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     Les étoiles. Ces étoiles hautes dans le ciel, elles brillent de mille feux. Elles illuminent avec peine le restant de lueur qui se bat au tréfonds d'une âme perturbée. Le vent frais chatouille le visage et disparaît. Un râle, un souffle qui s'échappe sans y parvenir. Il se coince, tordant la cage. Les membres se crispent et les souvenirs frappent l'encéphale. Tu as mal Siobhan. Tu souffres. Tu rages. Tu hurles, mais personne ne t'entend. Les mots ne sortent sans aucun son. Ton palpitant pompe avec force, l'implosion est proche. Bien plus proche que tu ne puisses l'envisager. Il s'alourdit, s'assombrit d'émotion détestable. Il a crié à l'aide, mais tu l'as laissé se noyer parmi ta peine.

Tu as honte.

Tu as honte de toi. De lui. De nous. D'eux. De tous ceux qui ont été là, si proche et si loin à la fois. Qui t'ont regardé tomber à la dérive sans même parvenir à te sauver.

    Les étoiles. Ces étoiles hautes dans le ciel, elles brillent de mille feux. Et toi tu attends dans le parc de Londres, assise seule sur un banc, et tu te demandes ; est-ce qu’il viendra ? Et si on te voyait comme ça ? Tu en as encore sur le bout du doigt. Tu en as encore sur le bout de ton nez. Cette poudre-là. Efface-là. Les larmes au bord des lèvres. Mordant les lippes avec rancœur. Tu te souviens de cette douleur. Elle est encore là, prête à t'arracher les poumons. Prête à te faire vociférer les entrailles. Prête à te détruire comme jamais. À te laisse mourir comme jamais. Tu voulais l’oublier, tu avais besoin de l’oublier.

Tu te lèves avec hâte, comptant les minutes, les secondes, les centièmes qui s’écoulent avec lenteur. Attendant sans certitude. Tu as besoin qu’il vienne, il faut qu’il vienne, il est pareil. C’est la même galère. C’est la même rengaine. Vous êtes similaire ou vous êtes différente. Lui il te comprend. Y’a le bruissement des feuilles au loin, y’a le craquement des arbres pas loin, y’a peut-être un lapin dans le coin. Toi t’es toute seule alors que minuit à déjà sonné depuis lustres. Peut-être suicidaire à vouloir traîner dans les environs, mais c’est le plus simple, c’est tranquille. C’est libre. C’est calme, trop calme. Tu psychotes. Tu souffles, une main sur ta poitrine. Il bat à la chamade. Un compte à rebours avant que tu ne craques. Un compte à rebours avant que tu ne claques.

Ça remonte lentement. C'est là. Juste au bord.

Tu te souviens comment t'en es arrivé là ? Tu te souviens pourquoi t'en es là ? T'as un souvenir vague, brisé. Tadgh. Ton frère. Ton ainé. T'en avais besoin. Tes remord ont poussés, ils ont voulu te forcer à parler. Tu voulais parler. Tu voulais te confier. À lui et seulement à lui. Mais il t'a fermé la porte au nez. Parce qu'il n'avait pas le temps. Parce qu'il avait plus urgent. Ça t’a blessée. Tu as menti à Llewyn comme tu le fais toujours. Comme tu le fais à chaque fois qu'elle t'énerve. Quand elle le mérite. T'es censé être chez une amie et te voilà presque vide à vomir derrière le banc. C’est du propre. Mais tu te sens mieux non ? Ça fait bien. Tu respires enfin.

Cet air pur qui parcourt soudainement tes poumons. C’est agréable. Inspire. Expire. Il va venir.

Du revers de la main les lèvres sont essuyées. Tu reprends le contrôle avec violence. T’avance jusqu’au banc suivant. Il est encore propre. Et t’attend. Téléphone entre les doigts tu veux le sentir vibrer. Tu veux voir son nom s’affiché.

Il dira oui, n’est-ce pas ?

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7th Avril 2020, 00:42
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Zac Sanders

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Dying, don’t you know I’m trying ?
Siobhan & Zac

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Sanders se trouve dans le salon de la maisonnette.
Là où il vient de reprendre ses quartiers. Une semaine à peine qu’il loge de nouveau sous le même toit que Matthew et Megera. Non pas comme un félin de passage. Mais comme un colocataire à plein temps. Une décision prise à deux. Suite à plusieurs conversations plus ou moins simples. Plus ou moins calmes.
Sevré de corps, mais pas d’esprit Zac a fait de son mieux pour maintenir les premiers termes d’une Armistice conjugale. Il préfère être ici, avec le petit, que de rejoindre ses parents au pays. L’Inde est le refuge de l’enfance. La terre sacrée de l’innocence. Il ne peut y aller dans son état. C’est à Londres qu’il a tout ce qui fait sa vie.

Il est étendu sur le canapé central. Posé devant l’écran muet de la télévision. Il attend que le sommeil se décide à donner un coup de massue sur sa nuque. Le cycle de sommeil est rompu. Tordu par la maladie de chair. Il ne dort que peu et mal. Puisqu’il ne veut plus combler le vide avec la drogue Junior d’abruti devant les émissions.
Cette étape du sevrage peut-être longue. Chose qu’il sait déjà. Aussi prend t-il tout son Mal en patience.

Zac m’a parlé de toi Siobhan. C’était un peu après que je sois libérée. Je me souviens qu’il avait des termes bienveillants, respectueux. Comme quand il parle d’Amber. Il m’a dit qu’il ne savait rien de toi. Mais, qu’il voyait dans tes yeux ce qu’il ressentait au fond de lui. Un grand vide, sans fond, voir et pernicieux. Le vide que laisse la souffrance.
Il m’a dit qu’il avait peur pour toi aussi.


-“Meg... “ Il pousse lentement la porte qui grince dès qu’elle est sur 35° de rotation. Un jour, il faudra qu’il s’occupe de cette porte. Il se le dit, tout en se fondant dans les ombres de la chambre, pour rejoindre la femme endormie dans le lit. Il effleure son bras et murmure qu’il s’éclipse pour aller aider quelqu’un. Sanders ne donne pas de détail. Meg poserait des questions. Or il sait que dans ce genre de cas, chaque minute est une éternité infernale.

Trop tôt encore pour envisager de se déplacer en moto. Junior prend la voiture de sa femme. Il enclenche la première pour s’échapper du quartier résidentiel. Il appuie sur l’accélérateur dès qu’il n’est plus à portée de vue.
La ville est calme. Les rues sont vides. Junior éprouve un plaisir secret à rouler ainsi dans la nuit. S’il avait pu il aurait fait un long détour pour s’abreuver de ce moment de liberté. Mais, il reste fixé sur l’objectif. Il sait dans quel état sera Sio. La Tentation sera présente dès qu’il croisera ses yeux dilatés. La peur lui mord les entrailles rien que d’imaginer sa propre faiblesse.

Il attrape le sac-à-dos dans lequel il a rapidement fourrer le minimum de survie. Il le balance sur son épaule et grogne de douleur. La blessure est encore entrain de cicatriser. Dans le monde de douleurs Junior oublie parfois la balle qui l’a mis au tapis.
Après une grande inspiration, le flic entre dans le parc. Il scrute les bancs pour retrouver les cheveux de feu de l’Irlandaise. Quand il voit sa silhouette rétractée autour du téléphone, il sait. Il s’arme mentalement. Il bloque son visage sur une expression de façade.

-“Je suis là. Je n'ai pas trouvé ta boucle, désolé. “ Sanders à une voix calme. Il approche lentement. Il a la démarche du prédateur assagit. Un loup un peu fatigué par des années de chasses et de bagarres. La gueule des mauvais jours, la barbe, les cheveux hirsutes. Il glisse le sac sur le banc à côté de la jeune fille. Il en sort tout de suite une bouteille d’eau neuve, qu’il lui donne. L'hydratation est la clef de la vie. “... T’as pris un truc ? “ La question est intrusive et vive. Entre eux, les junkys, ce n’est pas une agression, c’est une preuve de compréhension.

Ils ne se sont pas vus depuis quelques semaines. Pourtant, Zac sent déjà le fossé immense qui commence à le séparer d’elle. Il est clean depuis 16 jours. En fait, 17 depuis quelques minutes.
Son regard cherche celui de Siobhan alors qu’il prend une place sur le banc auprès d’elle. Il tire un de ses sweat du sac et le dépose lentement sur ses épaules. La chaleur, deuxième aspect qui peut aider.





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7th Avril 2020, 15:48
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Siobhan Oswell
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     Tic-tac.
    C'est le bruit des minutes qui s'échappent avec allégresse. Les secondes qui défilent trop lentement et qui te nargue. Le temps qui s'allonge. Tic-tac. C'est ce qui résonne dans ton encéphale, deux mots qui tournent en boucle et qui qui se cogne contre les parois de ton crâne. Il a dit oui, tu l'as vu son nom. En gros et en gras. Tu as souri. Le cœur plus légé le temps d'un instant. Le cœur qui respire un moment. Quinze minutes c'est long. C'est court, c'est maintenant. T'a jambe sautille sur place en attendant. Tu es impatiente, peut-être même nerveuse. Cela fait longtemps, une semaine, deux ? Tu as arrêté de compter au bout de dix jours. C'était trop. Il serait possible parmi ses sentiments confus de ressentir un manque à son égard, mais pas de la façon qu'imagine la plupart des gens, c'est sa présence qui te plaît, qui te suffit. Tu n'as pas besoin de plus avec lui. Il te comprend largement. Pas besoin de parler. Pas besoin de se vanter. Zac.

Trois lettres, un prénom. Qu'est-ce qu'il faut de plus c'est facile à dire, facile à retenir. Zac. Zac. Zac. Ça sonne bien ça chantonne presque entre tes lèvres. Tu aimes bien ce son, comme ce bruit de grésillons.
Une main se perd dans ta tignasse rouge qui retombe sur tes épaules. Elle glisse le long de ton oreille. En y repensant, ça te fait un peu chier d'avoir perdu cette paire. Tu l'aimais bien, pas de signification particulière, simplement qu'elle te plaisait bien. Qu'elle t'allai bien. Une petite touche sur un visage si peu coloré. Cela t'ennuie brusquement, cela te manque, sans raison. Ce n'est qu'un bijou, sans valeur une broutille. Tu voudrais passer à autre chose, mais cela t'obsède pour une obscure raison. Tu abandonnes en râlant. Les yeux à nouveau perdus sur le téléphone, cela fait combien de temps maintenant ? Tu as peur qu'il ne puisse pas venir. Qu'il est un truc plus urgent soudainement. Tu ne veux pas voir son nom apparaître si c'est pour qu'ils disparaissent, pour qu'il te laisse. C'est mieux de fermer les yeux au final. De ne rien voir et attendre que ça passe. Écoute le bruit extérieur c'est tout ce qui suffit.

Tu l'entends finalement. Cette voix rauque qui craque contre les oreilles, il est là. Et tu demandes, est-ce qu'il a vraiment cherché ? Avec cette faible lueur, même toi tu ne t'y serais pas risqué. Mais qu'importe, tu laisses tu laisses ton téléphone sur le banc, l'échange en contre l'eau qui te fait un bien fou. Tu n'as pas bu depuis des heures, tu as la gorge qui s'assèche, la langue rêche. Et malgré ça tu souris. Tu viens de t'en filer les trois quarts de la bouteille, mais les lèvres s'étirent encore un peu. Se fendent quelques peu. Tu lèves la tête et ton regard le croise enfin.

« J'ai trouvé mon dîner. Que tu réponds en haussant les épaules. Plus appétissant qu'un plat. »

Les yeux fixés dans les siens, tu cherches quelque chose que tu ne trouves pas. Que tu ne vois pas. Sans certitude que ce soit là. Tu écrases ton dos contre le banc, tu t'affales presque, les doigts s'amusent avec le couvercle.

« Il me restais du fond d'la dernière fois et des cachets. Tu te tortille sur place pour atteindre la poche de derrière, tu galères un instant avant de sortir le petit sac rouge tendu fièrement dans sa direction. Tadam. Je te recommande les roses, ne juge pas la couleur, le goût est plutôt pas mal. »

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9th Avril 2020, 16:32
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Zac Sanders

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Junior a une très courte hésitation. Il fixe le sachet dans lequel il devine trois petits cachets roses. Il sait ce que c’est, pour en avoir testé. Il sait le nom et les points de vente où il est possible d’en dénicher. Même s’il ne faisait plus la différence sur la fin. A la fin seul compte d’avoir les effets chimiques dans le cerveau. La chute libre qui éclate le coeur et les tripes.
Heureusement qu’il n’a rien du balance. Voilà une pensée qui le traverse.

Il sait aussi le prix que cela coûte pour une modeste étudiante en art. L’idée qu’elle soit encore à sec de tune pour se payer un vrai repas le contrarie.

-“Non c’est bon pour moi. “ Il le lui dit tranquille. Il la regarde toujours, en s’enfonçant dans le creux du banc. Le métal est froid et humide. La belle doit être restée là un moment.

Lentement, Zac peut reconstituer les douze dernières heures de Siobhan.
Il reprend le sac aux merveilles sur ses cuisses. Après l’eau c’est un paquet de gâteaux qu’il sort. Il a pris le premier qui tombait sous sa main. Les Dinosaurs vont manquer à Matt. Ceux sont ses biscuits fétiches. Il en prend toujours un paquet pour son goûter. Son père doit se rappeler d’aller en racheter le lendemain.

-“ Tiens. … Les longs coups sont mes préférés. “ Une remarque inutile étant donné qu’ils ont tous la même constitution.
Mais ça ne se place pas à ce niveau. Il sait que Sio peut comprendre. Parce qu’elle est l’une des rares personnes à pouvoir capter ce genre de trucs. Il lui ouvre un sachet neuf et cherche un “long-cou” pour le lui filer. Par complicité et même s’il n’a pas faim il en prend un aussi.

Junior déguste sans se hâter.
Même s’il n’est pas sous substance il conserve le besoin de vivre au ralenti. C’est quelque-chose qui lui plaît depuis toujours. Cela lui vient de cette enfance dans les terres indiennes. Là où le soleil commande les hommes et non pas l’inverse. Il a parfois la nostalgie de ce style de vie.

-“J’ai pris la bagnole. J’peux poser chez toi. Ici on se les cailles. “ Disant cela le toxco s'ébroue pour éloigner un traître de courant d’air froid. La saison est encore fraîche. Les nuits sont humides. Ce n’est pas comme en été propice aux défoncés sous les étoiles.

Junior aurait aimé avoir le cran de parler d’un centre avec Sio. Mais ça lui paraît prématuré. Il faut déjà savoir s’il est capable de tenir plus de trois semaines. La dernière fois, il avait fait des micros rechutes pendant toute une période.
Il est encore et toujours hanté par l’échec. Avec cette fée là il ne se donne pas de droit à l'erreur.






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11th Avril 2020, 10:39
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    Siobhan, ton monde tourne au ralenti. Ou tu es peut-être trop rapide pour lui, il ne sait suivre la cadence des gestes les plus banales. Bras tendu, main chargée, il peine à tenir droit. Il galère à garder cette maigre charge entre les doigts. Pas plus lourd qu’une pomme tu me diras, pourtant, ça pèse une tonne. Combien il t’en reste, cinq, six, peut être sept à tout cassé. C’est peu et largement suffisant à la fois. Il y aurait de quoi tenir un bon mois si encore l’envie n’était pas aussi forte, aussi présente, voir assourdissante quand elle cogne contre la réticence. Elle ronge de l’intérieur, se nourri de ta peur et te fais flancher dans ta rancœur.
Ton soupire est lasse quand il s’échappe, le bras retombe mollement, soit. Il n’en veut pas, c’est son droit. Dans d’autre cas tu aurais probablement apprécié, tu aurais même été pour cette idée. Il n’est pas aussi faible qu'il n’y paraît. Alors pourquoi ça t’énerve ? Pourquoi ton visage se ferme doucement ? À qui est-ce tu en veux actuellement ?

Tu poses ta tête sur le dossier du banc, admirant les étoiles qui scintilles. Un sublime paysage, paisible. Il faudrait qu’il dur éternellement, il est apaisant. Il te donne envie d’être aussi libre. D’être aussi brillante. D’être le centre de quelque chose d’aussi important. Un jour peut être. Dans une autre vie. En attendant tu prends avec peu d’envie ce petit gâteau tendu. Il est marrant, peu appétissant, bon pour un enfant. C’est encore comme ça qu'on te voit. Comme ça que tu le ressens.

« Les longs-cou… ha ! Les longs-cou. C’est bizarre ça un long cou. Pourquoi est-ce qu'un cou serait long après tout. Hé. Ça rime. »

Une exclamation, ou ce qui s'en approche le plus, se meurt lentement dans les paroles. Un long-cou, il est plutôt petit, penses-tu. Il tient à peine entre tes deux doigts. Il est vraiment pas plus grand que ça. Ridicule et adorable à la fois. Il faut que tu le manges, que tu es quelque chose entre les dents, dans l’estomac. Mais la faim est loin. La fin est trop loin. Tu le laisse traîner à côté et le regarde manger. Pauvre dinosaure qui n’a rien demandé.

« Surtout pas ! »

Ça sort brusquement. Ce n’est pas hurlé mais ça s’étend facilement. De l’entrée du parc on aurait pu comprends ses deux mots lâches subitement. Rentrer maintenant ? Dit comme ça de but en blanc, ça te contrarie. Pourquoi y retourner, pourquoi s’y enfermer. Pourquoi c'est lui qui te propose ça ? Tu te redresses avec hâte, tu lâches tout, te lève et ne garde que le sweet sur tes épaules dans lequel tu enroules tes bras. Tu fais quelque pas, t’a la mine boudeuse. Tu recommences à ressentir la pression dans la poitrine. Elle avait disparu. Évaporé en sa présence, elle revient à la charge et tu n’es pas prête à lui faire face.

« J’ai pas envie de rentrer. J’ai pas envie d’la voire…»

Ce n’est pas compliqué. Ta pas envie d’en parler. Y’a pas à discuter. Y’a même rien à dire sur le sujet. Ce n’est simplement pas le jour de la supporter. D’être à la hauteur et de remettre le masque. C’est épuisant. Et même si tu le voulais elle ne le comprendrait pas. Personne ne comprendrait, ils n’ont jamais su.
Tu restes planté là à fixer le vide.

« Si t’as un problème avec les roses, j’crois qu’en farfouillant un peu y’a un survivant bleu. Ça devrait être plus ton style. »

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11th Avril 2020, 14:16
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La tactique d’apaisement échoue lamentablement. La paix précaire qui règne sur ce banc éclate en mille petites morceaux chocolatés. Junior constate les dégâts sans broncher. Il suit la jeune fille du regard. Il observe son envolée brutale et offusquée.
Quelle étrangeté que de voir Sionhan avec des yeux qui ne sont pas injectés du sang de la drogue. Il avait tout de suite noté sa jeunesse, sa beauté, maintenant il constate les effets concrets de la dépendance sur elle. La maigreur, les cicatrices, le teint moribond, qui la stigmatise dans la meute des affamés chimiques.

-“Ok. “ Deux lettres et rien de plus, pour montrer qu’il a compris le message. On ne négocie pas avec un camarade. Ca ne se fait pas en plus de ne servir à rien.
Zac le sait. Il attrape le rebord du banc de ses deux mains. Il contemple Sio dans sa méditation. Il n’a pas besoin d’un produit pour deviner dans quelle stratosphère elle se balade en ce moment. Ils ne connaissent plutôt bien maintenant. Elle sait pas mal de choses sur lui, le flic border-line, séparé, pas divorcé, parce qu’on ne divorce pas chez les Sanders. Lui il sait l’Irlande un peu les frères et soeurs, un peu aussi.

-“Mouais… non. “ Les phalanges se contractent sur le métal.
Un deuxième refus ne ressemble pas à Zac. Il dit “non” pour la forme. Mais c’est pour sombrer ensuite avec encore plus de plaisir. Il n’a jamais refusé une descente avec elle. Le souvenir de leurs tripe rôde à l’orée de son esprit. Le corps est vide de chimie, enfin, les muscles, la peau. Pour ce qui est de la tête la bataille est en cours. Une bataille infinie contre l’envie.

Il attarde ses yeux fauve sur la gorge de la rouquine Il monte jusqu’au lobe et la boucle. Il étudie le bijou de loin. Il note la forme, la couleur, le style. Ce n’est pas le même genre que ce que met Megara. Mais ça n’empêche pas que ça lui va bien à Sio. Il se dit que la nuit où il verra cette jeune femme sans parure il pourra envisager le pire.
Pour l’instant, Zac envisage l’avenir avec une lueur d’espoir. Il préfère faire ainsi. Son propre parcours l’influence. Il voudrait en parler, là avec elle. Mais sa gorge s'assèche dés qu’il veut va pour formuler son défi. Il se sent honteux de le lui dire. Une honte qui lui brûle la nuque et le coeur. Pourquoi avoir honte de ne plus se droguer.

-“On se balade ? “ Une main rachique attrape le long-cou pour qu’il ne serve pas de goûter à un animal du parc. Ca ne fait pas parti de leur régime alimentaire. C’est une façon de préserver une faune qui est malmenée par les citadins, la présence de la ville
Il tire le sac pour le passé à son épaule du côté valide. Une onde de souffrance traverse son corps affaiblie. Il contracte la mâchoire.

- Viens. Lui propose-t-il en la prenant par l’épaule, délicatement. Une petite pression amicale cherche à retenir la demoiselle sur la terre ferme. Sanders entame les premièrs mètres d'une promenade improvisée. Là encore, il ne cause pas.







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14th Avril 2020, 14:41
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    Les yeux restent à fixer le vide. Il n'y a pas de point concret. Le sol n'est qu'une couche parmi une autre, recouverte d'un petit tas de gravier. De quelques insectes à peine visible qui se faufile entre les pierres laissées, avant qu'un pied ne vienne tout bousculer. Le regarde est vide de sens, mais les doigts se tortillent entre eux, ils serrent les vêtements, se plantent l'un contre l'autre. Les ongles s'enfoncent dans la chair. Ce n'est pas avec rage, ce n'est pas sauvage, mais ça fait mal. Tu t'fais volontairement mal.
Les mots tu les as murmurés. Espérant que cela amènerait à ce que tu attends presque désespérément. Du rose, ou du bleu, qu'importe la couleur. Ça n'a pas spécialement d'importance, ce n'est pas ce qui compte. Pour avoir déjà goûté les deux, tu sais à quel point ça ne change rien. Tout ce que tu souhaites c'est une réponse positive qui ne vient jamais. Cette négativité si soudaine est comme un pieux enfoncé. Il ne voit pas, mais tu grimaces. Mordant tes lippes pour contenir un juron. Ce n'est pas dramatique pourtant. Ça n'empêche pas de profiter de sa présence, de laisser le monde dans sa tournante et de profiter à ce qu'il t'offre à ce moment. Sauf que c'est différent. Tu veux t'en convaincre autant que possible, néanmoins c'est là. Cette différence entre vous. Il y a une brèche.

Tu l'as senti cette brèche n'est-ce pas ? Tu sens que ça craint ? Tu le vois qu'il est loin. Trop loin pour toi. Arrête de rêvasser à ça. Ça n'arrivera pas. Ça te fait mal j'espère, hein ? Tu souffres ? T'as envie d'hurler ? Alors, vas-y. Cris au monde entier. Tu ne peux pas y échapper. Cette douleur elle continuera, tu la nourriras, elle bouffera ton âme petit à petit. Tu penses que c'est de ta faute ? T'as pas tort. C'est tellement facile de te rejeter, de t'abandonner. Tu penses que c'est ta faute, parce qu'après tout, tu n'as rien d'exceptionnel. Et je ne dirais pas le contraire. Tu crois que tu divagues ? T'es sûre ? C'est toi. C'est simplement et tout bonnement toi.

Inspire. Secoue la tête. Expire. Ce ne sont que des mots sans importance. Ce ne sont que des bêtises qui traversent l'esprit. Impossible de ne pas y prêter attention, ils résonnent en boucle. Ils ont peut-être raison. Tu l'as à peine entendu parler, à peine entendu se lever, les pieds grattant sur le graver. Sans contrainte tu as fini par avancer. Les jambes lourdes, le pas lent, suivant simplement le mouvement. Ce silence qui acerbe qui flotte. Pourquoi ?

Ne pense pas que c'ta faute. Ça l'est. C'est toi qui as ramené ça. C'est toi qui en es arrivé là. Et tout ça pourquoi, hein ? Dis-moi Sio, pourquoi ? T'en sais rien ? Vraiment ? Demande. Demande !

Tu finis par y croire à ces bêtises. C'est là, au bord des lèvres. Ces mots qui s'empressent, qui se bousculent. Juste-là. Nouant la gorge. Serrant la cage. Juste-là. Il faut que tu saches. Avant que tu ne craques. Avant que tu ne claques. Le besoin de l'entendre, le besoin de rompre ce silence qui te plombe.

« Ok. Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'il y a ? Je le sens ça ne va pas. Et ne me dit pas juste “rien” j'te croirais pas. »

Ça ne marche pas. Pas avec toi. Pas après ce que vous avez déjà vécu ensemble. Pas après ce que vous avez déjà fait. Ça te rend dingue. T'explose. Tu te places sur son chemin, vous n'irez pas très loin, vous n'êtes pas allés bien loin. Les iris qui le scrutent, il n'y a pas profonde colère, tu cherches simplement à comprendre. Ravalant difficilement cette envie de pleurer qui s'approche.

« T'es bizarre depuis t'es arrivé. J'ai fait quelque chose de mal c'est ça ? Tu demandes avec certitude. Tu ne veux pas me le dire mais j'le vois, j'suis pas débile. T'as un silence de mort. Tu me regardes comme si... comme si... tu déglutis, dis-le, comme si j'étais la pire chose au monde. Comme si je n'étais rien plus qu'une contrainte que t'a hâte de te débarrasser ! Ta voix monte dans les octaves. Alors, dit le ! Dis-moi ce que j't'ais fais ?! »

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Zac se fige sur place. Les semelles enfoncées dans un mélange de terre et de cailloux. Il redresse instinctivement les épaules en défense. Il est sur ses gardes depuis des années.
Mais dans cette période là c’est pir. Il ne peut pas afficher sa hargne naturelle. Il ne peut pas aller à la confrontation. Fragilisé par la blessure, Junior n’a pas d’autre choix que de parer les coups, qu’on pourrait lui envoyer. Il doit aussi protéger son environnement personnel, pour tenir.

-“Mais si ça va. “ Pieux mensonge, que l’homme donne en pâture à la paranoïa de son amie. Un silence ferait plus de mal que poignée de mots tordus. Sanders cherche à sauver l'apparence. Il le fait par lâcheté et par bienveillance. “J’suis juste cramé. Sio… Sio ? Ca a rien à voir avec toi. “ Une phrase qu’il se prépare à dire dix, vingt fois.

Le délire paranoïaque se déroule entre eux. Un serpent pernicieux et visqueux dont Zac entend le doux sifflement. Il se fait tant que la jeune femme parle. Le venin doit sortir au plus possible. Il faut épuiser, les mots, les arguments et les contre-arguments d’eux même.
Alors, oui il attend jusqu’à la fin.

-“ Tu veux savoir ? “ La pupille métalique recherche l’attention de la rouquine. “Je suis ici. Oui ? Je suis là, pour toi, maintenant. Oui ? “ Un silence permet de mettre du calme. “Y a rien de toi. Sio.

Siobhan est bien souvent déconnectée du temps présent. Ce qui se passe à Londres se déroule loin d’elle. C’est trop loin des considérations personnelles, les urgences du corps, le besoin de drogue. Sanders sort à peine de ce cycle temporel. Il combat le décompte des heures et les calculs permanent.

-“J’ai été blessé en service. Y a pas longtemps. J’suis à l’arrêt là. “ Même sans drogue dans le sang, Junior refait l’opération en rêve quasiment chaque nuit. Il rejoue la scène de mémoire. Il cherche les failles, les siennes. Il crie parfois et réveille Meg au passage. “Ils ont failli m’avoir. Les Alba’. “ L'orgueil de mâle a également pris son coup dans l’affaire. Sanders est dans une équipe de terrain depuis douze ans. Il est bon. Dans d’autres circonstances jamais il n’aurait pris un tel échec en pleine face.

Oui le flic a bien compris d’où vient cette jeune femme. Mais il se moque de son passé, comme elle ne lui reproche pas le sien. Ca n’a pas d’importance dans le lien étrange qu’ils ont tissés pendant les soirs de défonce.

-“J’suis cassé. “ Zac pose ses mains sur les bras maigres, doucement il frictionne. Un peu protecteur, fraternel, il tente un petit sourire pour écarter les murmures diaboliques. Mais ça, seule la belle peut décider de claquer la porte aux murmures du cobra.






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    Il y a quelque chose qui cloche, quelque chose qui gêne sans être certaine de savoir ce que c’est. Les mots ont déambulé avec fracas les uns après les autres, ils étaient tous aussi sincères. Il fallait qu’ils sortent avant que cela ne ronge gravement de l’intérieur. Il fallait que tu saches, tu avais besoin de l’entendre pour soulager le poids infernal sur ton cœur, quitte à ce que cela te fasse mal, avant que ce ne soit probablement trop tard. Avant que les larmes ne finissent par rouler le long de tes joues tachetées. Un regard perdu sur cet homme aux yeux brisées, ses lèvres qui bougent pour te répondre enfin.

Est-ce suffisant comme réponse ? Était-ce que tu attendais impatiemment ? Qu’est-ce qui cloche si ce n’est pas toi ? Si tu n’es pas la cause de tant de tourment ? Il est là pour toi, non ?
Zac.

Un sentiment de culpabilité qui finit par envahir. Il n’est pas normal, il est peut-être plus mal que tu ne le crois. Et tu attends patiemment. Fixant ses lippes tu suis leur mouvement quand ils s’ouvrent à nouveau. Laissant s’échapper les mots qui frappent brusquement ton encéphale. C’est soudainement pire que ce que tu avais imaginé. Préférant finalement qu’il te haïsse que d’entendre ça. Ça fait mal, même avec la meilleure volonté du monde. Jusqu’à ce que tu réalises enfin.

Il n’y a pas de mot pour répondre ça, pas d’excuse à prononcer. Qui effacerait la réalité.
Deux pas suffisent pour t’approcher, pour réduire cette petite distance installée. Et les bras finissent par l’enlacer. Le visage enfouis dans sa nuque, les mains qui s’accrochent au vêtement. Tu t’assures de cette réalité. Celle où tu ne l’as pas perdu.
Rassuré. Ancré. Envie de pleurer.

« Zac... »

Un maigre murmure. Ces trois lettres que tu aimes tant.
Impossible de te détacher. Tu veux rester. Tu veux profiter de cet instant. Sans un brui, sans un mot de plus. Simplement lui, toi et rien d’autre autour. Rien d’autre ne pourrait avoir de sens.
Il a failli y rester. Tu aurais perdu cet échange si précieux.

« Dis-moi que tu es là. Dis-moi que c’est bien toi. »
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21st Avril 2020, 16:55
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Junior scrute la jeune fille qui vient à lui. Le temps d’une inspiration, il croit voir une Nymphe. Toute élancée, avec sa chevelure en flammes, ses tâches de rousseurs. Une créature féérique, trop belle, trop fragile, pour ce monde-là. Quel est le conte ? Quelle est la vraie histoire de Siobhan ? Elle n’a raconté que ce qu’elle a voulu.
Le mirage fantastique se diffuse jusque dans ses sens malmenés. Au point où l’homme se demande si la vision d’un cachet a pu suffire à le mettre en état second.

-“J’suis là. Oui. Je suis là. Tu sens ? ” Redit Zac, en baissant les yeux sur la belle rêveuse.
Il pose une main sur son crâne. Il dépose l’autre dans le creux de son dos. Ça ne dure pas. Le vent l’oblige à bouger. Naturellement, les mains se déplacent pour remettre le pull correctement sur les épaules de Sio. Il voudrait la protéger, du vent, du froid, du danger. C’est le geste protecteur et tendre d’un frère à une sœur.

-“Je ne veux pas que tu ais peur. ” Le murmure est un chant rocailleux entre eux. “ Je vais aller mieux. ” Disant cela il frixione ce corps délicat. Probablement encore trop brusque pour traiter avec de la porcelaine. Mais l’intention est là et elle est forte. Comme tout ce qui concerne Zac. “Il faut juste un peu de temps. ” Combien de jours ou plutôt de mois pour la guérison complète ?

Lentement, le toxico remplit son ventre d’air. Il se gonfle de courage. Sio est une proche. Sio est son alliée. Avoir peur de son jugement de princesse des délirs… c’est être si lâche.

-“Je vais arrêter… J’ai arrêté la drogue. J’arrête d’en prendre.” La bouche de Zac embrasse le haut du crâne de Sio. Instinctivement il affermit l’embrassade. Un peu pour aider la rousse à tenir debout. Mais surtout pour la retenir dans ses bras. Il n’a pas envie qu’elle le fuit. Ce serait difficile pour lui. Qu’elle le méprise. Qu’elle s’indigne. “Mais ça change rien pour toi et moi. “Nous” ça ne change pas. On est là l’un pour l’autre. Ça c’est pour toujours. Tu me crois ? Pas vrai ? Dans ces mots simple, l'appel du marin égaré vers une jolie sirène. Il n'est pas si différent du petit garçon qui porte son nom. Comme Matt il est rempli de peurs et d'espoirs.






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22nd Avril 2020, 22:33
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    Est-ce que c'est bien lui, est-ce bien ses mains, son odeur, ses bras qui enlacent. Est-ce qu'il est bien là, bien réel, bien avec toi ? N'est-ce pas un mirage forgé par ton imagination ? Et si tu te réveilles maintenant, que tu te retrouves assis sur le banc, seul, attendant que le téléphone vibre ? Tant de questions, tant d'appréhension. Un mauvais tour joué par ce qui a été ingurgité. Qu'est-ce qui est vrai ? Tu voudrais y croire, tu y crois, mais la peur est là, tout aussi authentique, elle ne s'efface pas, ne s'éloigne pas. Tu t'accroches encore un instant, une seconde qui semble durer une éternité, pour ne pas oublier. Et les iris observent Zac, qui te rassure. Mais ça ne va pas, ça se lit sur son visage. Sur ses lèvres hésitantes. Ce n'est pas qu'une simple question de temps et tu le sais.
Le décompte mental qui commence, les chiffres qui se succèdent les un après les autres. Il ne faut que dix secondes pour entendre les mots frapper aux oreilles. Il faut un temps bien plus long pour comprendre, pour déchiffrer les lettres que forme ses lippes. Bonne ou mauvaise nouvelle, qu'est-ce que cela change en fin de compte ? Est-ce que tu le verras différemment ?

« Je vois. »

C'est tout ce qui arrive à sortir. C'est tout ce que tu sais dire. Ces mots sont simples, ils n'ont pas de saveur, ils ne sont pas froids pour autant. Perdu dans un fil de pensée qui s'exécute à la chaîne, tu inspires profondément pour tenter de reprendre le dessus. Le corps frisonne bien qu'il en prenne soin.

« Ça allait arriver, j'ai évité d'entendre ceci sortir un jour de ta bouche mais... »

Un jour ou l'autre, lui ou toi, ce petit jeu allait prendre fin. Au fond tu avais toujours cru être celle qui finirait par raccrocher en premier. Qui trouverait enfin un sens a cessé ce délire maladif. Mais avec le temps c'est devenu bien plus compliqué de trouver de quoi s'offrir une sortie de secours. Et pourtant, jamais tu n'aurais pensé que les paroles viendraient de lui. Il avait bien plus à perdre que toi à frôler la mort si facilement. Cela n'empêche pas le pincement au cœur. Mais, tu es drogué. Un rien le brise en morceau.

« ... mais je ne peux pas te refuser ça. Je voudrais être égoïste, dis-tu en murmurant, te dire que c'est une belle erreur, que tu m'abandonnes. Que tu prends la fuite de ce monde, notre monde. Mais j'peux pas. J'peux pas te faire ça. »

Un souffle qui s'échappe, un poids qui s'ajoute. Tu es tirailles entre l'idée que ce soit une bonne décision et celle où tu regrettes, voulant brûler les mots qui viennent de sortir. Être raisonnable pour une fois. Toi qui préfères être égoïste. Crier. Supplier de ne pas partir de là.

« Je n'ai pas le droit de t'infliger ça. »

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4th Mai 2020, 16:34
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Combien de temps encore à tutoyer les anges de l’artifice ?
La dernière fois, des semaines, des mois, plongés dans cet autre monde. Le cycle s’est répété sans que Zac n’est eu grand chose à faire. Si ce n’est faiblir. Juste un moment, plier, et renoncer. Rencontrer Siobhan l’avait aidé. Il l’avait vue, avez trouvé chez elle la flamme fabuleuse d’une jeunesse brisée. Ils sont âmes-soeurs de désespérance. Mais Junior est celui qui a trouvé un radeau.

-“... Oui... ” Du soir où Megara l’a gardé dans ses bras. Du matin matin où Matthews lui a demandé de lui faire ses lacets. Ce n’était plus qu’une question de temps. Les caresses voluptueuses de la Chimère ont perdu de leur pouvoir sur lui. Il désirait davantage, les cris de sa femmes, aux murmures séducteurs d’une jolie collègue. Il voulait rentrer au bercail. “J’aurais aimé te suivre et pas de précéder Sio.” Malgré leur différence d’âge, la rouquine a joué l’initiatrice plus souvent que l’inverse. Ce qui se vérifie encore ce soir quand elle veut partager son butin avec lui. “Mais on peut improviser. J’ai besoin de ton soutien.

Junior aurait aimé la voir le précéder et s'épanouir comme la splendide Fleur de Tempête. Il remonte ses grandes mains sur ses épaules en verre. Il l’attire encore plus contre lui. Parce qu’il sait que sa décision met une fin définitive à un enchantement merveilleux. Ils ne pourront plus s’évader au pays d’Alice ensemble.
Il sent en lui l’appel doucereux. Rien qu’un peu de poudre sur la langue.

-“ Viens dormir à la maison... ” Lui demande-t-il alors qu’il écoute le tourment qui la dévore. Ils n’ont pas besoin de voir leurs plaies pour sentir l’odeur du sang. Ils se reconnaissent entre bête meurtries. Zac a trop peur de la laisser. Il ne veut pas quitter ce parc sordide sans elle. Il ne peut pas l’abandonner après un tel aveu. Cela lui paraît tout simplement impossible. “ S’il te plaît... ” Qu’elle soit encore plus douce et lui épargne mille et une pensées nocturnes.

-“Je te montrerais enfin Matt. ” Matthews Sanders, sujet central de tous les soliloques de Sanders. Il est la Muse unique des délirs les plus fabuleux du flic. On ne compte plus le nombre de fois où il embarque ce petit garçon dans un voyage à l’autre bout du monde. C’est avec elle, sa douce Irlandaise, qu’il a fomenté les enlèvements les plus rocambolesques. Elle sait que Zac aime son fils. “Laisse-moi essayer… Sio… Ok ? ” Il supplie, presque comme on supplie une sœur têtue, ou encore une amante, ou une amie dévouée. Tout est si limpide quand ils sont hors du temps et de l’espace.
Le réel est si dur, si violent. Autant l'affronter ensemble. Autant avancer pas à pas avec elle.






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6th Mai 2020, 18:31
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C'est douloureux, voir désagréable, mais tu t'y feras, comme tu finis toujours te faire aux changements qui finissent par s'installer dans la vie. Comme les nombreux choix qu'on t'as jamais laissé prendre. On finit par s'y faire et vivre avec. On fini par accepter de temps autres. Mais rien ne dit que cette fois ce sera le cas, rien ne dit que tu encaisseras. Pourtant, pour lui, tu veux bien faire un effort. Tu veux bien le laisser en dehors. Cette idée te rebute.

Une inspiration longue et douce et tu te perds à nouveau dans un amas de pensé. Tu espère rêver, rejeter toute cette folie. Tu te laisses entraîner dans ses bras, ton soutien il l'aura probablement, peut-être, tu n'en sais rien, tu ne dis rien. Tu ne peux assurer ses paroles sans être convaincu pleinement. Mais tu ne veux pas gâcher ce moment. Cela n'en vaut pas la peine. Tu improvises toi aussi, sans encore savoir comment. Un jour ou l'autre tu le sais pertinemment, il te faudra quitter ce monde pour le bien d'une vie meilleure, quand bien même cela paraît inconcevable que tu puisses y goutter à nouveau. Ceci est barricadé, verrouillé a double tour et tu n'as pas la clef.

Tu apprécies ce faible moment tant qu'il dur, puis, quand ses mots murmurent à tes oreilles tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tout parait si loin et rien de tout cela est saint.

« Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Ce n'est pas tant de dormir chez un flic qui te dérange au fond. Ce n'est rien plus qu'une nuit sur le lit d'un ami. Ce n'est pas comme ça que j'imagine rencontrer Matt. Ce n'est pas comme ça que tu as envie que ton fils me vois.

Tu ne peux pas faire ça pour le bien de ce gamin pour qui ne mérite pas de voir les amis de papa dans cet état. Ce serait pas juste. Ce serait honteux. Il te parle de lui comme la prunelle de ses yeux, la chose qui a le plus d'importance, l'amour en abondance. Tu imagines ses petits yeux qui observe son paternel avec fierté. Tu n'es pas en droit de lui ôter ça. Et au fond, ce qui t'effraie le plus c'est sa femme. Comment expliquer à une inconnue, à la femme qui partage sa vie la relation qui vous unis ? Que vous n'êtes rien d'autre que des amis ? Que ce temps à dérapé est fini ? Tu ne veux pas être prise pour sa maîtresse, tu ne peux pas imaginer cette limite éclater une fois encore. Ce qui a déterminé que vous en êtes là aujourd'hui. Mais tu n'es pas dans sa tête Siobhan, tu ne la connais pas, tu ne peux pas anticiper ses réactions plus légitimes.

Tu seras raisonnable pour une fois.

« Ne me demande pas d'essayer ça comme ça.

C'est trop, beaucoup trop demandé, beaucoup trop à imaginer. Ce serait irréaliste Tellement malsain.

« Je peux rentre à pied, au pire, je sais déjà où aller.

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19th Mai 2020, 20:35
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Siobhan a raison. Elle est beaucoup plus que là, maintenant, cette silhouette famélique entre deux états de vie. Elle mérite d’être tout à son avantage pour voir un autre Sanders. Aussi Zac abandonne l’envie de négocier sur l’autel de la sagesse. Il ne lui dit rien. Il affermit sa caresse dorsale.
Un peu pour coupable, tout de même, à l’idée de la laisser finir la nuit seule.

-“ Mais j’aimerais… un jour, vous présenter l’un à l’autre. ” Finit-il par murmurer très bas. Il constate lui-même à quel point ce désir est véridique.
Il voudrait que Sio et Matt se connaissent. Peut-être pour réconcilier deux parties de son être ? Peut-être pour que chacun d’eux découvre que leur vie peut inspirer l’autre. Avant, Junior ne pouvait pas réfléchir aussi concrètement à ces choses.

-“ Non.” Zac a été plus ferme qu’il ne le veut. Mais c’est la crainte qui déchire la retenue. “ Je suis venu en voiture. Je te dépose. ” Il lui coupe la chique en plantant un baiser sur son crâne roux.
Sio est mal en point. Ils le savent. C’est parce qu’elle est sans dessous-dessous qu’il est ici, là pour amener un minimum de cadre. Un semblant de sécurité nocturne avant qu’elle ne se perde.

-“Allez, viens. ” Il l’attrape alors par les épaules. Sans violence, mais ceci dit avec détermination, il l’encourage à retourner au banc, pour récupérer leurs affaires.
Il l’embarque ensuite vers la sortie du parc. Le pas est moins pénible pour le trajet inverse. Le fait d’être responsable d’elle rend Junior plus courageux. Un peu plus téméraire avec son corps aussi. Il essaye de se contrainte. Mais c’est si loin, si loin, de sa nature.

Doucement, la portière bien huilée, s’ouvre pour la jeune femme. Sanders patiente, là, attendant qu’elle obtempère pour monter. Il est un homme buté. Si sa posture lui paraît juste une tornade ne peut le faire ciller. Même si c’est une jolie tornade de reflets roux. Il racle sa gorge. C’est même lui qui claque la portière.
Une fois à l’intérieur, il active la clim sur le chaud.

-“Où va-t-on ? ” Il désactive le frein à main. La voiture s’écarte tout de suite du trottoir. Junior tient le volant d’une main. Il prend la route la plus logique. La main libre fouille sous ses fesses, dans la poche du jeans. Il extrait son portefeuille. Il le tend à l’Irlandaise. C’est celui qu’il a eu pour le dernier Noël. Un truc en cuir, de belle facture, un beau cadeau. Il contient les cartes d’identité indispensables et un peu d’argent liquide. “Prends ce qu’il y a. Ca ira ? ” Il n’a pas pensé à prendre plus de cash en partant.

Mais, il va la revoir rapidement, une fois qu’elle aura quitté le nuage vaporeux. Zac reprend le volant à deux mains pour se concentrer. La blessure se manifeste. Le tiraillement est bien là. Il suffit de museler la douleur. Un truc qu’ils savent faire.





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21st Mai 2020, 11:36
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Siobhan Oswell
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     Marcher. Laisser les pieds traîner sur le sol sans prendre le temps de faire attention au monde qui entoure, sans prendre la peine de s’arrêter sur les détails qui dansent dans les alentours. Simplement marcher jusqu’à être en sécurité. Sans être certaine de ce que la route offrira en chemin. Marcher pour oublier. Marcher pour être loin. Marcher pour respirer. Marcher pour s’approcher de la vérité. Tu sais où te rendre, là où tu aurais dû être depuis le début. Depuis toujours. Là où elle avait eu la gentillesse de te couvrir s’il le fallait. Un service rendu pour un autre. Laura. Douce Laura. Souvent plus facile d’aller chez elle que de voir Daryl. Tu doutes qu’il accepte de te voir dans cet état. Il est trop saint pour ça.
Sa réponse si ferme qui tombe soudainement, une surprise. Il veut bien faire. Tu acceptes en silence. Tu n’as pas le choix. Il ne te laisse pas le choix. Tu ne pourras pas laisser ton esprit gambader au rythme de tes pas. Mais peut-être est-ce plus sûr pour une fois ? La nuit est si sombre, les rues deviennent dangereuses. Ce n’est pas comme ça que tu imagines passer de vie à trépas.

Silencieuse tu suis le mouvement jusqu’à sa voiture. Sensation désagréable qui tourne au creux ton estomac. Tu as envie de vomir. Tu ne dis rien. Ton corps s’enfonce, s’étale sur le siège. La ceinture se boucle, s’écrase contre ta cage. Ça remonte une fois encore. Ça te frappe à nouveau. Tu te souviens de ce petit détail. De ce problème négligé. De ce que tu espères que ce ne soit pas vrai.
Le temps qui s’échappe tu en oublie Zac.

« Quoi ? »

Tu le vois qui farfouille, qui tend ses quelques billets vers toi. De l’argent, pourquoi ? Pour quoi faire ? Tu n’en manque pas. Tu n’en veux pas.

« Non, non, non, non. Je n’en veux pas. Je n’en ai pas besoin. Vraiment. »

Tu refuses, tu secoues encore et encore la tête. Tu n’en veux pas, tu n’as pas besoin. Tu peux facilement t’en sortir sans ces quelques liasses vertes fraîchement imprimés.

« Tu peux me laisser du côté de Richmond. J’ai une pote là-bas, je dormirais chez elle. »

Ça fera l’affaire. Pour une fois, ça ira très bien. Ce n’est que pour quelques heures. Le temps que le monde cesse de tourner, que les étoiles arrêtent de chanter et que la terre ferme ne paraisse plus aussi nébuleuse.
Tu as les doigts qui s’agrippent sur la ceinture. Il ne roule pas spécialement vite, il ne grille pas les feux, mais tu le sens, tu fermes les yeux, ça te démange.

« … arrête toi. S’il te plaît je vais…. »

Tu le retiens de justesses. C’est au bord des lèvres. Tu n’as pas tant sa permission, tu détaches la sécurité, à la seconde ou la voiture ralenti suffisamment tu t’extirpes et t’éloigne le plus possible. Impossible d’en retenir davantage, tu as l’impression que tes boyaux vont finir par lâcher, que les tripes vont sortir à leur tour. Mais ce n’est que de l’eau. Rien plus qu’un amas d’eau qui s’étend sur le sol.


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2nd Juin 2020, 20:54
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