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Panser les plaies [KALA]
Jean-Baptiste Lemoine
Panser les plaies <<<

Ce n'était pas parce que notre homme avait pu sortir de l'hôpital, une fois que les docteurs avaient estimés qu'il pouvait se tirer, qu'il échappait pour autant aux divers contrôles... fallait bien dire qu'entre s'être mangé des coups dignes de Rocky, une électrocution manquée, un accident de voiture et une balle perdue dans le bras, mieux valait suivre sérieusement son cas. Bon, même si JB était une tête de mule, qu'il estimait qu'un rhume repartait aussi vite qu'il était arrivé qu'on s'en occupe ou pas, il savait aussi faire un poil attention et obéir aux ordres quand on lui disait que c'était pour sa santé. Surtout s'il souhaitait que son équipe face attention, il se devait de montrer au moins un poil l'exemple. Alors pour le coup... il le faisait. C'était une sortie, il le voyait comme ça, puisqu'on l'empêchait encore de retourner au boulot.

Arrivé à l'hôpital, il saluait d'un sourire l'infirmière qui était à l'accueil, pas vraiment besoin de se présenter, il était connu comme le loup blanc ici. Le français faisait en général attention d'arriver pile pour l'heure de son rendez-vous, afin de ne pas avoir attendre trop longtemps, car il le savait, si le ou la doc qui devait le prendre était occupé.e, il pouvait attendre longtemps. Mais pour le coup, ce ne fût pas le cas, heureusement.

Se retrouvant dans une salle de consultation, il apprécia de voir Avasarala débarquer. Voilà une doctoresse qu'il appréciait. Parce qu'ils se connaissaient bien tous les deux. Elle avait pris soin de s'occuper de lui, plus souvent qu'il n'en fallait. Elle savait lui remettre les idées en place quand il le fallait et surtout, elle avait tendance à comprendre son besoin de ne pas s'éterniser entre les murs blancs des hôpitaux.

- Ah doc! Content de voir que c'est toi qui me prends en charge aujourd'hui. Avec un vrai sourire, alors qu'il enlevait déjà, avec lenteur, son pull, pour se retrouver en t-shirt, qu'elle commence par la blessure par balle. Promis, je fais pas le con en ce moment.

Ce qui était loin d'être un mensonge, assigné à résidence le Lemoine, avec tout ce qu'il avait vécu, interdiction de remettre les pieds au boulot, avant d'être parfaitement remis. Il devait ronger son frein comme il le pouvait, c'était chiant, mais bon... il vivait avec.

- Comment ça va de ton côté?

Non parce que du sien... on pouvait s'en douter un peu, non?

*En français dans le texte
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Jean-Baptiste Lemoine
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Sam 11 Avr - 16:12
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Kala Avasarala
Les policiers de Londres étaient bien parmi les patients les plus réguliers de l'hôpital St Thomas. Vu la situation sociale et politique, ce n'était pas si étonnant que ça. Le plus étonnant était même qu'ils ne se soient pas encore morts à cause des diverses blessures qu'ils se prenaient régulièrement. Si Zac était l'un des cas les plus préoccupants aux yeux de Kala au vu des blessures qu'il se prenait régulièrement, Jean-Baptiste Lemoine en était un autre également. Elle avait réellement eut peur que le policier finisse par rendre l'âme vu les blessures qu'il avait reçu. Mais non, il avait survécu. Comme on se remet d'un rhume. Kala était contente, elle l'aimait bien ce flic un peu ripoux avec lequel elle avait sympathisé au court des nombreuses fois où elle l'avait soigné.

-Eh bien tout me paraît en ordre madame, je vous remercie d'être passée. Prenez soin de vous et de vos enfants !

Kala avait coutume de toujours s'intéresser à ses patients et à leur famille lorsqu'elle la voyait aussi ou lorsqu'on lui en parlait. Parce qu'elle s'inquiétait pour tout et n'importe quoi et parce qu'elle aimait prendre des nouvelles des gens, savoir comment ils allaient, comment elle pouvait les aider. Elle salua donc une dernière fois la jeune mère de famille était venue la consulter et la raccompagna jusqu'à la salle d'attente où elle trouva son patient suivant.

-JB ! Je me demandais justement si tu n'allais pas trouver un moyen pour ne pas venir me voir

C'était une plaisanterie bien sûr, Jean-Baptiste Lemoine savait obéir aux ordres de ses supérieurs et prendre un minimum soin de sa santé lorsqu'il le fallait. Il ne fallait juste pas que ça dure trop longtemps. Ainsi, les séances démarraient souvent très vite et le policier se tenait rapidement prêt pour l'auscultation. La doctoresse prépara donc son matériel de soin pour examiner son patient qui lui assurait rester sage, pour cette fois.

-Tu as intérêt, tu t'es pris de sacrées blessures la dernière fois.


Elle observa l'état de la blessure au bras et palpa ce dernier pour vérifier s'il n'y avait pas de complication. Heureusement tout semblait être en ordre, le corps se remettait bien.

-Je vais bien... Les journées sont chargées, mais j'ai l'habitude.


Au moins elle n'avait pas le temps de s'ennuyer... Même si parfois, elle aimerait juste pouvoir prendre le temps de se poser toute une journée et ne plus à avoir à courir à travers les couloirs de l'hôpital St Thomas.

-Et toi ? Tu ne t'ennuis pas trop à devoir rester chez toi ?


Physiquement, ça allait. Mais moralement, est-ce que ça allait si bien que ça ? Parfois, le vieux flic lui faisait penser à ces policiers que l'on voyait dans ces séries télés. Toujours à contenir leurs émotions et à cacher leurs souffrances pour montrer qu'ils sont forts.
Kala Avasarala
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Mer 15 Avr - 21:30
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Jean-Baptiste Lemoine
Panser les plaies
La boutade de la doctoresse ne manqua pas de faire sourire le flic. C'était une preuve plutôt agréable de bonne entente entre eux. Bien qu'elle décelait une part de vérité. Après tout, Jean-Baptiste pouvait être capable de trouver une excuse pour ne pas venir à ses rendez-vous. Sauf que pour le coup, le boulot ne marchait pas, plus difficile de dire qu'il était un homme surbooké, quand il passait ses journées à s'occuper de sa personne. Et parfois de la belle Laure qui lui rendait visite.

- Il serait dommage que je rate une occasion de te voir, Kala.

Même s'il préférait clairement la croiser dans d'autres circonstances. Quand les services se retrouvaient pour un verre, ou qu'ils échangeaient quelques mots au café du coin. Voir même, quand il venait à l'hôpital, mais pas pour lui et pas pour ses hommes non plus, quand le blessé n'était pas un proche, c'était plus simple de discuter de tout et de rien.

- Ouais, on n’arrête pas de me le rappeler... fit-il avec un petit sourire.

Que ce soit de vive-voix ou sa tronche qu'il voyait dans le miroir le matin. Les bleus ne partaient pas à la vitesse grand V, ce qui l'embêtait, bien sûr. Parce qu'il voulait retourner sur le terrain. Marlon était en charge de la Strike pendant son absence, mais il n'aimait pas ne pas être là. Ainsi mis sur le banc de touche, il ne pouvait pas protéger sa meute, comme il était supposé le faire et ça, ça posait réellement un problème à notre vieux loup.

Il se laissait ausculter dans le calme, pas besoin de l'emmerder en jouant les gros durs qui n'avait mal nulle part. Ce n'était pas le cas. Avec ce que les Albanais lui avaient fait subir, il sentait aussi le poids de l'âge. Il n'était pas si vieux que cela, là n'était pas la question, mais se remettre de ce genre d'événement, devenait de plus en plus long et compliqué. Il ne guérissait plus aussi vite qu'avant.

- Oui, j'ai vu avec l'explosion de l'Université que vous avez été un peu débordé... ça s'est calmé?

On ne parlait que de cela partout. Si lui pouvait avoir quelques informations sur l'enquête en cours, parce qu'il connaissait suffisamment de monde au Yard, il ne savait que ce que les informations lâchaient concernant les services d'urgences et de soins. Il se frottait légèrement la barbe.

- Ça va... on ne me laisse pas vraiment le temps de souffler. J'ai l'impression d'avoir de la visite tout le temps. Avec un petit air amusé. Ils ont tellement peur que je ne me nourrisse pas, que mon frigo ne se désempli jamais... alors si un soir tu t'ennuies, passe sur Mojo, j'aurai de quoi nourrir un régiment ! D'un ton taquin. Oui, la doctoresse était, elle aussi, la bienvenue sur son bateau. Mais je vis avec, j'ai besoin de retourner sur le terrain.... j'espère que tu vas me signer ce papier, que je puisse enfin retourner bosser.

Il doutait sincèrement qu'elle accepte si facilement, même s'il tentait les du chat potté.

*En français dans le texte
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Ven 17 Avr - 10:14
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Kala Avasarala
Oui, discuter avec quelqu'un en dehors des visites médicales était agréable, cela permettait de penser à autre chose. A autre chose que ce boulot qui prenait trop de place dans la vie de Kala, il en devrait pas y avoir tant de gens à soigner, et dont l'activité démontrait quelque part que cette société avait un sérieux problème. Comment expliquer tous ces crimes, toute cette violence que certains devaient stopper et d'autres soigner du mieux qui leur était possible de faire. C'est à dire pas aussi bien qu'on aimerait que cela soit fait en général. Kala soupira lorsque JB se renseigna à propos des suites de l'explosion à l'université. Si soudaine et terrible, et qui avait encore plus surchargé les membres du personnel hospitalier.

-Oui, ça commence à s'apaiser. Mais certaines personnes sont encore dans un état grave, et deux sont morts. Sean et Desmond se sont donnés énormément pour aider les gens ce jour-là.

Elle avait aidé aussi, bien entendu. Elle avait courut partout, apportant autant de soutien qu'elle le pouvait, obéissant aux ordres d'Inma sauf lorsque cette dernière lui demandait de se poser dans un coin pour se reposer. Elle était soulagée de savoir que beaucoup allaient survivre et se remettre de ce qu'il s'était passé, mais les morts l'attristaient. Ils ne méritaient pas ça. C'était peut-être bateau de dire ça, mais Kala le pensait réellement. Ils n'auraient jamais dû mourir. Et les blessés graves risquant d'être marqués à vie par l'explosion n'auraient jamais dû l'être.

-Les premiers patients à pouvoir sortir pourront le faire dans une semaine ou deux... Mais il y aura sans doute du suivit psychologique pendant des mois derrière. Tu sais si la police a avancé ?

Elle sait bien que l'enquête débute à peine et a lu les nouvelles dans les journaux et autres réseaux d'informations... Mais même en cet ère de surmédiatisation tout ne se savait pas immédiatement. Et elle voyait mal JB même s'il acceptait de rester chez lui ne pas se tenir au courant des avancées de l'enquête. Au moins auprès des membres de sa meute. Le flic trépignait de rester en arrière alors que d'autres travaillaient sur le terrain. Cela se sentait, même s'il parvenait à rire.

-Et moi qui comptais justement profiter de ton enfermement forcé pour te faire goûter un plat indien. Mais je note l'invitation. Cela nous fera une rencontre en dehors de l’hôpital.


Il lui disait que tout allait mieux, son esprit oui était prêt à repartir vadrouiller sur le terrain oui. Il semblait ne demander que ça. Mais la prudence réclamait que l'on prenne des précautions. Les policiers étaient suffisamment exposés à tous les dangers comme cela pour qu'on évite d'envoyer un homme incapable de se débrouiller tout seul en cas de situation grave.

-Nous allons voir ça. Tu vas devoir passer une batterie de tests afin de nous assurer que tout va vraiment bien. Tes plaies sont cicatrisées, mais nous devons vérifier que tout va bien. Je vais commencer par vérifier si ta vue et ton ouïe vont bien.

Kala vérifia donc l'ouïe du policier en lui faisant écouter des sons plus ou moins aigu ou grave à l'aide d'un casque audio, avant de lui faire lire des lettres et des mots de tailles diverses écrits sur des cartons. Le temps paraîtrait sans doute long à JB, mais il devrait prendre son mal en patience. Elle ne le laisserait pas partir tant qu'elle n'aurait pas fini.

-Et j'espère que tu as bien été à tes rendez-vous chez le kiné.

La doctoresse balançait ça comme ça, mais c'était voulu. Elle voulait voir comment JB réagirait à ce brusque changement de sujet. S'il répondrait tout à fait normalement ou si certains troubles se montraient chez lui.
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Jeu 23 Avr - 16:27
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Jean-Baptiste Lemoine
Panser les plaies
Celui qui avait eu cette idée de se faire sauter à l'université... si tout le monde ne comprenait pas encore qui il avait visé, Lemoine, lui, le savait. Il avait été mis au courant que De Santis était présente, autant dire que des criminels dans un endroit pareil était propice à les attaquer de façon beaucoup plus frontale. Mais mettre autant d'innocents en danger... à croire qu'ils avaient des ennemis qui se moquaient bien des dommages collatéraux.

- Mmm.... oui ils ont tous fait un boulot de fou.

Et cela ne l'étonnait guère que Sean et Desmond avaient répondus présents. Ils faisaient partis des héros. Des vrais. Même si Desmond pouvait perdre souvent ses moyens bien rapidement, notamment en présence de la doctoresse. Ce qui faisait autant sourire le flic que les autres collègues au courant du petit faible qu'il avait pour elle.

Elle voulait savoir s'il y avait des avancées, lui n'en savait pas grand-chose, étant mis sur le banc de touche, on le tenait au courant qu'au compte-goutte. S'il se permettait de demander, bien entendu. Mais il ne voulait pas non plus se mettre dans les pattes de ses collègues et les ralentir. Il savait qu'Eileen était sur le coup. Elle n'hésiterait pas à le mettre au jus la prochaine fois qu'elle viendrait lui rendre visite.

- Je suis pas vraiment au courant. C'est assez difficile ce genre d'enquête. Et on n'en est qu'au début. Mais je doute pas qu'ils finiront bien par trouver quelque chose. Un poseur de bombe, ce n’est pas anodin. J'imagine que tout le monde est sur le pont, ça turbine au Yard.

Un acte terroriste, ne prenait jamais la poussière. Ce genre de dossier était traité en priorité, encore plus en ces temps quelque peu... tendus. Heureusement, ils passaient sur un sujet plus cool, un petit sourire naissait sur les lèvres du français aux paroles de son interlocutrice.

- Oh! Mais alors n'hésite surtout pas! J'adore les plats indiens et si en plus ils sont faits maison, je vais jamais craché dessus. Avec un grand sourire, très intéressé. Que son confinement ait au moins des bons côtés! On fera un mélange. Hochant de la tête. Tout à fait! Je suis moins allergique aux blouses blanches comme ça. Taquin, bien entendu.

Jean-Baptiste était déjà fatigué du nombre de tests qu'il allait devoir passer, pour être apte au travail. Ce n'était pas la première fois, il connaissait la routine, mais c'était tout autant chiant la première fois que la dixième.

- On pourrait pas passer directement à la signature du papier? Il tentait, bien qu'il savait que ça ne marcherait pas avec elle.

Il se laissa faire, de toutes les façons, il avait intérêt à être un bon garçon s'il voulait pouvoir retourner sur le terrain. Il s'appliquait donc à démontrer que son ouïe et sa vision étaient plutôt bonnes pour son âge. Mieux valait le faire docilement que ça passe plus vite.

- Ouais, j'ai pas oublié d'y aller, pour cette fois. La taquinerie revenait sur le tapis, mais il lui était arrivé par le passé, de ne pas se rendre à ces rendez-vous. Là, vu tout ce qu'il s'était mangé, il avait décidé de faire attention. Pour ne pas ressortir encore plus cassé qu'il ne l'avait été. J'ai été plus sage que d'habitude, je vieilli. D'un clin d'oeil.

*En français dans le texte
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Sam 25 Avr - 13:01
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Kala Avasarala
L'explosion dans l'Université avait été une horreur qui avait bousculé toute la population de Londres et surchargé le service hospitalier qui se remettait à peine de cet afflux. Mais si les choses se calmaient, ça ne voulait pas dire que ce n'était pas fini. Bien qu'elle soit de ceux qui soignaient le plus souvent les policiers, Kala restait comme la majorité des Londoniens sur un point. Elle ne savait absolument pas qui avait fait exploser cette bombe, et surtout pourquoi. Et ça l'inquiétait. Elle avait peur pour la suite, de ce qui pouvait arriver... Mais ces questions devaient être remises à plus tard. Notamment parce que l'enquête était encore trop récente, la police travaillait encore... Et Jean-Baptiste était pour le coup réellement mis de côté.

-Je comprends. Mais vous finirez par trouver, j'en suis sure. Si le Yard est à ses trousses, celui qui a fait ça finira bien par voir son identité découverte.

Elle leur faisait confiance, cette explosion était un attentat. Et malgré ses torts et ses travers, le système aurait à cœur de comprendre ce qu'il s'était passé, pour ne plus que ça se reproduise. En attendant des sujets plus légers étaient abordés. Le policier semblait enclin à goûter les plats qu'elle pourrait lui préparer. Quitte à garnir encore plus son garde-manger sans doute et gagner quelques grammes supplémentaires. Amusée, Kala se promit d'ajouter des plats épicés dans le lot pour tester la résistance du policier.

-Dans ce cas, je te préparerais différentes spécialités pour avoir ton avis.

Elle voyait bien que le vieux loup n'aimait pas l'idée de passer une batterie de test qu'il connaissait et avait déjà passé plusieurs fois, mais Kala ne se laissa pas attendrir sur ce point-là, elle ne changerait pas d'axe. Ces tests existaient pour une bonne raison, ils permettaient d'être sûrs qu'une personne guérissait correctement des troubles qu'elle avait subit, et elle ne se pardonnerait jamais d'avoir laissé son ami retourner sur le terrain avec une faiblesse qui le mettrait en danger ou mettrait en danger ses coéquipiers.

-Dis-toi que ces tests pourraient t'éviter de te prendre une blessure plus grave qui pourrait t'obliger à rester chez toi plus longtemps la prochaine fois.

Une façon comme une autre d'adoucir un peu la situation, bien que le policier soit de toute façon un patient docile, effort qui mériterait quelques applaudissements au vu de son caractère. Elle fit en sorte que les premiers examens soient aussi rapides que possibles, et ils furent concluant et rassurant.

-Ta vue et ton ouïe sont en parfait état. Et tu as bien fait de t'y rendre cette fois. J'aurais été obligée de prendre des mesures pour te surveiller dans le cas contraire.

Mais les souffrances de Jean-Baptiste Lemoine n'étaient pas encore finies. Kala lui tenir des poids au bout de la main pour simuler le poids d'un pistolet. A quoi bon avoir une bonne ouïe et une bonne vue lorsqu'on est sur le terrain si on n'est pas capable de tenir une arme correctement. Une fois que les tests eurent donnés leurs conclusions, elle retourna s'asseoir en autorisant Jean-Baptiste à le faire aussi et elle commença à écrire sur une feuille d'ordonnance avec un stylo bleu saphir.

-Au risque de me faire détester par toi, je vais tout de même te prescrire au moins une séance chez le psy.
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Dim 3 Mai - 22:37
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Jean-Baptiste Lemoine
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C'était plutôt agréable d'entendre que certains avaient toute confiance en la police et ses enquêtes. C'était rare. Enfin, JB avait l'impression, non il le savait, qu'on se méfiait plus des flics et qu'on appréciait leur cracher à la gueule, quoi qu'il fasse. Alors quand des gens montraient leur confiance, ça changeait, ça faisait aussi un peu de bien. Certes, lui, ne faisait pas dans la dentelle, il était normal qu'on l'insulte le plus souvent, qu'on se montre plutôt agressif envers sa représentation du badge. Mais tous les collègues n'était pas comme ses équipiers et lui. Il y avait des membres du Yard qui dédiaient leur vie à protéger tous les civils contre le mal de Londres. Bref... tous les flics n'étaient pas à mettre dans le même panier. Et oui, même lui, voyait le bien que certains pouvaient amener, même si cela voulait dire, le foutre lui, dans les emmerdes.

Il eut simplement un petit sourire pour la doctoresse en remerciement de ses paroles. Sourire qui devenait plus chaleureux et voir curieux, quand elle parla de plusieurs plats à goûter. Lemoine aimait la cuisine traditionnelle, ce n'était pas pour rien qu'il avait ses habitudes dans des petits restaurants ne payant pas de mine, mais dont la cuisine était authentique. Alors quand cela venait de chez quelqu'un.

- Oh cool! J'ai hâte tiens! N’hésite pas à épicer, je supporte presque tout. Pas sur un air de défi mais presque, autant qu'elle ne se prive pas de le faire comme elle le ferait pour elle.

Les paroles de Kala étaient emplies de sagesse, en tous les cas, de sagesse médicale. Elle avait totalement raison, ce n'était pas ce que le flic niait, bien au contraire. Mais c'était tellement long et chiant. Il fallait dire ce qui était. Il hochait pourtant de la tête, comme un bon élève.

- Ouais, ouais... tu me le dis à chaque fois. J'ai bien compris. Mais tu sais que parfois, entre la théorie et la pratique... pourtant, il faisait des efforts. Il voulait retourner bosser. Il commençait à en avoir assez de tourner en rond chez lui. Mais ouais, je me le dis tous les jours, t'inquiète pas. Avec un petit sourire.

Encore une fois, comme un bon élève, le français faisait les exercices demandés, sans broncher. Heureusement que les résultats étaient positifs. Il lui faudrait un jour, réfléchir à mettre un peu le frein pourtant. Il ne s'en sortirait pas toujours aussi bien. Surtout qu'avec l'âge avançant, ce serait de plus en plus compliqué. Il gardait pourtant son petit sourire, tout en suivant les recommandations de la jeune femme, restant tranquille, faisant les nouveaux exercices, toujours docile. Pas besoin d'emmerder Kala en refusant comme un con de le faire. Pourtant, sa dernière remarque le fit un instant soupirer et lever les yeux au ciel.

- Vraiment? Je vais pas te détester mais quand même... ça c'est de la torture! Même si son ton semblait être taquin, il y avait un fond de vérité. Les pauvres psys qui l'avaient sur leurs canapés, n'en tiraient pas grand-chose. A ce niveau, Jean-Baptiste pouvait être un vrai taciturne. Enfin... ce que doc' veut, doc' obtient. Il savait que c'était une condition non négociable à son retour sur le terrain.

L'homme repassait lentement sa veste.

- Et comment va Desmond? Oui, il connaissait bien aussi l'urgentiste et comme beaucoup de monde traînant à l'hôpital, il n’avait pas manqué de les voir interagir tous les deux. C'était mignon.

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Lun 18 Mai - 22:52
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Kala Avasarala
Kala aimait entretenir ce genre de relation avec ses patients... Non pas une relation purement administrative et protocolaire, mais au contraire une relation plus humaine. Rire, plaisanter avec eux tout en les soignant. Cela plaisait à son côté altruiste et lui donnait l'impression de pouvoir les aider encore plus efficacement dans ce qu'ils traversaient. Même dans le cas de durs à cuir comme Zac et JB, tous les deux grands collectionneurs de coups et de blessures. Ça fait un moment d'ailleurs qu'elle n'avait pas parlé au policier qui en connaissait tant sur son Inde natale. Elle ne l'avait pas vu aux urgences dernièrement, elle devait donc supposer que tout se passait plutôt bien pour lui.

-Défi relevé, monsieur Lemoine !

Elle avait prit un air décidé, montrant qu'elle était réellement prête à faire les plats les plus épicés possible pour tester la résistance de JB. Ainsi, si un criminel avait la curieuse idée de le torturer à coup d'épices, son patient aurait déjà une longueur d'avance. Patient qui exprimait d'ailleurs comme d'habitude sa fatigue vis-à-vis de toutes ces vérifications qu'il fallait faire après chaque grosse blessure reçue. Ils avaient cette discussion à chaque fois également... Elle la voix de la sagesse, et lui qui admettait qu'elle n'avait pas tort mais continuait à trouver le temps long à chaque fois. Il failli écoper d'une sanction lorsqu'il commença à protester à propos de la visite chez le psy. Visite obligatoire bien entendu.

-Je suppose que si le psychologique te trouve aussi muet que d'habitude, cela voudra dire que tout va bien et qu'il n'y aura pas besoin de séances supplémentaires.

Une taquinerie, encore une, mais dites sur un ton moins plaisantin que la dernière fois pourtant. De son point de vue à elle il ne semblait avoir aucune séquelle psychologique, mais elle savait très bien que ce n'était pas son boulot et qu'il y avait des signes qu'elle ne voyait pas mais qu'un professionnel dépisterait sûrement s'ils étaient présents. La séance était presque terminée, Kala en avait presque fini avec son ami... Même si elle ne s'attendait pas du tout

-Oh. Oh...

Elle était gênée comme à chaque fois qu'on la prenait par surprise avec le sujet Desmond. Elle appréciait l'urgentiste, sans doute beaucoup plus qu'elle n'osait encore l'avouer même à elle-même. Elle tenta de garder contenance, mais si sa peau mâte la préservait de la couleur rouge de la gêne, son émotion était tout de même visible sur son visage. Elle commença à faire tourner un stylo dans ses mains tout en répondant.

-Il... Il va bien. Comme d'habitude. Il est toujours aussi gentil et serviable. Surtout avec les patients.


C'était la vérité, après tout. Ils étaient collègues avant tout, et principalement. Ils œuvraient pour soigner leurs concitoyens, surtout sur le plan physique dans leur cas. Même si... Même si depuis l'Amicale, Kala avait d'autres idées qui lui venaient en tête, parfois. Elle avait été bien, proche de Desmond.

-Et tes collègues à toi, comment vont-ils ?
Kala Avasarala
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Mar 26 Mai - 19:14
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Jean-Baptiste Lemoine
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Oh c'était toujours plaisant de voir que ses interlocuteurs relevaient les défis. Surtout quand ça concernait la cuisine. Encore plus l'indienne. Son petit boui-boui où il aimait tant aller manger, avait bien compris depuis le temps, qu'il pouvait tout tester avec Jean-Baptiste. Toujours prêt à goûter à des plats qu'il ne connaissait pas. Qu'importe la puissance des épices. Alors pouvoir goûter à la cuisine de Kala, il le voyait presque comme un honneur. En tous les cas, cela démontrait bien les liens qui s'étaient créés entre eux, depuis le temps qu'ils se côtoyaient. JB avait une vraie affection pour cette femme et un respect total. Elle avait réussi à l'apprivoiser ce vieux loup et ce n'était pas rien, quand on connaissait son aversion pour les hôpitaux. Enfin surtout, quand c'était lui qui devait subir. Car il n'avait jamais aucun remord à y envoyer son équipe quand elle en avait besoin. Enfin dans la Strike, ils étaient tous pareil à ce niveau, aucun d'eux n'appréciait de se retrouver sous les mains d'une blouse blanche, plus que le temps nécessaire. Et Dieu savait combien de temps ils avaient déjà cumulé d'heure entre ces murs.

- Parfait, tu es la bienvenue quand tu veux. Étonnamment, je n'ai pas d'horaire en ce moment. Sur un ton amusé.

Mieux valait voir toute cette situation de la façon la moins dramatique qu'il pouvait. Sinon il finirait par devenir fou à tourner en attendant de pouvoir retourner sur le terrain. Heureusement que Laure était dans les parages. Elle savait parfaitement tout faire oublier à ce vieux loup si solitaire en temps normal.

Au moins, la doctoresse savait utiliser les mots pour faire rire son patient. Lemoine avait un petit sourire alors qu'ils échangeaient sur le psy qu'il lui faudrait impérativement voir. Puisqu'il pouvait risquer d'avoir des traumatismes de son enlèvement, ce qui était possible, mais qu'il ne ressentait pas. La force de son mental avait souvent été mis à rude épreuve, il faisait avec. Il savait qu'il se devait de tenir, pour les siens, premièrement, pour lui ensuite. S'écrouler n'était pas dans son caractère, c'était un guerrier et ça, depuis bien longtemps.

- Ouais, on va le voir comme ça. En espérant que je tombe sur celui de d'habitude.

Comme certaines blouses blanches de l'hôpital et des soins en général, il y avait aussi des psy qui connaissaient bien les cas de la Strike Team. Autant dire que tout ce petit monde, avait ses petites habitudes bien ancrées. Il fallait voir maintenant si elles allaient continuer. Mais JB ne serait pas du genre à se laisser mettre sur le banc de touche, des mois encore.

Le flic voyait que sa question faisait mouche. Ah, il touchait un point sensible de la belle indienne. Il aurait pu en rire, pourtant, il restait plutôt neutre, un petit sourire complice aux lèvres. Il n'était pas là pour jouer les Cupidons, ni les wingman, mais il fallait bien que les deux loulous finissent par ouvrir les yeux. A force de se tourner autour, ils risquaient de se rater à force. Le petit malaise d'Avasarala était palpable.

- Oh... l'observant, pour tenter de voir quel pouvait bien être le fond de sa pensée. Et avec toi? Il fallait bien les piquer un peu pour ouvrir les yeux, il faisait cela tout en douceur et si elle ne voulait pas plus en parler, ce n'était pas le français qui allait insister plus. Chacun allait à son rythme. Surtout qu'elle le lançait sur sa propre team.

- Mmm... ça va. C'est pas toujours facile. Zac se remet aussi de sa blessure, Rylee et Marlon font tourner la baraque sans nous, ça commence sans doute à les peser un peu. Mais ça va...

Il y avait des tensions dans l'équipe, pas besoin d'être Einstein pour s'en rendre compte. C'était problématique et lui se sentait un peu impuissant face à tout ça. Mais Kala n'avait pas à subir ses interrogations à ce niveau, surtout qu'il y avait des choses dont il ne pouvait de toutes les façons pas lui parler.

- Tu les connais, sont tous des durs à cuire, c'est pas à moi qu'ils viendraient dire que c'est la catastrophe. Pour alléger la conversation en y mettant un peu de taquinerie. Et quelque part, ce n'était pas si faux que cela. Bon alors doc, j'en suis où physiquement? C'est plutôt positif?

La batterie de test allait bien se terminer, ce qui lui donnait déjà une vague idée de sa décision finale, non?

*En français dans le texte
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Sam 6 Juin - 21:44
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Kala Avasarala
En tant que doctoresse, Kala aurait sans doute dû garder la distance réglementaire entre docteur et patient. Mais elle était d'un naturel altruiste qui la poussait de base à franchir les limites pour aller au plus près de ceux qu'elle soigne afin de pouvoir les aider au mieux. Quitte à déceler des problèmes autres que ceux qu'elle pouvait traiter et à les rediriger vers les personnes compétentes. Alors lorsqu'elle les voyait autant de fois que les membres de la Strike Team, il était sans doute normal qu'elle finisse par nouer des liens d'amitié avec quelques uns. Elle les admirait pour le boulot qu'ils faisaient et les risques qu'ils prenaient.

-Très bien. Attend-toi à ma visite cette semaine.

A en juger par son comportement et les résultats de ses tests, JB allait bien compte tenu de ce qu'il avait vécu récemment. Le policier était un dur à cuir, et ça ne pouvait que renforcer l'admiration de ses proches. Et il arrivait aussi à savoir ce que les gens pouvaient ressentir... A moins que se ne soit les sentiments de l'indienne pour le gentil urgentiste qui soit trop évident. Toutefois, si Kala avait fait de son mieux pour éviter le sujet, le policier le redirigea vers elle. Comment Desmond se comportait-il avec elle exactement. La doctoresse détourna le regard de son patient, extrêmement gênée.

-Ben.. Il est gentil. Adorable. Il l'est avec tout le monde. Mais je crois qu'il l'est plus avec moi. Enfin, c'est surtout Inma qui le dit. Mais elle doit avoir raison.

Inma aurait sans doute levé les yeux au ciel et marmonné plusieurs choses avant de dire qu'il serait vraiment temps qu'ils se réveillent tous les deux. Kala ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre surtout, ce que ça signifiait. Toujours est-il qu'elle trouvait vraiment Desmond mignon lorsqu'il rougissait ou bégayait... Bref. Elle s'égarait.

-Ils préféreront la gérer eux-mêmes. Parfois je trouve que vous ressemblez à certains flics des séries tvs vous tous. Toujours à vous fourrer dans des ennuis et à avoir des tensions entre vous. Ce qui ne vous a pas empêché de faire votre travail jusqu'à là.

A moins que se ne soit tout simplement les séries qui soient inspirées plus que l'on l'imagine de la vie réelle. En se rasseyant, Kala prit un air pensif, comme si elle réfléchissait et hésitait sur ce qu'elle allait dire.

-Ce n'est pas catastrophique. En fait c'est encourageant, tu te remets aussi bien que d'habitude. Je ne vois pas de raison de t'obliger à tourner en rond chez toi plus longtemps. Par contre... Je vais demander à ce que tu restes une semaine ou deux au bureau, et que tu fasses l'inévitable visite chez le psy durant cette période.


Difficile ces rendez-vous où un médecin connaissant son métier disséquait la psychologie de son patient pour savoir si ce dernier allait bien ou non. Encore plus compliqué lorsqu'on était du genre à vouloir surmonter toutes ses faiblesses. Elle commença à écrire l'ordonnance avant de reprendre sur un ton taquin.

-Pour éviter que tu ne traumatise un pauvre débutant dans le métier, je vais écrire un courrier te conseillant auprès du confrère qui te prend en charge d'habitude.

Bon, elle savait ou au moins espérait que le vieux flic n'irait pas jusqu'à là. Mais elle faciliterait sans doute le processus, et permettrait que les choses aillent plus vite.
Kala Avasarala
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Jean-Baptiste Lemoine
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- Ha ha, je t'attends sans problème!

JB serait content d'accueillir la doctoresse sur son bateau, cela changeait de leur relation doc/patient, elle était déjà au-delà de ce simple échange, mais à force de passer entre ses mains. Il était bien obligé qu'une relation se noue peu à peu. Et le flic serait ravi de l'avoir à dîner. Rien de plus que quelque chose d'amicale, bien entendu.

- Mmmm... n'hésite pas, à lui faire goûter tes plats maisons, à lui aussi. Dans un petit ton taquin, accompagné d'un clin d'oeil.

Le français voyait bien que le sujet mettait son interlocutrice mal à l'aise. Il n'allait pas plus insister. Mais au moins la mettre un peu sur la voie. Qui, dans ce service, ne les voyait pas se tourner autour. Au moins que quelqu'un les pousse à aller plus loin. Au moins dans une soirée en tout bien tout honneur. Ils verraient bien si leur timidité à chacun, pourrait ainsi, s’apaiser, au moins un peu. Mais c'était mignon. Le français ne leur souhaitait, que du bien.

- Oui c'est sûr. Il se frottait la barbe. Va savoir, peut-être qu'on s'inspire mutuellement. Mais normalement, c'est moins chaud que ce que tu peux voir à la télé. Mis à part... quand ça part totalement en live. On essaie de minimiser les risques. Ce qui avait été un peu raté ces derniers temps, mais il fallait bien avouer que les emmerdes dans lesquelles Iza était tombée, n'avait fait qu'empirer le bordel ambiant. Heureusement, maintenant que les Albanais étaient mis un peu hors circuit, les choses à ce niveau devaient se tasser un peu. Les autres familles n'avaient pas de raison de se foutre sur la tronche. Tu me rassures, j'avoue que ce n'était pas gagné... mais il avait suivi à la lettre - pour une fois - les recommandations des docteurs, avait fait attention, pour revenir à son maximum. Va pour le bureau, si déjà je peux retourner sur place, ça me fera moins tourner comme un lion chez moi. Parce que maintenant qu'il arrivait à mieux se déplacer, sans grogner à chaque pas, il avait besoin de reprendre du service. Moi? Traumatiser un petit jeune... c'est pas mon genre! Faisant semblait d'être attaqué. Alors que Kala avait sans doute raison, il savait comment déstabiliser ceux qu'il avait face à lui, surtout quand il n'avait pas envie d'être là.

- Merci pour tout ça. Avec un vrai sourire cette fois, alors qu'il se remettait debout, tout en repassant son haut. Encore des recommandations à me faire, doc'?

Ce n'était pas qu'il n'aimait pas sa compagnie, mais Lemoine savait qu'elle avait d'autres patients et lui... lui arrivait à son quota d'acceptation d'être dans un hôpital. Aller respirer l'air vicié de Londres lui convenait plus, que de rester trop longtemps entre ces murs blancs.

*En français dans le texte
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Mer 24 Juin - 17:38
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Kala Avasarala
Faire goûter ses plats à Desmond... ? Pourquoi ? Enfin, ça faisait toujours plaisir à Kala de faire découvrir la culture de son pays à ses amis mais pourquoi à lui exactement ? Et dit avec cet air coquin ? Oh.... Oh... Elle se sentait réellement gênée et à la fois heureuse à cette perspective. Elle était curieuse de savoir si son ami aimerait cela. Lemoine fait aussi un commentaire à propos de la comparaison entre la police des séries et la police réel. Une inspiration mutuelle oui... Mais heureusement, plus tranquille du côté de la réalité. Enfin, en général et dans la plupart des coins de la cité.

-J'espère bien. On vous verrais encore plus souvent à l'hôpital tes collègues et toi si c'était des courses-poursuites et des fusillades à chaque enquête.

Et un vrai cauchemar aussi s'il en ressortait des blessures à chaque fois. Il semblerait que Jean-Baptiste soit d'humeur à faire des efforts et des concessions au niveau de sa santé. Il avait bien suivit les règles jusqu'à là et apprendre qu'il devrait se contenter du bureau le soulageait plus qu'autre chose. Kala était contente de voir ça.

-Bien. Si tu fais ça et que ça se passe bien niveau psychologique, je pense que tu pourras rapidement retourner sur le terrain.

Le temps de la consultation était passée, et si Kala aimait discuter avec ses patients elle ne pouvait pas le faire bien longtemps. Ses patients suivant devaient déjà être arrivés et être en train d'attendre. Elle se leva donc pour serrer la main de son patient-ami et le raccompagner à la porte de son cabinet.

-A part les conseils habituels, rien de particulier. Prend soin de toi, et

Elle ouvrit la porte pour libérer l'animal qui peut donc retourner tranquillement à la pollution londonienne tandis que Kala reprenait le cours habituel de ses visites. Des gens de tous les jours qu'il fallait écouter, ausculter et soigner au mieux. Une suite qui ne s'arrêtait pas souvent avant la fin de la journée, mais à laquelle elle était habituée. Depuis le temps.
Il fallait bien veiller à la santé des habitants de la ville.
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Hier à 20:37
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