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L'attente est plus dure à supporter que le feu
Mila Lucciani

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Et j’ai assez attendu
avril 2025
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J’ai atterri à Heathrow y’a trois jours, et franchement… J’étais encore traumatisée… Depuis qu’ils ont fait leur Brexit, j’avais entendu dire que rentrer en Angleterre était aussi chiant que de faire entrer de la drogue à la Maison Blanche. C’est faux. C’est pire. En plus, je suis sure qu’ils font exprès de rendre les choses encore plus compliquées quand on est américain. J’ai fait la demoiselle innocente autant que j’ai pu, mais ca n’a pas aidé grand chose. Le type qui m’a fouillée, puis fouillé méthodiquement ma valise était soit homo, soit marié, soit il n’aime pas les brunes… Bon d’accord, il pouvait aussi être tout simplement professionnel, ca va ! N’empêche qu’en attendant, j’ai eu droit à une fouille en règle, limite il m’a foutue à poil, et il a retourné toute ma valise. Comme s’il pensait trouver quelque chose dans mon petit truc… Peut-être que c’était suspect, de voyager aussi léger, tu me diras… Les diamants ? Non… Je les ai remis dans leur consigne, à la gare routière de Boston. J’allais pas risquer de me faire choper avec à la douane.

Trois jours, c’est le temps qu’il m’a fallu pour trouver un coin où me poser, essayer de me repérer, et surtout attendre mon rencard avec le privé. Nan, pas un rencard rencard. Un rencard genre professionnel. Je t’explique : pour retrouver Rya… Seamus - ca va être dur de s’y faire… - à Londres, j’avais besoin de quelqu’un qui sache où chercher. Je ne connais pas le pays, encore moins la ville, comment je peux espérer retrouver quelqu’un que je n’ai pas vu depuis huit ans ? Alors j’ai décidé d’engager un privé. Je l’avais déjà fait pour savoir où était emprisonné Ry… Seamus. Et apprendre sa vraie identité. Pourquoi pas recommencer ?
Du coup j’ai cherché rapidement sur le net, et j’ai choisi au pif celui qui avait l’air… ma foi le plus regardable. Quoi ? On peut regarder le menu sans manger tout ce qu’il y a écrit… Il faut bien une méthode pour choisir ! BREF ! Il s’appelle Andrea Vaughan, il est enquêteur privé et je lui ai envoyé un mail pour lui expliquer la situation et nous avons finalisé comme ca - ca coute moins cher qu’un appel téléphonique. Et une fois que j’ai eu ma date de vol, nous avons aussi pris rendez-vous pour rentrer dans les détails. Ce rendez-vous, c’est donc aujourd’hui.

Il m’avait filé une adresse et un nom. Mais maintenant que je suis au pied de l’immeuble, je vérifie quand même. Bordel, il bosse chez des juristes ?! Ok… C’est pas forcément comme ca que j’avais imaginé le truc. Peut-être que je regarde trop la télé, mais j’imaginais plutôt un truc indépendant, dans un petit couloir, à côté d’un chiropracteur et une voyante… Bref… Je rentre donc dans le bâtiment, et je demande Andrea Vaughan. On m’indique où trouver son bureau et j’y vais donc, je frappe un coup et entre quand il m’ouvre.
« Bonjour. Sympa de vous rencontrer en vrai. Il est… Sympa, l’immeuble… »
Mila Lucciani
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22nd Avril 2020, 21:27
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Andrea Vaughan

L'attente est plus dure à supporter que le feu
Mila & Andrea
~
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'entre dans le bâtiment avec une certaine hâte. Je suis un professionnel investi, curieux, studieux et presque toujours ponctuel. C'est le cas en cette fin d'après-midi et je sais très bien d'où me vient cette motivation.
Mila Lucciani n'est pas une cliente comme les autres, pour plusieurs raisons. Déjà, elle n'est pas d'ici. Les étrangers qui quémandent mes services ces derniers temps sont généralement rares - l'Angleterre n'attire plus et on sait pourquoi. Oh bien sûr il y a - et ils sont la seconde différence importante - les irlandais extrémistes et les fanfarons de ritals. Elle, n'appartient ni aux uns ni aux autres que je sache et son dossier est sans rapport. Pour couronner le tout, la jeune femme est venue me chercher, elle n'est pas une affaire des juristes qui m'embauchent, ces affaires représentent quatre-vingt pourcents de mes dossiers.
C'est ma cliente.

" Ah, Andrea. Tu n'avais rien à nous remettre aujourd'hui, si ? ... Oh c'est ton rendez-vous. Il te fallait une salle ? "

La vieille juriste, directrice du cabinet, ose me toiser en souriant, comme si elle avait oublié. Sorcière.

" Bah non on va s'assoir par terre, dans le couloir. Devant ton bureau ça te va ? "

" Allons ne sors pas les crocs. "

Elle me guide jusqu'à l'une des pièces en trop dans leurs immenses locaux. Je la remercie d'un sourire grassement hypocrite et la laisse retourner vaquer à ses occupations. Une chose est sûre : elle espère que le cas Mila devienne vite financièrement intéressante pour eux. Très souvent mes enquêtes complètent ou engendrent un procès. Par avidité, la vieille surveille de près tout ce que je fais, pour ses avocats et même en dehors.
Peste.

À peine le temps de survoler les notes prises par téléphone avec l'intéressée que la secrétaire m'annonce son arrivée.

« Bonjour. Sympa de vous rencontrer en vrai. Il est… Sympa, l’immeuble… »

Dit-elle lorsque j'ouvre la porte. Je souris en acquiesçant.

" Bonjour, sympa en effet. La rencontre. L'immeuble j'en suis moins sûr. "

Je l'invite à prendre place devant le bureau relativement vide. Impersonnel au possible, logique.
Avant de m'assoir je tente de mettre en route la machine à café oubliée dans un coin puis abandonne pour faire sonner la secrétaire.

" Oui Lucie c'est Andrea, c'est possible d'avoir du café ? "

J'interroge Mila du regard pour préciser le nombre de tasse puis m'installe.

" Comment se passe votre arrivée au pays de la prohibition ? "

L'amertume de ma voix ne masque en rien mon opinion. Le café est servi, j'ignore le regard curieux, séducteur - ou raciste ? - de Lucie envers le binôme que nous formons et sonde cette inconnue.
Pas de fatigue particulièrement visible sur ses traits. Beaucoup de charme. De l'assurance. Une détermination à revendre et, un peu de peine ? Des galères. Des problèmes.
Comme tout le monde.

" Si vous voulez bien reprendre les grandes lignes... J'aurai quelques questions par la suite. "
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Andrea Vaughan
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26th Avril 2020, 13:09
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Mila Lucciani

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Et j’ai assez attendu
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Alors lui, je l’avais pas imaginé comme ca. Il est grand, plus que moi - ok, c’est pas difficile, mais quand même - , un espèce de sourire en coin et une allure de tranquille assurance. Ah et du charme. Une tonne de charme. Il n’a pas besoin de faire grand chose pour que ca se voit. Je ne sais pas d’où il tient ca, mais j’ai l’impression qu’il doit être un piège à filles assez efficace - ou à mecs, d’ailleurs. Mais quelque chose me dit que c’est pas son truc.
Je rentre dans son bureau et m’installe en face de lui. Je me cale au fond de ma chaise en remerciant le ciel qu’il en se soit pas attardé sur la débilité de ma phrase. Sympa l’immeuble ? On ne faisait pas plus con comme entrée en matière. Enfin, si, peut-être, mais je n’ai pas envie de savoir quoi. En tout cas, sa réponse me fait sourire.
« J’imagine que vous connaissez mieux le bâtiment que moi. C’est juste que de l’extérieur, on n’en a pas des comme ca. A Boston, j’entends. »

Pendant qu’il se débat avec la machine à café, je parcours la pièce du regard. Le tour est vite fait, il n’y a vraiment pas grand chose. C’est vraiment son bureau ? On dirait qu’il vient d’emménager. Ou qu’il est sur le départ. En tout cas, ca n’a pas l’air d’être son lieu de travail habituel. Je me souviens du bureau du privé que j’avais engagé à Boston : il y avait des photos partout, des papiers, des dossiers, des vêtements même… Là, on a plutôt l’impression que Vaughan ne fait que passer.
Entre temps, il semble avoir renoncé à faire fonctionner l’appareil et appelé l’assistante, la secrétaire ou que sais-je… la potiche chargée de la paperasse - et du café aussi, semble-t-il. Je confirme que j’en prendrai un également. Et en attendant que le jus de chaussettes qu’ils appellent café dans ce pays n’arrive, Vaughan poursuit la discussion. Au sujet de mon arrivée. Visiblement, lui ne porte pas son pays dans son coeur. Sans doute parce qu’il a pu profiter de la vie avant le Brexit. J’imagine que la transition doit être compliquée...
« Pour l’instant, je suis partagée entre le charme collant de la douane de l’aéroport et la sympathie des gérants de mon hôtel… Je ne sais pas trop lequel m’enthousiasme le plus… » Dis-je avec un sourire ironique, finissant ma phrase quand la Lucie chargée des cafés fait son entrée. Vaughan ne la calcule pas vraiment, mais vu le regard mauvais de la potiche, je lui fais mon plus beau sourire de pétasse en la remerciant - du bout des lèvres, exprès. Mais très vite, je reviens à Vaughan qui lui ne m’a pas quittée des yeux. Il me sonde ? Je lui rends regard pour regard. J’ai le sentiment que derrière cette apparence de nonchalance se cache une certaine pugnacité. Et il a l’air tellement sur de lui qu’il doit aussi avoir une bonne dose d’arrogance sur ce charme qu’il diffuse à l’envie. Il me fait un peu penser à certains hommes qui gravitaient dans l’entourage de mon père. Attirants, mais dangereux.
C’est pas grave, tant qu’on ne l’oublie pas. Et puis je peux l’être aussi, en grande partie grâce à celui que je suis venue retrouver. Il est grand temps d’ouvrir la boîte de Pandore, refermée huit ans plus tôt.

« Comme je vous l’ai dit, je recherche un homme qui est arrivé des Etats-Unis il y a quelques semaines. Trois mois maximum. C’est un irlandais. Il se faisait appeler Ryan Sutter quand je l’ai rencontré… » J’ai beau m’être préparée, ca faisait huit ans que je n’avais quasiment pas parlé de lui, ni prononcé son nom. Seul le privé de Boston est au courant, en réalité. Alors prononcer son nom à haute voix me fait tiquer, malgré tout. Mais je crois qu’il m’est encore plus difficile de cacher mon amertume en énonçant sa réelle identité. « … Mais j’ai appris depuis que son vrai nom est Seamus McCreary. » Je baisse le nez dans ma tasse de café avant de reprendre. « Il sort de huit ans de prison. Et comme vous vous en doutez du coup, il a une tendance à s’attirer des ennuis... » Je relève la tête avec un sourire désabusé. L’ennui qui l’a mené derrière les barreaux, c’est moi, en réalité. Sans moi, mon père n’aurait jamais cherché à le faire tomber. Bon ok, jamais est un bien grand mot. Mais la probabilité était moindre…
« Si vous avez des questions, j’imagine que ca veut dire que ca vous suffit pas… Je ne sais pas si je pourrai y répondre… J’ai l’impression de vous avoir tout dit… » Enfin tout ce dont il avait besoin pour le retrouver. Je n’allais quand même pas lui parler de nos tête à tête - habillés ou non - , ni de tout ce qu’il m’avait appris, ce que l’on avait partagé… Tellement de choses, mais qui ont un goût amer depuis que je sais qu’il m’a menti sur son nom…
« Alors dites moi ? »
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27th Avril 2020, 21:18
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Andrea Vaughan

L'attente est plus dure à supporter que le feu
Mila & Andrea
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« J’imagine que vous connaissez mieux le bâtiment que moi. C’est juste que de l’extérieur, on n’en a pas des comme ca. A Boston, j’entends. »

" Hm je vois, mais entre nous : ce bureau m'est prêté, je n'aurais pas choisi ce genre de bâtiment pour installer mon cabinet si j'avais eu le choix. "

Dis-je en me penchant légèrement dans sa direction sur un ton confidentiel relativement ironique, un brin moqueur. Pas moins honnête. Je n'aime pas cette espèce de vitrine prétentieuse - qui colle pourtant à mon caractère. Vouloir se la jouer succès américain avec des constructions mal copiées au cœur d'une si vieille ville, c'est déplacé. Mais tant pis, je ne vais pas cracher sur les locaux que me prête la vieille - non sans faire la grimace.
Si je risque de remettre en question mon talent d'enquêteur à ses yeux, je fais surtout cet aveu pour créer une atmosphère complice. Nous resterons deux quasi inconnus mais pour le dossier, je dois avoir sa confiance.

Son arrivée sur le continent sonne assez mal, je grimace en l'écoutant bien que sa tournure de phrase m'amuse. Les douanes ont renforcé leurs mesures de contrôle depuis un certain temps mais personne ne s'y fait, quant aux employés d'hôtel c'est au petit bonheur la chance, tous ne sont pas frigides mais il faut croire que la jolie brune a cumulé.
J'imagine brièvement la scène de son premier contact avec l'agent d'accueil et ne peux que la plaindre intérieurement.

" Génial ! Et je vais vous redonner le moral : ils annoncent de la pluie dans la nuit. Au moins vous aurez eu tous les points négatifs de chez nous ! Peut être qu'après ça la chance vous sourira. "

Rien n'est moins sûr. Et la chance fait bien ce qu'elle veut mais ça va surtout être à moi de jouer et de lui rapporter des nouvelles positives.

Afin de me rafraichir la mémoire et surtout de l'entendre reformuler l'enquête, je lui fais répéter ce qui a été dit au téléphone. Nous n'avions pas développé suffisamment, je me méfie aussi des écoutes.

« Si vous avez des questions, j’imagine que ca veut dire que ca vous suffit pas… Je ne sais pas si je pourrai y répondre… J’ai l’impression de vous avoir tout dit… [...] Alors dites moi ? »

Forcément. Les clients ne voient jamais ce qu'il manque à leurs informations. Pourtant tout ce qu'ils détiennent déjà représente un précieux temps gagné. Je hoche la tête et m'approche de la table, stylo en main, prêts à gribouiller les éléments que je pourrai extirper d'entre ses lèvres.

" Pardonnez d'avance ma méthode. Je vais lister mes interrogations comme elles me viennent, n'hésitez pas à me couper pour répondre ou à me faire répéter. "

Technique bourrue mais qui a toujours fait ses preuves, je déverse le flot de questions pour combler les lacunes qui m'apparaissent instinctivement.
Action :

" Il vivait à Boston avant incarcération ? Où était-il détenu ? Quels ont été les faits retenus contre lui ? Est-il sorti suite à aménagement de peine, bonne conduite ou fin de condamnation ? Quelles étaient ses dernières activités professionnelles ? Savez-vous pourquoi il a menti sur son identité ? Combien peut-il avoir de noms ? A-t-il des relations avec des irlandais ; ici ? Connaissez-vous sa situation familiale, actuelle ou antérieure ? Lui connaissez-vous des ennemis ? Une disparition inquiétante a-t-elle été signalée à des autorités ? "

Je marque une pause, reprends mon souffle puis une gorgée du mauvais café. Je grimace, incapable de m'habituer au service de la secrétaire et relève enfin les yeux de ma feuille sur laquelle j'ai noté une partie de mes propos, ainsi que les éléments qu'elle a pu jeter entre mes mots.

" Et, bien sûr, vous ne m'avez pas précisé la nature de votre relation avec ce disparu. Madame Clark. "

J'insiste sur le nom pour sous-entendre que j'ai plusieurs doutes ; en revanche mes traits n'arborent aucune animosité, menace ni même méfiance. Mes clients ont souvent peur de révéler quelques erreurs, des torts ou mauvaises habitudes. Il leur faut toujours un peu de temps pour comprendre que plus j'en sais, mieux je sers. Et surtout que je ne suis pas là pour les juger ! Rien ne sera de trop. Les limites fixées par la légalité ne me freinent pas non plus - les exceptions existent probablement mais je les attends encore...
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28th Avril 2020, 18:47
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Mila Lucciani

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Et j’ai assez attendu
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La discussion fait partie du jeu, mais j’ai pas spécialement envie d’attendre. Passer au coeur du sujet, ca serait chouette. Même si l’écouter et le regarder parler est plus qu’intéressant. D’ailleurs quand il se penche en avant pour sa fausse confidence, je peux pas m’empêcher de sourire.
« Il parait qu’on ne choisit pas toujours ce qu’on a… » Un brin amer aussi. Je suis pas mal placée pour en parler, la vie que j’ai actuellement, je l’ai choisie par défaut et je l’ai construite avec les cartes que j’ai pu ramasser. Ce n’était pas comme ca que j’avais imaginé ma route. Mais je n’ai pas trop le temps de ruminer, Vaughan continue sur le ton de la plaisanterie quant aux charmes de l’Angleterre.
« C’est vous, ma chance. » C’est sorti un peu tout seul, et en plus je n’en sais même rien. Peut-être que les retrouvailles avec Ry… Seamus n’auront rien de bon. Peut-être que ca me fera encore plus de mal. Cela dit, ca aura au moins le mérite de mettre un point final à cette histoire restée en suspend trop longtemps. Dans le silence qui suit, je réalise que ce que je viens de dire peut être mal interprété. Je me redresse avec un sourire gêné et un doigt levé. « Si vous trouvez ce que je cherche. Vous êtes ma chance si vous le trouvez. C’est tout. » Bordel, c’est awkward au possible. Je sais même pas comment ca peut se rattraper… En se concentrant sur ce qu’on est venus faire, tiens…

Il m’explique ce qu’on va faire et je hoche la tête en évitant un peu de croiser son regard. Il est direct, et en temps normal, je l’aurais sans doute charrié sur son côté expéditif. Mais vu comment je me sens gênée, je vais lâcher l’affaire...

Et puis il bombarde ses questions, ce qui me fait braquer les yeux sur lui.
Merde...
Il va falloir que je cause bien plus que ce que j’avais imaginé. Avec le privé de Boston, je n’ai pas eu à beaucoup détailler. Le nom du pénitencier et celui de Ryan lui avait suffit. Il ne devait pas le retrouver à proprement parler, mais surveiller sa libération.
La situation est très différente aujourd’hui. Mais j’imagine que si je veux obtenir ce que je veux, il va falloir que je me mouille un peu, hein ? Je prends une inspiration et je me lance.
« Non, il n’est pas résident de Boston. Pour autant que je sache, il n’y a jamais mis les pieds. Il s’est fait arrêté à la Nouvelle Orléans, où il a vécu pendant au moins deux ans… » Ca me tire une grimace. Ces deux années ont été les nôtres, et encore très présentes pour moi. Ca s’est pourtant passé il y a longtemps, dans une autre vie… Merde je deviens sentimentale là… Reprenons…
« Il a été arrêté pour vol, refus d’obtempérer, comportement et agissement dangereux. » Si peu… Je me souviens très bien de notre fuite dans les rues de New Orleans, puis dans les bayous. Un vrai rodéo urbain. « Il a été incarcéré en Louisiane pendant six ans avant d’être libéré pour bonne conduite. Pour le reste… » Je prends une gorgée de café dans un temps de réflexion inutile - je sais que je ne sais pas. Je de secouer la tête. « … J’aurai du mal à vous répondre... » Je réponds, amère. Je le regarde très directement. « J’ignore les raisons pour lesquelles il a changé d’identité, ni combien il en a eu dans sa vie. Je suis relativement sure que Seamus McCreary est son vrai nom, mais je peux me tromper. Et il est possible qu’il est pris une nouvelle identité depuis son arrivée. » L’étendue de ce que j’ignore de lui me fait mal. Il a été tout pour moi pendant deux ans - et même au-dela - , mais je ne sais pas grand chose, finalement... « Je ne sais pas s’il est en contact avec des irlandais ici, et je ne connais pas sa situation familiale, en dehors du fait qu’il a été en couple pendant deux ans, juste avant son incarcération. » C’est pas mal dit, ca élude l’essentiel, pour moi du moins. Mais ca doit bien lui suffire ?
La question des ennemis est épineuse. Je ne lui en connais qu’un seul, et c’est mon père. Qui doit lui en vouloir d’autant plus que je me suis barrée pour lui - ou à cause de lui, au choix. Mais qu’est-ce que Vaughan en ferait ?
« Pour autant que je sache, il est venu ici de son propre chef, je ne pense donc pas qu’une disparition ait été signalée. Quant aux ennemis… Ceux que je pourrais connaître sont restés aux USA... » J’espère en tout cas. « … A quoi cela vous servirait-il de connaître leurs noms ? »

Oula… Par contre la dernière question va m’achever… Define the relationship… Je plonge à nouveau dans ce café insipide histoire de me donner contenance.
Merde, je le connais pas, ce mec… Il est peut être sexy, mais on peut pas dire que j’irai me confier à lui pour autant. L’autre truc qui me donne à réfléchir, c’est la façon dont il a prononcé ce qu’il croit être mon nom. D’un ton qui laisse entendre qu’il n’y croit pas totalement. Bordel, j’aurais pas du passer par un privé, ils sont trop fouineurs. D’un autre côté, comment j’aurais pu faire, sinon ? Il faut que je sois plus forte, sinon je vais pas survivre bien longtemps.
Define the relationship…
« Nous étions… ensemble. Avant son incarcération. » Est-ce que ca suffisait ? Est-ce que ca pouvait résumer ce qui nous avait unis pendant ces deux années ? Ce qui me liait encore à lui, suffisamment pour m’amener ici ? J’imagine que si Vaughan est assez malin, il remplira les vides tout seul… Je n’ai pas envie de remuer tout ca, encore trop douloureux. Il m’a peut-être assez aimée pour aller en taule pour moi, mais il m’a aussi menti. Ca met beaucoup d’ombre sur tous les aspects de notre relation.

Je m’éclaircis la gorge pour me redonner contenance.
« Ca répond à vos questions ? »
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30th Avril 2020, 23:03
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Andrea Vaughan

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« C’est vous, ma chance. [...] Si vous trouvez ce que je cherche. Vous êtes ma chance si vous le trouvez. C’est tout. »

J'ai volontairement laissé passer ce petit silence plein d'ambigüité pour renforcer, sadiquement, la potentielle gêne d'une mauvaise interprétation. J'adore les quiproquos quand je n'en suis pas victime et le stress palpable de ma cliente me donne envie de m'amuser. Un peu. Le malentendu n'aurait pas été insultant. J'imagine sans mal qu'elle n'est pas intéressée par le détective british étant donné qu'elle recherche son fameux disparu ;
J'anticipe et pronostique avec une prudente hâte le lien qui uni la jolie à cet ancien taulard.

" Je ferai de mon mieux pour apporter une réponse positive à ce contrat. "

Dis-je avec sérieux pour m'excuser de la moquerie implicite précédente et surtout lui montrer qu'en dehors d'un humour douteux je suis un professionnel investi.

Au fur et à mesure des réponses qu'elle apporte, la soit-disant madame Clark m'apprend que deux années prospères se sont déroulées en Nouvelle-Orléans. Quelle chance, j’espère pouvoir m'y rendre un jour. Elle me révèle l'inculpation qui a conduit Seamus en taule et la réalité de leur histoire se dessine ; encore floue.
Je prends des notes et de nouvelles questions me viennent en tête et des points à soulever quant au contrat qui va nous lier, elle et moi.

« Nous étions… ensemble. Avant son incarcération. Ca répond à vos questions ? »

Mes yeux restent fixés sur la page griffonnée avec une telle intensité qu'on pourrait me croire en pleine audition avec la feuille de papier. Je sonde les mots et mes idées se croisent, se recoupent, s'entourent de vides et d'éléments manquants. Entre chaque réponse apportée se créent des lacunes de deux sortes : celles volontairement laissées par ma cliente, et celles qui ont poussée cette dernière jusqu'à ce bureau merdique.
Je replace enfin mon regard sur son visage.

Pourquoi cet embarras d'annoncer le lien si personnel avec McCreary ?

" Ça répond à mes questions. En partie. Mais j'en ai d'autres. "

Je ne veux pas l'obliger à remuer les souvenirs d'un passé douloureux. Je peux me tromper mais malheureusement ce genre de quête rime souvent avec rupture brutale, dettes, vengeances et autres stupidités du genre. Je suis assez bien placé pour le savoir, l'histoire de mes parents aurait sa place comme scénario d'un polard.

" ... D'abord, je suis assez étonné par la peine prononcée. Il a fait six ans, mais quelle était la condamnation exacte et qu'entendez-vous par "comportement et agissement dangereux" ? "

Cache-t-elle des faits terroristes ? Ou essaye-t-elle de minimiser les fautes de son Jules ? Ça n'a aucun intérêt, je veux savoir avec précision. Il est possible qu'elle n'en sache pas plus mais s'ils étaient ensemble quand le gars s'est fait prendre...
Avant qu'elle puisse donner son avis là-dessus j'enchaîne :

" Comment savez-vous qu'il est ici ? Vous dites trois mois maximum, il est donc sorti de prison fin janvier ? "

Elle en sait forcément plus.
J'observe la belle Sophia Clark, sur laquelle je n'ai rien trouvé. Beaucoup de personnes n'ont rien à raconter. Des milliers d'identités rentrées dans les bases de données ne rendent rien de croustillant mais c'est différent, avec elle. Il y avait moins que prévu, pour une femme de son âge, américaine. J'ai directement eu le pressentiment d'être berné mais sans preuve ...
Je me concentre sur la procédure :

" Écoutez, Sophia - c'est bien ça ? " Charrier et surtout provoquer, lui donner la possibilité d'effacer le mensonge pour partir sur de bonnes bases. Quel que soit sa réaction je ne m'attarde pas sur le prénom et poursuis : " Cet homme, majeur, non recherché puisque légalement libéré et officiellement sans danger, sans disparition inquiétante... a le droit d'être où il veut. Je veux dire qu’officiellement, je ne peux pas enquêter sur lui sans m'en prendre à sa liberté. Je ne peux pas juste aider une ancienne amante à le retrouver. "

Je fronce les sourcils, embêté par ces limites pourtant bien réelles. Le fameux Seamus pourrait attenter un recours en justice à mon encontre et croyez-bien qu'après avoir été radié du Barreau je n'ai aucune envie de perdre mon titre professionnel.

" ... A moins que vous ayez des raisons de penser qu'il est en danger. Je reviens sur les ennemis que vous n'avez pas cités. Je sais que ça vous paraît hors sujet et indiscret de ma part, mais si je peux estimer que votre ami est dans la merde, ça suffirait à justifier mon enquête. Même si au final il se porte bien. Ce que je souhaite ; "

Bizarre cette soudaine compassion pour une inconnue - qui me ment.

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Andrea Vaughan
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2nd Mai 2020, 18:31
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Mila Lucciani

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L’humour ne me sauvera pas d’un interrogatoire poussé. Evidemment qu’il a joué du malentendu, mais ca ne l’empêche visiblement pas de faire son travail correctement. Dans la mesure où ca m’oblige à faire remonter beaucoup de souvenirs, je ne sais pas si c’est une bonne chose.
Non… Si… oui, évidemment que c’est une bonne chose, je suis là pour ca, bon sang…Je n’ai plus qu’à prier pour qu’il se contente de ce que je lui ai dit. Ca suffit largement pour retrouver R… celui que je veux retrouver. On en reste là, on parle honoraires, et zou…

Non ?
Non.

Il me pose de nouvelles questions, qui vont nécessairement m’obliger à en dire plus. A revenir sur cette foutue nuit, celle qui a continué à me hanter tout ce temps et que je me suis rejoué je ne sais combien de fois pour… Quoi ? Un genre de plaisir pervers ? En tout cas, ca m’a souvent empêché de dormir… Il ne me laisse pas vraiment le choix…
Ni le temps de répondre. J’ouvre la bouche, mais il enchaîne avec une autre question.

Avant de mettre en doute mon identité. J’ai un léger mouvement de la tête, le temps de réfléchir. Que voulait-il dire ? Que savait-il exactement ? J’ai une grosse alarme qui fait un bruit de ouf dans le crâne. Il faudrait bien un jour que mon vrai nom sorte, mais était-ce bien raisonnable de faire cela face à un privé ? Même s’il est tenu par le secret professionnel, beaucoup de personnes sont capables de s’assoir sur la déontologie quand un paquet de pognon est en jeu. Et je présume que mon père a probablement mis toute info me concernant à très bon prix… Comment pourrais-je faire confiance à un homme, fusse-t-il détective, que je connais à peine ?
« C’est le nom sur mon passeport. » Je lui réponds. Ca a le mérite d’être la vérité sans en dire trop. Je ne suis pas prête à faire plus. Ses arguments me font froncer les sourcils.
« Vous plaisantez ? Des privés enquêtent sur des conjoints infidèles tout les jours. Ils sont pas en danger, pourtant ! Vous croyez quoi ? Que je vais lui mettre une balle entre les deux yeux dès que je vais le voir ? C’est pas l’idée ! » Un coup dans les burnes, peut-être… ou une gifle. Ou les deux. Mais pas une balle... « Je veux juste… » Je fais un moulinet de la main. En réalité, j’ai toujours pas vraiment élucidé ce point. Je veux quoi ? « Je veux seulement lui parler. Je vais pas lui faire de mal. En tout cas, il ne finira pas à l’hosto. »
Je lui rends regard pour regard. C’est sans doute un mec bien. Vu ce qu’il vient de dire, j’imagine qu’il est pas le genre à balancer une fille à son mec violent. Il a l’air. Mais je sais que les apparences peuvent être trompeuses, alors quoi ?
Je continue à le regarder, à le jauger. Quelque chose me dit qu’il n’aime pas qu’on la lui fasse à l’envers. J’aimerais être sure de pouvoir lui faire assez confiance pour tout lui dire, mais il m’en faudra plus pour que je donne des infos trop précises. Mais ca ne veut pas dire que je ne peux pas lui donner un peu de ce qu’il attend.
« Je n’ai aucune raison de penser qu’il est en danger ou que ses ennemis pourraient être après lui. Mais... » Nouveau mouvement de la tête et je lui fais quand même un léger sourire teinté d'ironie. « … Je n’ai aucune raison de penser qu’il n’est pas en danger ou que ses ennemis ne sont pas sur ses traces... » Est-ce que ca lui suffira ? Bonne question…

« Ceux qui pourraient lui en vouloir font partie de la mafia à la Nouvelle Orléans. Je crois qu’ils ont suffisamment à faire là-bas pour ne pas courir après une petite main sortie de taule. » Du moins je pouvais espérer. Après tout, mon père a eu ce qu’il voulait : il nous avait séparés, Ryan et moi. Je suppose que tant qu’il ne sait pas qu’on est ensemble, Ryan/Seamus ne craint pas grand chose de sa part.

« Quant à vos autres questions… » Je soupire. Allez, vite, comme un pansement… « Pendant le braquage qui a conduit à son arrestation, les flics ont débarqué plus tôt que prévu. Beaucoup trop tôt. Il a tenté de fuir en voiture. Les flics l’ont poursuivit en ville, d’abord. Dans les bayous, ensuite. Mais ils l’ont finalement arrêté. » Ce ne sont que les faits, après tout, et je débite ca d’une voix monocorde. En omettant que j’étais présente moi aussi. Moins coupable, mais tout autant condamnable. « Il y a eu beaucoup de dégâts sur des biens publics et privés, vous voyez le genre ? Des voitures, des poubelles, des arrêts de bus… Une voiture de flics aussi… Il fallait qu’il paye pour tout ca... »
Mila Lucciani
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Andrea Vaughan

L'attente est plus dure à supporter que le feu
Mila & Andrea
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Me prend-elle pour un crétin ? Le nom sur son passeport est une suite de lettre imprimée sur un bout de carton. Ce passeport peut être tout aussi factice que ce sobriquet merdique. Tant pis, inutile de creuser ce point pour le moment. Elle finira par se trahir, une jeune femme n'a pas besoin de pseudonyme si elle est clean, or, cette Clark paraît fausse. Attention je ne dis pas que je doute de son honnêteté, pas avec moi : elle m'embauche. Si elle me dissimule des informations, celles qu'elle affirme peuvent être considérées véridiques. Pour le reste... tout est couverture, prudence, embarras, urgence.
Je n'ai pas de preuve et je ne l'accuserais pas. Elle peut bien cacher ce qu'elle souhaite du moment que j'en ai assez pour bosser et qu'elle me paye. Mais il émane de la jolie Sophia beaucoup trop d'anxiété. Une fatigue prononcée dans son regard, le tracé malhabile de ses lippes quand elle tente de sourire. Elle paraît lasse.
La traque de ce Seamus la ronge depuis trop longtemps.

« Vous plaisantez ? Des privés enquêtent sur des conjoints infidèles tout les jours. Ils sont pas en danger, pourtant ! Vous croyez quoi ? Que je vais lui mettre une balle entre les deux yeux dès que je vais le voir ? C’est pas l’idée ! »

Haha le cliché. Vrai. Je secoue la tête avec suffisance :

" Mais les conjoints trompés subissent un préjudice... Et c'est ce préjudice - ou sa probable existence - qui m'autorise à enquêter pour eux. Que subissez-vous, vous ? A part un certain manque ; "

Je n'aurai pas du, bien que ça crève les yeux ; la belle veut retrouver cet homme car leur relation a été avortée brutalement. Car des sentiments certainement brûlants l'habitent encore.
Je me mords la lèvre et acquiesce quand elle continue de répondre à mes interrogations.

« Ceux qui pourraient lui en vouloir font partie de la mafia à la Nouvelle Orléans. »

Eh merde. Elle balance ça si nonchalamment, je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel en émettant un sifflement impressionné. Ça change pas mal de chose, figurez-vous que je ne veux pas ajouter une mafia à la liste de mes ennemis. Logique, non ?
Je ne fais pas de commentaire supplémentaire et la miss me décrit ce qu'il s'est passé lors de l'interpellation du type. Mes sourcils restent froncés, mon avis sceptique. Non, c'est forcément une condamnation qui rassemblait d'autres faits - mais s'il copine avec une mafia ça n'a rien d'étonnant. Ou la justice a encore une fois été manipulée ;

Je lâche mon stylo et place mes mains contre l'arrière de mon crâne en soupirant.

" Hm, il a été bien mal défendu. "

J'étais avocat à l'époque, est-ce que j'aurai fait mieux que le juriste qui s'est occupé du dossier ?

" Bon, je vais faire ce que je peux mais je n'ai pas fini de vous harceler. Je vous contacterai par message dès que j'aurai une question. Ah, si, la mafia Louisianaise, c'est quoi leur dada ? "

Qu'elle s'estime heureuse de ne pas m'entendre clôturer aussitôt l'affaire. Beaucoup de collègues auraient fourgué le bébé au voisin.
Je vais retrouver son Jules, je vais faire ce que je peux pour y parvenir mais si elle pouvait m'éclairer un minimum sur les potentiels sanguinaires qui courent après ledit Jules ça m'arrangerait. Même s'ils ne sont pas là, même s'ils ne le savent pas libéré, même s'ils ont mieux à faire...
On ne sait jamais et moi, je préfère protéger mes arrières.

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Andrea Vaughan
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Mila Lucciani

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Et j’ai assez attendu
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Il n’est pas dupe, j’en suis à peu près sure. J’ai pas passé des années à scruter les visages et les expressions sans être capable de reconnaitre la suspicion quand je la vois. Oh je ne dirais pas qu’il est si facile à lire. Mais je ne suis pas née d’hier. Et lui non plus. Je lui rends regard pour regard, et je vois les questions qu’ils se pose, les conclusions auxquelles il arrive. J’imagine que mon histoire est un peu trop réchauffée… Mais je ne peux pas non plus lui donner tous les détails. Plus tard peut-être… Mais pour l’instant, c’est un inconnu qui a besoin d’un nombre limité d’informations.

Son explication quant aux épouses volages me fait tiquer.
Shit… Il me confirme en tout cas qu’il a bien compris la situation, en tout cas d’après les éléments que je lui ai donné. La partie concernant la mafia de la Nouvelle Orléans lui en donne un autre volet. Son sifflement me tire un sourire désabusé. Parler de la mafia fait toujours son petit effet. J’ai tout de même une hésitation : faut-il que je lui dise que le Parrain de cette branche là est mon père ? Bonne question…
Il analyse ce que je lui explique, en conclut que Ryan/Seamus a été mal défendu. Nouveau sourire désabusé.
« Ca vous pouvez le dire… » J’avais fait du droit et arpenté suffisamment de tribunaux pour le savoir. « … même si le vol en lui-même était suffisant pour le mettre derrière les barreaux. » Sans compter que le juge n’avait aucun diamant à restituer, puisque ces derniers étaient gentiment planqués dans un casier de consigne, à la gare routière de Boston.

Quoi qu’il en soit, Vaughan prend le dossier. Je ne peux pas retenir un soupir de soulagement. C’est un début. Si un privé ne peut pas retrouver Ryan… Seamus… j’y arriverai jamais… Même s’il ne faut jamais dire jamais.
Je m’apprête à partir quand il me pose une nouvelle question qui me fait lâcher un petit rire nerveux.
« C’est quoi leur dada ? » Je le regarde en me demandant ce que je fous. Ce pauvre type risque de se retrouver sur le chemin des hommes de mon père. Ok c’est son boulot, mais ca ne veut pas dire que ca me plait. Et même si la probabilité soit faible que mon père souhaite s’assurer que Ryan a bien compris le message, je suis bien placée pour savoir qu’ils ne font pas dans la dentelle. Mais ca va bien se passer, non ?
« La famille Di Pagnola règne sur le trafic de drogue, caché derrière le casino d’Enzo Di Pagnola. Son péché mignon, c’est le vol et le recèle. Et il a des chiens de garde pour protéger son business. Rien de bien exotique... » Après tout, il a le droit de savoir dans quoi il met les pieds. Il ne m’a pas posé trop de questions sur le fond, et j’imagine que ne pas lui dire à quel point j’ai pu être impliquée dans l’arrestation de Ryan était peut-être une mauvaise idée. Il n’a rien demandé d’aussi direct… alors on verra plus tard.

« M. Vaughan… Je comprendrais si… Ca vous parait trop hasardeux. Je n’aimerais pas avoir à recommencer. Mais… je comprendrais... » Mais quelle idée à la con j’ai de dire ca… Et s’il reculait ? Bon ok, c’est peut-être une impulsion à la con pour lui faire comprendre que je suis aussi sincère que possible. Merde, si je lui disais toute la vérité, il comprendrait pourquoi j’ai un faux nom, il serait moins suspicieux… Mais je ne suis pas prête. Pas encore. Plus tard, peut-être...
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Andrea Vaughan

L'attente est plus dure à supporter que le feu
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« La famille Di Pagnola règne sur le trafic de drogue, caché derrière le casino d’Enzo Di Pagnola. Son péché mignon, c’est le vol et le recèle. Et il a des chiens de garde pour protéger son business. Rien de bien exotique... »

Non, en effet. J'affiche une moue presque déçue. On me vend la Nouvelle-Orléans et ses parfums somptueusement typiques pour finalement me livrer un cas d'école. Enfin, je ne vais pas faire croire que son histoire est banale et d'ailleurs je ne suis pas sûr d'avoir déjà accepté un dossier qui pue autant.
Souvent, les pires enquêtes que j'ai du mener se sont révélées terribles au fur et à mesure des investigations. Au cours des découvertes... Ici j'ai un mauvais pressentiment dès le départ. Comme si le dossier de madame Clark cachait encore son lot de complications, malgré celles que la jolie livre sciemment ce jour.

" Ok. Sachez que j'ai l'intention de ne pas m'embourber auprès d'une mafia. Que, par prudence, je vais devoir me renseigner sur eux. Sans aller trop loin, sans naviguer dans l'obscurité non plus. Tout ce que vous savez ou pensez savoir sur les Di Pagnola me sera utile. Ainsi quand j'aurai sécurisé mon périmètre de recherche " dis-je en mimant les guillements, " je passerai concrètement à votre bonhomme. "

Qu'on soit clair. Je ne vais pas lui dégotter son mec en trois jours. Remarque, je suppose que j'ai l'air hyper pro avec des méthodes si exigeantes... Non ?
Je l’entends alors reculer. Ou me prendre en pitié. À moins que ce soit pire et qu'elle doute soudain de mes compétences.

« M. Vaughan… Je comprendrais si… Ca vous parait trop hasardeux. Je n’aimerais pas avoir à recommencer. Mais… je comprendrais... »

" Hm. Ne le prenez pas mal mais il y a peu d'enquêtes précises... C'est bien pour soulever des lacunes et établir des vérités qu'on me paie. Et j'ai besoin de vivre, comme nous tous. Je ne laisserai pas votre dossier à un concurrent... Ça m'embêterait aussi que vous soyez obligée de tout recommencer. "

Je lui souris, conscient que sa détresse, son charme et sa maladroite sincérité me donnent envie de réussir pour elle. Pas seulement son argent.

" Et vous pouvez m'appeler Andrea. Pas d'inquiétude, je vais faire de mon mieux mais n'oubliez pas de tout me dire. "

Souvent les clients partent sans avoir vidé leur sac. Il est très difficile de relater des faits sans omettre la plupart des détails. Or ces détails me servent toujours.

" Vous devriez essayer de vous reposer. Je vous ferai un point régulièrement. Ok ? "

Pour ce qui est de la paperasse, je lui enverrai par mail. Pareil pour le paiement, elle aura mon RIB pour faire le ou les versements. Je n'ai pas envie d'aborder ce sujet si vite, j'ai étrangement confiance en l'américaine.

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Andrea Vaughan
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8th Juin 2020, 15:18
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