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Attrape-moi ce voleur. (Damia)
Eva Castelli

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Attrape-moi ce voleur.
Eva & Damia

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La galerie est exceptionnellement fermée. Silence contrit dans la bâtisse depuis le matin. Elle a un splende air de mausolé. Et pour cause. Conservateur et comptable se rongent les ongles. Fermer en plein mois de mai. Les pertes vont être monstrueuses. Un nombre à au moins cinq chiffres. Et la bourse. Ils ont beaucoup investi pour mettre en place la dernière exposition. Une artiste venue de Suède. Ils comptaient sur ça pour ensuite lancer les travaux. Les titanesques travaux de mise aux normes. La majorité des employé.es ont eu ordre de rester chez eux. Jour chômé. Les agents de sécurité sont convoqués eux. Tous.
La brigade spéciale est arrivée depuis quelques minutes. Ils sont une dizaine. Ils sortent leur attirails. Relevés d'empreintes. Caméras de surveillance. Tout y passe. Beaucoup plus impressionnants que sur grands écrans. Tous ces uniformes qui grouillent. Qui fouillent partout. Un essaim qui risque de faire mal.
Castelli a été appelée d’urgence. A la découverte du larcin. Organiser un trajet au pied levé. Les vols pour Londres ne sont plus aussi nombreux depuis que l’Angleterre s’est retirée de l’UE. Enfin, il est dix heures passé quand la ferrari entre dans le parking interne. A peine apparue, on vient à elle. Excuses. Suppliques. Ne peut-elle pas -encore une fois- combler le trou ? Non. Elle ne veut pas. Ce n’est pas le moment de faire des dépenses subsidiaires.
Quelques informations au chef d’équipe. L’italienne abandonne la horde d'angoissée pour aller dans le bureau. Vite. Avant que quelqu’un ait idée à venir ici. Au coffre fort -heureusement intact- elle prend ce qui ne doit pas être trouvé. Carnets, chèques, quelques objets d’art récupérés d’Afrique subsaharienne. «Dom. Je m'absente une heure. » Glisse-t-elle au chef de la sécurité. Le sac-à-main -alourdi- disparaît sous le siège passager de la décapotable. Il est temps de rencontrer cette détective. Plébiscitée par deux personnes de l’entourage. C’est assez pour tenter. Damia Kapour sera plus efficace que ces brigadiers. Eva lui propose un rendez-vous. Le matin même, en fait dans une heure. Au petit café. Celui qui fait des canolis maison. La moindre des choses pour compenser la contrariété qui monte.
La terrasse du café n’est pas très occupée. « Tchao Anonio! » Le vieux Sicilien sort de l’ombre de sa cuisine. Ils discutent de l’île. Ils parlent de la “famille”. A demie-mots il lui dit la menace qui vient de l’autre ville. Le regard d’Eva, limpide comme un lac, se fait sombre. Elle ne peut rien faire. Si ce n’est ralentir quelques échanges commerciaux vers la ville ennemie. « Met moi de côté ce que tu sais. » Clin d’oeil espiègle. Petit sourire de connivence. Oui tout est là.
Quinze minutes. Au loin la silhouette de la Quarantenaire se dessine. Castelli plit le coin du journal. Elle regarde la démarche. Constate l’assurance, le charme, pour ne pas dire la beauté. Un léger sourire passe sur ses lèvres. La matinée n’est peut-être pas totalement perdue. Tranquille, fauve, l’Italienne ferme le Times. Elle remonte les solaires dans ses cheveux clairs. Une main tendue pour prendre celle de l’autre.
« Bonjour Miss Kapour. Damia. Puis-je vous appeler Damia ? Ce sera plus simple. Vous pouvez m’appeler Eva. Je vous en prie. » La blonde est voluptueuse. Elle est charmante. Un regard vers la porte du café. Tonio hoche du chef. Il approche pour prendre une hypothétique commande. Eva en profite pour demander un deuxième café. Italien bien sûre. « Cela fait quelques temps que j’envisage de passer par un indépendant. » Eva a la voix suave du pays. Elle a la nonchalance des lionnes. Un bracelet d’argent luit au soleil. La robe noire fait ressortir le teint halée. Il fait meilleur en Italie que sur cette île ci. « Pouvez-vous retrouver qui nous vole … rapidement. » Tout le défi du contrat. Là. Chrisystalisé dans un dernier mot.

Eva Castelli
Eva Castelli
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Sam 16 Mai - 10:33
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Damia Kapoor


Attrape-moi ce voleur
Eva & Damia
Me lever tôt est une règle que je suis depuis des années maintenant, depuis que je suis petite fille en fait. Même ado, à l'âge où la plupart sont aussi amorphes que des huitres mortes, et après avoir fait la fête, dans les limites de la bienséances de Mumbai, je sortais toujours du lit à sept heures. Je ne supportais pas l'impression que le monde s'était réveillé avec moi, qu'il ne m'avait pas attendue et donc que j'étais privée de certaines choses... J'ai toujours détesté me sentir à l'écart, même aujourd'hui... où encore une fois le réveil a sonné à sept heures du matin, et suivant ma routine habituelle, c'est à dire celle sans mission spéciale, je suis sortie de mon lit Queen size où je dors seule, toujours, je suis descendue au sous-sol de l'hôtel particulier qui est le mien maintenant, et j'ai commencé ma journée en faisant une heure de natation. J'aime ce moment où plus rien n'existe à part l'eau et moi, à compter les longueurs, calmement, paisiblement, jusqu'à arriver à cent. Bien sûr je n'ai pas pu faire installer une piscine olympique dans une cave londonienne mais l'espace était quand même assez suffisant pour en faire un bassin de nage convenable, m'évitant de sortir de chez moi, et pire que tout, de rencontrer la plèbe crasseuse et devoir partager mon eau avec elle. Rien qu'à y penser, j'en ai des frissons.

Mes longueurs terminées je sors du bassin, nue - privilège d'avoir sa piscine personnelle cachée- et vais prendre une douche avant de m'enrouler dans un kimono authentique ramené du Japon et savoure mon petit déjeuner tout en lisant l'édition du matin du Times. C'est là que j'entends un coup de fil, donné par un numéro inconnu qui ne le reste pas longtemps et je souris quand j'apprends l'identité de mon peut-être futur client. Ou cliente en l'occurence. La Castelli... intéressant, très intéressant... un grand nom de la mafia italienne, avec une spécialité pour le trafic d'art. La femme n'est pas très loquace, mais en très résumé elle me parle d'un vol et qu'elle aimerait que quelqu'un d'autre de plus talentueux que "ces incapables de la police" s'en charge. Le rendez-vous est pris pour une heure plus tard dans un café qui m'est totalement inconnu et je raccroche en souriant.

Alors que je monde à l'étage, et que je rentre dans mon dressing qui occupe une pièce entière de la maison, je me dis que ça sera intéressant de travailler pour elle - si je décide d'accepter, bien sûr, même si a priori les choses sont en bonne voie- et de gagner la confiance professionnelle - parce qu'il ne faut pas rêver, une détective comme moi qui est un électron libre, affilié à aucun camp n'aura jamais sa confiance pleine et entière- d'un élément aussi important de l'échiquier politique de Londres. Et quand je parle d'échiquier, je parle évidemment du plus important d'entre tous, pas celui qui siège au parlement, mais celui souterrain qui trempe ses doigts dans des choses peu légales mais qui n'a au moins pas la prétention de se donner une image de respectabilité et d'honnêteté. Je choisis une robe de couturier bleu nuit, me plante devant le pan de mur réservé à mes chaussures le temps de trouver la paire assortie, et après m'être coiffée et maquillée, je descends jusqu'à mon garage et file au volant de ma Jaguar jusqu'à l'adresse convenue. De prime abord c'est un petit boui boui qui ne paie pas de mine, le genre qu'on ne remarquerait même pas en passant devant. Je me gare dans un crissement de pneus et je sors, attrapant mon sac à main hors de prix, lunettes de soleil sur le nez, et entre dans le café, demandant miss Castelli. Le gérant sans doute, un petit italien si typique qu'il en est presque une caricature, me dit avec un très fort accent que la dame est là et qu'elle m'attend, en désignant la seule table occupée de tout l'établissement. Je remonte mes lunettes, tout comme la Castelli et je souris en m'approchant, louvoyant entre les tables jusqu'à venir face à elle, lui tendant la main.

Bonjour miss Castelli. Et vous pouvez m'appeler Damia. D'ailleurs compte tenu de mes honoraires vous pouvez m'appeler comme vous voulez...

J'ai un sourire amusé alors que je m'assieds face à elle, posant mon portable et mes lunettes sur la table et mon sac sur la chaise vide à côté de moi, plongeant mon regard dans celui de ma peut-être future cliente.

Eh bien je suis ravie que vous ayez pensé à moi pour vous aider... vous avez parlé de vol au téléphone, mais avant de savoir si j'accepte ou non j'ai besoin d'en savoir un peu plus sur l'affaire. Pourriez vous me donner plus de détails? Histoire que je me fasse une idée?
Damia Kapoor
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Ven 22 Mai - 3:42
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Eva Castelli

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Attrape-moi ce voleur.
Eva & Damia

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Plus près on peut voir distinctement le charme. L’Aura d’une prédatrice féminine. Eva relâche la main avec un petit sourire. Elle se trouve devant une lionne. C’est très clair. Son sixième sens lui indique que l’entretien peut être intéressant. Ambition est une qualité indispensable pour travailler avec elle. Mais ça ne suffit pas.
« Damia ce sera. » Entérine donc l’Italienne. Tout aussi amusée que son interlocutrice. Elle la suit des yeux, alors qu’elle croise ses cuisses. Souple, malgré la quarantaine passée. Les mollets musclés par les heures de natation. Elle reconnaît la sportive qui se dresse devant elle. Bien. Une femme qui s’entretient est en meilleure santé. Plus endurante pour travailler.
Un simple hochement du chef. Les mains posées sur les cuisses. La posture naturellement dominatrice. « Bien sûre. » Piquer la curiosité. Un art dans lequel la Trafiquante excelle généralement. C’est bien pour cela que sa clientèle est fidèle. Les rivaux revanchards. Le talent attise les passions. Eva a un sourire. Elle débute par la plus simple exposition des faits. « Il y a eu effraction pendant la nuit. Une pièce d’une grande valeur a été volée. » Le nom de l’oeuvre d’Art tue. Une précaution que l’on peut juger paranoïaque. Seulement, quand on ignore quels sont les moyens de l'underground pour avoir des infos. Vingt ans dans le milieu Castelli sait. Elle sait les risques. Elle n’en prend pas qui ne valent pas le coup. « Mais, ce n’est pas sur la piste de l’oeuvre, que je veux vous lancer. » L'assistant donnera le dossier interne sur l’objet. Kapour pourra avoir tous les détails qu’elle souhaite. Ce n’est pas un problème. « Mon choix se porte sur le voleur lui-même. » Un voleur. Non une voleuse. Eva a la sensation qu’elles vont courir après un homme. Le temps dira si son instinct lui dit vrai.
Tonio arrive pour leur servir ces cafés. Il ne dit pas un mot. Lorsqu’il relève les yeux sur la brune, il est prudent. Ici il a un rôle. Veilleur. Cette place est sous la protection des De Santis. Eva Castelli est une proche de la Famille Sicilienne. C’est connu du milieu. On ne touche pas à l’Italienne. Pas sans attirer l’attention de la mafia. Audacieux, donc de continuer ce petit jeu. « Je le soupçonne d’être responsable de deux autres vols, dans les six derniers mois. » S’avance la blonde. Pas à pas. Langage prudent. Calme. C’est une théorie qu’elle n’a pas encore partagé avec ses employés. Ou la police. Elle tient à ce que ce soit ainsi. « Je pense que quelqu’un s’amuse à mes dépends. » Un jeu dangereux. Diablement dangereux. Car maintenant Castelli joue aussi. Avec ses règles. Personne n’a encore réussi à la battre. « Je veux savoir qui c’est.. Je veux savoir qui est son commanditaire. » Eva lève la main en signe d’assentiment. « Vous aurez accès aux dossiers, aux données. Je veux que vous confirmiez ou infirmez cette théorie et je veux que vous retrouviez la trace de celui qui fait ça. » Ce qui n’a rien d’évident. Leur adversaire est un malin. Il n’utilise pas les canaux souterrain pour transporter ses larcins. Autrement Eva aurait remis la main sur ses oeuvres depuis longtemps. « Qu’en dites-vous ? »

Eva Castelli
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Dim 31 Mai - 11:16
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Damia Kapoor


Attrape-moi ce voleur
Eva & Damia
Bien sûr que j'ai une liste d'affaires longue comme le bras qu'on me demande, non qu'on me supplie de traiter pour des prix totalement indécents. Même si j'adapte mes prix en fonction du client, sans aucune honte, et plus je déteste la personne en face de moi, plus le nombre de zéros sur mon chèque va être élevé... les joies d'être son propre patron. Tout comme la possibilité de mettre ces fameuses affaires en cours en pause si l'une d'entre elles, que je juge intéressante ou plus lucrative, se présente. J'aime avoir cette liberté que je considère comme sacrée, celle qui fait que j'ai libéré les deux premières heures de ma matinée pour venir dans ce petite restaurant italien et la rencontrer elle. Je n'ai que des contacts lointains avec la mafia, et si j'arrive à régler son affaire vite et bien, et à rentrer ainsi dans ses bonnes grâces, je sais que ça sera le début de plusieurs missions et d'une collaboration fructueuse. J'arrive donc à l'heure, très professionnelle, et autant tirée à quatre épingles que d'habitude dans le petit café désert où elle trône en bonne impératrice dans son domaine. Les salutations sont courtoises mais réservées, et à peine arrivée je sens qu'elle est comme moi : une femme qui a vécu, qui connaît trop bien le monde, et qui ne fait plus confiance à personne depuis longtemps. Je m'installe face à elle, déposant mes affaires et sors un carnet recouvert de cuir et un stylo Montblanc, prête à prendre des notes.

Un vol donc. Très bien. Je peux vous demander le nom de la galerie et l'adresse?

La plume en or commence à courir sur les pages de papier confortable, et je laisse les informations m'arriver tout comme le café qui sent divinement bon, posé devant nous avec une discrétion presque fantomatique et je hausse un sourcil en entendant la suite de ses précisions.

Donc retrouver l'oeuvre n'est pas ce qui vous intéresse en priorité?

Je note, encore, et hoche la tête au fur et à mesure des informations que je détiens, la laissant avant tout me dire ce qu'elle a à me dire, les informations qu'elle souhaite me communiquer, avant que je n'aille plus loin. Règle n1 : mettre le client en confiance en le laissant raconter les faits, ou plutôt sa version des faits. Ce qui permet aussi de ''sentir" le personnage :comment il se place par rapport à ce qui s'est passé, comment parle-t-il de lui, quel rôle il se donne... ce qui est tout aussi important que ce qu'ils racontent. Combien de fois, avant même qu'ils aient terminé, j'ai découvert qu'ils étaient en train de vouloir m'arnaquer, ou qu'ils étaient coupables et cherchaient un moyen de s'en tirer en arnaquant l'assurance ou autres. Mais je ne suis pas la meilleure pour rien... Je hoche toujours la tête, terminant de laisser quelques mots sur la page qui se remplit petit à petit, et une fois qu'elle me confirme que j'aurai accès à tout, je relève le nez et croise son regard.

Je dis que ça m'intéresse... J'aime évoluer dans le monde de l'art... Un univers qui met en avant la beauté et l'esthétique et qui pourtant est pourri jusqu'à la moelle... Sinon mademoiselle Castelli, avez-vous déjà des suspects? Tout peut être important, le moindre détail sur l'un de vos employés qui aurait pu vous mettre la puce à l'oreille, qui aurait paru suspect à vos yeux... Mine de rien l'esprit humain est une arme affutée mais on a trop souvent pris l'habitude de le faire taire... Parfois il faut écouter ses doutes et ses inquiétudes...

Je souris et en profite pour gouter enfin une gorgée de ce café qui sent divinement bon, et soupire, les yeux clos comme un chat à qui on a donné de la crème, avant de reposer la tasse avec un tintement de porcelaine sur sa coupelle.

Vraiment délicieux ce café... J'en ai rarement goûté d'aussi bon. Je vais même demander au patron s'il serait prêt à m'en vendre un peu, car commencer ma journée avec ça, chez moi, va me mettre dans de bien meilleures dispositions...

Je referme mon carnet relié de cuir et range mon stylo.

En plus des suspects, j'aimerais aussi pouvoir visiter la galerie, et observer un peu les lieux. Voir quel est votre système de sécurité, comprendre comment le voleur s'y est pris. Vous seriez d'accord? Et une fois sur place j'aurais besoin de voir d'autres documents... En fonction de ça, je pourrais vous faire une estimation de mes honoraires...

Damia Kapoor
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Sam 6 Juin - 15:28
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Eva Castelli


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Attrape-moi ce voleur.
Eva & Damia

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Castelli donne les précisions géographiques et historiques à la détective. Sans note, sans hésiter, elle fournit adresses, nom du conservateur précédent, dernières expositions marquantes dans le monde artistique. Précise encore que cet endroit n’a jamais été volé avant la veille. Le degré de sécurité : haut. « J’ai prévenu les employés. Ils coopéreront. » Anticiper. Une des clefs pour reussir une bonne vente. Il n’y avait aucune raison pour que Lady Kapur refuse un tel contrat.
En substance pourquoi ce larcin et autant une surprise qu’une mauvaise nouvelle. Depuis deux heures Eva filtre déjà les appels des collègues de la ville et des journalistes. « Pour l’instant pas de réponses à la presse. » Il faut également penser aux artistes. L’Italienne y pense. Le travail de psychologie va être pesant. Elle sait d’avance les réactions de certain.es. Privilège d’être la célébrité. Ils sont tous si unique en leur genre. Toute la beauté du métier est là. Sauf en cas de crise pareille.
La tasse revient à la coupelle. Tout de suite. « Oui. Les suspects. » Eva décroise les jambes. Le sac sur ses genoux. Elle en sort un moleskin. Celui qui lui sert de réceptacle à idées. Elle n’a rien d’une créatrice. Pourtant son esprit est créateur lui. Elle sait déjà comment comment elle voit une exposition de 2030. Car sa vision de l’Art est cohérente. « J’ai établie une première liste pendant mon vol. » La belle plie et déchire lentement la feuille. L’écriture manuscrite est plutôt élégante. Gracile. Féminine. « Je les ai mis par ordre de pertinence. » A quel point Damia connaît ce milieu ? « La plupart de ces personnes sont des criminels. » Eva ne veut pas envoyer cette femme dans les gueules de loups sans un minimum d’informations. « Ne prenez pas de risque si vous ne le sentez pas. » Elle pose son doigt sur le premier nom de la liste. « Jao Wang. Nous nous détestons. Il m’a menacé personnellement plusieurs fois. Sa famille est liée à la Triade. C’est un homme dangereux. »
Une pointe d’espièglerie se lit sur le visage de l’Italienne. Elle sait parfaitement ce qu’elle vient d’offrir. « C’est vrai qu’il est excellent oui. » En miroir Castelli referme son propre carnet. Elle adresse un sourire à Damia. La beauté de cette brune est tout aussi agréable de bon matin. Eva détourne son regard cyan pour chercher Tonio des yeux. Elle lui fait signe. « Goûtez avec un biscuit. C’est ainsi qu’on fait en Italie. » Elle prend l’assiette et tend pour que la belle se serve. D’ailleurs, Eva donne un exemple. Elle en prend un et le plonge deux secondes dans le liquide noir. Le tout porté à ses lèvres. « Délicieux n’est-ce pas ? » La gourmandise fait partie des nombreux péchés de la trafiquante. Ceci dit elle semble très bien cohabiter avec ses défauts. L’avantage de s’assumer telle que l’on est.
La serviette éponge la commissure des lèvres. « Parfait. Je suis venue ici avec ma voiture. Je peux vous emmener avec moi en partant. » Cela va de soit. Eva plonge alors ses yeux dans ceux de l’Indienne. Il y a bien quelques questions qui lui viennent aux lèvres. Mais il est encore un peu tôt pour aborder tout cela. « Regardez peut-être aussi du côté des familles Italiennes. » Les Castelli ont réussi. L’aura de De Santis. Tout cela peut inspirer des mauvaises idées.
Une ombre approche. La blonde a un sourire pour son compatriote. « A Tonio. Met moi un sac de café moulu avec la note. Grazier. » L’homme est déjà reparti. Il se charge de la petite commande lui-même. Ici on prend soin des siens. Surtout ceux qui peuvent vous aider. L’Italienne termine tranquillement son gâteau. « Autre chose Damia ? » Cette question sonne étrangement ouverte aux réponses. En tous genres.

En Italien dans le texte

Eva Castelli
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Dim 7 Juin - 11:07
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Damia Kapoor


Attrape-moi ce voleur
Eva & Damia
Je laisse ma plume courir sur mon calepin - l'informatique est pratique, mais pour ce genre de choses, rien ne remplace un bon vieux carnet, qu'on peut entreposer au coffre. Pour y accéder il faut venir en personne, et affronter ma sécurité, alors que des fichiers, des données... il y a bien trop de moyens de voler des informations sans bouger de son fauteuil. Celui qui voudra me voler devra venir face à moi, et c'est un risque que peu sont prêts à prendre... Je note tout, tout ce qu'elle veut bien me donner, et une chose est sûre, c'est qu'elle n'est pas avare en informations. Pour certains de mes clients je dois demander, redemander, menacer ou supplier pour avoir toutes les cartes en main mais là, pour l'instant, toutes les questions que j'ai trouvent une réponse, parfois sans que j'aie même besoin de les poser.

Très bien... quand est-ce que je pourrai leur parler et leur poser des questions? C'est important que je croise leurs discours... Et surtout, qu'ils ne se parlent pas entre eux avant qu'ils voient la police. Ou moi-même.

Elle parle ensuite de la presse qui n'est pas encore au courant et je relève une seconde les yeux de mon carnet.

Une tombe est plus bavarde que moi. Toute mon affaire est basée sur la confiance et la discrétion donc, soyez tranquille...

J'attrape la liste des suspects qu'elle me tend et je pose le papier sur mon carnet ouvert. L'écriture est élégante et déliée, loin des pattes de mouches que je vois trop souvent, ce uqi est un signe important : elle s'est pris le temps. Elle n'est pas femme à se précipiter ni à agir dans le feu de l'instant : elle s'est assise, a réfléchi, et ensuite seulement a écrit les noms dont elle était sûre. J'aime les gens qui savent garder la tête froide en toutes circonstances... ce sont des gens fiables en général. Mesurés. Je croise à nouveau son regard en souriant lorsqu'elle me dit que la plupart des noms sur cette liste sont des criminels, ce qui me fait même échapper un léger rire.

Vous savez, la plupart des personnes avec qui je traite sont des criminels... La seule différence est l'endroit où ils se trouvent : ruelles sombres, hangars, entrepôts, bureau d'administration d'une multinationale ou chambre des lords... Certains sont juste mieux cachés et protégés que d'autres...

Et vu sa position, je sais qu'elle comprend exactement ce que je veux dire. Elle a dû naviguer dans ces eaux troubles depuis bien longtemps, avec beaucoup plus de risques que moi, surtout en tant que femme. Et pour ça je l'admire... Il faut avoir deux fois plus de couilles et de fermeté qu'un homme pour avoir droit au même respect, et pourtant on sera toujours deux fois plus jugées... Notre combat qui est encore loin d'être gagné.

Je connais Jao... redoutable et sans scrupule en effet. Maintenant reste à savoir pourquoi il aurait voulu chercher à vous atteindre par ce biais là plutôt qu'une attaque plus..."frontale" si c'est vous ou votre famille qu'il souhaite renverser... Je vais voir si mes contacts ont eu vent de rumeurs quant à une éventuelle prise de pouvoir en cours dans la Triade... Je vous tiendrai au courant...

On parle ensuite du café et je souris et pioche un biscuit de l'assiette qu'elle me tend. Je le porte à mes lèvres et hoche la tête, poussant un léger soupir de satisfaction.

C'est vraiment délicieux. Comment les appelez-vous?

J'en prends un autre que je pose à côté de ma tasse, sur l'assiette de porcelaine. Je bois une gorgée, vraiment délicieuse, et la termine, grignotant l'autre biscuit avant de refermer mon calepin et refermer mon stylo, rangeant le tout dans mon sac à main.

C'est gentil mais je suis venue avec ma voiture également. On peut se retrouver sur place si ça vous convient... Et je note pour les familles italiennes. On ne se méfie jamais assez...

Je glisse mes lunettes de soleil sur le haut de mon crâne et secoue la tête.

Pour l'instant tout est bon. Il va surtout falloir que je me fasse une idée en enquêtant moi-même, pour l'instant tout est encore vague et imprécis.

Le gérant s'approche et me tend un paquet, que je reconnais comme étant du café, ce qui me fait sourire.

Quelle délicate attention! Merci! Faites attention à me choyer comme ça je vais prier pour qu'il y ait d'autres affaires qui feront que vous ayez besoin de moi... Pour moi tout est bon, on se retrouve là bas?

Après s'être mises d'accord je sors du café et reprends ma jaguar, roulant comme d'habitude beaucoup trop vite et me gare devant la galerie. Je claque la portière et vais l'attendre devant l'entrée, mon sac au bras, prête à mener l'enquête.
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Lun 22 Juin - 17:50
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Eva Castelli

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D’abord un sourire teinté d’amusement. « Bien sûre. Les équipes connaissent la procédure. Ils sont formés pour. » Ce qui suggère en effet que Castelli bonifie la formation des employé.es. Oui. Elle renforce certains points. Indispensable pour que toutes les affaires tournent correctement. « Ils se mettent tous à votre disposition dès aujourd’hui. » A l’instant où Kapour a accepté cette entrevue, la chaîne de commandement s’est organisée. Eva est une femme à l’esprit vif. Elle ne perd pas de temps. Du moins, elle n’en perd pas dans le domaine professionnel. Il faut que les choses soient faites en temps et en heure. Dans son cas, parfois, c’est une question de vie ou de mort. « Nous avons même prévu de vous fournir un bureau sur place, pour vos entretiens, si vous le souhaitez. »
« Je n’en attendais pas moins de votre part Damia. » Souligne l’Italienne tranquillisée. Intuition confirmée. Elle se trouve devant une égale. Bien au-delà de la simple détermination du genre. Cette femme là ira loin. La blonde peut le prédire sans se tromper. C’est la mention de Buckingham qui tire un rire. Les dents longues sont nichés dans chaque recoins de Londres. Perruques blanches ou haillons. Ils recherchent la même chose. Pouvoir. Influence. De quoi avoir l’impression d’échapper à leur propre finitude. Désir profondément humain. Le seul qui soit partagé de toute l’espèce.
Le plus dure est de se battre contre les autres lucides. Ceux qui ont les yeux ouverts. Ceux comme Wang. Eva le redoute réellement. Non pas parce qu’il est homme. Elle n’a pas peur des hommes. C’est un Dragon. « Ma famille se résume à deux parents en fin de vie. » Synthèse quelque peu glacée. Pourtant vraie. Elle s’est faite à cette idée. Il n’y a pas de fratrie. Une poignée de cousin.es éloigné.es. Ils ne se sont pas vues depuis des décennies. Non pas d’adoption non plus. Le nom de Castelli s’éteindra avec Eva. « Il est vrai que cela sort des méthodes habituelles venant d’un homme comme lui. Peut-être est-il conseillé. » Jao a bien pu trouver quelqu’un avec qui faire front.
“ Cannolo”. Prononce-t-elle dans la langue de son père. Accentuation sur la syllabe finale. A la façon du pays. Ce mot évoque un monde à la belle. Mais elle se retient de l’explorer. Ce n’est pas le lieu. Ou l’instant. Ses yeux cyans poursuivent les mouvements de la femme. Ils se font un dessin. « C’est parfait. » Dit Eva. D’autres moments se présenteront au cours de cette affaire. Le temps ne presse pas sur tous les plans. L’Italienne n’est pas de nature impatiente. Elle admire la réaction de Damia. Un présent suscite une réaction direct chez le sujet concerné. Il est intéressant d’observer la forme qu’elle prend. Constate ensuite les paroles mielleuse. « J’aime inspirer la loyauté. » Loyauté ou fidélité. La frontière n’est pas toujours claire entre les deux. Eva tient à s’entourer de personnes fiables. Elle en a besoin. Aussi regarde-t-elle la détective quitter le café. Là encore elle la suit du regard. Une fois hors de vue Castelli s’agite. Elle attrape un téléphone. Un message pour avertir le bras droit de la galerie. Que tout le monde se tienne prêt. Damia doit se sentir attendue.
Encore un instant avec Tonio. Histoire de régler des détails internes. Pendant ce temps, David appelle le coordonnateur de l’équipe. Que tous les employés de la galerie se rendent dans la salle de conférence. Meilleur endroit pour réunir les quelques 97 âmes qui occupent des fonctions dans la bâtisse. De l’agent technique à la guide de thésarde. Certains se sont évadés entre deux. Mais le plus gros est là.
Ils reviennent vers la salle pour la seconde fois de la matinée. Ils parlent entre eux. Ils attendent. Que va-t-on leur demander ? Encore ? Le second de Castelli prend les devants. Il ouvre la porte en verre de la galerie. « Miss Kapour. Bienvenue. Je m’appelle [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Je suis le responsable de cet endroit. Après Mme Castelli. Je suis à votre disposition. Je répondrais à vos questions. » Il tendit alors un document papier d’une bonne cinquantaine de pages à la dame. « Vous trouverez ici l’organigramme de notre structure. Je me suis permis, de demander aux personnes en poste au moment, du vol de vous attendre dans une salle. Suivez-moi. » Il pousse les portes comme un contremaître dans son usine. Pas besoin de réfléchir pour arpenté les couloirs invisibles au public. Ils arrivent dans la zone réservée aux employés. Ancien, pas forcément bien entretenu, mais encore fonctionnel. David arrive devant une porte en bois clair. « Ils sont ici. » Deux agents de sécurités. Deux hommes baraqués. Deux employés sur la sellette. David ouvre la porte. Les hommes se taisent tout de suite. Ils regardent l’inconnue. Belle dame. Mais ils n’ont pas confiance. « Messieurs, merci d’avoir patienté. Encore quelques questions et vous pourrez y aller. » Champ libre pour la chercheuse.

En Italien dans le texte


Eva Castelli
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Profession : Trafiquante d'art
Etat Civil : Célibataire
Jeu 2 Juil - 22:50
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