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[CLOS] Une chasse à l'homme. @Papa
Anton V. Markov
Une chasse à l’Homme
An & Il


L’atmosphère était électrique depuis que la famille Markov avait débarqué ici. Trois des hommes d’Anton étaient restés avec Sasha pour garantir sa sécurité et sa tranquillité. Elle venait d’être vue par un médecin du Réseau et sédatée. Le directeur du Rosewood venait de faire ouvrir un espace privé pour eux. Pour que tout le monde puisse se poser. Ils se regroupaient dans le salon en discutant les uns avec les autres de ce qui venait de se passer. Un des gardes du corps se chargeait de remercier le personnel et de refermer les portes pour les isoler du reste de l’hôtel. Il n’y avait pas de caméra de surveillance active pour le moment.

« Ça fait des semaines que je vous dit qu’il faut s’occuper de ce type. » Anton sifflait à son père dès qu’ils se retrouvaient en face à face. Il se contenait pour ne pas accuser l’homme devant les autres. Mais son regard en disait long sur le ressentiment que provoquait ce drame. Ça n’allait pas aider leur relation déjà compliquée depuis quelques temps. « Tes mesures de sécurité ne sont pas suffisantes. » C’était à leur connaissance la cinquième tentative de meurtre en moins de trois mois. Si cet inconnu n’avait pas eu la présence d’esprit de transporter Sasha ici, elle serait morte. Il était évident que la Bratva n’était pas apte à protéger leurs filles contre ce tueur fou. Le fils n’accepterait pas une minute de plus qu’elles court un danger inutile. Il s'abstenait de dire que sa favorite allait être sous bonne garde jusqu’à nouvel ordre.

Les hommes se posaient dans la pièce. Aucun d’eux ne réagissait aux paroles d’Anton. Personne ne se mettait jamais en porte à faux dans ce genre de cas. Ils regardaient plutôt en direction du leader pour avoir son opinion. Le chef des Markov était arrivé à Londres depuis peu. Il reprenait sa place de Père à la tête de la famille. Cela après en avoir laissé l’intérim à son cadet pendant plus de deux ans. Ce qui rendait les rôles encore flous.

« Je veux organiser une chasse à l’Homme. Confit moi dix hommes. » Anton se tenait droit comme un “i”. La peur et la colère assombrissait ses traits au demeurant charmants. Il avait les mains et les habits encore couverts du sang de la victime. Cette agression le déstabilisent beaucoup plus qu’il ne se permettait de le montrer. On aurait dit qu’il était prêt à aller lui-même faire la peau au coupable. « Demande de l’aide à la Triade. » Le tueur attaquait dans tous les réseaux de prostitutions de la ville. Anton savait que les asiatiques avaient leurs victimes. Il se moquait éperdument des luttes de pouvoir pour les monopoles de Londres. Il n’avait aucun intérêt pour les rivalités entre les mafias. Il avait fait ce que l’on avait attendu de lui. Mais, tout ce qu’il voulait c’était que Sascha soit en sécurité.

Anton prenait l’une des carafe d’eau pour se servir un grand verre. Il le but aussitôt au complet. La nervosité avait asséché ses lèvres. Il sentait la dopamine crever le plafond. Ce n’était pas son état naturel. Il lui fallait se calmer pour penser normalement. Il proposait un verre à son père sans lui adresser un regard. Il s’imposait de nouveau de la retenu.

« Tu es rentré, super. Maintenant fais ce qu’il faut faire. »

Anton allait se caler contre un meuble pour se mettre en retrait. Il gardait le silence, taiseux et discret comme chaque fois que son père était là. Mais ce soir, le fils attendait le père au tournant et non l’inverse.

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Anton V. Markov
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Dim 4 Aoû - 17:20
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Ilya A. Markov

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Une chasse à l'homme ft. Anton Markov
Le soleil se levait à peine, pourtant la journée serait longue. Très longue. Trop longue. Assis à l’arrière du véhicule, Ilya pianotait contre l’accoudoir. La tension se faisait sentir jusqu’au bout de ses doigts. Jusque dans la moindre respiration. On s’était attaqué à l’une de ses filles. Et ce "on" semblait être cette ordure de Jack the Ripper 2.0. Pour la deuxième fois déjà...

Rageant.

Aussi, dire qu’il avait envie de fumer aurait été un euphémisme. Les nerfs à vif, il tenait sa cigarette entre ses lèvres depuis son départ. Celle-ci resterait pourtant désespérément éteinte tant qu’il serait dans l’habitacle. Car s’il était prêt à mordre quiconque se mettrait sur son chemin, il restait un homme de parole. Un homme de parole qui avait promis de ne plus fumer en voiture. Ielena s’était faite entendre là-dessus.

Qu’elle ne fut pas alors son soulagement lorsque le véhicule s’arrêta enfin devant le Rosewood. Allumant la première, enchaînant avec une seconde puis une troisième, il ne tarda pas à quitter le froid mordant de la rue pour la chaleur de l’Hôtel. Il fît ensuite glisser sa marque sur le comptoir de la réception, plus par tradition que pour réellement se présenter. En face de lui, Hector hocha la tête avant de le guider vers la suite qui l’intéressait. Celle où se trouvait Diomine. Sans oublier son héritier de rejeton.

Le personnel quittait la pièce principale lorsqu’Ilya y pénétra. Il y avait quelques uns de leurs hommes à l’intérieur; principalement gardes du corps. Et pas de caméras actives, apparemment. Père et fils se retrouvèrent donc face-à-face et le dernier se sentit pousser des ailes.

Ilya laissa échapper un petit rire, mi-amusé mi-irrité aux attaques qu’on lui lançait. Cela faisait des semaines qu’il le disait oui, mais son père n’était pas un idiot. De une, il savait que la jeune Sasha n’était pas à laisser Anton indifférent, raison pour laquelle il était plus véhément encore que la première fois. De deux, ce n’était pas comme s’il était resté les bras croisés à attendre que cela se passe et que ses filles soient confrontées à un p*tain de serial killer. Pourtant Jack restait libre de ses actions. Contrairement au plus âgé de la pièce, pris en porte à faux par son fils.

Prenant place dans le fauteuil face à lui, il mit ses mains en cloche, index sur le philtrum et coudes sur les genoux. Personne ne fit un bruit. Les gardes s’abstinrent en effet de tout commentaire; ils savaient qu’il s’agissait d’un problème familial. Et ne désiraient pas, en outre, s’attirer les foudres du Primus.

▬ Très bien, puisque tu es si malin mon fils, dis-moi ce que tu proposes de faire, hum? la question était posée sur un ton tout à fait neutre mais il ne fallait pas s’y tromper, la réponse serait décisive.

Et elle ne manqua pas de faire sourire l’Ours, un sourcil relevé. Une chasse à l’homme, hein? Qu’est-ce qu’il croyait, qu’Ilya n’avait pas déjà mis des gens à la recherche de ce Jack? Qu’il n’avait pas envoyé des hommes pour savoir ce que la police ou le réseau underground savaient? Après tout, les filles restaient leur meilleur gagne-pain. Et il était un fils de p*te. Il voulait améliorer leurs conditions de (sur)vie. Le seul souci était que n’avaient d’informations concrètes. Hormis les victimes elles-mêmes. Et il s’avérait qu’il en avait une qui avait survécu.

Pour autant, il devait d’abord s’occuper de son fils qui pour le moment voulait partir bille en tête dans une chasse au dahu. Il lui demandait dix hommes. Ilya le toisa des pieds à la tête. Il était encore couvert de sang, se tenait droit mais ses yeux ne laissaient pas de place au doute pour le paternel : il était encore sous le choc. Quelle idée avait-il eu de s’enticher d’une prostituée?

Roulant des yeux avant de soupirer, il se redressa finalement.

▬ C’est d’accord. Dix hommes. Mais avant explique moi seulement ce que tu as prévu d’en faire. Quel est ton plan?

Encore une fois, Ilya restait impassible mais jaugeait son héritier. Il n’y avait pas à douter que sans plan qui tienne la route, il perdrait des points. Peut être même les dix hommes en question. Quant à son idée de demander de l’aide aux Triades, il ne put s’empêcher de rire.

▬ Goh est un guignol. finit-il par préciser, bien qu’il ne le sous-estimait pas. Aucune chance qu’on aille lui demander de l’aide personnellement. A quiconque d’ailleurs. Eirik a prévu de réunir le Réseau rapidement concernant Jack, nous agirons là, pour une union sur ce point. Et pas avant, tu m’entends?

Son regard inflexible était posé sur sa progéniture. Progéniture qui révélait toujours plus la nervosité qui le dévorait. Contrairement à ce dernier, Ilya n’avait pas soif. Il refusa donc le verre et continua d’observer. Il attendait qu’Anton s’exprime à nouveau et cela ne manqua pas. Tout comme sa réaction, d’ailleurs.

▬ Et qu’est-ce que je ne fais pas qu’il faudrait faire, d’après toi, mon garçon? Prendre tous les hommes et les envoyer dans une chasse où personne ne sait par où commencer? Ni la police ni le réseau. Mettre un garde du corps par fille ou ne plus les sortir? Hors de nos moyens. C’était assurer leur ruine et il ne pouvait s’y résoudre, les Kasparov n’attendaient que ça. Il essayait pourtant de trouver un moyen plus sur et luxueux; pour que tout le monde y gagne, bien sur. N’oublie pas ce que nous sommes Anton; et ce n’est pas des p*tain de sauveurs. Si tu n’es pas content avec ça, tu n’as qu’à aller voir ailleurs; mais elle reste là. fit-il finalement, pointant la chambre dans laquelle devait se trouver Diomine.

Il savait pertinemment qu’Anton ne partirait nulle part sans elle, et il comptait bien là-dessus en vérité. Pour garder son héritier ou de le voir fuir comme l’avait fait son frère avant lui? Seul Ilya connaissait la réponse à cette question.

En russe dans le texte.

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Anton V. Markov
Une chasse à l’Homme
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Anton était exercé à disputer avec son père et supérieur hiérarchique. Il avait appris par lui même la distance et le rationalisme, nécessaires, pour ne pas finir à terre. Il savait quand écouter, quand parler, ou alors quand serrer les dents. Plus que tout le cadet était rompu à la patience. Grâce à des tactiques autodidactes il résistait bien. Quand bien même sourdait perpétuellement en lui le désir de défier cet homme et de s’en émanciper. Malheureusement, pour eux, le jeune homme n’était pas exactement lui-même en cette aube particulière. Le masque du fils placide glissait de sa face ensanglantée.

Il frémissait en l’entendant ricaner. Monstrueusement manifestation de ce qu’il n’aimait pas chez son père. Puis son poing se rétractent aux questions rhétoriques et méprisantes. Il était pir que Yoric Markov, qui lui avait au moins su faire monstre d’humanité envers ses petits-enfants. Mais pour le grand Ilya Markov, en chaire, en os, et en condescendance, impossible. Il avait une aura froide. Il se comportait en être supérieur et suffisant. Il n’avait pas besoin de dire ce qu’il pensait de son héritier.

« Mon plan ! Mon plan… Allez frapper à toutes les portes de Londres. Trouver quelqu’un qui sait quelque-chose. Le débusquer comme la bête qu’il est. Le tuer. » Anton grondait d’une voix sourde qui ne lui ressemblait pas. Tout comme plébisciter la mort de l’ennemi ne lui ressemblait guère. Il n’était pas lui-même. Même leurs hommes voyaient la différence. Ils échangeaient des coups d’oeil interloqués. Où était passé le fils pondéré et méthodique. Celui qui faisait rouler le club avec acuité.

« Attendre! » S’impatientait le jeune homme en bondissant vers son père. Il ressemblait à un fauve prêt à sortir de ses gonds. Anton n’avait pas fait étalage de telles émotions depuis des années. Peut-être bien depuis la mort de sa fiancée. Depuis le décès de Natalia rien ne l’avait suffisamment atteint pour qu’il manifeste sa propre humanité. « Qu’une autre fille soit égorgée dans nos rues ?! Le Réseau ne fera rien. Tu le sais très bien ! Haaa! » Hurlait-il au comble de l’exaspération. Il tournait les talons, marchant à la façon du lion enfermé dans une cage. « Je savais que tu allais dire ça. » Le murmure était emprunt d’un mépris que Markov ne pouvait plus réprimer. Il avait accumulé de nombreuses brimades, de trop nombreux non-dits, des reproches à foison. La coupe était pleine. Sans son bouclier mental il se retrouvait à nu devant son Père.

« Ne laisse pas les filles dans la rue. Fait les rentrer. » Anton était sérieux. Il était debout malgré ses jambes fébriles. Il toisait Ilya comme il ne l’avait encore jamais fait. Il n’y avait plus ni peur, ni respect, pour l’homme qui l’avait nourri, blanchie et éduquer. C’était de la colère et du reproche. Il était un bloc vif de reproches. « Peu importe le fric! On s’en moque. Ces filles bossent pour nous. Elles sont là à cause de nous. Elles sont INNOCENTES ! » Enfin, le jeune cadet sortait du silence, pour exprimer un avis personnel. Il ne s’était pas permit de rejeter la mafia ouvertement jusqu’ici. Une mère et une soeur l’en retenait depuis longtemps.

Mais cette nuit, il avait bien failli perdre Sasha. Cela était intolérable, bien qu’il n’ait pas encore tout à fait saisi pourquoi. Il se détournait brusquement du chef en crispant les poings. Les paroles de son père ne faisait qu’entretenir le dégoût qu’il avait pour leur travail. Ils étaient des macros. Ils faisaient de l’argent sur l’exploitation humaine. Anton n’avait pas eu le droit de citer. On ne lui avait pas permit de donner son opinion.

« Comment veux-tu que j’oubli ça ! » Vociférait-il dans la pièce, heureusement coupée du reste de l'Hôtel Particulier. Il ne faisait plus attention à ceux qui étaient présents dans le salon. Il pensait surtout à Ange, aux autres filles, à toutes celles et ceux dont ils se servaient. Mais ça n’avait plus de sens. En fait ça n’en avait pas du tout. Wassilli avait agit. « Deux ans que je gère la merde ici. » Il l’avait fait pour sa mère plus que pour lui. En échange Anton n’avait pas eu plus qu’une liste de critiques pour se perfectionner dans la gestion.

« Ne t’avises pas de la prendre en otage contre moi. Tu m’entends ? » Venait-il, soufflait au nez du Patriarche. Non Anton n’était pas prêt à céder devant lui. La carte du chantage ne marcherait plus sur lui. « Ou bien, je te jure qu’elle vient avec moi. Loin d’ici. Loin de toi. C’est clair ? » Voilà également qui était nouveau. Deux Markov soudain placés d’égal à égal. Car s’il y avait une chose pour laquelle cette exil ait été utile c’était de montrer au jeune homme qu’il pouvait vivre sans eux, sans lui.

En russe dans le texte.

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Sam 28 Déc - 22:09
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Ilya A. Markov

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Une chasse à l'homme ft. Anton Markov
Lorsque son rire résonna dans la pièce, il vit son fils se tendre davantage, si tant est que cela fusse possible. Ilya était tout à fait conscient de l’état dans lequel il était et dans lequel il le mettait, mais si Anton n’était pas capable de faire face à son vieux père, il ne résisterait pas bien longtemps dans ce bas-monde. Et si la méthode pédagogique du Parrain Russe pouvait très largement laisser à désirer, il savait que cela avait fonctionné avec lui. C’était donc une méthode brutale, certes, mais efficace. C’était du moins ce dont il était persuadé.

A l’annonce de son plan, Ilya haussa un sourcil. Le plan de son héritier ressemblait davantage à une chasse au Dahu qu’à un plan. Si personne n’avait d’informations sur Jack, ce n’était clairement pas en frappant aux portes qu’on le débusquerait. Anton devait le savoir aussi, malgré la rage qui le consommait. Surtout avec seulement dix hommes. Ilya secoua la tête. Il devait faire preuve de discernement, même si sa cher et tendre était touchée. Car se laisser aller à la furie était l’erreur qu’attendait souvent l’ennemi pour frapper. Et ce n’était pas comme ça qu’on protégeait qui que ce soit. Encore moins ses proches. Parfois, la meilleure options était d’attendre, aussi difficile que ce fusse. Attendre que Jack fasse une erreur. Attendre qu’il laisse un indice. Attendre pour frapper. Et frapper juste. A la mention de cette stratégie, Anton perdit à nouveau le contrôle de lui-même.

▬ Attendre, répéta-t-il toujours en contrôle. Qu’est-ce que tu ferais si ta chasse à l’homme venait à faire entrer ce serial-killer dans une vague de meurtre encore plus frénétique? Encore plus imprévisible même?

Il savait que son air suffisant en posant ces questions outrait son fils, mais il n’avait pas le temps de faire dans la dentelle s’il voulait lui éviter une course façon poulet sans tête. Ce qui promettait d’être le cas s’il ne calmait pas ses ardeurs. Ilya ne pouvait pas avoir et un tueur en série sur le dos, et son fils qui partait à la dérive. Il fallait qu’il se reprenne en main et vite. Ou ce serait son père qui le secouerait.

▬ Le Réseau est déjà en train de chercher une solution. le contredit-il toujours posément. Elles seront proposés durant la dite réunion. Tu attendras d’ici-là, c’est un ordre.

Le ton du paternel commençait à monter face à son rejeton capricieux. Il y avait plus en jeu que tout ce qu’Anton pouvait bien voir. Surtout quand ce dernier était aveuglé par l’amour. Si tant est que cela en fut, après tout s’il tenait tant à Diomine, il n’avait qu’à l’épouser pour la sortir de la rue. Y avait-il seulement pensé?

En tous les cas, le Primus laissa son fils déblatérer ses dernières tirades assassines toujours en tâchant d’assourdir la colère qui grimpait en lui. Si Anton n’avait aucune confiance en lui en tant que père, il lui faisait maintenant l’affront de douter de lui en tant que boss. Un peu plus et Ilya en aurait été vexé. Néanmoins, il n’était pas là pour faire du sentiment. Il était temps d’abattre l’aube de ses dernières cartes pour le calmer: lui avouer ce qu’il tramait depuis la première victime parmi leur rang. Après tout, il l’avait mérité, en osant monter le ton face à lui, même si Ilya jugeait que certaines de ses motivations n’étaient pas tout à fait légitimes. Il l’avait également mérité en cherchant des solutions, même si celles-ci n’étaient pas les bonnes. Et surtout il l’avait mérité en passant par lui avant de mettre en pratique son plan à la con.

Un sourire presque fier naquit sur son visage alors qu’Anton le menaçait désormais. Il avait lever la main pour dire à ses toutous de ne rien faire. Il voulait voir ce que son fils ferait. Puis après quelques minutes à le défier du regard, il se réinstalla dans son fauteuil. Cette nuit-là, Anton devint son égal, sans même que celui-ci ne s’en aperçoive. Il restait cette encore beaucoup à faire pour faire de lui le futur Primus mais si Ilya devait lui céder sa place, il voyait du potentiel. Brut, mais présent.

▬ C’est clair. Mais si je t’ai dit d’attendre la réunion avec le réseau pour trouver une solution au problème Jack, je n’ai pas dit que nous ne ferions rien pour protéger les filles en attendant. Il laissa un instant à son fils pour intégrer l’information. Et si mettre un garde du corps pour chaque fille est hors de nos moyens, je suis actuellement en négociation avec notre ami Eirick, commença-t-il en agitant sa main dans l’espace pour illustrer le lieu où il se trouvait et ainsi le Directeur de celui-ci, pour permettre aux filles d’exercer leur activité dans ses hôtels. Le luxe rapporte plus, de toute façon. Il ne put s’empêcher d’ajouter, alors qu’il avait autant à cœur leur sécurité que son fils en bon fils de pute lui-même. Jouer les méchants était pour lui une première nature. C’était plus fort que lui. Et puisque tu as tant d’énergie à revendre, je te charger de convaincre les filles. Ça ne devrait pas être trop difficile. Meilleure paye, meilleures conditions.

C’était ce pourquoi il se battait depuis qu’il avait un rang assez élevé dans la Bratva. Jack lui donnait l’excuse rêvée. Comme quoi, un mal pour un bien, bien qu’Anton n’aurait pas été tout à fait d’accord, puisque c’était sa favorite qui avait été attaquée. Le vieil ours se releva, se rhabillant légèrement.

▬ C’est bon? ironisa-t-il avant d’être pris d’une quinte de toux. Ne t’avise plus, par contre, de me menacer.

C’était une phrase simple, mais elle laissait sous-entendre tellement que seul Ilya sut vraiment ce qu’il mettait derrière. Et en vérité, il n’attendait que ça. Qu’il prenne sa place ou qu’il parte vivre sa vie. Même si la dernière option finirait de le briser, mais il ne l’avouerait jamais.


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Jeu 5 Mar - 14:46
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Anton V. Markov
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Anton avait la nette impression de s’adresser à un mur. Le Parrain se contentait de répéter ses ordres. Attendre. Attendre ? Ils n’étaient pas dans une partie d’échec. Ce n’était pas non plus un jeu politique. Attendre, une heure, un jour, ou plus, c’était mettre sciemment en danger la vie des femmes et des hommes qui servaient leurs intérêts.

« La Réunion... » Le sarcasme déformait la voix du jeune homme. Il assistait aux “réunions” du Réseau depuis qu’il était sur Londres. Il en avait fait plusieurs. Il y allait pour défendre les intérêts de la Bratva. Cependant, il ne croyait pas une seconde en une coalition des forces présentes. Les intérêts individuels étaient bien trop puissants pour envisager sérieusement une alliance. « Le Réseau est neutre. Il ne fera rien de concret. » Ilya envoyait un soufflet oral. Le cadet se rengorgea sans lui cacher ni sa rage ni sa désapprobation.

Si la situation avait été autre, le jeune Russe aurait sérieusement envisagé, de contrevenir aux ordres du chef. Il savait que s’il perdait la confiance du Primus il serait plus vulnérable. Cela voulait dire être encore moins influent pour protéger Sasha.

« J’y serais. » Néanmoins cette réponse n’était pas suffisante aux yeux du Cadet. Non c’était à mille-lieues de lui convenir même. Il ne pouvait tout simplement pas être attentiste. Il lui fallait être dans l’action. Le ton ne pouvait donc que monter entre ce fils et son père. Ils avaient deux visions qui semblaient si opposées l’une à l’autre. Anton était prêt à tout déraciner face à cet homme de glace.

Le Parrain apportait une information nouvelle. Une perspective qui parvint à calmer, en partie, l’esprit revanchard de son héritier ?

« Même dans ces conditions tu penses au profit. » C’était un constat fait avec la froideur d’un mépris de jeunesse. Anton n’avait pas l’âme d’un commerçant en lui. On lui avait appris à le devenir. Il aurait volontiers vécu comme sa sœur, plutôt que comme leur géniteur. « Pitoyable. » Souffla-t-il entre ses lèvres, tout en le toisant d’un air condamnable. Mais, l’essentiel était que leurs filles n’auraient pas à être dans la rue. C’était le plus important.

Aucune surprise, sur le fait qu’on donna au plus jeune de la famille la mission la plus complexe. Le cadet n’en montrait rien. Il n’avait pas envie de donner cette satisfaction à son père. Il allait en parler avec Sasha d’abord. Il trouverait ainsi la façon le plus juste de présenter ces changements à ses consœurs. C’était la meilleure chose à faire. Il y arriverait.

« Très bien. Je vais le faire. Mais j’ajoute un engagement supplémentaire. On les forme à l’auto-défense. C’est indissociable du reste. » Le contexte dans lequel ils se trouvaient était inédit. Pour cette raison il justifiait des mesures inédites. Anton entendait bien, lui aussi, en profiter pour faire progresser les conditions générales des filles recrutées. Il comptait bien mettre carte sur table lors de la prochaine réunion interne avec les lieutenants de leur famille. Cela que ça plaise ou pas à son supérieur. Il n’était pas question qu’ils se contentent de petites mesures misérables devant un tel danger.

Markov était loin d’être apaisé. Il bouillonnait encore. Le visage de Ange, nimbé de sang, ne quittait son esprit. Néanmoins, sa colère pouvait à présent se concentrer uniquement sur le meurtrier et non contre son père. La noirceur de son regard changea donc lentement de cible. Il reculait naturellement quand le Primus se levait de son trône.

« Ne t’avises pas d’utiliser Ange contre moi. Et tout ira bien. » Telle pourrait être la conclusion d’une entente cordiale entre les deux parents. Anton n’avait clairement pas peur de son paternel ce soir. Un voile était définitivement levé entre eux. Ce qui était pour le mieux. Suite à un court silence, le jeune homme observait son père tousser. Il aurait pu s’en inquiéter. Pour l’instant il était trop préoccupé par la santé d’une autre personne qui faisait battre son coeur. « Je vais faire le point avec Gregory. A tout à l’heure. » Ce fût sans un regard, pour les frères et sœurs de la famille, que Markov prenait son congé d’eux. Il n’avait pas de temps à perdre. Il voulait organiser ses propres forces et surtout aller voir comment allait son Ange.

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Lun 9 Mar - 18:08
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